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Full Moon [Lola]

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MessageSujet: Full Moon [Lola] Mar 5 Nov - 22:24



-Full Moon-


Vérifier les chaînes, compter les seringues, emplir des bouteilles d'eau et d'aconit, ce manège Mason le faisait à chaque pleine lune, il comptait, recomptait, cela plusieurs fois, le matériel qui rejoignait le coffre du véhicule lorsqu'il ne le retirait pas pour reprendre une énième fois ce cirque incessant. Il fallait le faire, ce n'était pas un jeu de rôle, c'était la vie, sa vie et sa malédiction et il ne devait en aucun cas oublier le prédateur qu'il était sous sa forme animal. Lors de ses premiers pas en tant que loup actif, Lockwood avait blessé des gens, s'il n'en avait pas tué c'était miraculeux mais il ne pouvait pas être totalement sûr de ce dernier point, tout ce qu'il savait et qu'il se devait de s'affaiblir un maximum afin de ne pas attenter aux jours de pauvres gens, en revanche, s'il pouvait tuer quelques vampires ces fameuses nuits, il ne boudait pas son plaisir. Arracher la tête de ces créatures était peut-être l'unique plaisir qu'il pouvait retiré de ces soirées infâmes où la souffrance ne le quittait qu'un fois le lendemain. Sous son avatar bestial, Mason se souvenait de tout sans pour autant avoir droit à contrôler ses actes, si par malheur le sang et la chair titillait son odorat, il pouvait tuer, en être conscient sans pouvoir agir autrement, comme s'il était spectateur dans on propre corps. Cette Lune ci était particulière, des étudiants de la ville fêtaient la fin de leurs vacances dans les bois, d'ailleurs, en traversant le chemin qui menait à l'ancienne résidence du domaine, Mason entendait déjà leur rire et le feu qui crépitait, si seulement ils pouvaient dégager comme on leur avait sommé de le faire à plusieurs reprises, ils n'en seraient que plus en sécurité, aussi, fixant l'horloge qui lui indiqua lui rester une heure de battement entre le moment des souffrance et celle de la préparation à la subir, Mason freina et ouvrit la vitre conducteur sous les yeux ahuris des jeunes gens qui sentaient déjà venir les réprimandes d'un vieux con.

« Hey les jeunes ! Le temps est pas pour s'arranger vous feriez mieux de trouver un coin couvert. » Lâcha-t-il tandis que l'un d'eux, plus hardi sans doute, s'approchait tandis que la pluie le rinçait. « Tiens, le coach Lockwood, vous avez décider d'me pourrir la vie, d'me filer comme un gamin de cinq ans ? » Ce timbre, Mason ne le connaissait que trop bien et lorsque le jeune homme baissa la capuche qui couvrait son crâne, le regard de Lockwood devint aussi froid que possible. « Nate Slater.... Pourquoi j'suis pas surpris de te voir ici ? » Un rictu amer quitta la gorge du jeunot qui ancra la main contre l'aile de la bagnole. « C'est comme ça qu'tu tue le temps ? Alcool et compagnie ? » « Vous êtes qu'un prof, j'ai rien à retirer de vous et vos conneries et on va rester ici, que ça vous plaise ou non. » Mason sortit un bras par l'ouverture et fit dégager les doigts du gosse de la carosserie. « Les discours du maire ça te dis quelque chose ? Les prédateurs et tout le toutim ? Hum, ça à surement pas assez d'impact pour ta petite caboche. » Une lueur étrange fila dans les iris de son interlocuteur qui s'approcha vivement jusqu'à ce qu'un bagnole de police s'arrête près de celle du loup. L'un des adjoints de Forbes en descendit et vint à leur rencontre, un ciré en guise de protection. « Oh Mason, je vois que vous tentez de faire entendre raison à ces jeune gens ? » Lockwood fixait toujours Nathan qui, cette fois, reculait. « Vous êtes venus les faire changer d'avis, laissez moi deviner, Caroline Forbes est dans le lot et sa mère vous envoie ? » Il n'y avait pas d'autres raisons que celle-ci aux yeux de Lockwood. « Non, on a trouvé un corps à deux kilomètres au nord, pas loin des ruines de l'ancienne maison des Salvatore, mais du coup la zone va être bouclée et les ados vont devoir faire la fête un peu plus aux flancs de vos terres, j'suis navré. » Cette information fit soupirer Mason, les jeunes allaient être plus proches de lui qu'il ne le pensait et ce fut en un bref hochement de tête, suivit d'un regard brillant dédié à Slater que Lockwood reprit la route.

C'était merdique, autant dire que si ce Lewis lui avait concocté ne fonctionnait pas comme prévu, il y aurait du grabuge. Une fois à quelques mètres des caves, Mason quitta l'habitacle, ouvrit le coffre pour se saisir des divers sacs et descendit au cœur des cachots. La dernière nuit ici avait laissé des traces, quelques tâches de sang, de son propre sang, subsistait sur les chaînes qui avaient cédé, ce soir elles devraient tenir, il le fallait, c'était une question de vie ou de mort pour ces gamins en pleine festivité. Le loup soupira et jeta les bagages au sol, une montre fut enroulé autour d'un des barreaux d'une cellule puis il enclencha le chrono, plus que quarante minutes avant que le tourment ne commence, il était à peine 22h00 mais cette fois la lune serait pleine bien plus tôt, merci les chères marées qu'il aimait tant lorsque tout cela n'était que des légende pour lui. Dézippant un premier sac, Mason en sortit les chaînes dont il riva les extrémité aux rivés qu'il enfonça d'avantage dans le mur avec un marteau, il disposa ensuite la bouteille pleine de tue loup près de l'entrée de la cage et retira ses vêtements, ne gardant qu'un boxer de bain, qui ce dernier aurait disparu le lendemain, et les colla dans un second bagage vide qu'il déposa dans l'un des coins reculés de la pièce. Dans le troisième, Lockwood extirpa deux lampes torches, servant à explorer les fonds marins *leur lumière étant assez puissantes pour éclairer les abysses elles l'étaient tout autant pour le genre de pièce où il se tenait*, qu'il alluma et colla sur les crochets à l'entrée des escaliers. Un coup d’œil à la montre et dix minutes avaient filé, autant dire que le sable s'égrainer vite quand on détestait faire une chose qui pourtant n'était pas remédiable. Un long soupir quitta ses lèvres alors qu'il entourait sa gorge d'un collier étrangleur, trouvaille de dernière minute qu'il espérait efficace et accrochait une chaîne à celui ci, puis à sa taille avant que son dos rejoigne la pierre fraîche et qu'il n'empoigne enfin la bouteille d'aconit. Une gorgée était déjà horrible, la plante, même diluée dans l'eau, brûlait sa gorge au point qu'il serra les dents pour retenir un gémissement de douleur et dire qu'il devait terminer ce breuvage dans le temps impartie, autant dire qu'il souffrait d'avance avant même que le processus ne vienne lui briser chaque os du corps et tendre sa peau, ses muscles et ses tendons, au point de penser qu'il mourrait à petit feu. Son dernier espoir était là, si ce que Paul avait fait pour lui fonctionnait, il bénirait ce mec comme il n'avait jamais loué aucun dieu. Prêt à se saisir d'une seringue et des liens étranges, lorsqu'il ouvrit le couvercle, subitement des bruits de pas, de talons précisément, firent échos dans la montée d'escaliers de pierre. Impossible de remballer le tout, c'était trop tard et déjà Lockwood priait pour qu'il s'agisse du blondinet ayant un dernier point à lui exposer sur l'attirail mais, lorsqu'il vit ces chevilles fines et cette silhouette gracile dans le contre jour des lumières aveuglantes, un unique soupir passa le seuil de ses lèvres et son cœur battit lourdement jusqu'à s'enserrer de lui même. « Merde... »

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Mer 6 Nov - 0:00

La porte d’entrée avait claqué très tôt le matin, et c’est en poussant un soupir que Lola riva sa main dans ses cheveux. Ce qui s’était passé la veille l’avait empêché de dormir toute la nuit. Ce rapprochement avec lui, n’était visiblement pas une bonne idée, vu comme il avait pris la poudre d’escampette. Lola cherchait à comprendre ce qui s’était passé dans la tête de Mason, d’abord il s’était montré doux, puis froid, se mettant même à lui hurler dessus. Alors qu’elle s’apprêtait à le laisser respirer tranquillement, il l’avait retenu, puis embrasser. Et c’est ainsi que Lola avait mis ses bonnes résolutions à la porte, se retrouvant river sur le comptoir alors qu’il dévalait son corps de baisers fiévreux avant de se reculer comme ci elle était le mal en personne. Scrutant le visage poupin de son enfant, Lola caressait ses fins cheveux blonds, elle devait vite trouver un nouveau logement et partir d’ici. Peut être même qu’elle irait à l’hôtel quelque temps, si elle ne s’expliquait pas avec Mason. De toute façon que pourrait-elle lui dire ? Qu’il l’attirait tellement qu’elle préférait lui laisser sa liberté plutôt que l’emprisonner avec son fils dans une routine quotidienne qu’il n’était en rien responsable, et dont il ne devait ressentir une quelconque obligation. Lucas aura sans doute le cœur brisé quelques temps, mais il s’en remettrait, il était encore temps avant que le mal ne soit fait. Elle du faire appel à Camille pour garder son enfant, elle avait déjà loupé le travail hier, et vu son état d’esprit ces derniers jours il valait mieux qu’elle s’occupe rapidement avant que la soupape n’explose. Finalement son père avait peut être raison, reprendre les sports de combat libérerait toutes les tensions qu’elle accumulait à Mystic Falls.

Toute la journée, Lola n’eut de cesse que de se remémorer cette fin de soirée, et certaines choses restaient des mystères pour elle. Certaines paroles de Mason, quant au fait que Frank était dangereux pour eux. C’était la première fois en deux ans qu’elle le revoyait, il ne l’avait jamais embêté avant-hier soir, alors pourquoi tenait il de tels propos. Est-ce que Frank avait fait quelque chose qu’elle ignorait. Un instant elle fixa son poignet dont les traces se refermaient sans s’être ouverte depuis deux jours. Puis les mots de son père revenaient dans son esprit. Un vampire, un instant cette hypothèse, le fit se raidir et se mettre sur son ordinateur pour faire des recherches. Au bout de quelques minutes elle les abandonna trouvant ceci trop invraisemblable, ce n’était que les paroles d’un grand père désireux d’embêter son petit fils simplement. Affalée dans son fauteuil, les mains sur son ventre, elle scrutait par la fenêtre, n’arrivant pas à se concentrer sur quoique ce soit avant qu’on n’entre dans son bureau pour lui déposer un dossier. Machinalement elle l’ouvrit et derechef, elle se redressa. Encore un cadavre, très vite elle se rendit compte que la signature du meurtre était semblable aux autres affaires encore ouvertes sur son bureau. Lisant le rapport d’autopsie –merci le jeune flic à qui elle avait fait de l’œil pour avoir de telles informations-, elle eut confirmation, c’était le même mode opératoire. Un petit post it était accroché sur le dossier « Ils quitteront la scène de crime au alentour de 21h. Partante pour un verre ? Joseph ». Elle secoua de la tête, une grimace de dégout se figeant sur ses traits. Joseph ce jeune flic était tout à fait adorable du haut de ses dix neufs ans mais jamais il ne lui viendrait à l’idée d’avoir une quelconque aventure avec lui. Les adolescents boutonneux très peu pour elle. Très vite son cerveau fut en ébullition et elle se mit à prendre des notes, faire des recherches, s’approchant de sa carte de la ville pour déposer de nouveau post it un peu partout. Elle était de plus en plus persuadée qu’il s’agissait d’un tueur en série, loin d’imaginer que l’espèce qu’avait mentionné son père existait réellement. Ce soir elle irait faire un tour pour comprendre, et surtout pour voir si les flics n’avaient pas oublié quelques petits trucs.

Quand elle rejoignit la résidence de Mason, très vite elle comprit qu’il n’était pas revenu. Cette fin de soirée avait jeté un froid entre eux ? Elle poussa un long soupir avant de rejoindre sa tête blonde avec un beau sourire alors qu’il était entrain de mettre son pyjama. Le pauvre avait passé sa journée en solitaire avec sa nourrice. Lola arqua un sourcil en voyant qu’il ne possédait aucun sourire sur son visage et s’assit sur son lit, prête à le border.

- Ca va mon poussin ? T’en fais une drôle de tête… Qu’est ce qui se passe ?

- Il est zou Mason ? Va revenir ?

- Bien sur Lucas qu’il va revenir on est chez lui… Il avait sans doute des choses de grand à faire, il peut pas toujours être avec toi… Et puis tu sais bientôt on rentrera chez nous…

- Ze veux resté ici moi…

- On peut pas Lucas c’est pas notre maison.

- Même si tu met ta grande robe blanche ?

Lola déglutit et fit un petit signe de tête à son fils, avant de lui lire une histoire et de fixer sa montre. La nuit était tombée, et Lucas venait de sombrer, sans même avoir mangé, elle dévala les escaliers pour retrouver Camille.

- Camille je rentre aussi vite que je peux, mais prend la chambre que j’occupe on sait jamais à plus tard !

Dit elle en enfilant son long manteau noir qu’elle ne prit pas la peine de fermer, donnant vu sur sa robe blanche arrivant aux genoux, courant chaussé de ses escarpins pour prendre le taxi qui l’attendait. Les lumières de la ville défilaient sous ses yeux alors qu’elle cherchait dans son sac son téléphone portable pour vérifier qu’elle ne l’avait pas oublié. Elle regarda la place qu’il restait sur la carte mémoire, suffisamment pour pouvoir prendre des photos sur la scène de crime. Quand elle arriva à destination et que le conducteur se fit trop curieux Lola lui fit un petit clin d’œil.

- Mon amant doit me surprendre… Bonne soirée !

Dit elle en claquant la porte, suivant les indications du jeune Joseph, faisant attention que personne ne la suivait. Elle entendit au loin quelque jeunes qui faisaient la fête, leurs rires lui rappela soudainement le sien hier. Lorsque tout allait encore bien. Mason avait déserté son propre domicile et c’était inconcevable pour Lola de rester là bas, elle partirait dés le lendemain, et si elle n’avait pas l’occasion de le voir, elle lui laisserait un mot pour le remercier. Il pleuvait à peine lorsqu’elle arriva sur les lieux, le ruban jaune flottait encore entre les arbres, et Lola dégaina son appareil pour photographier quelques éléments. Parfois son père disait qu’elle s’était trompée de voie qu’elle aurait du faire flic, mais Lola n’aurait jamais pu tenir sa langue face à un supérieur. L’encre dessinant le corps reflétait, et Lola passa au peigne fin le moindre élément. Le sang sur une plaque indiquant une cabane de chasse au loin, les morceaux de vêtements déchirés, le sang sur les feuilles mortes. Tout ça aurait pu filer la chaire de poule à n’importe qui, mais elle, elle n’était nullement impressionnée, elle en avait vu des vertes et des pas mures à la Nouvelle Orléans. Soudain des éclats de voix la surprirent et Lola se cacha derrière un arbre avant de sentir la pluie s’abattre sur sa peau. Elle jeta un rapide regard vers le ciel jusqu’à entendre une éclaire fendre le ciel, elle poussa un soupire. Elle allait devoir trouver un abri le temps que ça se calme et c’est ainsi qu’elle marcha de nombreuses minutes dans le noir, tout juste éclairé par son téléphone, marchant lentement perchée sur ses hauts talons.  Une fois qu’elle fut trempée, elle trouva enfin un escalier qui partait en contrebas, et elle s’y glissa sans attendre son reste. Elle aura pu rester à l’entrée, mais curieuse comme elle était et surtout entendant des bruits suspects à l’intérieur, elle ne pu qu’avancer davantage. Avançant progressivement pour ne pas se tordre une cheville, elle coupa son téléphone quand elle remarqua que de la lumière émanait. La surprise fut de taille quand elle découvrit le visage d’une personne l’ayant accueillit chez lui. Lola resta bouche bée un court instant avant de remarquer qu’il était pratiquement dépourvu de tous ses vêtements sauf un.

« Merde... »

- Mason ?

Ses yeux se posèrent sur la pièce, des sacs, des vêtements au loin, des chaines qui partaient des murs, limite elle avait l’impression de détailler la chambre de la douleur de ce fameux livre dont toutes les ménagères raffolaient, il manque plus que quelque accessoires et c’était bon ! Ses yeux s’écarquillèrent quand elle remarqua le collier à son cou, non mais elle était tombée où là ? Un instant si elle l’avait vu paniqué elle aurait pu penser à un kidnapping d’un sens ça l’aurait arrangé, ça voulait dire qu’il ne la fuyait pas pour ce qui s’était passé en fin de soirée. Mais c’était tout le contraire, il ne bougeait pas d’un cil, alors que Lola mettait un premier pas dans la pièce puis deux, jusqu'à entrer complètement abasourdit par ce qu’elle voyait.

- Wouah…

La journaliste tombait de haut, cet homme qui semblait bien sous tous rapports avait en faite de nombreux secrets. Lola clamait toujours que les gens cachaient des cadavres dans leur placard, mais la seule personne dont elle ne s’était pas méfiée était sous ses yeux. Les bras le long du corps, alors que ses cheveux ruisselaient sur son manteau noir et sa robe blanche, Lola ne trouvait aucun mot à prononcer. C’était bien une première, elle avait le sifflet coupé. Elle avala difficilement sa salive avant de faire un faible sourire.

- Je t’ai laissé avec mon fils… quelle idiote…

Dit elle en posant sa main sur sa propre joue, se mordillant les lèvres.

- Dis moi que c’est juste un jeu SM et que t’es pas un taré en liberté comme Ashur ?

Elle déglutit un moment avant de secouer de la tête, entendant les éclairs explosés dans le ciel.

- Comment j’ai pu être aussi stupide…

Dit elle en reculant sur le point de s’enfuir.




-Regina Q. Mills-

~Theme song~

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Mer 6 Nov - 1:24



-Full Moon-


Elle était là, parfaite dans sa petite robe blanche, son manteau noir, ruisselante de pluie qui semblait scintiller contre ses cheveux magnifiques et les fibres de ses vêtements. Elle, l'unique personne à qui il voulait absolument dissimuler tout ça, cette pièce aux allures de salle des tortures macabres, ces chaînes, ce collier lui entravant le cou comme un vulgaire animal dangereux, elle n'aurait jamais dû voir cela, pas elle, pas cette fille en qui il avait confiance et à qui il était tenté de remettre son cœur afin qu'elle le tire vers le haut et le libère de ces quelques heures, comme celles qu'il allait vivre dans peu de temps, et le rendre plus vivant. Son simple regard teinté d'incompréhension suffit, ce qu'il avait cru voir dans ses prunelles la veille avait totalement disparu, le néant saisissait déjà ses iris alors qu'elle avançait en pleine lumière et qu'il ne pouvait que constater ce qu'il avait perdu sans jamais l'avoir acquis. Ses yeux parlaient d'eux mêmes et ceux de Lockwood pleuraient sans verser une larme. Un tas de scénario, capable de filer dans l'esprit de la belle, submergea le sien, son petit Wouah suffit amplement à lui délivrer les choses morbides, impensables et désagréables qui se logeaient en elle, si elle n'avait rien dit d'autre, il n'en aurait été que soulagé, elle le prenait pour un timbré, un malade capable de faire souffrir les autres, un fanatique de culte inimaginable, et pourtant elle se trompait mais aucun mot ne lui venait pour la retenir et lui expliquer, rien, pas un souffle ne quitta la gorge serrée du jeune homme qui, pour tenté de chasser de sa tête ce qu'il venait de perdre sans jamais avoir eu l'audace et le cran de lui dire, subissait sans broncher. Le tintement des maillons logés à son cou et ses hanches combla le silence et fit écho dans la cave jusqu'à ce que plus un bruit, hormis la pluie s'écrasant sur les feuillages morts en extérieur parvienne à leurs oreilles tandis qu'il se figeait comme si son regard froid, marbré dans une torpeur sans pareille, l'avait transformait en statue de sel. Son sourire n'avait rien de celui qu'elle arborait quand les rires l'animaient, elle était comme mourante, prête à s'éteindre devant lui sans pour autant que son cœur ne cesse de battre, mais c'était bel et bien ce qui allait se passer, elle allait partir et mourrait de honte qui n'avait pas lieu d'être, et ne persisterait en la mémoire du loup que son souvenir douloureux.

« Je t’ai laissé avec mon fils… quelle idiote… » Cette pensée le fit grimacer, elle pensait mal, la pire chose qu'il pouvait imaginer, comment aurait-il pu faire mal à Lucas ? Mais à sa place, si lui avait dû faire face à un si macabre spectacle, qu'aurai-il pensé, qu'aurait-il imaginé s'il avait été le père de cet enfant et elle l'inconnue sublime rencontrée lors d'un match, lui ayant offert protection et bienveillance ? « Lola non, non pas ça...  J't'assure que non. » Parvint-il à dire tandis qu'elle reprenait, les traits blêmes. « Dis moi que c’est juste un jeu SM et que t’es pas un taré en liberté comme Ashur ? » En temps normal il aurait quémandé qui était l'homme dont elle parlait mais, ici, il n'en avait rien à faire, elle pensait qu'il avait abusé de son fils, qu'il l'avait blessé alors que ce n'était pas le cas. « J'aimerai mieux si ça peut te rassurer... » Susurra-t-il alors qu'elle tournait les talons. « Comment j’ai pu être aussi stupide… » En un mouvement brutal, Mason fit un pas vers elle, en oubliant le collier muni de pointe qu'il portait, ce dernier le rappela à l'ordre et lui arracha un gémissement de douleur avant qu'il courbe l'échine. Redressant péniblement le menton, alors qu'un peu de son sang gouttait sur les pierres au sol, il vit les jambes de la belle rejoindre l'escalier. « Je te demande de rester... je t'en supplie à genoux. » Alors qu'en tant qu'Alpha jamais il ne se serait soumis, ici son cœur prenait le dessus sur son esprit et déjà ses jambes rejoignaient le sol. « Écoute moi, après tu partiras si tu veux et bon dieu je te regretterai, tu seras le plus gros remords de mon existence. » Une fois encore, il avança le buste et le collier le rappela à son bon souvenir, il serra les dents tandis que l'hémoglobine ruisselait des plaies qui se refermaient lentement, mais plus rapidement que celles d'un humain, dû à la présence d'aconit dans son organisme. Il parvint à frôler sa main et retenir le bout de ses doigts. « Je suis pas malade Lola, je suis simplement maudit, prend moi pour un taré tout ce que tu voudras mais, si je t'ai rien dit, c'était pour vous protéger toi et lui... » Tandis qu'il parvenait à la faire revenir vers lui, il ancra fiévreusement les mains à ses hanches afin qu'elle ne fuit plus et son crâne rencontra le ventre de la belle qui tentait de s'échapper. Il se redressa sans jamais la lâcher et empoigna sa main qu'il posa sur sa poitrine et l'autre sur son propre cœur pour qu'elle envisage la différence de rythme cardiaque entre eux. « Je suis ce qu'on appel un lycan, un loup-garou... Ce soir c'est la pleine lune et tout ce que tu vois ici c'est pour éviter le pire aux gens qui croiseraient ma route. » Peu importe si elle le croyait ou non, au moins elle saurait quitte à devoir le fuir ensuite. « Sous ma forme de loup je ne contrôle rien Lola et je me hais pour hier, je me hais de m'être attaché à vous, je me hais de t'ai... »

Mason fut coupé dans sa phrase, une douleur intense le saisit au bas ventre au point que ses genoux rejoignirent brutalement le sol, ses mains plongèrent contre la pierre et ses ongles tentèrent de creuser cette dernière pour concentrer la souffrance intense qui s'emparait de lui. « Il fait... tire toi...cour,..... loin. » Parvint-il à dire avant de hurler et de rejeter la tête en arrière lui offrant une vision d'horreur terrible. Ses yeux jaunis, deux pupilles étranges avaient remplacé le bleu d'origine et des crocs immondes filaient entre ses lèvres ouvertes sous les hurlements à glacer le sang qu'il poussait. Le moment était dévastateur pour lui, désormais plus rien n'entrait en ligne de compte, hormis elle qui restait là sans fuir, si elle ne partait pas, il la tuerait, elle était bien trop près. L'un de ses bras se brisa net, les craquements résonnèrent contre les parois humides de cette pièce morbide, puis ce furent ses autres membres qui éclatèrent en morceaux, sous sa peau, sa structure osseuse se mouvait, prenait des allures de serpents dont les ondulations signaient l’arrêt de mort de cette sublime brune. Il hurlait, scandait, vociférait sa douleur, des larmes de souffrance filaient contre son visage et, dans un élan désespéré, Mason tenta de saisir l'une des seringues d'aconit sans y parvenir. La lune le clouait au sol, ses ongles se décollaient et saignaient tant il ancrait les doigts à la pierre qui ne pouvait lui servir d'appuie. Démembré, son flanc épousa les aspérités de la terre et un bref instant la roche glacée sembla apaiser un tourment qui était loin d'être terminé. Sa colonne vibra, roula contre son dos, ses cotes lâchaient bruyamment comme des câbles qu'on coupait, les hurlements fusaient et accompagnaient l'orage au dehors.

Le regard lupin de Lockwood offrit enfin de ses leurs après plus de quarante minutes de tourments n'égalant aucune souffrance en ce monde, un calvaire épuisant qu'il vivait bien trop souvent. Un voile sembla maculer son regard alors que son corps mutait désormais en un loup majestueux au pelage gris cendre. Les chaînes tintèrent, se secouèrent sous les assauts que la bête donnait afin de se libérer, le collier enserrait ce cou monstrueux et le sang coulait, cette fois le jeune homme n’existait plus, ne subsistait que l'animal assoiffé de chair et de sang qui grondait, tous crocs dehors, vers la jeune femme qui s'était réfugiée contre l'entrée des marches. Elle avait beau pleurer, hurler sa terreur, Mason ne pouvait plus l'aider, il ne contrôlait plus rien, uniquement le loup était maître de cette facette. Les rivets au mur bougeaient dangereusement tandis que les pointes s'enfonçaient dans le pelage gris de la bête, cette dernière sentait la libération venir, sa langue dégusta la salive contre ses babines tandis qu'il sondait cette fille dont le cœur le rendait ivre de sang. Un dernier coup suffit et subitement le bond survint, les chaînes grincèrent au sol en quelques étincelles et vacarme assourdissant, le loup déploya son envergure, grondant sa victoire, et fondit sur le corps fragile de la jeune femme qui rejoignit le sol alors qu'une douleur intense au flanc fit couiner l'animal qui chutait sur les pavés en hurlant à la lune, les oreilles baissées, le corps entier en convulsions tandis que les brûlures d'un liquide semblait lui dévorer les organes, une dernière fois son museau pointa la jeune femme qui rampait jusqu'au mur, un ultime regard tandis que l'homme en lui fut soulagé qu'elle ait eu la force de le mettre à terre.

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Mer 6 Nov - 2:55

La désillusion l’emportait, blasée sans aucune colère afin d’extérioriser la chose. Elle se sentait blessée au plus profond d’elle-même mais par fierté ravalait toutes larmes voulant pointer le bout de son nez. Serrant des mâchoires, des poings à s’enfoncer les ongles dans la peau, elle regrettait de s’être laissé aller. Lola avait apprise de ses erreurs avec Frank et avait cadenassé son cœur afin que plus personne ne l’atteigne. Elle ne voulait plus souffrir, elle ne voulait plus qu’on se moque d’elle, se faire avoir était la plus grande erreur de sa vie. Mais cet homme enchainé, tenu comme en laisse avait été sa plus grande faiblesse en deux ans. Elle l’avait laissé mettre un pied dans sa vie, son cocon familial, lui avait porté de l’intérêt, s’était confiée sur des secrets lourds et douloureux à porter. Allant même jusqu’à lui demander de l’aide, chose qu’elle n’avait jamais faite auprès de quiconque. Elle était toujours celle sur qui on pouvait compter, celle qui portait les solutions à bout de bras, mais jamais elle n’avait eu le retour de la médaille, et elle n’avait jamais demandé son reste. Faible, elle s’était laissée porter par la force de cet homme, laissant jaillir des sentiments et émotions qu’elle aurait du cloisonner pour ne jamais sentir son cœur saigner à nouveau comme en cette nuit de pluie. Il se déchirait en deux, dans une douleur incommensurable, rendant le moindre de ses pas vers la porte lourd et difficile à exécuter. Mais le plus délicat fut de contenir ce flot de larme qui cherchait par tout moyen de percer ses yeux pour tomber. Enfiler sa carapace était la seule solution pour subsister, et là elle l’avait laissé au placard, la touchant du bout des doigts pour s’en vêtir à nouveau. Le gémissement de douleur parvenant à ses oreilles la fit se stopper et tourner un court moment la tête en sa direction. Fermant les yeux et attrapant la rambarde froide comme son cœur allait le redevenir, elle se stoppa net, serrant des mâchoires.

« Je te demande de rester... je t'en supplie à genoux. »

Son cœur cogna lourdement dans sa poitrine, elle scruta le haut de l’escalier, fermant à nouveau les yeux, se convainquant de tourner les talons et de retrouver son poussin pour fuir cette baraque qui abritait un déséquilibré. Sa respiration s’accélérait mais encore une fois sa faiblesse, cet homme, ce qu’il faisait chantonner à son cœur, la fit rebrousser chemin. Le regard vide de toutes émotions, du moins c’est ce qu’elle s’efforçait de faire, fixait ce spectacle atroce, d’un homme à terre, d’infime fil de sang s’échappant de ses plaies.

« Écoute moi, après tu partiras si tu veux et bon dieu je te regretterai, tu seras le plus gros remords de mon existence. »

Sa salive peinait à parcourir sa gorge, comme si elle était bloquée, son visage était fermée comme jamais elle n’avait pu lui montrer. Quand elle entendit le bruit des chaines alors qu’il s’avançait dans un geste de protection elle recula, sentant ses doigts ancrés le bout des siens pour l’attirer à lui. Le sang qui filait sur sa peau la tétanisait, mais ce n’était rien comparé à ce qui allait suivre. En temps normal elle se serait rué sur lui pour l’aider, mais là elle était dans l’incompréhension, ayant l’impression de ne pas connaitre cet homme si fantastique sous ses prunelles. Ca la dévorait de l’intérieur, comme une flamme incandescente, son cœur brulait et lui infligea les pires tortures.

« Je suis pas malade Lola, je suis simplement maudit, prend moi pour un taré tout ce que tu voudras mais, si je t'ai rien dit, c'était pour vous protéger toi et lui... »

Rien que le fait qu’il lui soumette devoir la protéger lui intimait de se tirer et en vitesse. Un humain qui sortait une telle chose ne pouvait être qu’un fou furieux, sinon pourquoi s’infliger de telles souffrances, si ce n’est par pur plaisir ? Quand il ancra ses mains à sa taille, déposant son front à son ventre, elle eut un mouvement de recule avant de s’immobiliser, hoquetant comme jamais. Prise de court, elle voyait encore en lui cet homme adorable et souriant, cet homme qui lui avait ouvert la porte sans jamais rien lui demander, celui qui avait réussit à faire oublier son quotidien loin des siens à son fils, et pourtant… cette pièce aux allures de boucherie, la terrassait d’une peur qu’elle n’avait jamais connu. Hormis le soir de ces fameuses morsures. Pleins de points d’ombres calfeutraient ses yeux sans qu’elle n’ait une réponse pour retrouver la vue. « Fais moi confiance », c’est ce qu’il lui avait demandé et pourtant au fond d’elle-même si ce sentiment subsistait encore, elle tentait de le refouler, pour mieux respirer. Quand il se redressa elle fit un pas en arrière, posant ses yeux dans les siens, alors qu’il déposait ses mains sur leurs poitrines. Elle était incapable de jauger quoique ce soit tant son cœur pulsait comme un cardiaque en son sein.

« Je suis ce qu'on appel un lycan, un loup-garou... Ce soir c'est la pleine lune et tout ce que tu vois ici c'est pour éviter le pire aux gens qui croiseraient ma route. Sous ma forme de loup je ne contrôle rien Lola et je me hais pour hier, je me hais de m'être attaché à vous je me hais de t'ai... »

Elle sursauta quand elle vit ses genoux rejoindre le sol, son visage posséder d’une douleur qu’elle était incapable d’identifier. Paralysée, elle n’était que spectatrice d’une chose qu’elle était incapable d’assimiler. Lola tourna un bref instant son regard vers une fenêtre en hauteur, la lune était à son sommet, puis elle le reposa sur Mason incapable de le venir en aide. Ne sachant pas du tout ce qui se passait et ne pouvant pas avaler une théorie sur les loups. C’était trop gros pour elle, irréaliste, on voyait ça uniquement dans les films. Lola était trop terre à terre pour envisager cette révélation. Seul son prénom réussit à s’échapper de sa bouche.

« Il fait... tire toi...cour,..... loin. »

Les membres de Lola se raidir quand les premiers effets de sa transformation se profilèrent sous ses prunelles remplient de larmes. Le bruit des os craquant sous la force, les hurlements que poussaient cet homme divin se débattant contre ses démons, sa main se posa sur sa bouche pour étouffer les cris de terreur qui tentaient de s’échapper de ses lèvres. Le son des chaines martelant le mur et le sol, alors que durant court laps de temps il tenta de chopper une seringue digne d’un médecin fou sans y arriver. Lola se pencha pour en ramasser une prête à lui tendre quand le regard de Mason se mit à changer, arborant une fureur qu’elle ne lui avait jamais lu. Les minutes défilèrent à une allure pour ses prunelles qui n’arrivaient pas à se détacher de Mason qui ne subsistait plus. Le corps parfait qu’elle avait pu apercevoir en arrivant disparaissait sous une masse de poil. Et Lola ne cessait de se dire que c’était impossible et pourtant ça se traçait juste devant elle. Au fur et à mesure, elle recula jusqu’à l’entrée avec lenteur juste pour mettre de la distance entre cette chose et elle. Un humain lambda se serait surement enfuit en hurlant à plein poumon, mais Lola n’y arrivait pas. C’est comme si son corps lui interdisait tous mouvements. Serrant au creux de ses mains la seringue, le talon d’un de ses escarpins butta contre une marche et elle ne pu aller plus loin. Le loup qu’il était devenu avait un regard aussi féroce que la bête du Gévaudan, elle arrêta de respirer quand elle le vit se dresser devant elle. Les babines perlant de salive, le regard assoiffé, et les chaines se tendant comme jamais.

- Je t’en prie fais pas ça…

Les grognements la tétanisaient, la taille des crocs l’empêchait de prendre ses jambes à son cou, et lorsqu’il se jeta sur elle, son corps vacilla pour tomber contre le sol froid et humide de cette pièce aux enfers. Lola poussa un hurlement de terreur avant d’utiliser la seule arme qu’elle avait en main sans même savoir de quoi il s’agissait. Plantant la seringue en sa peau, au travers de son pelage, voyant ses crocs tellement près de son visage qu’elle en ferma les yeux, priant un dieu en qui elle n’avait aucune foie. Tremblante, elle entendit juste un couinement avant de se redresser assise pour le voir reculer, les oreilles baissées, son corps pris de convulsion avant de s’éteindre. Lola posa sa main sur sa bouche et laissa sa peur se déverser sans aucune sommation. Des larmes roulaient sur ses joues comme jamais, son corps tremblait d’émotion et des gémissements s’évaporaient de ses lèvres. Puis une crainte atroce lui saisit l’estomac, celle de l’avoir tué. Lola ne savait pas ce que contenait cette seringue, était ce un poison mortel ? Les yeux fermés en pressés comme jamais, elle fini par porter son regard sur la bête apaisée, fixant son abdomen se gonflant d’oxygène.

Le dos rivé au mur, les larmes s’étaient stoppées, les vannes étaient sans doute à sec, les genoux remontés jusqu’à son visage, serrant les pans de sa veste, Lola le scrutait en se posant un million de question. Au fil des minutes et des heures elle comprenait pourquoi elle ne l’avait pas vu de la journée, à contempler tout l’attirail dans cette pièce il devait préparer cette nuit d’horreur et de souffrance. Les mots qu’il avait prononcé tournaient en boucle dans son crane à lui filer la migraine et pourtant elle savait qu’elle ne pourrait jamais fermer l’œil. Fixer avec angoisse son ventre comme pour s’assurer qu’il respirait toujours, ne sachant pas quand il allait redevenir lui-même, ni même si il allait véritablement le redevenir. Jusqu’à ce qu’elle constate les griffes profondes contre les parois de cette forteresse. Reniflant contre ses mains les quelques larmes qui goutaient encore alors qu’aucune ne se formait, une odeur familière s’était imbibée de ses mains. Lola fronça d’un sourcil avant d’examiner sa main droite, celle avec laquelle elle avait planté l’aiguille en son flanc. Se redressant sur ses genoux vacillant elle s’approcha en prenant soin de ne pas faire de bruit de peur de le réveiller et de devoir à nouveau se protéger, jusqu’à une mallette contenant d’autre seringue. Elle en saisit une avant de retourner d’où elle venait, la portant jusqu’à ses narines avant que tout ne lui explose en plein visage. Cette odeur elle la connaissait depuis toujours, depuis sa plus tendre enfance. Lola tendit la seringue devant ses yeux juste pour qu’elle s’illumine sous un faisceau de lumière avant de se décomposer. Son père possédait les mêmes chez eux. De manière récurrente, enfermé dans son atelier insonorisé à cause de la menuiserie qu’il effectuait, sa mère allait lui en injecter, se justifiant par une maladie semblable à de l’arthrose dont il souffrait. Les filles n’avaient jamais posé de question, ce phénomène était tout à fait normal pour elles, tout comme l’isolement de leur père lors de ses souffrances qu’il feintait toute la journée durant pour pouvoir s’exiler en contrebas, où elles avaient ordre de ne pas mettre les pieds. Obéissantes jamais elles n’avaient contourné cet ordre, de toute façon qu’avaient elles à faire de morceaux de bois, outils et autres accessoires de bricolage ? Puis le regard de Mason lui péta au visage, il possédait le même que son père quand il se mettait dans une fureur, ou bien lorsqu’il dévorait des yeux sa tendre mère. Le puzzle s’assemblait petit à petit, et Lola comprenait maintenant la réaction de son père envers cet homme qu’elle venait injustement d’accusé des pires choses. La méfiance dont il faisait preuve avec les autres hommes approchant Lola ne s’était pas manifestée en présence de Mason. L’évidence lui explosa en plein visage, son père était est un lycan. Tremblante, Lola se prit le visage en main, son monde s’écroulait autour d’elle, et toutes les théories farfelues qu’elle avait soigneusement mises au placard devenaient aussi réalistes que jamais. Et surtout le surnom que lui accordait son père avait il tout son sens ou était il comme elle l’avait toujours pensé, quelque chose d’affectueux et tendre que pouvait offrir un père à sa fille.

Les oiseaux se mirent à chanter sur les branches des arbres, le corps de Lola grelottait sous la fraicheur qui englobait les murs, et c’est en lançant un regard vers lui qu’elle le vit allongé nu enchainé. Le soleil montrait ses premières lueurs, et Lola se redressa retirant son manteau pour le déposer sur son corps afin de le réchauffer. Quand elle fixa son visage, immédiatement les scènes d’horreur re pointaient leur nez à lui en faire souffrir le martyr intérieurement. Avant d’avoir eu peur pour elle, elle avait été effrayée pour lui, souffrant de ne pas pouvoir agir face aux atrocités qu’il subissait. Son visage tordu par la douleur, ses cris, les craquements de son corps tout résonnait dans ses oreilles alors que plus aucun bruit hormis ceux de la nature ne perçait le silence des bois. S’agenouillant à ces côtés, Lola glissa ses doigts dans ses cheveux, comme pour le ramener à lui sans vraiment savoir quand il reprendrait connaissance. La seringue de ce liquide inconnu encore plein dans ses doigts, Lola faisait preuve d’une patience sidérante quand on la connaissait assez pour ne pas l’être hormis avec son fils. Sa mains glissaient de ses cheveux à sa nuque par répétitions comme pour l’apaiser en plein sommeil, soucieuse de son état et de son bien être. Penchant son visage près du sien, et déposa un baiser dans ses cheveux.

- Jt'en prie réveil toi...

Souffla t-elle inquiète.




-Regina Q. Mills-

~Theme song~

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Mer 6 Nov - 11:40



-Full Moon-


Qu'avait-il pu faire de cette nuit? Cette question resterait en suspend, il n'aurait jamais les réponses quant à la folie meurtrière de l'animal qu'il devenait une fois la lune pleine. Tout ce que sut la bête, fut qu'il avait senti une piqûre brûlante traverser son flanc et que le venin chaud et acide s'était infiltré dans chaque veines et vaisseaux, se frayant un chemin dans le sang pulsant de rage afin de tétaniser les muscles et ainsi le clouer au sol, victime d'une souffrance sans pareil puis, plus rien, uniquement un sommeil lourd et non désiré. Les sons environnant lui parvenaient sans qu'il ne puisse reprendre conscience, il entendait ces pulsations, ce cœur qu'il aurait apprécié arracher afin d'en déguster la saveur, elles s'apaisaient mais battaient lourdement et continuellement tout comme le sien. Le loup dormait et la savait près de lui, à à peine quelques pas qu'il aurait été aisé de la tuer, d'extirper les chairs de ses os s'il avait été capable de s'éveiller, ensuite il aurait parcouru les bois et se serait orienté vers ces autres palpitants, très nombreux, qu'il entendait sans mal depuis la place fraîche où il se trouvait. La fille était en vie, il savourait ses souffles courts, l'odeur de son sang qui traversait ses veines et nourrissait ses organes, ces bruissements lui parvenaient avec délice tandis qu'il ne pouvait plus bouger un membre et que, dans une ultime plainte las, le liquide en son organisme eut raison de lui et l'ancra dans un sommeil où plus aucun son, aucune image, aucune odeur ou sensation, ne caressa son ouïe affûtée.

Les chants d'oiseaux frôlèrent ses tympans, la température assez froide effleura sa peau au point d'y faire naître quelques frissons. Son corps entier se remettait des tourments de la veille et c'était d'un sommeil sans rêve et souvenir que Lockwood reprenait sa forme humaine aux premiers rayons du soleil. Pour le moment il était incapable de s'éveiller, il fallait simplement du temps, des minutes, peut-être des heures, afin qu'il reprenne le totale contrôle de son être, qu'il soit capable de tenir debout sans vaciller au moindre pas. Les muscles encore crispés, le jeune homme éliminait la présence de l'aconit en lui, ses cellules reprenaient leurs formes d'origines, ses os redevenaient ceux d'un homme, sans plus de souffrance cette fois et ses souffles se firent plus paisible. Cet instant était comme un soulagement intense suite au calvaire de la veille, la libération de se savoir encore vivant mais, bientôt lorsqu'il ouvrirait les yeux, il redouterait peut-être des corps morts, sous les crocs du loup, près de lui. L'automne était bien installé, les températures baissaient considérablement depuis quelques semaines, les feuilles mourraient et tombaient des arbres pour préparer l'hiver, Mason sentait le froid saisir sa peau, la rougir légèrement puis, une étoffe chaude au parfum agréable rejoignit son dos, ses hanches et le haut de ses cuisses, cette sensation était agréable tout comme la fragrance qu'il humait entre deux inspirations sereines. Plongé dans la plénitude, les minutes s'égrainaient alors qu'il se sentait en éveil lorsqu'une main, délicate, douce et gracile, fila dans ses cheveux et dévala en de tendres frôlements le long de sa nuque jusqu'à la naissance de sa colonne vertébrale. Un cœur battait près de lui, la mélodie qui en émanait était familière et d'une subtilité telle qu'elle ne lui permettait pas de se fourvoyer quant à la personne à qui cet organe appartenait. Il l'avait abandonné la veille, espérant qu'elle fuit loin de lui afin de survivre à cet animal dangereux qui prenait les commandes de quelques nuits chaque mois. Ses doigts lui intimaient une unique vérité, un unique soulagement, elle était vivante et aucune odeur de sang, hormis le sien, ne venait saisir ses narines. Le voile opaque sur ses yeux clos fila enfin et la lumière blanche du jour joua avec ses paupières. Une voix douce s'offrit au creux de son oreille après un geste tendre qu'il n'imaginait plus espérer un jour de sa part. « J't'en prie réveil toi... »  Sans sourire il obtempéra à ce timbre et ses cils vibrèrent un instant. « Je t'avais dit de partir. » Dit-il encore brumeux.

Le cœur de Lola battit plus fort et il ouvrit les paupières, le regard vide de toute lueur annonciatrice de mort. Sans la toucher, il posa les paumes contre la pierre et força ses biceps à lui redresser le buste, son corps souffrait encore mais ce n'était rien comparé aux tourments de la nuit précédente. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche, il tira le manteau qu'elle avait déposé sur lui afin de lui éviter toutes vues gênantes et tendit le bras vers une bouteille d'eau neutre avant que sa main rencontre le verre d'une seringue. Alerte, Il empoigna l'objet qui apparut vide à son regard qui lentement reprenait vie sans plus être gêné par le voile flou qui le calfeutrait. Un soupir de soulagement quitta le seuil de ses lèvres alors qu'il se laissait aller sur le dos, appréciant la froideur du sol humide et qu'il serrait les paupières aussi fort qu'une larme se fit la malle contre sa joue en un sourire de rigueur. Paul avait sauvé cette fille sans la connaître, il pourrait lui demander ce qu'il désirait, Mason ferait tout pour lui rendre la pareil, tout, la vie de Lola était sauve grâce à lui. Elle l'avait fait, pour sa propre survie, ne sachant pas ce que contenait cette seringue, elle l'avait planté dans la bête pour s'éviter la mort, quand bien même cette chose aurait contenu un poison mortel au moins elle serait en vie, tout comme en l'instant alors qu'il savait les secondes comptées auprès d'elle. Son monde avait dû se dérober sous ses pieds, désormais le cauchemar commençait pour elle et la belle n'en resterait pas là, il la connaissait assez pour sa curiosité, son intelligence et sa soif de savoir mais, avant qu'elle puisse poser les questions auquel il devrait répondre désormais, Mason tendit les bras, afin de s'asseoir. Il passa les doigts contre ses traits, secoua la tête et déposa les coudes contre ses genoux pliés, le manteau couvrant son bas ventre. Cette simple sensation des membres endoloris quant à la pression de ses rotules sur ses avants bras dans le vide lui fit un bien fou et le visage de cette jeune femme, aussi livide était-il, lui faisait savourer l'instant comme jamais il n'avait savouré un réveil le lendemain d'une pleine lune.

« J'suis... » Il croisa son regard et scruta la pièce en un bref geste de main qui désignait le spectacle qui lui avait offert la veille. « désolé pour tout ça... J'voulais pas t'infliger ça, j'ai du te mentir tellement de fois et je déteste ça. » Un long soupir souleva son thorax et il tira le sac de vêtements vers lui, il enfila un boxer puis son jean avant de se relever pour boucler sa ceinture dont le métal tinta dans la cave. « Si tu veux partir, je comprendrai mais laisse moi le temps de te trouver une nouvelle maison, tu ne dois pas retourner chez toi... » Lorsqu'elle l'interrogea, Mason fit quelques allusions sans pour autant répondre de but en blanc. « Si des créatures comme moi foulent ce monde, imagine toi que je ne suis pas le seul Lola. » Mason tira un coup sec sur la chaîne dont le rivet avait cédé la veille et enroula cette dernière avant de la jeter dans un sac vide. « En ce qui concerne le petit... » Dos à elle, Mason déglutit et continua de s'activer pour faire disparaître toute preuve du calvaire. « Jamais je ne lui ai fait de mal, jamais je lui en ferai si tu le tiens loin de moi pendant ces nuits... Mais toi, évites de te mettre en danger pour rien. » Lorsqu'elle l'interrogea quant à la raison, Mason haussa le ton, le sang le prenant aux tripes qu'il puisse la blesser. « PARCE QUE ! » Tonna-t-il en se tournant, le regard humide de terreur plongé dans le sien comblé de questions. Il claqua les paumes contre ses cuisses en laissant retomber ses bras le long de son corps. « Parce que y a rien de serein là dedans ! Parce que c'est dangereux, parce que tu as ta vie, parce que ton fils à besoin de toi... Parce que j'ai toujours fait face seul et que je peux continuer sans devoir craindre que le monstre que je deviens te sautera au cou. Parce que le lendemain j'ai pas envie de m'reveiller et de te voir étendu dans ton propre sang ! Parce que je pourrai pas vivre en sachant que je suis celui qui t'a donné la mort, qui t'a arraché à Lucas alors que je te suis attaché... » Mason la fixait avec une douleur intense ancrée aux entrailles, comme si chaque mot qu'il entonnait était la vérité de l'instant et qu'il vivait ce qu'il redoutait le plus. Il s'approcha, ne voulant plus regretter, s'il devait la perdre alors ce serait pour d'autres raisons, plus douces, que celles de la veille. Dans un élan, le cœur battant à tout rompre et les muscles tendus, Mason s'approcha d'elle et logea ses paumes brûlantes aux joues si froides de la sublime jeune femme face à lui, sondant son regard. « Parce que j'suis entrain de tomber amoureux de toi Lola... » Il noyait ses yeux dans les siens, si elle devait fuir, elle le ferait en sachant cela et il ne la tourmenterait plus jamais, elle serait libre de vivre.

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Mer 6 Nov - 14:08

L’attente fut longue, mais toutes ces minutes permirent à Lola de faire le point sur tout ce qu’elle venait de voir. Un moment lorsqu’elle avait posé ses prunelles sur les parois du mur, voyant la moisissure et les champignons prendre possession des lieux, elle avait conclu à une hallucination, afin de ne plus avoir l’impression de devenir folle. Les ronflements sourds de l’animal ayant fait disparaitre le corps parfait de sa faiblesse, l’avaient très vite ramené à la réalité. Beaucoup de zones d’ombre entachaient encore l’esprit de Violette, mais comme toujours, elle trouvait réponses à celle-ci tôt ou tard, avec ou sans aide. Il est hors de question qu’elle en reste là, alors que le premier homme de sa vie, celui à qui elle devait la sienne, lui avait mentit durant trente longues années. La journaliste n’était pas en colère contre lui, étant mère, ayant la lourde tâche de protéger le fruit de ses entrailles, elle comprenait à quel point le mensonge était utile afin de préserver ce petit être qu’elle aimait au point qu’elle s’en arracherait le cœur si on le lui demandait. Cette transformation en animal sauvage n’avait rien d’excitant, c’était dangereux, douloureux autant pour le spectateur que le principe intéressé, et même si Lola aurait pu trouver ça anormal, quelque chose en elle, l’empêchait de le penser. Toutes les cachoteries de son père auxquels elle n’avait jusqu’ici jamais prêté attention, chacun ayant droit à son jardin secret, prenaient tout leur sens ici. Comment était il devenu ce loup, Mason parlait d’une malédiction, était elle transmise aux descendants ? Violette n’en savait rien, mais le surnom que son paternel usait à tout bout de champs avec elle, résonnait comme un gout amer et pourtant si subtile quand elle l’entendait de ses lèvres. Non elle ne devait pas être comme eux, sinon elle aurait souffert cette nuit, or, ce n’était pas arrivé. Pas d’os qui craquaient comme si ils étaient passés dans une broyeuse, pas de douleur l’obligeant à rejoindre le sol, pas un poil qui ne poussait sur sa peau, rien, le néant. D’un mouvement de tête elle chassa toutes ses questions, ses points d’ombre faisant bouillir son crane, et se concentra sur la respiration apaisée de Mason, ayant reprit son corps d’origine. Sa main continuait de glisser inlassablement de ses cheveux à sa nuque brulante, alors qu’elle l’intimait de revenir à lui.

« Je t'avais dit de partir. »

- Je suis super têtue si tu ne l’as pas encore compris.

Dit elle dans un fin sourire alors qu’elle voyait ses paupières se battre contre la lumière qui entrait dans la pièce. Lola retira sa main pour lui laisser de l’espace, incapable de savoir de quoi il avait besoin après ça. Un sentiment de frustration s’emparait d’elle, d’ordinaire, elle avait toujours les bons gestes, les bons réflexes, c’était son instinct de maman qui parlait pour elle, mais ici, elle était dépourvue, incapable d’identifier ce dont il avait besoin. Les genoux toujours ancrés au sol poussiéreux, sentant quelques graviers sous sa peau, elle ne bougeait en rien d’un millimètre, déposant ses paumes sur ses cuisses, les frottant lentement et nerveusement contre elles. Restant attentive aux moindres gestes qu’il pouvait exécuter dans la peur constante qu’il soit pris d’un malaise, d’une souffrance quelconque, avalant difficilement sa salive alors que la fraicheur gagnait son corps gracile. Elle détourna son regard pour lui laisser de l’intimité. Lessivée, Lola arborait un visage blanc, mais ses yeux pétillaient encore d’une lueur de tendresse, elle resta au sol, scrutant la pièce aux reflets du soleil.

« J'suis... »

Au son de sa voix, Violette tourna derechef le visage vers lui et hocha de la tête en un sourire en coin, dépourvu de toute rancœur.

« pour tout ça... J'voulais pas t'infliger ça, j'ai du te mentir tellement de fois et je déteste ça. »

Voila pourquoi il lui avait demandé de lui faire confiance sans poser la moindre question. Elle baissa son regard pour le laisser tranquillement se changer et ne pas passer pour une voyeuriste. Conservant sa posture lorsqu’il se redressa sur ses jambes pour commencer à remballer son matériel afin d’effacer toutes traces de cette nuit mouvementée.

« Si tu veux partir, je comprendrai mais laisse moi le temps de te trouver une nouvelle maison, tu ne dois pas retourner chez toi... »

- Pourquoi ?

« Si des créatures comme moi foulent ce monde, imagine toi que je ne suis pas le seul Lola. En ce qui concerne le petit... Jamais je ne lui ai fait de mal, jamais je lui en ferait si tu le tiens loin de moi pendant ces nuits... Mais toi, évites de te mettre en danger pour rien. »

- Je sais pour Lucas et je suis désolée d’avoir pensé une chose pareille. Pourquoi tu me demandes d’éviter ça ?

« PARCE QUE ! »

Sursautant un court moment, Lola ferma les yeux, levant les paumes devant elle comme pour capituler, avant de se remettre sur ses jambes, frottant légèrement ses genoux avant d’attraper son manteau qu’elle garda aux creux de ses paumes.

« Parce que y a rien de serein là dedans ! Parce que c'est dangereux, parce que tu as ta vie, parce que ton fils à besoin de toi... Parce que j'ai toujours fait face seul et que je peux continuer sans devoir craindre que le monstre que je deviens te sautera au cou. Parce que le lendemain j'ai pas envie de m'reveiller et de te voir étendu dans ton propre sang ! Parce que je pourrai pas vivre en sachant que je suis celui qui t'a donné la mort, qui t'a arraché à Lucas alors que je te suis attaché... »

Lola droite comme un « i », le regard triste comme si elle prenait un sermon telle une gamine qu’elle n’était plus vraiment, le fixait sans broncher. Se contentant d’acquiescer de la tête, ses raisons étaient louables, mais la dernière phrase lui pesait sur le cœur subitement. Reprenant difficilement son souffle, tremblante comme jamais elle le regarda s’approcher d’elle et poser ses paumes chaudes en ses joues. Fermant un court instant ses paupières comme pour respirer ce geste affectueux qu’on ne lui offrait jamais, comme une protection.

« Parce que j'suis entrain de tomber amoureux de toi Lola... »

- Tu peux pas Mason.

Dit elle en remontant son regard dans le sien, une larme filant sur sa joue pour mourir à la commissure de ses lèvres. Sa faiblesse se tenait juste devant elle, ouvrant son cœur, revoyant cet homme formidable le supplier à genoux de l’écouter la veille. Elle n’avait pas le droit de lui infliger ça, c’était égoïste de sa part, et même si ça lui arrachait le cœur, les mots peinaient à quitter sa gorge mais elle prit sur elle.

- J’ai pas le droit de te laisser faire ça, ce serait égoïste de ma part… Mason t’as vingt huit ans, t’es un homme formidable, t’as la vie devant toi pour construire ce que t’as envie. Moi j’ai trente ans, une vie déjà toute tracée, un fils que je ne peux pas effacer du tableau, je ne veux pas être celle qui t’impose quoique ce soit, celle qui te mettra des barrières. Je ne veux pas que tu te sens responsable de quoique ce soit, que tu étouffe dans une vie que t’as pas voulu, juste pour une femme que t’as désiré… Jolie et maman ne vont pas ensemble…

Elle tint son manteau d’une main l’autre la déposant sur sa joue caressant ses lèvres avec son pouce, alors que son cœur criait de douleur, tout comme ses yeux larmoyants.

- T’es ma plus grande faiblesse, et même si j’en crève d’envie, je ne peux pas. Je n’ai pas le droit de t’infliger ça, j’ai pas envie de me réveiller un jour et de te voir me maudire pour t’avoir laisser faire ce choix alors que tes sentiments t’aveuglaient. Je suis désolée.

Violette déposa un baiser sur sa joue, ses yeux pleurant sa douleur. Puis serrant des mâchoires elle fit un pas en arrière pour se libérer de cette étreinte à laquelle elle savait qu’elle succomberait. Un poids énorme sur le cœur, elle fila à l’extérieur, grillée une cigarette tandis qu’il remballait tout pour ensuite tout caser dans son véhicule. Le trajet jusqu’à la maison fut long à cause de ce silence lourd en sentiments enfermés à triple tours. Quand elle gravit les marches du perron, elle entendit des petits pas arriver en courant pour lui sauter dans les bras.

- Moma t’était où ?

Violette le serra fort dans ses bras avant de faire un sourire poli à Camille qui attendait Lucas, tenant son sac entre ses doigts. Elle le déposa à nouveau sur le sol et c’est dans les bras de Mason qu’il se jeta, lui susurrant des choses inaudibles à l’oreille avant de filer prendre son petit sac dans les mains de Camille qui attendait devant la porte.

- Je vais à la crèche !! ze srais sage promit !

Dit il en leur faisant coucou de sa petite main, sa casquette vissée sur son crane, avant de filer jusqu’à disparaitre avec Camille. Lola ne bougeait pas d’un cil, l’épaule rivée contre l’encadrement de porte, scrutant le regard de Mason qui se posait sur elle. Son cœur battait lourdement, le souffle lui manquait tant ça lui pesait. Cette peur ancrée à elle, la plongeait dans une mélancolie palpable. Elle savait ce qu’elle ressentait pour lui, mais c’était plus fort que ce qu’elle avait connu, plus douloureux de se le refuser. Se priver d’être heureuse, tous ça par les marques invisibles qu’un homme avait laissé à l’intérieur de son cœur. La trahison, cette chose douloureuse qu’elle avait gouté sans même le demandé, lui intimait de ne pas bouger, de ne rien faire, de laisser couler. Mais alors qu’il tournait les talons, la voix de Lola résonna dans la maison à l’en faire se tourner vers elle.

- J’ai peur Mason… de ce que je ressens pour toi… c’est plus fort que ce que j’ai pu connaitre et ça me paralyse. Car je sais que je ne pourrais pas me relever cette fois si…

Le « si tu partais n’arrivait pas à quitter sa gorge ». Dans une impulsion Lola laissa tomber son manteau sur le sol, ses escarpins tintèrent sur le carrelage et elle riva sa main à sa nuque pour se sustenter de ses lèvres à en perdre haleine, jusqu’à se stopper net, et poser son front contre le sien, en plongeant son regard dans le sien.

- Je suis têtue mais pas bornée…

Dit elle en se hissant sur ses talons pour reprendre ses lèvres entre les siennes.




-Regina Q. Mills-

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Mer 6 Nov - 17:52



-Full Moon-


«Tu ne peux pas », cette phrase le fit déglutir, bien sûr qu'il ne pouvait pas, il n'avait aucun droit de la lier à lui de la sorte, elle devait avoir peur, être terrorisée par ce qu'il était capable de faire sans le contrôler. Maudit, voilà ce qu'il était et serait pour le restant de ses jours, pourtant cette fille ci, il l'avait cru apte à recevoir son cœur, digne d'être sous sa protection. Après quelques jours, il avait appris à la connaître, à voir au delà de cette silhouette parfaite et de ce visage enchanteur, il avait aussi su qui elle était, de quelle famille elle était issue, et bien qu'il fut rassuré en un point, cela n'avait pas attisé ses ardeurs pour autant. Oui il y avait eu la veille, un simple craquage du vernis qu'il s'était empresser de recoucher sur lui une fois qu'il eut été de nouveau maître de son esprit mais ça ne suffisait pas, il la désirait bien plus qu'il n'avait pu désirer une femme dans sa vie, Katherine n'était qu'un leur joliment empaqueté comparé à elle qui était comme l'autre moitié de sa personne, telle une âme sœur qui avait mis du temps à faire son apparition "J’ai pas le droit de te laisser faire ça, ce serait égoïste de ma part… Mason t’as vingt huit ans, t’es un homme formidable, t’as la vie devant toi pour construire ce que t’as envie. Moi j’ai trente ans, une vie déjà toute tracée, un fils que je ne peux pas effacer du tableau, je ne veux pas être celle qui t’impose quoique ce soit, celle qui te mettra des barrières." Les sourcils froncés, ses lèvres proches des siennes, il déglutit une nouvelle fois. "Tu pourrais bien avoir dix ans de plus, ça ne changerait rien, ton fils ne change rien, il a simplement fait éclater ça..." Elle reprit en lui coupant la parole. "Je ne veux pas que tu te sente responsable de quoique ce soit, que tu étouffe dans une vie que t’as pas voulu, juste pour une femme que t’as désiré… Jolie et maman ne vont pas ensemble…" Les traits mornes et tirés, tandis qu'une larme mourrait au coin de ce sanctuaire, qu'il aurait tant aimé baiser, tandis que son pouce effleurer ses lèvres entrouvertes. "T’es ma plus grande faiblesse, et même si j’en crève d’envie, je ne peux pas. Je n’ai pas le droit de t’infliger ça, j’ai pas envie de me réveiller un jour et de te voir me maudire pour t’avoir laisser faire ce choix alors que tes sentiments t’aveuglaient. Je suis désolée."

Aveuglé? C'était ainsi qu'elle voyait les choses, mais non Lola c'est bien au delà de ce que tu peux imaginer, fut-il tenté de lui dire mais aucun son ne quitta sa gorge nouée. Cette fille faisait brûler un feu maladif en lui, elle était comme une dose dont il avait absolument besoin afin de se sentir vivant, et non pas un simple désir d'un soir comme beaucoup d'hommes devaient l'envisager. Être malade d'amour, Mason ne savait pas vraiment la signification de ces propos jusqu'à elle et ce même s'il s'était amouraché de Pierce comme un abruti. Sans qu'il ne dise quoi que ce soit, il ferma les yeux lorsque la pulpe de ses lèvres pressa sa joue et elle disparut, au moins le temps qu'il termine de remballer ce qui venait de lui coûter cette fille merveilleuse. Lockwood enfila un tee. Shirt, rembarqua ses sacs et remonta les escaliers en silence, lorsqu'il la vit, il lui intima d'un simple geste de menton de le suivre jusqu'à la voiture où il colla le matériel dans le coffre avant de s'engouffrer derrière le volant. Le trajet le pesait, elle ne disait rien et lui était bien incapable de prononcer le moindre mot, son cœur ne battait plus si fort, enfin peut-être que si, uniquement lorsqu'il osait poser un regard contre son profil tandis qu'elle observait les bois qui défilaient près de la route. Devant les grilles ouvertes de la résidence, Mason lâcha un profond soupir en dirigeant le véhicule jusqu'à l'entrée et enclencha le frein à main avant de couper le contact et de s’extirper de l'habitacle. Lola rejoignait déjà les marches et ouvrait la porte pour voir apparaître son enfant aussi joyeux que chacun des jours qu'il avait passé ici, bientôt il ne ferait plus parti de sa vie, tout comme elle, ils en sortiraient comme ils y étaient apparus et il devrait oublier et taire cet incendie ravageur en lui pour n'être plus qu'une connaissance appréciable aux yeux de la journaliste. Un sourire instinctif mua sur les lèvres du loup qui observait ce portrait de famille heureuse qu'il venait de faire exploser malgré lui, Lucas n'avait nul besoin de savoir, il était si jeune, il serait aisé pour lui d'oublier et sa mère y veillerait sans aucun doute. Tandis qu'il refermait la portière, subitement ses bras minuscules vinrent entourer sa taille et il considéra cet être chéri sur lequel il n'avait aucun droit. Il le souleva de terre et afficha un visage tout sourire, uniquement pour éviter au gosse de se faire du souci, mais les tremblements de ses muscles et l'effort de son cœur blessé le trahissait.

« T'es malheureux Mason ? » Chuchota-t-il à son oreille alors que Lockwood le serrait comme si c'était la dernière fois, redressant des yeux particuliers sur le faciès de sa mère. « Non, j'ai juste fait des cauchemars... C'est rien mon grand. » Les doigts de l'enfant pressèrent d'avantage sa nuque. « T'as dodo avec moman ? » Un léger rire fit vibrer la poitrine du loup qui le reposait au sol en secouant la tête. Le petit plissa le nez, comme s'il lui intimait sans un mot qu'il comprenait qu'on lui dissimulait des choses puis fila vers sa mère, lui annonçant qu'il partait avec sa baby-sitter pour la crèche. Mason le regarda filer en verrouillant la voiture avant de passer devant Lola, dont l'épaule était ancrée dans l'encadrement de porte. Une bonne douche lui remettrait sûrement les idées en place, il la laisserait en paix et faire ce qu'elle souhaitait, pas un mot ne sortirait de sa gorge si elle ne souhait pas lui parler. Le battant claqua derrière elle tandis qu'elle rentrait. « J’ai peur Mason… » Il stoppa son ascension au bas des marches et se tourna. « Que t'aies peur de moi j'le comprend, t'en fais pas tu seras tranquille bientôt, je vais prendre une douche et essayer de te dégoter un logement sympa avec un jardin pour Lucas... » Elle le coupa et ses mots lui firent l'effet d'une bombe en plein visage. « de ce que je ressens pour toi… c’est plus fort que ce que j’ai pu connaître et ça me paralyse. Car je sais que je ne pourrai pas me relever cette fois si… » Mason plissa le front, les sourcils froncés, les lèvres entrouvertes. « Si quoi ? Va au fond des choses, ça doit sor... » Alors qu'il fermait les yeux pour trouver les bons mots à lui offrir, subitement ses lèvres furent saisies par la douceur des siennes. D'abord surpris, il se laissa rapidement envahir par les sensations qu'il gardait jalousement pour elle, ses mains rejoignirent sa taille qu'il pressa à l'en soulever légèrement de terre. Son cœur battait aussi fort que celui de Lola dont la poitrine se soulevait contre son thorax. Mason mit un temps avant de rouvrir les paupières tandis que leurs bouches s'éloignaient et que les pieds de la journaliste rejoignait de nouveau la terre ferme. « Je suis têtue mais pas bornée… » Rouvrant les yeux, un sourire craquant fendit les commissures de Lockwood qui épousa derechef ce sanctuaire plaisant qu'il avait tant de fois livré au sien.

Quelques minutes plus tard, après maints baisers tous plus sensuels les uns que les autres, ils se retrouvaient dans l'eau chaude d'un bain moussant où le dos de la belle recouvrait son poitrail. Elle était divine, sa peau aussi dorée que le soleil lui donnait des envies peu catholiques mais la patience était de mise encore quelques instants. Ils se connaissaient certes, mais avaient encore quelques questions, futiles ou pas, l'un pour l'autre. Les cheveux redressés de Lola lui laissèrent apprécier un dessin particulier à sa nuque, des courbes d'encre qu'il effleurait du pouce, ses autres phalanges englobant délicatement sa gorge, depuis de longues minutes. Il la découvrait comme elle pouvait le faire à son tour. Ses lèvres basculèrent sur la silhouette de son épaule droite qu'il dévala avant de baiser le chapelet tatoué sur son omoplate. « Ils ont une signification ? » Interrogea-t-il en redressant le menton, ses bras remuant l'eau en quelques clapotis avant de l'entourer avec tendresse. Elle évoqua donc la définition de ces deux esquisses avant qu'il ne rive lentement les lèvres au creux de son oreille. « Tu sais ce que c'est que l'imprégnation d'une personne pour une autre ? » Lorsque son rire jaillit, Mason pressa d'avantage les bras autour d'elle, sans jamais la blesser. « Parce que je pense que ça doit être ça... » Susurra-t-il en mordillant délicatement son lobe avant de dévaler contre sa mâchoire tandis qu'il sentait la tension de la brune monter d'un cran. « ou ça... » Reprit il en un baiser contre sa gorge où sa langue termina à sa clavicule. Sans plus de mot, ses mains dégringolèrent à la taille de la belle qu'il tourna face à lui avant de se redresser, d'enjamber le bord de la baignoire et de l’asseoir contre le plan de vasque. Il se sustentait déjà des souffles de la belle contre l'arrête de son nez, visualisait ses lèvres entrouvertes comme la pire tentation en ce monde. Sa poitrine parfaite se soulevait au rythme de l'air qui rejoignait fiévreusement ses poumons et les quelques soupirs désireux, presque inaudibles à l'ouïe d'un homme ordinaire, le firent se tendre comme jamais lorsqu'il sentit ses doigts dévaler le long de son dos où lui aussi avait une esquisse des plus travaillées. Il baisa ses lèvres avec force, un pouce entrouvrant d'avantage le seuil de celles-ci afin d’accueillir les caresses de sa langue tandis qu'il s'invitait entre ses genoux tremblants de désir. Pressant son torse contre ses seins, Mason lui ancra involontairement la nuque au miroir derrière elle, la buée le comblait déjà alors qu'il enserrait son poignet droit de sa main libre afin que sa paume épouse cette glace fraîche, au dessus de sa tête, pour un appuie plus important.

Son gêne venait le saisir et pourtant il était tout à fait conscient et libre de ses gestes, uniquement ses prunelles se liquéfièrent comme un miel doux dont l'or brillait au contact de ceux de la jeune louve. L'eau sur leurs corps perlait le long des muscles bandés du jeune homme et filait sur le carrelage en contrebas, la pièce se réchauffait à la température bouillante qui émanait de leurs souffles entrecoupés de baisers langoureux que Mason s'empressa de faire cesser afin de nourrir son cou, sa gorge, sa poitrine avant que sa langue ne trace un chemin humide jusqu'au nombril, que ses lèvres baisèrent pour continuer leur office. La passion était présente, mais au delà de ça, l’imprégnation évoquée l'avant-veille prenait tout son sens désormais, c'était ça, s'il s'unissait à elle une fois, son cœur lui appartiendrait à jamais et pour le restant des jours qu'ils avaient à vivre, aucune autre ne brillerait à ses yeux, aucune autre qu'elle, cette divine créature ondulant d'impatience tandis que sa langue filait contre sa cuisse à l'intérieur de laquelle il riva sa joue afin qu'elle cède. Les barrières qu'ils avaient érigé se brisaient une à une, comme les jambes de la belle qui lui offraient ce qu'ils désiraient tout deux en l'instant. Ses lèvres baisèrent ce second trésor, lentement, et ce chemin humide prit des allures de lave, tant la chaleur du désir s'emparait de lui. Cette offrande à la jeune femme dura autant de temps qu'il lui en prenait l'envie de l'en sustenter et, lorsque la pression fut-elle qu'elle lui infligea de divine douleur à son propre sanctuaire, Lockwood se redressa de toute sa stature et épousa ses lèvres en un geste plus fiévreux, plus animal, comme si sa vie en dépendait alors que la fermeté de son désir rencontrait celui de la louve en sommeil. Pour ne pas la blesser, l'Alpha riva les mains au rebords où elle était assise et avança en un mouvement brusque de bassin qui arracha le premier gémissement de la belle dont il se sustenta en sentant son cœur presser sa cage thoracique. Elle était sienne désormais et lorsqu'il quitta ses lèvres, rouvrant les yeux dans les siens, il vit cette lueur ocre, telle une flamme rongeant le brun de ses yeux, brûler dans les iris scintillants de cette superbe brune. Il était sien et sans le savoir elle venait d'enclencher et de sceller l'imprégnation en un unique regard sur lui.

« Tu as ta réponse... » Souffla-t-il en un sourire n'appartenant qu'à lui. Ses reins s'activèrent et il sentait déjà le corps de la belle s'abandonner à ce qu'il appréciait sans regret. Lorsqu'elle fut sure d'elle, Mason laissa une main enserrer sa taille afin de la soulever, pour cesser cette première étreinte et baiser sa poitrine tandis qu'elle rejoignait la couche en à peine quelques secondes. Il la surplomba et n'attendit pas d'avantage pour se fondre une nouvelle fois en elle, relâchant la pression qu'il s'était lui même mis durant des jours et des nuits. Elle glissait contre lui, contre l'objet de son plaisir qui ne faisait que monter, brûler et se raidir au fil des secondes s'égrainant. Presque sans tact, alors qu'elle redressait le buste, Mason ancra la paume à ses côtes et la cloua aux draps désormais humides d'eau et de chaleur charnelle, son regard ne changeait pas, son sourire lui intimait simplement qu'il contrôlait et qu'elle n'avait rien à craindre. Il la soumettait à son propre plaisir, et le sien n'en était que plus intense, en un geste vif, qui n'appartenait qu'à son espèce, Mason pressa les lèvres sous l'un de ses seins et s'invita en elle avec plus d'ardeur encore, l'air était bouillant, comme si des braises entouraient leurs corps tremblants sous l'étreinte. Elle venait à lui comme la plus précieuse des pierres lui étant promise, sa main fila à sa gorge puis à son bras qu'il dévora de caresses ardentes avant de la redresser en une seconde, la vitesse dû à sa race entrait en compte mais qu'importait, il pouvait lire dans ses yeux qu'elle ne le craignait aucunement. Les mouvements de son corps l'animèrent à l'en faire céder tandis que le sanctuaire de la jeune femme pressait le sien en de terribles contractions dû à son plaisir intense. Une fois encore sa rapidité le prit et il en profita pour réceptionner dans le creux de sa main la nuque qu'elle rejetait en arrière pour river ses lèvres aux siennes et achever cette parade ravageuse dans laquelle il avait abandonné chacun de ses remords. La poitrine de la jeune louve se soulevait pour reprendre son souffle, il soupira longuement à son tour et termina par l'entourer de ses bras avant de rejoindre la couche brûlante. Le loup quittait son corps comme il retournait au sommeil chez elle et ne subsista plus qu'eux deux, Mason riva les yeux au plafond quelques secondes avant de se redresser sur un coude, l'index filant contre le menton de Lola, un sourire délicieux logé au faciès. « Trente ans hein... ça fait de toi une croqueuse d'homme non ? » Il rit et lorsqu'elle voulut répondre, ses lèvres épousèrent les siennes dans une tendresse infinie. « Reste ici, toujours... »

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Mer 6 Nov - 23:58

Prendre des risques était sa spécialité, en tant que fouineuse professionnelle, Lola n’hésitait pas à donner de sa personne pour alimenter ses articles et aussi faire exploser certaines vérités. Cependant dans sa vie personnelle, Lola marchait souvent sur des œufs, prenant gars à ce que rien n’éclabousse sans enfant. Autrefois elle était spontanée, fonçant la tête la première, vivant l’instant présent pour ne jamais sentir le lourd poids des regrets. Mais tous ses choix pris ainsi sur un coup de tête, lui avait valu une séparation devant un autel, enceinte d’un petit être qui n’avait rien demandé. S’étant nourrit d’un amour incommensurable, posant des œillères sur ses yeux, offrant une confiance sans limite à cet homme avec qui elle partageait ses jours depuis des années. Malgré tous ses mauvais choix, Lola ne regrettait rien, sinon c’était avouer être prise de remord pour son enfant, chose qui n’était absolument pas le cas. Lucas était le plus merveilleux petit bonhomme qu’elle ait pu croiser dans sa vie, joyeux, drôle, curieux –comme sa mère-, attachant et surtout jaloux et protecteur. Pour rien au monde, elle ne reculerait dans sa vie, sans quoi il disparaitrait et laisserait un grand vide. Il était son oxygène, sa raison de se lever tous les matins, et l’essence même de sa vie. Mais depuis quelque temps, une personne avait fait irruption, et ceci elle le devait un peu à son enfant. Sans sa tendance à crapahuter à droite et à gauche, son regard ne se serait jamais posé sur lui. Jamais elle n’aurait abaissé les barrières de sa constante méfiance, se livrant tel un livre ouvert sans avoir peur de son jugement. Lola s’était ouverte comme une fleur en pleine éclosion, se laissant toucher, retrouvant les clés des chaines qui enfermaient son cœur pour en ouvrir les cadenas, les faisant tomber une à une, non pas sans une peur omniprésente qui l’étouffait. Son monde se bouleversait autant par cette découvert durant cette nuit, mais aussi par la présence de cet homme fantastique qui ne demandait juste qu’elle se laisse approcher. Qu’elle libère ses sentiments afin de les vivre, et non pas de les taire comme elle s’efforçait à le faire. Qu’elle s’offre le luxe de non pas toucher le bonheur du bout des doigts avec crainte mais qu’elle s’en saisisse avec passion. Qu’elle accepte de vivre ce qui s’offrait à elle sur un plateau de diamant, cessant de s’enfermer, et d’arrêter de vivre pour sa tête blonde. Cette passion brulante qui la dominait lorsqu’elle était à son contact, cette joie incommensurable qu’elle ressentait en sa présence, la douceur qui l’enveloppait lorsqu’elle croisait son regard ou que sa voix résonnait, ce flot d’émotions faisaient ressortir la fille qu’elle était autrefois, la véritable Lola.

Acceptant la souffrance et la peur que ses sentiments lui infligeraient au gré de leur parcours, Lola se retrouva dans un bain de mousse. Cheveux relevés, son corps contre le sien, ses doigts, voguaient au travers de cette crème se formant au dessus de l’eau. Sereine, apaisée de ses démons intérieurs, aucune question ne venait entachée ce moment idyllique. Pas même lorsqu’elle porta son regard sur son poignet où il ne restait plus que deux points distincts. Ses blessures se refermaient, alors que le cœur de Lola se libérait. Loin de ses soucis de maman, il ne restait plus que la femme, dont le corps était léché par l’eau chaude, enfermée dans les bras d’un homme qui ne demandait qu’à la rendre heureuse. Qu’à faire de sa vie un bonheur sans sommation auprès de son fils. Le refuser aurait été une chose douloureuse pour elle, pour lui, et aussi bien pour Lucas. Et quand bien même la peur de le voir partir de leurs vies du jour au lendemain la brulait, Lola fermait les yeux, écoutant pour la première fois les mots réconfortants de sa mère. « Tu as droit au bonheur petite louve, quelque part un homme n’attend que de faire ta rencontre. Cet homme formidable bouleversera ta vie, et celle de Lucas, ne le laisse pas s’échapper. Bat toi avec ton cœur, de toutes tes forces. Libère toi de ton passé, ouvre ton cœur, n’est pas peur de tes sentiments et avance sur ce merveilleux chemin. L’amour est le sentiment le plus fort qu’on puisse ressentir pour quelqu’un, mais aussi le plus douloureux, car le fait de le perdre sera présent tous les jours. Et c’est ça qui te prouvera à quel point tes ressentis sont pures et que ton amour est réel. La jalousie, la colère, la tristesse, le désire, la peur, le besoin de le protéger, toutes ces choses t’accompagneront tout du long, mais si tu les vois dans son regard, tu sauras qu’il vous aime aussi fort que ton cœur le crie. Tu es maman Lola, mais une femme sublime avant tout, ne t’oublie pas. » . Un sourire se figea sur ses traits, et un flot d’image de Mason traversa son esprit. Toutes ces choses elle avait pu les constater au sein de ses prunelles, au travers des différentes étapes qui l’avaient mené jusqu’à cette baignoire. Sa peau frissonnait en sentant ses lèvres la parcourir, son souffle chaud enflammant sa peau, tout comme ses doigt et mains qui enserraient les parties de son corps.

« Ils ont une signification ? »

Lola tourna son regard vers le sien, un sourire délicat sur les lèvres, celui d’une femme soulager de ses tourments. Elle hocha simplement de la tête, reprenant de cette neige aux creux de ses paumes. Elle n’avait pas moins de huit tatouages sur son corps, tous étaient significatif pour elle. Un sur chaque poignet, un sur la nuque, un sur l’épaule, un sur chaque cheville, un sur son bas ventre et le dernier sur son postérieur. Elle souffla légèrement sur sa paume pour voir quelques bulles s’envoler.

- La nuque, signe du mantra, significatif de la force, du savoir, de la profondeur du corps et de l’esprit. Le rosaire avec le chapelet une marque de dévolution et d’appartenance à un clan. Me demande pas lequel j’en ai aucune idée, mais… j’ai toujours eu le sentiment d’appartenir à quelque chose sans mettre le doigt dessus. Chacun d’entres eux sont une part de ma vie… Comme si je traçais un parchemin sur moi-même. Je dois tenir ça de mon père, il en est couvert.

« Tu sais ce que c'est que l'imprégnation d'une personne pour une autre ? »

Lola bloqua sa lèvre inférieure entre ses dents, riant doucement en sentant le frisson qui parcourait son échine alors qu’il refermait son étreinte sur elle. Elle fit un petit non de la tête, elle avait déjà entendu parler d’imprégnation mais dans des films. Et après ce qu’elle avait vu, même si ceux-ci comptait une réalité bien qu’enjolivé sur certaines choses, ils n’étaient en rien une encyclopédie à laquelle elle devait se fier.

« Parce que je pense que ça doit être ça... ou ça... »

Dit il alors que son corps frissonnait sous sa langue et ses lèvres. Fermant les yeux se sentant enveloppé par une chaleur intense alors que son cœur était prêt à bondir hors de sa poitrine. Sentant ses mains ancrer sa taille pour la faire se tourner sur elle-même, son regard se plantant dans le sien, où le désir jaillissait par traitrise. Un sourire éclaira son visage quand il la porta pour la river près des vasques, où ses soupirs commençaient déjà à vendre la mèche sur l’envie qui la dévorait de l’intérieur. Ses mains glissaient le long de son torse, partant sur ses cottes, rejoignant son dos, où ses doigts retraçaient les lignes de son tatouage, le tout sans jamais le lâcher du regard. Ses lèvres furent prises en otage par les siennes, sans opposer de résistance, leurs langues s’entremêlaient pour une danse enflammée, alors que son poignet rejoignait la paume d’une de ses mains. Sa nuque rencontra la fraicheur de la vitre derrière elle, mordant ses lèvres lorsque les siennes dévalaient son cou, son buste, ses seins, sa langue traçant un chemin en contrebas. L’impatience la gagnait tout comme cette envie irrépressible de ne faire plus qu’un avec lui. Comblée de frissons, de soubresauts, de soupirs, le tout entouré d’un cocon tendre et chaleureux, Lola se laissait totalement aller aux mains habiles de son loup. Goutant à nouveau aux véritables plaisirs charnels, ceux partagés avec une personne dont on nourrit des sentiments, une personne qu’on désire plus que tout, celle pour qui le mot amour prenait tout son sens, Lola redécouvrait et même découvrait des sensations jusqu’ici inconnu. Sa poitrine se soulevait, alors que son souffle s’affolait, tout comme son cœur, ses mains glissaient le long du miroir seul point d’appui dans la totale incapacité de taire ses ressentit qu’elle laissait s’échapper de ses lèvres humides et envieuse de sentir à nouveau les siennes. Son vœux fut rapidement exhaussé, et c’est en s’enflammant qu’elle baisa ses lèvres, rivant ses mains à sa nuque pour l’intimer de rester contre elle. Elle avait besoin de sentir son corps contre le sien, la force de bras, mais surtout son bas ventre. Il la relâcha de ses mains pour empoigner les bords du comptoir l’accueillant, avant d’ancrer son bassin au sien d’un mouvement brusque qui lui arracha un gémissement de soulagement, et de satisfaction entre ses lèvres. Un lot de sensation inconnu parcouru les pores de sa peau, ses veines, faisant tambouriner son cœur au point de se serrer, dressant les poils sur sa peau, illuminant le regard de son aman tout comme le sien. Lola ne se sentait plus comme une fille lambda au contact de son corps, possédée par un sentiment d’appartenance, quelque chose la liant à lui, comme une révélation évidente qui la faisait trembler d’ivresse. Une ivresse jamais touchée du bout du doigt jusqu’à présent.

« Tu as ta réponse... »

Son regard, la couleur de ses yeux, la même que possédait son propre père lorsqu’elle le surprenait à se sustenter visuellement des courbes de sa propre mère. Ce couple qu’elle idéalisait pour l’amour incandescent qui les liait. Les enviant au quotidien pour le lien les unissant, aujourd’hui, elle n’aurait plus rien à leur jalouser. Développant un sentiment de possession à son égard qui ne l’avait jamais effleuré, Lola se retrouva loger dans ses bras pour rejoindre sa couche, l’accueillant de ses douces étoffes. L’union de leurs corps chantonnait à la perfection, comme deux aimants attirés indéniablement, son dos décollant des draps pour le rejoindre, elle fut rapidement plaquée par une de ses mains. Son regard lui intimant de la confiance, de la protection et tous ces sentiments qui la rendirent étrangement plus docile qu’à l’accoutumé. Aucune parcelle de sa peau n’était épargnée par le plaisir puissant qu’il lui infligeait. Ses coups de bassins, délivrant ses ardeurs contre son corps, la mettait dans un état d’extase dont elle n’avait jamais gouté les délices, et les vices. Sa poitrine ne cessait de se soulever tant ses actions engendraient des gémissements incontrôlables, comme si elle était soumise, hypnotisée par cet homme, lui laissant libre court à son être. Se donnant à lui comme jamais elle ne s’était donnée, ondulant de ses hanches pour accentuer le plaisir qui la gagnait sans jamais redescendre d’une note.  La chaleur de son corps la rendait complètement avide, ses mains effleuraient son corps en une découverte des plus réjouissantes. Redressée contre lui, Violette glissa ses mains sur ses joues rejoignant ses cheveux, alors que ses gémissements s’étouffaient en des baisers fiévreux, brulant, haletante, comblée, son corps était comme possédée par un besoin charnel. Ses muscles se crispèrent sous de délicats soubresauts alors qu’elle rivait ses paumes à son dos, sa tête basculant en arrière rejoignant les paumes de son loup pour laisser s’évaporer le dernier gémissement puis un soupir de bien être. A bout de souffle, bercé dans une impression de protection, elle retrouva les doux tissus du lit. Fermant un court instant les yeux comme pour prolonger ce moment parfait. Elle les ré ouvrit en sentant le corps de Mason se redresser, elle lui adressa un doux sourire, caressant sa mâchoire de ses phalanges.

« Trente ans hein... ça fait de toi une croqueuse d'homme non ? »

Lola fit mine d’être offusquée mais son sourire étincelant la trahissait, allait répondre quand les lèvres enivrante de son loup s’apposèrent sur les siennes pour un baiser des plus tendre, et doux.

« Reste ici, toujours... »

Ca allait si vite, que Lola aurait pu se mettre à paniquer comme elle le faisait d’ordinaire. Prendre des risques ne l’avait jamais gêné mais depuis la naissance de Lucas elle prenait soin de le protéger de toutes les tristesses du monde. Cependant aujourd’hui après cette union qui avait réveillé quelque chose en elle, Lola ne pouvait pas dire non. « Avance petite louve » . Elle se redressa sur son coude, fixant son regard, laissant planer le doute, bien qu’elle sache au fond d’elle, qu’elle ne pourrait plus jamais le quitter. Comme si elle avait trouvé la moitié qui faisait d’elle un être complet. Sa destinée, l’homme dont sa mère lui avait souvent parlé, celui qui l’attendait, et qui la comblait comme jamais en quelques jours. Elle fit mine de réfléchir, et alors qu’il ouvrait les lèvres elle riva son index sur ce délice qui l’appelait encore et encore.

- Okay, mais j’ai besoin d’un bureau parce que je travaille souvent tard, et un lit à l’intérieur pour toutes les soirées où tu me chasseras de ton lit car mon caractère t’insupportera. Parce que dormir avec Lucas et se prendre des coups de pieds ce n’est pas génial.

Dit elle en un sourire avant de rejoindre ses lèvres et de l’envelopper de ses bras. Reposant sa tête sur l’oreiller elle fixait son regard sans prononcer un mot. Elle prit une grande inspiration alors que déjà les questions revenaient la prendre de cours. La transformation de Mason lui revenait en tête, et c’est avec attention qu’elle caressait la naissance de ses muscles sur son torse, le voir souffrir avait été une véritable torture. L’imaginer ainsi à nouveau dans les prochaines semaines, lui ancrait une boule à l’estomac, tout comme visualiser son père en contrebas dans son atelier. Elle ferma un instant les yeux.

- La seringue que je t’ai injecté… Son odeur, sa couleur… ça m’est familier…

Elle ouvrit ses yeux sur lui, elle n’avait pas peur de la réponse, elle la connaissait déjà, elle avait juste besoin qu’on lui confirme. Elle se voyait mal téléphoner à son père à des kilomètres d’elle pour en parler. Lola le ferait quand elle le verrait, les yeux dans les yeux, comme pour percer au grand jour un secret familial.

- Mon père… ma mère lui injecte les mêmes depuis… je l’ai toujours vu le faire en faite. Il prétendait souffrir d’arthrose durant toute une journée et le soir venu il s’enfermait dans son atelier, nous avec l’interdiction d’y pénétrer… Par moment, souvent quand il se met en rogne contre moi, ou lorsqu’il dévore ma mère du regard, il possède cette même couleur dans tes yeux…  Ca veut dire que c’est un loup ?  

Quand elle eut sa réponse et quelques explications sur le nom de cette plante elle chassa une mèche de ses cheveux devant son visage, avant de lier ses mains devant elle, posant son menton sur elles.

- C’est génétique ? Ca se transmet entre membre d’une même famille ? Mes sœurs, Lucas, moi ? Jamais ça m’est arrivé… pourtant je suis plus vieille que toi.

Dit elle en une petite moue adorable.

- Est-ce que c’est pour ça qu’il est toujours derrière mon dos ? Lui et toi sembler attaché au fait que je porte vos bijoux pourquoi ?

Violette posait beaucoup de questions sans même lui laisser l’opportunité de répondre, mais elle avait besoin d’éclaircir son esprit.




-Regina Q. Mills-

~Theme song~

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Jeu 7 Nov - 13:56



-Full Moon-


Les mots étaient plus forts que la raison, depuis toujours *du moins surtout depuis les magouilles de Pierce* Mason restait sur ses gardes et préférait écouter sa tête plutôt que son cœur, son instinct était devenu vif et l'observation entrait énormément en ligne de compte. Quoi de plus normal lorsque l'on avait été blessé par une femme que l'on croyait aimé aveuglément en réciprocité de sa part? Redressé contre son coude, le poing serré retenant son menton, il laissait balader deux phalanges contre le visage délicieux de celle qui était désormais son autre moitié, la pièce du puzzle inachevé de sa vie amoureuse, son autre lui, celle qu'il comprenait sans avoir à échanger de longues phrases avec elle. Combien de temps avait-il espéré rencontrer une femme telle que Lola? Il ne s'y attendait plus mais pourtant, lorsque son regard avait croisé les traits fins de cette louve en sommeil, quelque chose avait jailli en lui, une évidence si flagrante qu'il avait préféré la taire un long moment, de longues heures et jours, afin de garder son cœur intact s'il n'avait s'agit là que d'une simple attirance physique. Il avait redouté la blesser alors qu'elle désirait autre chose qu'une aventure et que lui ne savait pas du tout comment interpréter les sentiments nouveaux, encore jamais ressentis, qui naissaient dans son cœur et tentaient de prendre le dessus sur sa tête. Cette chose avait été plus forte que leurs convictions, plus puissante que les barrières solides qu'ils avaient érigé entre eux, sans se concerter, afin de ne pas se brûler à l'incendie des émotions qu'ils pensaient connaître autrefois alors qu'ici, entre eux, ce feu était bien au delà de ce qu'ils pouvaient imaginer. Un fin sourire naquit aux coins des lèvres de Mason lorsqu'elle imita sa position et que son index fila contre sa mâchoire, rencontrant furtivement sa bouche qui lui offrit un baiser.

"Okay, mais j’ai besoin d’un bureau parce que je travaille souvent tard, et un lit à l’intérieur pour toutes les soirées où tu me chasseras de ton lit car mon caractère s’insupportera. Parce que dormir avec Lucas et se prendre des coups de pieds ce n’est pas génial." Son rire lui en intima un, Lola se laissa aller à un baiser innocent, pourtant teinté d'amour, et se blottit entre les bras qu'il ouvrait à sa seule intention. "Défis relevé, si tu le souhaite tu pourras travailler dans le bureau de mon frère, cette pièce est devenue déserte depuis sa mort et celle de Carole, fais la revivre à ta tournure." Dit-il, le menton posé contre son front et le regard logé au plafond. Le cœur de Lola battait sereinement mais le chemin plus rapide du sang dans ses veines intimait à Lockwood que son esprit la tiraillait encore, il y avait de quoi à vrai dire, on lui avait dissimulé énormément de chose et ce depuis son enfance, pour son bien oui, mais après le spectacle de la veille, il était tout à fait normal qu'elle soit songeuse et en quête de réponses franches. "La seringue que je t’ai injecté… Son odeur, sa couleur… ça m’est familier…" L'aconit, sa famille connaissait elle aussi la plante qu'on nommait aussi "tue loup". "C'est de l'aconit, un ennemi naturel des loups-garous, lorsqu'on la touche elle brûle et ingérée elle affaiblit le sujet... Ce n'est vraiment pas agréable, même très douloureux mais c'est la seule chose qui parait fonctionner pour éviter des drames lorsque la pleine lune se pointe." Répondit-il, l'index caressant l'épaule de la jeune femme lovée dans ses bras. " Mon père… ma mère lui injecte les mêmes depuis… je l’ai toujours vu le faire en faite. Il prétendait souffrir d’arthrose durant toute une journée et le soir venu il s’enfermait dans son atelier, nous avec l’interdiction d’y pénétrer… Par moment, souvent quand il se met en rogne contre moi, ou lorsqu’il dévore ma mère du regard, il possède cette même couleur dans tes yeux…  Ça veut dire que c’est un loup ?" Mason fixa les yeux qu'elle reportait sur lui et lâcha un rictus. "J'ai bien regardé ton père Lola et il à genre.... hum trente ans d'expérience derrière lui? j'ai pas vraiment envie qu'il m'égorge si je lâche un morceau qu'il n'a jamais voulu te filer si tu vois c'que je veux dire, alors ma belle..." Reprit-il en s'asseyant le drap contre son ventre et les coudes rejoignant ses genoux pliés. "Garde ça pour toi, comme quand t'étais gamine et que tu savais parfaitement ce que contenait le cadeau que tu allais recevoir mais que tu prenais l'air surprise en le déballant, okay?" Il sourit et embrassa le front de la jeune femme. "C’est génétique ? Ça se transmet entre membre d’une même famille ? Mes sœurs, Lucas, moi ? Jamais ça m’est arrivé… pourtant je suis plus vieille que toi." Reprit-elle en une moue qui le faisait fondre comme neige au soleil alors qu'il se relevait et ouvrait l'armoire face à lui, enfila un boxer puis un jean. Mason sourit de coin, soupira et arqua les sourcils pour la toiser alors qu'elle prenait la précédente position qu'il avait adopté. Mains sur les genoux, le menton délicat de Marquez les épousait avec douceur, son minois était à croquer ainsi. "Est-ce que c’est pour ça qu’il est toujours derrière mon dos ? Lui et toi semblez attaché au fait que je porte vos bijoux pourquoi ?"

Lockwood se gratta l'arrière du crâne et soupira en un sourire, elle ne capitulerait pas si facilement, mais imaginer un bref instant qu'elle puisse activé la malédiction lui laissa un gout morbide en bouche.Il ravala rapidement cette pensée sombre et repris son ton amusé, ainsi les réponses seraient plus douces même s'il n'y avait rien de sympa là dedans. "Oh oui tu es vieille, deux ans de plus mon dieu ça fait de toi une couguar..."Sourit-il avant de recevoir un oreiller qu'il attrapa en un simple réflex. "Tu n'es pas active Lola, ton gêne dort et c'est bien mieux comme ça... Ton père t'a rien dit uniquement pour te protéger, sans savoir comment on l'active on craint pas de le faire à tout moment." Il lui servit un clin d’œil après avoir boutonné les trois pressions d'une chemise blanche qu'il laissa retomber sur son jean. Il ne lui en dirait pas d'avantage sur l'activation, pas maintenant, ne pas le savoir la protégeait en revanche le sujet vampire brulait les lèvres superbes de la journaliste sans savoir que d'autres créatures, plus dangereuses et ce en permanence, existaient elles aussi. "T'es vulnérable sans le gêne actif, une humaine ordinaire avec un truc en plus mais une humaine et, ces bijoux, Dit-il, lui tendant la main pour qu'elle se relève tandis que ses doigts effleuraient les lanières de cuir à son poignet. "contiennent une plante, de la veine de vénus plus communément appelée verveine, elle empêche nos ennemis naturels de manipuler le libre arbitre des humains ordinaires mais aussi des loups en sommeil..." Avant qu'elle n'ouvre la bouche, il la fit taire en un baiser langoureux et sensuel au possible pour rouvrir un regard luisant dans le sien. "Ingéré c'est encore plus efficace et ça les empêche de mordre... Je sais que tu as la réponse, je pourrai te la confirmer mais j'ai déjà suffisamment fait exploser ton monde pour le moment." Murmura-t-il sérieux comme jamais. Mason passa la langue sur ses propres lèvres et considéra l'horloge non loin d'eux avant de quitter le corps de Lola qui devrait se revêtir pour ne pas choquer le petit qui, dans deux minutes, d'après ce qu'il entendait sans qu'elle ne puisse le soupçonner, allait passer la porte d'entrée. "Tu devrais t'habiller Lolita." Informa Lockwood en passant le seuil dans un pourquoi qui ne le fit pas se tourner vers elle mais simplement lui indiquer qu'elle devait prêter l'oreille et, subitement, "Moman zuis revenu!" La porte fit écho sur les pas de Lucas et de Camille. "Pour ça." Dit-il en un sourire à faire craquer plus d'une fille. Amusé, il lui embrassa le cou lorsqu'elle vint fermer le battant et rejoignit le salon afin d'éviter au gamin de rejoindre sa mère.

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Full Moon [Lola] Jeu 7 Nov - 23:00

L’aconit, ce fameux produit qu’elle avait toujours pris pour un médicament était donc une simple plante. Une façon de pouvoir mettre à terre un loup lorsqu’il vous attaquait, bien qu’elle semblait bruler la peau lorsqu’un loup même sous forme humaine l’effleurait. Lola buvait ses paroles et enregistrait le moindre détail dans son esprit afin de ne rien oublier. Elle découvrait un monde auquel elle n’aurait jamais songé, encore moins le fait qu’il soit si proche d’elle. Son père, cet homme fabuleux qu’elle avait toujours mis sur un piédestal en était un, elle en était désormais sur, et Mason lui apportait la confirmation. Un instant son cœur se serra, elle imaginait parfaitement les traits de son père se déformer sous la douleur qu’il subissait depuis plus d’une trentaine d’années. Comment avait il réussit à lui cacher ce fardeau si longtemps, sans qu’elle s’en aperçoive. Il n’y avait pas à en douter, il était rusé, d’ailleurs il l’avait toujours été. La famille Marquez trimballait avec elle, un lourd secret que Lola ne pouvait pas se permettre de dévoiler sans mettre la vie de son géniteur en péril. Elle avait confiance en Mason, mais elle avait fait la promesse à celui qu’elle idolâtrerait jusqu’à la fin de ses jours, de ne jamais en parler. Violette était une personne digne de confiance, et jamais elle ne pourrait trahir une promesse aussi lourde de conséquence. Tiraillée entre l’envie de lui dévoiler et le simple fait de décevoir celui qui avait toujours été là pour elle, et qui le serait jusqu’à ce que sa dernière heure sonne, elle préféra se taire. Un jour, quand Nero ou Gemma sentiront une confiance assez grande en cet homme fabuleux auquel elle venait de s’imprégner, la vérité éclatera, et elle en était sure Mason comprendra parfaitement la raison de son silence, et de ses mensonges sur son existence. Assise dans le lit en scrutant la perfection sur terre, Lola riva ses coudes à ses genoux pour apposer sa tête dans ses paumes. Elle s’interrogeait sur le fait qu’elle puisse être comme lui, mais ne comprenait clairement pas pourquoi elle ne subissait pas les horreurs de deux des trois hommes de sa vie.

"Oh oui tu es vieille, deux ans de plus mon dieu ça fait de toi une couguar..."

Lola entrouvrit la bouche et attrapa le premier oreiller qu’elle lui lança sans succès. Elle pencha la tête sur le côté en un sourire ravissant.

"Tu n'es pas active Lola, ton gêne dort et c'est bien mieux comme ça... Ton père t'as rien dit uniquement pour te protéger, sans savoir comment on l'active on craint pas de le faire à tout moment."

- En somme ce que t’essaie de me dire, c’est « Lola cherche pas je dirais rien » ?

"T'es vulnérable sans le gêne actif, une humaine ordinaire avec un truc en plus mais une humaine et, ces bijoux contiennent une plante, de la veine de vénus plus communément appelée verveine, elle empêche nos ennemis naturels de manipuler le libre arbitre des humains ordinaires mais aussi des loups en sommeil..."

Debout devant lui, Lola ouvrit grand la bouche, comme obtenant une réponse quant à beaucoup de chose s’étant déroulé dans sa vie. Elle n’eut l’opportunité de prononcer le moindre mot que son loup saisissait déjà ses lèvres entres les siennes. Rien que ça réussit à la mettre dans un autre état que l’euphorie des découvertes qu’elle faisait. Ses doigts glissèrent le long de ses bras pour se stopper sur sa taille.

"Ingéré c'est encore plus efficace et ça les empêche de mordre... Je sais que tu as la réponse, je pourrai te la confirmer mais j'ai déjà suffisamment fait exploser ton monde pour le moment."

Beaucoup de choses s’assemblaient, des questions trouvaient leurs réponses. Les morsures sur son poignet, celle à son cou, n’étaient pas du à un serpent, mais bien à cette créature dont la théorie qu’elle avait trouvé farfelue prenait tout son sens. Les vampires existaient donc, ils étaient les ennemis des loups, voila pourquoi Mason semblait si en colère lorsqu’il les avait accueillit sur le pas de sa porte. Il détestait ces être surnaturels, tout autant qu’ils l’aient mordu. Et soudain les traits de Salvatore se figèrent dans son esprit ! Il l’avait mordu ! Et avait joué de son hypnose pour lui mentir ! Elle se sentait idiote durant un long moment surtout de l’avoir laissé seul avec son fils durant quelques instants ! Elle se maudissait d’avoir pu mettre en danger son fils, bien qu’elle ignorait totalement l’existence de ces choses. Puis le fait que Lucas ait eu si peur de lui, ne lui accorde aucune grâce à ses yeux, ni même un sourire, lui péta au visage. Etait ce du à un mauvais feeling ? Ou tout simplement son fils avait le gêne tout comme elle ? Elle chassa rapidement ses questions de sa tête quand la voix de Mason résonna lui demandant de s’habiller. Elle arqua un sourcil, son regard l’interrogeant quant à sa demande.

"Moman zuis revenu!"

"Pour ça."

Lola hocha de la tête en un sourire avant de regarder cet homme qui était désormais sien dans son cœur le rejoindre. Elle attrapa une jupe noir, et une chemise blanche qu’elle enfila rapidement, restant pied nu et lâchant ses cheveux dans l’escalier. Entendant déjà son fils conter les exploits de sa journée, avant qu’elle ne pose ses yeux sur un bandage avant d’être interpelé par Camille qui attendait Lola devant la porte.

- Lola, avant de partir je voulais vous dire que j’ai donné l’adresse à deux personnes qui voulaient vous voir. Visiblement Lucas les connait bien, j’espère ne pas avoir fait de bêtises.

Violette la rassura avant de la payer pour la semaine de garde qu’elle venait d’effectuer avant de rejoindre son petit homme qui ne cessait plus de parler, prenant juste la peine de lui faire un rapide calin avant de retourner vers Mason. Lola encra son épaule à l’encadrement croisant des bras en faisant une petite moue. C’était bien la première fois qu’il la négligeait autant. Un sourire fini par se river sur ses traits regardant ce parfait tableau qu’elle n’avait jamais vraiment pu contempler. Mason s’intéressait à lui, lui donnait l’impression d’être un mini héro, il aurait été un père parfait. Ce fut l’écho des voix arrivant près d’elle qui la tirèrent de son nuage.

- Ma ptite louve ! T’as super bon gout… Gemma sa mère !

Elle tendit sa main vers Mason après avoir câliné sa fille, lui accordant un sourire parfait et chaleureux, avant de voir son petit fils se river à ses bras. Lola était surprise de voir sa famille débarquer ainsi, surtout en songeant à la nuit que venait de passer son père. Sa mère était la femme parfait à ses yeux, toujours joyeuse, sortant les griffes quand on touchait à un membre de sa famille, et désormais Lola comprenait beaucoup de chose sur cette femme magnifique. Et le sens de ses mots prenait une véritable tournure. Son père s’était imprégné d’elle, tout comme eux venaient de l’être. Un instant elle fronça un sourcil, en voyant son père arrivé, arborant un visage fermé, et rivant sa main dans le bas de son dos pour lui déposer un baiser, et de la serrer contre lui. Quelque chose clochait elle en était sure, mais pour l’instant elle était incapable de dire quoi. Elle riva son regard au sien, cherchant à déceler un indice, il se contenta de river son front au sien, en tenant sa main qu’elle avait déposé près de son cœur. Puis il se tourna vers Mason et lui tendit la main, en lui octroyant un regard lourd quand à ce qui se passait véritablement.

- Je ne pensais pas vous voir ici.

- On te dérange ?

Nero changea subitement d’attitude, et Lola comprenait qu’il se passait quelque chose pour qu’il soit aussi froid et dure envers elle. Comme d’ordinaire, Lola chercha à se défendre et les mots commencèrent à fuser devant une Gemma qui les regardait tour à tour, sommant d’un regard à Mason de ne pas intervenir. Lucas trop occupé avec ses jouets ne faisait même pas attention aux cris qui sonnaient autour de lui, comme si c’était normal. Gemma croisa ses mains sur sa poitrine, commençant à taper du pied, alors que le père et sa fille se bouffait le nez sans véritable raison. Nero était à cran du à une peur qui le terrassait. Gemma remarqua immédiatement la lueur étrange qui émanait des yeux de son enfant et de son mari avant d’avoir un sourire à l’attention de Mason. Genre « J’ai compris ».

- Violette Marquez et Nero Padilla ça SUFFIT !! Ou je vous arrache la langue à tout les deux !

Dit elle en posant ses mains sur ses hanches alors que tout deux se taisaient. Nero riva son regard à sa femme qui venait de faire éclater une bombe familiale. Gemma pencha la tête sur le coté posant ses mains à plat sur son buste, un regard doux à son attention.

- Nero, elle a comprit… Tu savais qu’elle le découvrirait tôt ou tard à son contact. Même si il n’a rien dit, tu connais ta fille… Tu sais ce qu’il te reste à faire.

Nero poussa un long soupir fermant les yeux en posant le front contre celui de son épouse, avant d’attraper sa fille par la main pour la trainer avec lui dehors. Le secret de Frank allait lui éclater au visage comme de la neige poudreuse, tout comme son gêne de loup. Néanmoins son père aussi futé que l’était celui qui devenait l’un des leurs, gardera jalousement la façon dont Violette pourrait l’activer afin de lui éviter tous problème. Gemma quant à elle resta en présence de Lucas qui faisait sa vie et de Mason à qui elle intima du regard de s’assoir.

- A nous deux le loup garou !

Gemma n’était pas idiote, elle avait parfaitement conscience que Mason avait noté la différence de nom. Ainsi elle n’avait plus le choix que de le mettre dans la confidence. Nero lui ayant indiqué qu’il s’éprenait de Lola, une confiance immédiate s’installa en elle. Nero et Gemma avaient vécu en France durant quelques années, c’était d’ailleurs dans ce fabuleux pays qu’ils s’étaient rencontrés. Son père n’avait pas de bonnes fréquentations, ayant rejoint le gang de motard le plus connu au monde, les magouilles, les secrets, les crimes en tout genre bien qu’il n’était pas porté de sa main à l’époque, étaient leur quotidien. Un jour lors d’une descente de police, Nero avait protégé un jeune officier de police arborant tout juste la majorité française, qui lui avait d’instinct rappelé son défunt petit frère décédé d’une maladie rarissime, en tuant l’un des membres de son club. C’était ainsi que la malédiction l’emprisonna à tout jamais. Pour son geste déloyal envers son gang, la tête de Nero et Gemma fut accroché en tête de liste de leur ancienne famille. Obligé de fuir, Nero pris la lourde décision de témoigner contre l’une des têtes pensantes de son club, bénéficiant de la protection des témoins. Quand le jugement fut prononcé, Nero et Gemma furent envoyé aux Etat Unis avec un tout nouveau nom de famille « Marquez », fuyant tous les contés où le club était installé pour rejoindre la Nouvelle Orléans. Dans ce nouveau pays, personne ne connaissaient leur visage, et c’est ainsi que Nero créa son entreprise d’horlogerie et fonda sa famille, dont seule Lola hérita du gène. Mais aujourd’hui ils étaient dans l’obligation de quitter leur maison pour la sureté de leur famille. C’est en courant que Lola retrouva le salon, où elle tourna le corps de son petit garçon pour défaire avec délicatesse son pansement, remarquant les mêmes traces de morsures. Son cœur s’emballa et une larme coula sur sa joue alors qu’elle le serrait dans ses bras. Les parents de Lola se décomposèrent s’échangeant un regard.

- Pieur pas moman je suis tombé du tourniquet, zai pas bobo.

- Poussin il est où le bracelet que Mason t’as offert, tu le quittes jamais d’habitude.

- La maitresse m’a demandé de l’ôter pour zouer dans l’eau, on faisait des châteaux de zable, elle l’a mis dans mon cartable.

Violette serra fort son petit garçon contre elle avant de lever son regard dans celui de Mason, son père se frottait les yeux poussant un long soupir comme pour contenir une colère qui le possédait. Gemma alors que Lulu tentait de rassurer Lola sur sa blessure, décida de le prendre avec elle, pour le faire gouter et surtout laisser Nero parler de chose qu’il ne devait pas entendre sans quoi, des cauchemars le prendrait.

- Où nous vivons, les loups n’ont pas leur place. Un vampire du nom de Marcel a prit le contrôle de la ville, tuant tous ceux de notre espèce par prudence. Nous sommes encore quelque uns à nous terrer dans nos foyers. Mais aujourd’hui, on a du déserter la maison… Frank a téléphoné ce matin, menaçant de nous dénoncer à Marcel, si Lola et Lucas ne revenaient pas avec lui. J’ai refusé et nous avons quitté la ville aussitôt. Il a toujours su ce que l’on était, pour l’avoir été avant de devenir cette saloperie. Ses dernières paroles ont fait référence à une surprise pour nous et surtout toi. Lucas ne doit être qu’une mise en garde, je ne sais pas ce qu’il manigance mais il ne s’arrêtera pas là. Mais le connaissant, il va se tapir dans l’ombre un bon moment avant de frapper à nouveau. Lola est la dernière fille qu’il me reste, et ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’elle quitte ce monde avant moi… On doit le supprimer au plus vite.

Lola était encore agenouillée au sol, tremblante comme jamais, enregistrant le moindre mot qui sortaient de la bouche de son père. Frank était un loup tout comme elle, Lucas n'avait pas du passer entre les mailles du filet




-Regina Q. Mills-

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Full Moon [Lola]

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