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Ding dong, il y a quelqu'un? (PV Paul L.)

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MessageSujet: Re: Ding dong, il y a quelqu'un? (PV Paul L.) Sam 26 Oct - 14:27



Ding Dong, il y a quelqu'un?
Depuis qu'elle connaissait Paul, jamais Candice ne l'avait vu si sérieux et de la même manière, c'était la première fois qu'elle le voyait énervé. Certes il y avait bien eut cette fois où le distributeur lui avait piqué sa pièce sans lui donner ses bonbons, mais on était bien loin de ce petit soucis technologique. Là on parlait bel et bien de vampires, des monstres assoiffés de sang avec des crocs, un cœur incapable de battre et une envie irrépressible de saigner des humains (du moins c'était sa vision de la bête) que son ami côtoyait de près. D'ailleurs l'infirmière dû se mordre la langue pour ne pas exploser de rire lorsque Lewis entonna la-danse-de-celui-qui-vient-de-se-cogner-méchament-l'orteil dans le jardin avant de revenir à l'intérieur l'air de rien. Lucky et elle échangèrent un petit regard et c'est donc dans un silence de mort que Pond reporta son attention sur son ami. Alors tu le connais vraiment … Dit-elle en penchant légèrement la tête dans sa direction. Le fait que l'un de ses proches puisse être une connaissance de ce sale type borné et manipulateur lui donnait la nausée, mais ayant elle-même une meilleure amie dont le délire état de se transformer en loup la nuit, la jeune fille n'était pas vraiment bien placée pour critiquer.

Je vais le tuer, je vais lui tordre le cou, ou peut être même lui planter un crayon de papier dans le cœur, mais avant je vais lui faire bouffer de la veine de vénus, tient j’en mettrais sur le chien et il ira se frotter contre lui. Je vais prendre son petit cou et faire couic... Débita Paul sans s'arrêter, emporté par une colère qui faisait froid dans le dos. Bien que ses propos puissent avoir quelque chose de drôle, ils effrayaient quelque peut la rouquine qui se dirigea dans sa direction, le regard inquiet. Damon était ce que l'on appelait un mauvais garçon, un homme à l'ego surdimensionné, mais il ne méritait pas qu'on veuille attenter à sa vie. Connaître l'existence des vampires était une chose qu'elle peinait à digérer, c'était vrai, mais pour elle s'ils étaient capable de marcher, de vivre, de parler, alors ils avaient une âme et tout comme les humains ils méritaient une seconde chance. Loin d'elle l'envie de prendre sa défense, mais si elle ne tempérait pas les hardeurs de son patient adoré, Damon finirait avec des bouts de bois plantés dans le dos en provenance directe d'un soutient-gorge alors …

Donc tu le connais. Ca répond à ma question.  Plaisanta-t-elle en joignant les mains dans son dos. Comme je l’ai fais au petit poussin dans le jardin par accident sauf que là, ce sera pas un accident, je vais le faire brûler au barbecue, on boira de la bière sur son cadavre en dansant à la queue leuleu ou peut être même qu’on fera une ronde autour du feu en chantant des chansons paillardes… ouais ça va être bien… Continuait à déblater Paul sans s'arrêter une seule seconde. Le coup du poussin lui fit froncer les sourcils, mais que faisait la SPA ? A eux seuls, Kyle et lui avaient sans doute fait mourir plus d'animaux que les chinois tout entiers, une chance que le chien soit encore en vie. Calme toi, je vais bien, il ne m'a pas tué. Il aurait pu, mais il ne l'a pas fait, Paul. Répondit la Candice en serrant ses bras de ses petites mains fragiles et malgré elle encore tremblantes. Aussi forte soit-elle, la jeune fille n'en restait pas moins humaine et crevait littéralement de peur face à l'avenir glauque qui se dessinait sous ses yeux. Écoute moi, Damon est un con, un abruti fini doublé d'un crétin des Alpes, ça a été prouvé scientifiquement mais il n'est pas un tueur. La preuve je suis encore là. Il m'a juste … juste ... Balbutia la rouquine en la lâchant pour porter ses doigts à l'endroit où se trouvais sa plaie désormais cicatrisée. Prononcer ces mots était d'une difficulté que seules les victimes pouvaient comprendre, comme si les laisser éclater signifiait accorder une véracité refoulée à ces actes d'une barbarie sans nom. Il m'a juste mordu ... Réussit-elle finalement à articuler.

Se prendre ainsi la vérité en pleine figure lui fit monter les larmes aux yeux et tandis que son ami entreprenait d'allumer le vampire au téléphone (jamais Pond n'aurait pensé que Dracula puisse capter le Wifi et avoir du réseau dans sa crypte), la rouquine s'abaissa et lui tourna le dos de façon à caresser le chien. Le contact de l'animal lui faisait du bien, au moins il n'avait pas conscience des atrocités de ce monde car son monde à lui n'était autre que son maître. Sans Paul, Lucky était perdu et inversement. Ils s'aimaient et c'était le plus important. Une perle saline glissa le long de sa joue pour venir mourir au creux de son cou. Comme pour lui assurer que tout irait bien, qu'elle n'était pas seule, le chien lui accorda une léchouille que l'infirmière gratifia d'un petit rire enfantin. T'es un bon garçon toi, hein mon beau ? Lança la jeune fille en se relevant après avoir essuyé ses yeux avec sa manche.

Malgré la force et le courage qu'elle s’efforçait d'avoir, Pond n'en restait pas moins d'une fragilité adorablement humaine et la peur étant naturelle, elle sentait le monde se dérober sous ses pieds. Son seul point d'attache ? Paul. Le sourire qu'il lui adressait suffisait à la persuader qu'avec lui près d'elle, aucun vampire ne pourrait la mordre à nouveau. Elle serait en sécurité, protégée alors qu'au fond c'était à elle de l'aider. Candice avait un rôle à endosser, une responsabilité à prendre à son encontre elle se jura intérieurement que jamais elle ne l'abandonnerait. Tout à coup Paul quitta ce sourire chaleureux pour s'avancer dans sa direction et la prendre dans ses bras. D'abord interloquée, la jeune fille ferma les yeux et esquissa un sourire toute en plaquant avec douceur ses paumes de main dans son dos. L'odeur de son parfum emplissait ses narines et apaisait son esprit terrifié. Le temps sembla se suspendre jusqu'à ce qu'un baiser ne soit déposé sur son front. De toute son existence, c'était bien la première fois qu'une personne faisait preuve d'autant de gentillesse et de prévenance envers elle, pas même sa mère n'avait été capable d'en faire autant et quelque part, cela lui donnait le courage nécessaire pour avancer. Pour lui, pour son ami mais aussi pour Kyle et Ambre, l'infirmière affronterait les épreuves de ce monde.

Il jouera plus avec toi, ça je peux te le promettre, ni lui, ni les autres, je ferais tout pour te protéger jusqu’à ce que mon cœur lâche, je t’en donne ma parole… Dit-il en sondant son regard. Ses paroles bien que terriblement déchirantes avaient quelque chose de sincères, de bienveillantes bien qu'elle ne voulait en rien que son cœur ne cesse de battre. Ne dis pas ça, ne parle pas de ta maladie comme ça. Je veux pas qu'il t'arrive quelque chose alors si tu dois me protéger, fais le pour toujours ou ne le fais pas car tu vivras très très très longtemps. Tu m'entends ?! Cria Pond en se mordant la lèvre inférieur pour ne pas pleurer. Son emportement pouvait paraître puérile et indigne d'une adulte mais l'idée de perdre l'un de ses proches la rongeait littéralement. Si elle devait se battre face à des fous buveurs de sang, alors il devait se battre bec et ongles contre sa maladie. L'ange qui passa entre eux signifia que l'information était assimilé d'un côté comme de l'autre et c'est avec naturel que le jeune homme lui prit la main pour lui montrer son nouveau foyer. La rouquine n'appréciait pas beaucoup l'idée de s'imposer mais rentrer dans son studio alors qu'un vampire en avait après elle l'effrayait terriblement. De ce fait, elle resterait ici le temps de faire le point, et surtout veillerait sur la santé du chasseur comme le lait sur feu.

Les deux individus gravirent les marches menant au premier étage. L'endroit était relativement bien entretenu mis à part la chambre où un ouragan s'était très certainement faufilé par la fenêtre afin d'y mettre le bazar. Son appartement étant dans un état encore plus navrant, Candice ne fit aucune remarque et se contenta de lui le lâcher pour le suivre dans la petite pièce. Alors voilà la grotte de monsieur Lewis, intéressant ... Dit-elle, taquine, en souriant. A vrai dire la jeune fille se demandait où elle resterait pour la nuit, peut-être le canapé ? Piquer le lit de son hôte n'était pas ce qu'il y avait de plus courtois et étant peu difficile, cette perspective lui allait parfaitement. Une couverture, un oreiller et elle pouvait s'endormir même dans la baignoire. Je te laisse ma chambre pour cette nuit, je sais plus où ma mère a rangé les draps pour la chambre d’ami, je dormirais sur le divan. Lui lança-t-il en la couvant d'un regard amical. Dormir dans le lit de son ami était plutôt étrange, d'autant plus qu'elle avait le sentiment de prendre la place d'Isabella quelque part. Certes elle n'était pas sa petite amie et sûrement ne le serait-elle jamais, mais s'approprier un endroit qui n'appartenait qu'au couple fraîchement brisé la mettait mal à l'aise. Ce n'était pas sa place, pas sa maison et surtout pas sa chambre. Et avant que t’ouvres la bouche il est hors de question que tu dormes sur le canapé et moi ici… Je ferais ton lit demain, et on ira te rechercher des affaires à moins que tu ne veuilles y aller maintenant ? 

Résignée, Candice hocha la tête et soupira. Paul était galant, adorable même mais dormir par terre ne la dérangeait pas le moins du monde. Le fait qu'il se donne tant de mal pour son bien-être la touchait, c'était vrai, mais elle ne méritant pas toute cette attention. Euh … merci mais … t'es sûr ? Je pourrai très bien dormir en bas, j'ai pas envie de piquer ta chambre. Les hommes ont tous des petits secrets. Plaisanta-t-elle en lui fichant un coup de coude complice avant de s'asseoir sur le lit comme avec entrain. Mes affaires peuvent attendre. J'apprécie vraiment beaucoup ce que tu fais pour moi Paul. Sur ces mots, son ami s'approcha d'elle et souleva l'un des deux oreillers pour y attraper une peluche en forme de tortue. Un sourire amusé sur fiche sur les lèvres de l'infirmière tandis qu'il brandissait son trophée avec fierté sous son nez. L'entendre rire était plaisant, dans son malheur il était encore capable de se laisser aller à quelques moments d'amusement et cela lui faisait chaud au cœur. Tient je te prête mon doudou pour cette nuit, il te protégera… estime toi heureuse je l'ai jamais prêté à personne, pas même à Kyle... Et on se moque pas hein, je suis encore un grand enfant c’est pour ça que je mange des kinders maxi… Déclara le chasseur, ce qui provoqua un rire franc chez son interlocutrice. Des Kinder Maxi et des Smarties ! Ricana-t-elle en prenant la petite tortue verte dans ses mains pour la regarder de plus près. Je prendrais grand soin de … Franklin. Ouais, je trouve que ça lui va bien ! Il sait compter deux par deux et lasser ses chaussures aussi ? Continua-t-elle en riant. Lewis avait cette façon d'être qui lui faisait momentanément oublier dans quel bourbier elle se fourrait. L'espace d'un instant elle n'était plus que Candice, une humaine comme les autres alors que de toute évidence jamais plus elle ne pourrait prétendre à sa tranquillité adorée ...

Si tu veux de quoi dormir sert toi dans l’armoire, sauf si tu veux qu’on aille récupérer tes affaires c’est comme tu le sens pucinette. La jeune fille pinça les lèvres et fit non de la tête. A vrai dire elle n'avait pas très envie de retourner dans cet endroit où Ayden était entré. Certes elle manquerait rapidement de petites culottes (a moins que le chasseur ne se travestissait la nuit pour devenir Pauline, Paula, ou que sait-on encore) mais pour le moment cette maison lui semblait être le lieu le plus sûr. Puis la petite rousse se releva et s'étira de tout son long avant de clamer avoir envie de prendre une douche. Tel un gentleman il lui montra la salle de bain et c'est avec timide merci qu'elle le quitta pour s'engouffrer sous le jet divin d'eau brûlant … du moins c'était ce qu'elle espérait car une fois sous la douche ce fut bel et bien de l'eau gelée qui lui dégringola dessus. Pond avait beau tourner les robinet dans tous les sens, pas une seule goutte d'eau chaude ne lui tomba dessus. PAAAAAUUUULLLLL !!! Hurla-t-elle en enroulant une serviette autour de son corps menu avant d'ouvrir en grand la porte de salle de bain. Sourcils froncés et moue réprobatrice, la rouquine glacée jusqu'aux os attendit que son ami la rejoigne pour lui exposer les faits. Rien, kedal, nada y a pas d'eau chaude … t'as pas payé ta facture ou quoi ? Plaisanta-t-elle en se plaquant contre le bâti de porte pour le laisser entrer.

Frigorifiée et tremblante l'infirmière claquait des dents et laissa donc Paul jouer avec la robinetterie pour se rendre dans la chambre de ce dernier. Lucky la suivit de près et s'assit alors qu'elle cherchait activement un truc à se mettre sur le dos. Une fois un t-shirt dégoté la jeune fille voulut faire tomber sa serviette mais cessa son mouvement à la dernière minute pour adresser un regard perplexe au chien. Pervers. Retourne toi ! Aller zou ! Sort ! Arrête de regarder ! Râla-t-elle en lui faisant quitter la pièce. Une fois cela fait Candice enfila le vêtement beaucoup trop grand pour elle par dessus ses sous-vêtements et remit le bas de sa tenue pour ne pas jouer les exhibitionnistes. Inutile de faire faire une crise cardiaque à son ami ! Et puis elle trouvait cela déplacé de se balader à moitié  à poils face à un homme qui venait de se faire larguer. Quelle conne sérieux … Grommela-t-elle avant de remettre ses cheveux en place devant le miroir. Mis à part le fait qu'elle portait un T-shit tenant plus de la robe de nuit qu'autre chose, la rouquine était radieuse, splendide même et il aurait fallu être devin pour savoir que le monde venait de lui tomber sur la tête. Alors Mario, t'as trouvé le problème ? Hurla-t-elle en passant la tête par l'encadrement de la porte donnant sur le couloir.
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Paul Lewis

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MessageSujet: Re: Ding dong, il y a quelqu'un? (PV Paul L.) Mer 13 Nov - 22:35

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La tension retombait doucement et Candice tout comme Paul semblait mettre loin derrière eux ce qui venait de se produire afin que la nuit soit plus douce. Un sourire en coin, le chasseur fini par lui montrer la salle de bain, lui sortant une serviette, accueillant comme sa moman pourrait l’être avant de la laisser tranquille et de rejoindre le rez de chaussé. Paul rangea son petit bordel, enfaite plus précisément il déplaça son bordel dans une autre pièce afin de rendre le salon viable. Il tapa dans ses mains comme si il avait accomplit une tache extrêmement difficile avant de chopper une bière sur le comptoir. Une grimace, et du liquide filèrent le long de son visage, elle devait être là depuis des jours, c’est donc sans regret qu’il l’a balança dans la poubelle. Sortant sa langue de sa bouche comme pour se retirer le mauvais gout, victime d’un soubresaut avant qu’il ne scrute son chien qui le matait d’un œil. Paul jeta un coup d’œil à sa gamelle remplie de croquette, puis à son bol d’eau avant de poser ses mains sur ses hanches arquant un sourcil. Son chien tenterait il de lui faire passer un message incompréhensible ? Un sourire sur le visage, il s’assit sur le sol pour réceptionner sa grosse bête, et lui faire des caresses, Lucky poussa un long soupir, et ils restèrent ainsi un moment sans bouger. Paul scrutant la pièce avant d’entendre un cri strident provenir de la salle de bain. Plus précisément son prénom était hurler, il poussa la tête de son très cher compagnon pour rejoindre l’étage. Qu’avait elle vu ? Une araignée ? Une fourmi ? Ici hormis de petites bestioles elle ne risquait pas de voir grand-chose et certainement pas des vampires, sauf Damon et Dylan, mais là il en doutait grandement. Il entra dans la salle de bain et tourna son regard sur un mur, elle était quand même en serviette, non pas qu’elle était laide à pleurer mais il faisait preuve de bonne manière.

Rien, kedal, nada y a pas d'eau chaude … t'as pas payé ta facture ou quoi ?

- Je sais pas j’ouvre pas le courrier.

Dit il en haussant les épaules avant de remonter les manches de son tee shirt et de retirer la plaque de la baignoire. Il se gratta la tête une seconde avant de se tourner vers elle.

- Ca arrive parfois, la tuyauterie est vieille et je m’en sers pas souvent de cette salle de bain vu qu’elle est pour les invités… je m’en charge, si tu veux prend celle du bas.

Paul sortit de la salle de bain et se dirigea vers un placard où il en sortit une boite à outil. Revenant à la salle de bain il poussa un petit soupir se mettant à genoux et éclairant avec une lampe de poche l’intérieur. De l’eau fuyait doucement des tuyaux qui étaient gelés sur le carrelage, mais Paul ne voyait pas à l’œil nu ce qui clochait, il faudrait qu’il démonte tout, et vu qu’il était partit autant se lancer. Il s’allongea sur le sol, passant la tête au travers du petit loquet, lampe de poche en bouche et outil en main. Il sentit un instant quelque chose lui lécher les orteils ce qui le fit rire.

- Ah dégage Lucky va tenir compagnie à Candice.

Un petit sourire sur les lèvres, Paul s’activa à démonter la tuyauterie afin de réparer la douche que Candice ait une salle de bain décente pour son séjour ici. Fredonnant un petit air entendu dans la voiture le matin même, Paul n’arrêtait pas de relever son dos de la surface du Paul tant il avait mal au dos. Foutu médoc, il se sentait comme un vieux depuis qu’il les ingurgitait. Les nausées, la tête qui tourne, les membres qui lui faisaient mal tant de choses qu’il n’aurait jamais cru vivre aussi jeune et surtout pas aussi rapidement. Paul se demandait encore ce qu’il avait bien pu faire de mal dans son existence pour que le sort s’acharne ainsi contre lui, contre ses proches, rendant son avenir incertain. Lewis n’avait jamais vraiment considéré son futur, tout ce qu’il savait c’est qu’il voulait des enfants. Voir des petites têtes blondes courir partout dans la maison, faire les quatre cent coups comme il avait pu le faire plus jeune, et peut être même aussi maladroit que lui. Cette pensée lui arracha un petit rictus avant qu’il ne sente une douleur vive saisir sa poitrine. Serrant les dents sur la lampe de poche, il lâcha ses outils, dégageant la lampe avant de poser sa main sur son palpitant. Il sentait son sang pulser dans son crane, tout devenait très trouble puis net, à n’y rien comprendre.

Alors Mario, t'as trouvé le problème ?

Incapable de répondre, tant il souffrait, Paul tentait de prononcer le prénom de Candice pour l’alarmer et ne pas crever en dessous de la douche. Peinant à reprendre son souffle, paniquant malgré qu’il essayait de rester calme, Paul mit un coup de pied dans le meuble en face, entendant le verre où reposait un dentifrice vaciller sans tomber. Il recommença une deuxième fois avant de l’entendre exploser contre le sol, alors que lui perdait connaissance. N’entendant plus du tout ce qui se tramait autour de lui, Paul rouvrit les yeux dans une chambre d’hôpital. Les néons au dessus de son crâne lui éblouissaient les yeux, entendant le bip des machines à ses côtés, avant de sentir ces tubes branchés sur sa peau, lui permettant de prendre son rythme et pour certains de respirer. Clignant des yeux, il tourna son visage pour voir celui de Candice. Il lui fit un maigre sourire, avant de retirer le tube sous ses narines.

- Tu me fais un petit bon de sortie ?

Face au visage de Candice et devant son refus, Paul poussa un soupir, essayant de se redresser dans son lit.

- Soit cool tu sais que je déteste cet endroit.

Dit il en lutant contre le sommeil qui lui démangeait l’être. Paul n’avait jamais aimé l’hôpital, la raison ? Il devait avoir le plus gros dossier médical de cet établissement. Vu toutes les chutes, coupures, brisures d’os et compagnie qu’il avait bien pu subir étant gosse.


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MessageSujet: Re: Ding dong, il y a quelqu'un? (PV Paul L.) Mar 3 Déc - 0:23



Ding Dong, il y a quelqu'un?
La réponse tardant à venir, Candice fronça les sourcils et sortit de la chambre pour observer depuis le couloir les prouesses de Paul en matière de plomberie. Paul ? Demanda-t-elle une nouvelle fois en s'avançant doucement jusqu'à entendre un bruit de verre brisé. Immédiatement son cœur bondit dans sa poitrine et ce n'était désormais plus avec discrétion que la rouquine s'en allait le rejoindre mais bel et bien en courant, le chien posté à ses côtés. Ce dernier aboya à plusieurs reprises en découvrant le corps immobile de son maître alors que l'infirmière pénétrait à son tour la pièce aux allures funestes. PAUL ! Se mit-elle à crier en se jetant à terre, ses genoux percutant avec violence le sol carrelé sans qu'aucune douleur, mis à part celle de voir l'homme qu'elle s'était juré de sauver quel qu'en soit le prix, ne se fasse ressentir. Meurt pas, t'as pas le droit ! Tu m'entends ?! Ouvre les yeux !!! Ne pouvait-elle s'empêcher de crier en secouant son torse de ses petites mains tremblantes. Candice avait beau être une infirmière, sa compassion légendaire et la peur qui s'était insinué au plus profond de son être ne lui permettait plus de réfléchir de manière rationnelle. A cet instant seule l'idée de perdre cet homme souriant, blagueur qu'elle affectionnait tant la rongeait et la tourmentait. Les larmes ruisselaient sur son visage de porcelaine et il lui fallut plusieurs minutes pour se reprendre. Ses instinct professionnels prirent peu à peu le pas sur ses craintes et c'est non sans une atroce boule au ventre qu'elle prit le pouls de son ami. Celui-ci était faible, très faible même et dès lors chaque secondes avaient leur importance, elle seule pouvait encore le sauver.

Lewis avait fait beaucoup pour elle, il lui avait ouvert les yeux sur la vie, soutenue dans les moments noirs de son existence et lui avait offert un foyer provisoire. Plus que personne il était celui qui la maintenait hors de l'eau, sa bouée de sauvetage alors que tout ce qu'elle connaissait prenait des allures terrifiantes, son monde telle qu'elle le voyait encore hier. Ca va aller, je te promets. Je te laisserai pas tomber alors accroche toi. Je t'en pris ! L'implora-t-elle en relevant la tête pour apercevoir son téléphone. Ni une ni deux Pond l'attrapa et tout en remettant une mèche derrière son oreille, composa le numéro des urgences. « Allez, répondez bon sang ! » Pesta-t-elle en gardant les yeux rivés sur son ami dont elle comptait chaque soulèvement de son torse aussi minime étaient-ils. Hôpital de Mys ... Répondit finalement une voix de l'autre côté du fil. Au diable les politesse et les bonnes manières Candice la coupa dans sa tirade et tenta tant bien que mal de conserver son calme pour expliquer avec précision la situation. L'infirmière indiqua donc à la standardiste les points importants de la santé de Paul ainsi que son adresse en mettant l'accent sur la survie de son patient qui dépendait désormais de la rapidité du camion hospitalier. Une équipe arrive tout de suite, ne le bougez surtout pas. Lui lança la malheureuse qui ne savait de toute évidence pas que son interlocutrice était partie intégrante du corps médical. Sans prendre la peine de lui répondre la jeune fille raccrocha et se pencha sur le corps, Dieu merci, encore chaud Paul. Les secours arrivent. Je suis sûre que tu peux m'entendre alors sache que je suis là ... Dit-elle en prenant l'une de ses mains dans les siennes. Tu vois, je ne te lâcherai pas. Jamais. Les minutes filèrent et l'absence d'aide devenant cruellement décisive pour la vie de Lewis, la rouquine décida de prendre les choses en mains. Elle était certes petite mais la détermination qui l'animait lorsqu'il s'agissait de Paul était telle que rien, pas même un vampire, ne pouvait l'arrêter. Avec peine Pond releva la tête du jeune homme et glissa un bras dans son dos, plaquant son autre main contre son torse de façon à pouvoir le hisser en même temps qu'elle. Paul était loin d'être un poids plume, au contraire il était même lourd au sens propre du terme et lorsque la rouquine fut sur ses deux pieds, elle vacilla et se rattrapa au lavabo in extremis. Son cœur bondissait dans sa poitrine, faisant pulser le sang dans ses tempes mais ce n'était pas d'elle qu'elle se préoccupait mais de lui. Je vais t’emmener à l'hôpital, tout va bien se passer. Aller, on y va ... Lui intima-t-elle en quittant la salle d'eau pour traverser le couloir avec peine.

Le mur était devenu son plus grand allier dans cette marche lente et solennelle et à plusieurs reprises Candice le heurta de l'épaule. Demain les bleus s'accumuleraient sur son corps mais ceci n'était qu'un futile détail au regard de ce qui risquait d'arriver à son patient. Pour se donner du courage et continuer à rester maîtresse de sa peur grandissante, la jeune fille s'imaginait le voir ouvrir les yeux, son sourire radieux illuminant son visage doux. Paul était la gentillesse incarné, un homme profondément bon et le voir ainsi souffrir sans qu'elle ne puisse y faire quoi que ce soit la rendait malade de chagrin. Si elle avait pu, Pond aurait échangé sa vie contre la sienne, pour qu'il puisse continuer à  mener sa vie et égayer celle de ses proches. La descente des escaliers fut de loin le moment le plus périlleux et le plus compliqué, mais pour éviter que plus de mal ne soit fait à l'inconscient, Candice se plaça dos à la rambarde, les mains fermement croisées sur son torse. Ainsi elle ne risquait pas de perdre l’équilibre et assurait un maintient parfait du corps de Lewis  dont seuls les pieds heurtaient les marches. A bout de souffle mais aussi à bout de nerfs l'infirmière remercia le ciel une fois le sol ferme sous ses pieds et continua à avancer, tâtant au passage le vide poche sur la table pour en dénicher les clés de la Lewismobile. La voiture n'étant pas loin, il ne lui fallut guère plus de cinq minutes pour la rejoindre, le froid mordant piquant la peau de son visage et  de ses bras nus alors qu'elle sortait de la maison. Avec milles précautions la jeune fille le plaça sur la banquette arrière et referma la portière pour rejoindre le côté conducteur. C'était la première fois qu'elle conduisait la voiture de Paul mais tous les véhicules se ressemblant, il ne lui fut pas difficile de prendre en main la bête pour quitter l'allée et rejoindre plus rapidement que le souhaitait la norme, l'hôpital qui allait entendre parler d'elle pour leur incompétence.

Une fois sur place Pond laissa la voiture devant l'immense bâtisse, le contact allumé et s'y rua sans même prendre la peine de fermer la portière. J'ai besoin d'aide ! Mon ami a fait une attaque, appelez le docteur en charge de son dossier, Paul Lewis il s'appelle,et amenez moi un brancard ! Hurla-t-elle en arrivant dans l'entrée où travaillait le personnel dont elle connaissait quelques têtes. Elle avait beau ne pas être habillée comme le voulait le règlement, la sévérité ainsi que la dureté de son timbre de voix ne laissait aucunement place à une quelconque réponse négative et c'est suivie de près par deux infirmiers qu'elle rejoignit la voiture. L'un d'eux posa Lewis sur le brancard tandis que l'autre le poussait en direction de la porte réservée aux urgences extrêmes. Dorénavant Paul était entre de bonnes mains mais cela n'enlevait en rien les larmes qui continuaient à rouler sur ses joues. Une fois le véhicule correctement garé sur la parking, Candice retourna dans le service hospitalier et demanda où son patient avait été transféré pour pouvoir le rejoindre au plus vite. En effet elle lui avait promis de rester près de lui, de ne pas la lâcher et la jeune fille entendait bien ne pas faillir à sa parole. Je ne peux pas vous le dire mademoiselle. Veuillez attendre ici. Lui répondit la même femme qui lui avait soit-disant envoyé une ambulance tout droit sortie de son imagination. Hors d'elle la rouquine claqua ses paumes de main sur son bureau et plongea son regard d'ordinaire jovial dans celui inquiet de la nouvelle recrue. Je travaille ici, Candice Pond, regardez dans votre fichier si vous avez des doutes ! Je vais très vite perdre patience et croyez moi, c'est rarement joli à voir d'autant plus que VOUS m'avez menti et si jamais mon patient y reste croyez moi je briserais votre carrière avant même qu'elle n'ait commencé. Compris ? La menaça-t-elle avant d'obtenir sa réponse. Rares, très rares même étaient les fois où la rouquine se laissait ainsi emporter par la colère mais par sa faute, par son évidente incapacité à mener à bien une intervention pourtant simple, Paul avait mis le double du temps prévu pour prétendre à ses soins or elle ne pouvait laisser cela impuni. Dans le cas où il survivrait, et il le ferait, Pond en resterait là et se contenterait d'oublier pour se focaliser avec plus d'attention sur la condition physique de son entêté d'ami.

Sans un regard en arrière l'infirmière courut dans les couloirs qu'elle connaissait par cœur, dérapant ici et là à chaque virage pour rejoindre la peur au ventre la chambre de soins que lui avait indiqué la standardiste. Elle ne perdrait pas Paul, pas ce soir, il en était tout bonnement hors de question. C'était un battant dans l'âme, un guerrier capable de faire face à des êtres surnaturels et pour cela elle voulait croire qu'il s'en sortirait. Essoufflée mais nullement défaitiste la jeune fille pénétra dans la chambre où le docteur et quelques infirmiers terminaient de régler les quelques machines auxquelles était relié le patient. Immédiatement ses yeux se posèrent sur l'électrocardiogramme qui dessinait des courbes régulières bien que non conformes pour une personne en bonne santé. Ah, Candice. Dit-il en se retournant pour l'inviter à entrer. Une chance que vous ayez été là lors de sa crise. Une minute de plus et il nous aurait été impossible de le ramener parmi nous. L'aisance avec laquelle il prononçait ces mots lui donnait le tournis. C'était de Paul qu'il s'agissait, un être qui lui était cher et lui se contentait d'en parler comme d'un vulgaire animal bon à euthanasier. Pour ne pas répliquer des mots qui dépasseraient le fond de ses pensées, Pond se pinça les lèvres et se contenta de s'asseoir sur le rebord du lit, ses doigts caressant la joue de celui qui semblait dormir paisiblement. Je peux rester près de lui le temps qu'il se réveille ? Demanda-t-elle en levant les yeux vers le docteur. Ce dernier hocha de la tête et aboya quelques directives à ses sous-fifres avant de s'en aller, les laissant seuls Paul et elle. Je t'avais dis que je resterais avec toi. Chuchota-t-elle en apprivoisant tant bien que mal la crainte qui s'installait un peu plus à chaque seconde. Quand tu ouvriras les yeux, je serai à côté. Peu importe le temps que cela prendra je ne partirais pas. Continua Candice en embrassant son front de ses lèvres fraîches avant de se redresser, faisant glisser sa main jusqu'à la sienne. Ainsi la jeune fille resta figée plusieurs heures, le regard baignant d'espoir les traits de son ami avant que ce dernier ne papillonne des yeux. Pensant d'abord à une invention de son esprit, l'infirmière se rapprocha tout de même jusqu'à apercevoir le bleu de ses yeux bel et bien éveillés. Paul ? Demanda-t-elle en pressant un peu plus ses doigts contre les siens, un sourire de soulagement se dessinant sur ses lèvres roses. Tu me fais un petit bon de sortie ? La questionna-t-il, ce à quoi elle répondit par un câlin sans aucune retenue. Il était là, vivant, elle avait réussi à le ramener à temps et ce furent bel et bien des larmes de joie qui vinrent humidifier la robe d’hôpital que portait désormais Lewis. J'ai eu tellement peur ! Sanglota la jeune fille en se redressant, faisant disparaître ses larmes d'un revers de main en riant nerveusement. Je peux pas te faire sortir, tu dois rester sous surveillance au moins jusqu'à demain. Je sais que tu n'aimes pas cet ... 

Soit cool tu sais que je déteste cet endroit. Reprit-il en arborant sa moue adorable qui faisait céder quiconque ne le connaissait pas. Je sais Paul … Souffla-t-elle en se relevant. Je reviens tout de suite, d'accord ? Et sur ses mots la rouquine sortit de la chambre pour rejoindre le distributeur le plus proche. Paul détestait les hôpitaux, et le meilleur moyen pour l'y faire rester était de lui montrer les petites merveilles qu'on y trouvait. Après avoir gentiment demandé une pièce à l'une de ses collègues, Candice acheta un paquet de friandises et revint victorieuse dans la chambre où Lewis semblait peiner à rester éveillé. Tadaaaaaam ! S'écria-t-elle en brandissant les Smarties qu'elle déposa avec délicatesse dans sa main. C'est pas grand chose, je sais mais je me suis dis que peut-être ça pouvait faire office de lot de consolation. Dit-elle en faisant une moue amusante que seule elle savait faire. Puis Pond se rassit au bord de lit et posa ses main sur ses cuisses, la tête tournée vers l’alité. Elle avait beau jouer les bout-en-train, elle n'en restait pas moins inquiète au plus haut point. Comment te sens-tu ? Lui demanda-t-elle en souriant avec bienveillance. Pouvoir voir à nouveau ce sourire enfantin qu'elle avait tant imaginé pour se donner la force suffisante à le maintenir en vie la comblait de bonheur. Rien n'était plus beau que d'entendre son cœur battre, car tant qu'il y a de la vie ... il y a de l'espoir.
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Paul Lewis

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MessageSujet: Re: Ding dong, il y a quelqu'un? (PV Paul L.) Mer 1 Jan - 4:47

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Candice refusait de le laisser sortir, s’exilant de la chambre. Quand elle sortit il poussa un long soupir, en laissant son regard se poser sur son corps branchés, remontant des yeux les divers fils pour remonter jusqu’aux machines qui indiquaient son état. Paul n’avait jamais été un grand fan de l’hosto, bien qu’il y ait passé de nombreuses nuits pour divers blessures de guerres comme il aimait les appeler. Maladroit et poissard au possible, il n’était pas rare qu’il se casse un membre, ou qu’il se coupe méchamment, mais jamais pour un truc aussi grave. Il se savait malade, en attente d’un cœur, et si il devait clamser il ne voulait pas le faire dans une chambre blanche, impersonnelle au possible, puant les médocs, et où il n’avait nullement ses marques. Certes après tous ses petits séjours, il s’était fait des potes, de vieilles infirmières l’ayant vu gamin et aujourd’hui en grand dadet, mais personne ne s’attendait à ce qui lui arrivait. Pas même lui qui avait prit un coup de massue en pleine tronche le jour où la rouquine lui avait annoncé la nouvelle. Javel, comme il adorait nommer sa cousine avait du repartir là d’où elle venait pour raison professionnel et quand bien même Candice soit la pour lui tenir compagnie, il ne rêvait que d’un truc, rentrer chez lui. Retrouver son canapé, sa télé, sa console de jeu, son gros chien, son lit, son univers, son chez lui, car c’est là qu’il voulait mourir si il le devait. Lorsqu’on l’avait mené dans sa chambre que ses paupières étaient encore closes, et qu’il peinait à les ouvrir, il avait clairement entendu les dires des toubibs, la prochaine c’est la bonne. Autant dire qu’entendre ça ne le réjouissait guère, lui qui avait encore tant de truc à vivre, tant de chose à voir et tant de conneries à faire. Paul songea à ses proches, ses parents qui n’avaient pas montré à quel point la nouvelle les touchait afin de le préserver, les larmes de Kyle lorsqu’il lui avait appris sa maladie alors que lui, lui annonçait sa future paternité, à Vince qui s’était marré pensant à une plaisanterie avant de rester stoïque ne sachant pas comment réagir, à toutes les petites commères du quartier qui lui apportaient parfois des gâteaux parfois il faut l’avouer dégueulasse. Il avait encore du pain sur la planche avant de quitter ce monde, c’est ainsi qu’il choppa un calepin trainant sur la tablette ainsi que le stylo pour faire une liste des choses à faire avant de mourir. Ne vous y méprenez pas, il ne s’agissait pas là de chose officielle comme de rédiger un testament –qui en cette heure était déjà bouclé- mais des trucs bien à lui comme : balancer des pièces à la gueule de Vince si la mairie lui demandait d’endosser le rôle du père noël, finir sa dernière création qui trainait dans son laboratoire depuis des mois sans qu’il n’y jette un œil, acheter un crevettier, faire installer un jacuzzi dans le jardin, ainsi que des tas d’autres lubies, certaines en faveur de ses proches, quelques blagues à leur faire avant de s’éteindre pour que chacun garde en son esprit, le visage du blondinet con comme un manche à balai… Du moins en apparence, et surtout quand on ne le connaissait pas. Car Paul était loin d’être débile, au contraire, son QI était plus élevé que la moyenne, mais rare étaient les personnes au courant. Il préférait qu’on voit en lui, un mec simple, cool, fumant ses pétard, buvant sa bière, et faisant constamment l’idiot, plutôt qu’un génie en herbe gâchant –avis de certains- son avenir. Car pour lui son avenir, son passé et son présent était loin d’être des erreurs, il était bien dans sa vie, il avait ce qu’il souhaitait, n’en demandait pas plus, rester humble et modeste lui était vitale, car c’était ainsi qu’on l’avait éduqué et qu’il aimait son monde, sa bulle et que c’est à l’intérieur qu’il s’éteindrait. Le bloc note en main, la tête posée sur l’oreiller, Paul luttait pour ne pas s’endormir et rédiger cette liste qui ne quitterait plus sa poche une fois sortit d’ici.

Tadaaaaaam !

Il sursauta en ouvrant les yeux, voyant un paquet de smarties être brandit des mains de Candice, il émit un petit rictus avant de sourire.

C'est pas grand chose, je sais mais je me suis dis que peut-être ça pouvait faire office de lot de consolation.

- C’est gentil Candice merci…

Dit il en prenant le paquet, qu’il ouvrit pour en manger un ou deux avant de le reposer sur la tablette près de lui, ainsi que le bloc note et de remonter les draps sur lui, fixant un instant la machine qui informait des pulsations de son cœur.

Comment te sens-tu ?

- Comme une orange sanguine qu’on aurait vidé de son jus avant de la passer au hachoir pour la jeter ensuite à la poubelle.

Rit il doucement, avant de laisser sa tête retomber contre l’oreiller, posant son regard sur Candice et poussant un soupir. Si elle n’avait pas été là, il y serait resté. Seul dans le canapé, ou mort dans son lit, Paul n’aurait sans doute pas eu le temps de prévenir une ambulance, ou de donner l’alerte d’une quelconque façon. Ses proches auraient fini par s’inquiéter de son absence, des coups de téléphone restant sans réponse, des textos ect… puis un jour, les pompiers aurait été appelé pour une odeur suspect, et on l’aurait découvert tout raide… Quoique Lucky se serait chargé de gueuler la mort, énervant son voisin à tel point que Liz serait intervenue pour s’assurer qu’il allait bien, mais dans tous les cas de figure, il ne serait sans doute plus là. Il lui fit un simple sourire.

- Merci…

Il posa sa main sur la sienne et la serra un instant, avant de fermer les yeux, entendant ce bip de malheur résonner dans ses oreilles, à tel point qu’il avait bien envie de couper le fil pour dormir peinard. La fatigue de la journée, après tous les événements s’étant écoulés, comme les révélations qu’il avait fait à Candice, et sa crise cardiaque, l’obligeant à se laisser doucement bercer dans les bras de ce con sans visage Morphé. Il souffla juste une dernière phrase.

- T’as les clés… Fais comme chez toi…

Puis il s’endormit épuisés par les médocs, et autres saloperies qui lui avait filé les médecins et autres infirmiers.



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Ding dong, il y a quelqu'un? (PV Paul L.)

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