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You and I. With Alaric Saltzman

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MessageSujet: You and I. With Alaric Saltzman Ven 8 Nov - 14:48



You and I


I'm not a stranger, no i am yours...
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La pénombre englobait la chambre, les doubles rideaux étaient tirés sur la fenêtre donnant sur la rue mais pourtant la lueur de cette fin de matinée fit battre les cils de la blonde endormie depuis la veille. Comme chaque matins depuis son retour, Jenna se sentit vivante un court instant jusqu'à ce que l'absence de pulsation dans sa poitrine la ramène indéniablement à la strict vérité, non plus humaine mais morte et pourtant capable de se mouvoir, de toucher, d'être vue et entendue par l'entourage qu'elle avait ici sur une terre qu'elle n'imaginait plus revoir lorsqu'une arme de bois lui avait transpercé le cœur deux ans plus tôt. Comme chaque matin, Sommers se redressa d'un bond dans les draps, inspirant bruyamment une goulée d'oxygène futile comme pour se persuader qu'elle ne sortait pas d'un cauchemar désagréable, ses poumons s'emplissaient mais pourtant son cœur ne revenait pas à lui et la rappelait à la morbide réalité. Assise contre la tête du lit, ses paumes épousèrent son visage et elle les fit glisser dans ses longs cheveux blonds, la gorge déjà nouée de devoir survivre encore sans pouvoir mettre un pied dehors. Les vampires, les loups, les sorcières et autres créatures, tout cela lui fut révélé avant qu'elle ne laisse la vie pour un Originel dont elle ne soupçonnait guère l'existence autrefois, elle avait payé de sa vie afin de satisfaire la soif de pouvoir d'un être surnaturel et désormais elle n'était que l'ombre d'elle même chaque jour qu'un dieu, en lequel elle avait peut-être eu foi un jour, désormais inexistant, faisait se lever sur la ville. Sans grande surprise, elle maintint ses tempes un long moment avant de basculer ses jambes nues hors des draps, ses pieds foulèrent le sol moelleux, vivante mais éteinte, elle ne savourait même plus les banalités quotidiennes, préférant se battre continuellement sous ce flot d'émotions intenses qui l'envahissait à l'en faire rire ou pleurer comme jamais sans aucune raison apparente. La jeune vampire alluma le chevet près de l'armoire et contempla son reflet sur le miroir de celle-ci, parfaite, plus une aspérité humaine sur les traits, plus une cicatrice, en tout point parfaite mais pourtant si froide, un soupir quitta sa gorge après qu'elle eut dégluti pour faire glisser une main contre sa joue rosée, jamais plus elle ne serait la même, jamais plus elle n'aurait cette innocence et naïveté qui faisait d'elle une fille à part entière, peut-être vulnérable mais si vivante... Clignant des yeux, la jeune femme ouvrit la commode et se saisit de vêtements dont elle ne choisissait plus les coloris comme jadis, elle se contentait de se vêtir car il le fallait, personne ne la voyait hormis Jeremy, lorsqu'il ne passait pas son temps ailleurs, et Elena, elle, avait posé bagages chez les Salvatore et ne donnait plus de nouvelles depuis près d'un mois.

Ce fut seule, après une douche et un passage rapide devant le miroir afin de se coiffer, que Jenna retourna dans cette prison confortable. Elle tira légèrement le rideau et passa la main sous le faisceau de lumière qui s'offrait à elle comme pour s'assurer d'une évidence qu'elle savait pourtant inchangée depuis la veille. Son épiderme brûla et fuma avant qu'elle ne referme cette persienne de fortune en un gémissement étouffé entre ses dents. De longues heures durant elle contempla un cadre disposé sur l'un des meubles, cette photographie lui tiraillait l'âme au point de faire naître un océan de larmes dans son regard vert, Ric était celui qui avait changé sa vie d'humaine, celui qui lui avait intimé amour et bienveillance et il avait quitté ce monde alors qu'elle l'avait fait depuis plus de deux ans déjà lorsque la vie de cet homme au regard tendre lui fut ôtée. Il n'avait pas refait surface dans son existence après la chute de ce qu'Elena et Jeremy nommaient le voile, n'avait-il rien qui le retenait ici, même pas Meredith qu'il semblait aimer avant de mourir? Assise sur le bout du lit, la belle ramena les genoux contre sa poitrine, se concentrant sur la rugosité du jean sombre qu'elle portait pour tenter, en vain, de faire cesser la tristesse déchirante qui la rongeait avec hardeur. Elle n'avait plus d'appui, plus de repère et uniquement les sentiments exacerbés constituaient son univers, ça et la soif de sang qu'elle ressentit subitement en fin de journée lorsque le soleil mourut derrière les rideaux. Elle passa donc le revers de sa main sur ses joues, gommant les pleurs ainsi que la sensation macabre qui s'emparait d'elle depuis la matinée, ne subsistait plus que cette nouvelle envie qui remplaçait l'autre et ce n'était que ça jour après jour.

Jenna descendit enfin, lissant les pans de son chemisier de madras bleu ciel, comme une habitude ancienne qu'elle n'avait pas perdu, puis s'infiltra dans la cuisine. Le frigo contenait des poches de sang, ces choses qu'autrefois elle ne pouvait voir sans ressentir une légère nausée en bouche, désormais lui faisaient envie comme s'il s'agissait des fameux nachos aux fromages qu'elle dévorait seule devant un navet. Sa gorge la brulait, et tandis qu'elle considérait le pourpre sous vide, les vaisseaux monstrueux s'invitèrent sous son regard habituellement si doux. Sans attendre, elle empoigna l'une des poches et tira sur l'ouverture qu'elle posa à ses lèvres. Le fluide soulageait sa gorge, s'infiltrait en elle à une vitesse hallucinante, noyait ses organes et la rendait accroc à ce nectar vitale qui pouvait la rendre folle lorsqu'elle sentait son odeur chaude auprès d'un humain. Elle n'avait encore jamais tué, préférant se terrer entre les murs de cette maison et ne pas sortir, même la nuit, afin de préserver les gens dont elle faisait parti quelques années plus tôt. La gourde se vidait au fil des aspirations apaisantes que donnaient ses lèvres puis, un bruit la fit se tourner vers le salon et cesser de se nourrir. Sommers entrouvrit les lèvres et effaça le filet écarlate contre celles-ci, elle voulait tout sauf apparaitre ainsi aux yeux de son neveu, il ne l'avait encore jamais contemplait sous ce masque de créature et, elle avança lentement vers la pièce d'où lui était parvenu ce bruissement et son visage reprit allure humaine. Jeremy? Héla-t-elle, attentive aux moindres sons, des tas de vampires et créatures étaient déjà entrées ici, ce nouvel arrivant pouvait donc être hostile ou non, ainsi, alors qu'elle frôlait le plan de travail de sa main libre, ses doigts rencontrèrent la garde d'un couteau qu'elle serra à s'en faire blanchir les phalanges. Jeremy si c'est toi dis le moi, j'sais pas racle toi a gorge si tu n'veux pas me parler mais évite de m'faire peur compris? Subitement, ledit raclement parvint sans son dos, Jenna fit volte face et la poche ainsi que la lame, quittèrent ses mains et le sang macula le parquet sous ses bottes. Il était là, face à elle, le regard aussi tendre qu'elle lui connaissait, deux ans les avaient séparé, deux années, la mort et pourtant il était revenu et se tenait devant elle à lui en faire jaillir un flot d'émotions puissantes au creux du ventre. Ric... Souffla-t-elle, incapable de bouger, comme paralysée par l'unique présence de l'homme pour qui son amour ne s'était jamais éteint.




Dernière édition par Jenna Sommers le Ven 8 Nov - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You and I. With Alaric Saltzman Ven 8 Nov - 17:41



You and I


That's where you'll find me
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Assis à une table, je contemplais ces gens riants, heureux, ou tout simplement frustré pour des futilités qui n’en étaient pas à leurs yeux. M’octroyant un moment de plénitude, loin de mon but, celui que je poursuivais depuis ma mort. Caroline et Bonnie se trouvaient là, installée à potasser leurs histoires amoureuses tandis qu’un sourire naissait sur mon visage. Puis Damon avait fait son entré, fidèle à lui-même, il s’était assis au comptoir, comme nous le faisions d’ordinaire, commandant le même verre qu’il descendit d’une traite. J’avais remarqué cette place vide à ces côtés, celle qui était autrefois mienne et où je m’asseyais parfois, essayant de lui faire ressentir ma présence alors qu’il balbutiait des mots à lui dans sa barbe inexistante. Mais aujourd’hui je ne bougeais pas, je les contemplais, heureux de voir que mon décès n’était plus que très loin derrière eux. Je ne voulais pas qu’ils me pleurent, je voulais qu’ils continuent de vivre, qu’ils savourent chacun de ces moments de bonheur, de tristesse et dilemme comme je l’avais fais, et comme j’aimerais le refaire. La soif ne m’habitait plus depuis de nombreux mois, mais une autre soif m’envahissait. Je la cherchais, elle, cette sublime femme qui avait fait naitre des battements de mon cœur ayant cessé après Isobel. Son sourire, le pétillement de ses yeux, la douceur de ses cheveux, l’odeur de son corps, Jenna me manquait. Mon plus grand regret était de ne pas avoir été présent lors de ses derniers instants en ce monde, j’aurais tout donné pour pouvoir lui dire une dernière fois combien je l’aimais, combien elle était précieuse à mon cœur. Mais Bonnie en avait décidé autrement, m’enfermant dans cette maison, où je sentais juste son cœur lui être arraché. Quand j’ai compris que j’étais mort, je n’étais pas triste, bien sur mon cœur se serra en voyant mes amis me pleurer, ceux que je considérais comme ma famille, mais ils étaient fort, ils me le devaient, pour que je puisse partir tranquille. Et pourtant, aucune lumière ne s’était présentée à moi, mon âme était en peine, et c’était la raison pour laquelle je ne rejoindrais pas le paradis sans elle. Les rues n’avaient plus le même gout qu’autrefois, mes pas foulaient le bitume, la cherchant dans les moindres recoins. L’image de son visage me boostait, je ne partirais pas sans elle, sans celle que j’aime. Avait-elle rejoint cet endroit prisé par toutes les âmes ? Avait-elle quitté Mystic afin de voir d’autres visages que ceux de Jeremy, Elena ? Je ne le savais pas, mais prendre le risque de quitter cette bourgade m’était impensable. Un rictus se logea sur mon visage quand j’entendis une histoire conté par la petite Forbes. « Je vous sers quoi ? », cette phrase anodine traversait mes oreilles sans que j’y prête garde. Elle fut répétée une nouvelle fois avant que je tourne mon visage vers ce jeune homme souriant. Fronçant d’un sourcil, mon visage blêmit, alors que ma main ressentait enfin le bois de la table.


- Vous me voyez ?

Le jeune homme sembla surpris par ma question et je lui souris, prétextant une excuse pour qu’il ne me pose aucune question. Je ne commandai rien, et quitta les lieux aussi vite qu’il me fut possible de le faire, afin que personne ne me voit. Je sentais le soleil léché ma peau, mais aucune brulure ne venait s’éprendre d’elle, mon lapis se chargeait du reste. Je sentais à nouveau l’air remplir mes poumons, les gens m’évitaient en passant, certains m’accordant un sourire, alors que le mien s’agrandissait. Le voile venait de se lever, toutes les âmes en peines comme moi, reprenaient leur place sur terre. Mes pensées se tournèrent rapidement vers elle, et je partis en direction de son domicile. Le dos collé à un arbre, les passants ne faisant plus attention à moi, j’attendais, j’espérais, je priais un dieu qui m’avait abandonné, juste pour revoir son visage une seconde. La journée passait au ralentit, et ce fut quand le nuit tomba que je la vis passer le seuil de la porte. Belle comme au premier jour, mais cette lueur que j’appréciais avait disparu de son regard. C’est ce qui me força à me tapir dans l’ombre, à ne pas me manifester. Son monde s’était ébranlé et j’en étais responsable. Tous ses mensonges que j’avais du formuler pour la préserver, lui avaient été fatale. Si seulement j’avais pu tout lui conter afin de lui éviter bien des erreurs, aujourd’hui elle me tiendrait la main, m’offrirait son sourire, son cœur. Je réalisais que je n’en étais plus digne. Je l’avais quelque peu trahi, même si mes intentions étaient légitimes, elles avaient couru à sa perte, et je ne pourrais jamais me le pardonner. Je reculai d’un pas, une larme fondant sur mon visage, je devais partir. La laisser tranquille, reprendre le cours d’une existence qui ne serait plus jamais pareille. Je devais lui rendre sa liberté. De nombreux jours passèrent, et je restais planté devant cette maison, luttant contre cette soif qui m’empêchait de l’apercevoir, prêtant l’oreille à ses rires, sourires, et pleurs qui m’arrachaient une partie de moi-même. Quand la nuit tombait elle apparaissait telle une déesse, profitant de ces moments où le soleil ne brulait pas sa peau pour se sustenter de la ville. Je la suivais de loin, mis d’où j’étais je sentais son odeur qui m’englobait. J’essayais de m’en détacher, afin de tourner la page, rester loin d’elle était la plus belle preuve d’amour que je pouvais lui offrir. Celle d’une existence loin de toutes mes erreurs, et bon sang j’ai avais commise. Durant ces six mois, je n’ai fais que l’observer, approcher de loin ceux que j’aimais sans jamais me manifester. Les regardant continuer une vie où je n’apparaissais plus. Ils étaient heureux pour la plupart, ils n’avaient pas besoin de moi, pas besoin d’un vampire de plus à leurs côtés.

Ce soir là, la ville était en fête, des déguisements affluaient les rues, les rires des enfants ravivaient les âmes en peine comme la mienne. Les lumières voguaient après les branches des arbres, sur les façades des maisons, et moi j’étais juste éteint. Je devais quitter cette ville, m’éloigner d’eux pour ne jamais me faire voir. Je venais simplement dire au revoir à ma façon. Voulant imprimer une dernière fois son regard à tout jamais, comme un souvenir cuisant qui me brulerait jusqu’à ce que la mort ne me fauche à nouveau. Elle serait longue à attendre, mais c’était ma punition pour avoir briser sa vie. Vêtu d’un jeans noir, d’une chemise bleu nuit, les mains glisser en poche j’allais tourner les talons que le bruit de ses pleurs me fendirent l’âme à nouveau. Jenna était triste, ne semblait plus avoir aucun gout à la vie, touchant du bout des doigts un objet dans ma poche, mon regard se riva à la porte d’entrée. Lui déposer sur un coin de meuble était aisé par ma nature, elle n’aurait pas à revoir mon visage. Quelques lignes étaient inscrites sur un morceau de papier, tout ce que je n’avais pas pu lui dire. Ce bijou, lui permettrait de reprendre sa vie, de côtoyer les gens, embrasser la lumière solaire, reprendre un quotidien qui lui avait été arraché. D’un pas vif je traversais la rue pour me retrouver devant sa porte, l’odeur du sang aiguisa mes sens, mais son odeur reporta sur celle-ci. Entrant sans un bruit, je me dirigeais vers le salon, jusqu’à voir son visage parfait, reculant mon pied heurta un meuble et le bruit la fit sortir de ses pensées. Rapidement je me cachai.

Jeremy?

Le son de sa voix tintait comme un délice dont je n’étais plus méritant. Fermant les yeux et serrant de la mâchoire, mon esprit me donnait un autre son de cloche que mon cœur.


Jeremy si c'est toi dis le moi, j'sais pas racle toi a gorge si tu n'veux pas me parler mais évite de m'faire peur compris?


Un sourire s’éprit de mes lèvres et avec rapidité je me logeais derrière elle dicté par mon cœur, j’aurais du partir... Serrant les dents, la voir de si près m’étais douloureux, tout comme son odeur qui s’infiltrait dans mes narines. Mes poings se serraient je devais partir, je n’avais aucun droit d’être ici à la contempler, sa vie ne serait que plus belle sans moi, mais mon cœur me sommait de ne pas le faire. Alors… autant lui dire au revoir de vive voix, plutôt que de laisser de simples mots sur un morceau de papier. Ma gorge se racla et elle fit volte face laissant tout échapper de ses mains. Un sourire en coin, mes yeux la regardèrent avec tendresse.


Ric...


- Bonsoir Jenna..

Je me penchai pour ramasser le couteau et la poche de sang, glissant la lame dans son étui, avant que mon regard ne se porte sur elle, si magnifique, si douce et pourtant pleine de triste. Une dernière soirée, juste une, et ensuite je partirais.


- Excuse moi, je ne voulais pas te faire peur... J’aurais peut être du sonner.

Dis je avec un sourire en coin, avant de prendre un chiffon pour ramasser ce sang avant qu’il ne tache le sol, quand ce fut terminé, je passa mes mains sous l’eau, avant de glisser mes mains en poche.


- Tu n’as pas revêtu de déguisement cette année ?

Mon cœur me criait de me mettre à table, mais les adieux ne seraient que plus douloureux. Je me devais de lui dire au revoir, mais pas comme ça, je voulais qu’elle conserve de bons souvenirs de moi, et non pas ceux d’un homme flanchant dont le cœur saignait continuellement de son absence.


- Il fait bon ce soir, ça te dis de venir te balader avec moi ? A moins que tu n’ai prévu quelque chose avec Jeremy et Elena auquel cas je comprendrais.
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MessageSujet: Re: You and I. With Alaric Saltzman Ven 8 Nov - 19:38



You and I


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Lui faire face était sans doute la dernière chose qu'elle aurait pu imaginer pour cette nuit de solitude pointant le bout de son nez. Son bonsoir suivi de son prénom, le tout accompagné d'un sourire tendre et d'un regard tout aussi bienveillant, lui coupa le souffle dont elle n'avait pourtant nul besoin. Absente de longues minutes, elle le contempla de pieds en cape, cherchant à s'assurer, sans pour autant le toucher, qu'il fut bien réel et non pas le fruit de son imagination à vif ces dernières semaines. Ses yeux dénotaient le moindre de ses gestes avec une précision du détail hallucinante, une autre chevalière, que celle qu'elle lui connaissait, encerclait son annulaire, c'était la seule chose qu'elle trouva différente chez lui, ce seul point matériel alors qu'elle aurait dû se raccrocher à l'absence de pulsations cardiaques dans sa poitrine. Il n'avait pas changé, était toujours aussi charmant, souriant et sa voix ne tremblait pas comme la sienne le ferait si elle venait à enfin ouvrir la bouche. Ils se toisaient l'un l'autre, jugeant leur nouvelle appartenance sans pour autant qu'elle ne le trouve moins humains, pour elle Alaric resterait toujours le même homme, celui qui l'avait appuyé à un tournant de sa vie alors qu'elle pensait tirer un trait de feutre rouge sur le mot amour. Ce fut l'odeur du sang qui imbibait le parquet et les semelles de ses bottes, lui remontant au nez, qui la fit reprendre conscience, Jenna secoua la tête et considéra le liquide, la poche percée et la lame à ses pieds, d'un naturel perfectionniste, la blonde se baissa alors que Ric imitait ce geste. Elle ramena une mèche de cheveux derrière son oreille et entrouvrit les lèvres lorsque ses prunelles fondirent dans les siennes alors qu'il se redressait et replaçait la lame dans le bois qui en contenait d'autres puis la poche vide sur le plan de travaille. Elle le scrutait sans jamais dire un mot, trop angoissée à l'idée de fondre en larme devant lui.

Excuse moi, je ne voulais pas te faire peur... J’aurais peut être du sonner. Cette remarque logea un sourire naissant sur les lèvres de Sommers qui se redressa en quête d'un linge pour se débarrasser du liquide qui prenait tant de plaisir à la torturer. J'avais peur que ce soit un Originel ou encore un truc bizarre avec des griffes ou des crocs... Dit-elle innocemment avant de croiser le regard amusé de celui qu'elle aimait encore malgré le temps de séparation, elle venait bêtement de pointer du doigt une caractéristique similaire chez eux et prit une moue désolée. Oh, pardon, excuse moi c'était pas mon intention de...  Alors qu'elle cherchait ses mots et surtout de garder la voix intact, Alaric fut le premier à éponger le sang avant de loger le linge dans le bac à déchets et de se passer les mains sous l'eau pour enfin les loger dans les poches de son jean.  Tu n’as pas revêtu de déguisement cette année ? Toujours aussi subjuguée, elle prit garde au coup de menton qu'il lui intimait pour désigner sa tenue et elle s'anima derechef. Je suis déguisée en vampire, ça se voit pas? Dit-elle en riant afin de ne pas pleurer. Ce semblant de joie combla ses organes et lui fit un bien immense, c'était la première fois depuis des mois qu'elle laissait son rire éclater entre les murs de cette maison. Il fait bon ce soir, ça te dis de venir te balader avec moi ? A moins que tu n’ai prévu quelque chose avec Jeremy et Elena auquel cas je comprendrai. Son rire cessa directement et ce fut le cœur enveloppé de chaleur qu'elle l'observa sans jamais quitter son regard. Non... Pestant subitement elle secoua les paumes devant elle comme pour lui éviter de comprendre ce qui n'était pourtant pas, oui elle désirait passer du temps avec lui, elle le voulait depuis tellement de temps et n'avait espéré que cela, qu'un bout jour il revienne de cet autre côté et rentre à nouveau dans sa vie, même si ce n'était que quelques heures, elle les savourerait comme aucunes autres. Je veux dire oui,.... oui c'est oui, le non c'était pour Jeremy et Elena, ils ont leur vie bien à eux et leur chère tante ne leur manque pas ce soir crois moi. Un sourire fin logé aux lèvres, Jena pinça ces dernières avant d'empoigner sa veste et son écharpe qu'elle entoura rapidement autour de son cou. Sans un mot, ils quittèrent le domicile qu'elle verrouilla, son neveu avait les clefs et savait qu'elle s'absentait parfois la nuit, uniquement pour prendre l'air mais, ce soir ci, elle n'irait pas à l'endroit qui avait l'habitude de l’accueillir, pour la simple et bonne raison que celui qu'elle pensait s'y trouver était auprès d'elle.

Les allées du quartier étaient bondées d'enfants déguisés pour l'occasion et le moindre battement de cœur lui faisait l'effet d'une bombe en pleine poitrine, la poche ne semblait pas suffire et c'était avec peine qu'elle tentait de garder sa contenance, se concentrant sur la présence d'Alaric qui marchait à son flanc. Pour éviter d'être tentée, que les vaisseaux se révèlent sous ses yeux verts alors qu'un petit monstre se frayait un chemin entre eux afin de rejoindre le porche d'une maison, Jenna replia les pans de sa veste contre sa poitrine et bloqua son souffle, pour le moment et ne sachant rien de l’attitude à adopter ou quoi faire pour lutter contre cette soif torturante, c'était la seule chose qu'elle avait trouvé efficace, ça et l'alcool qui noyait cette envie après plusieurs verres. Ce dernier point, elle n'en avait parlé à aucun membre de son entourage, c'était son problème pas le leur et elle ne s'y prêtait que très rarement, uniquement lorsque la brûlure devenait trop intense au point qu'elle aurait pu, si l'occasion s'était présentée, égorger le facteur à qui elle n'ouvrait plus depuis des semaines. Elle était perdue, incapable de faire face et si elle se laissait aller, elle deviendrait tel le monstre qui lui avait arraché la vie. Tandis qu'elle sentait le regard de Ric peser sur elle, elle haussa l'épaule et sourit brièvement, son unique présence la rassurait mais des zones d'ombres persistaient à l'ancrer dans la torpeur qu'elle subissait depuis la chute du voile, et lui en faisait désormais pleinement parti. Tu passais dans le coin, tu voulais t'assurer que je n'avais pas tué les voisins? Des tonnes de choses importantes noyaient son esprit mais elle préférait évoquer tout et n'importe quoi plutôt que le sujet qui lui brûlait les lèvres, Meredith, il devait être ici pour elle, pour poursuivre la relation qu'ils avaient entamé ensemble. Alors qu'il parlait, la jeune femme se figea au coin d'une rue, remarquant l'endroit où elle se trouvait. Le Mystic Grill, sa devanture, là où ils avaient échangé leurs premiers baisers, là où sa vie avait pris un tournant plus adulte et serein et où elle ignorait encore qu'elle n'avait plus que quelques mois à vivre en tant qu'humaine. Si tu voulais voir si tout allait bien chez moi alors tu vois, Entama-t-elle en relâchant les bras le long de son corps. j'vais bien, tu n'as pas à t'en vouloir pour quoi que ce soit Alaric, j't'en veux pas moi même. Sans s'approcher, la tentation étant trop forte pour elle, elle considéra les jeunes gens qui quittaient le bar et entendit la musique qui s'en échappait. Ce couple lui fendit le cœur tout autant que les notes douces qui comblaient son ouïe plus affûtée, mais ce qui la ramena à la douloureuse réalité fut le parfum de sang que ces deux humains lui renvoyaient en plein visage tandis qu'ils passaient près d'eux. Sans plus prêter attention à l'homme qu'elle aimait, ses iris prirent une teinte sanglante et les veines filèrent sur ses pommettes, elle devait absolument tenir mais rien n'était évident pour elle et alors qu'elle aurait dû profiter de l'instant auprès de lui, son état ne lui permettait pas d'être en paix.


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MessageSujet: Re: You and I. With Alaric Saltzman Sam 9 Nov - 0:13



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Ma respiration se coupait face à sa beauté. Jenna n’avait rien à envier à d’autre femme, elle était toujours aussi éblouissante, et sa nouvelle nature de vampire ne changeait rien à mes yeux. Le blond de ses cheveux reflétait tel de fines particules d’or sous la lumière de la cuisine, ses yeux étaient toujours le reflet de son âme. Une femme pure, engagée et protectrice envers les gens qu’elle aimait, forte, et pourtant si douce, si fragile, demeurait encore sous ses traits parfaits. Je n’en doutais pas un seul instant, Jenna était toujours à l’identique de la merveilleuse femme que j’avais eu le privilège de connaitre. Cette divinité était tombée du ciel à un moment où je ne m’y attendais pas. A mon arrivée dans cette petite ville, ma soif de connaissance et de vengeance envers les êtres tels que j’étais devenu, m’aveuglaient, me rendaient presque renfermé sur moi même et pourtant… Le contact de ses personnes formidables, m’avaient fait renaitre de mes cendres, elle m’avait tiré vers le haut sans même s’en rendre compte. Sa joie de vivre, son ignorance sur ce monde, sa spontanéité, les petites gaffes qu’elle pouvait exécuter sans pour autant être ridicule à mes yeux, était un amas de choses extraordinaires, que je n’aurais plus l’opportunité de revivre de si tôt. Je n’étais pas une bonne chose pour elle, le danger rodait autour d’elle, et pourtant à aucun moment je n’avais ouvert la bouche pour l’en informer. Elena me priait de tenir ma langue « Jenna ne doit pas être au courant », et pourtant si j’avais fais un pas dans sa direction jamais elle n’aurait été sacrifié comme un animal. J’étais incapable de définir les souffrances qu’elle avait ressentit cette nuit là, ni même les traits de son visage torturés par l’incompréhension. J’aurais tout donné pour pouvoir ancré mon regard au sien, pouvoir lui murmurer des mots réconfortant, lui montrer que j’étais là pour la soutenir, mais au lieu de ça Bonnie m’avait enfermé dans cette maison, où je sentais son âme m’échapper, mon cœur criant sa perte, alors qu’aucune larmes ne coulaient. Je ne savais pas pourquoi je lui proposais cette sortie, sans doute avais je besoin de lui dire adieu dans les formes. Mais le pourrais je encore après ? Partir était la décision la plus difficile que j’avais pu prendre dans ma vie, je ne voyais pas mon bonheur mais le sien. Je ne faisais plus partie de ce tableau que l’on formait avec Elena et Jeremy, je n’étais plus qu’une tache d’ombre, celle qu’il serait facile d’effacer, si elle ne l’était pas déjà. Son nom sortit à la vitesse grand « v », ce fut comme un coup de poignard, arborant mon éternel sourire en coin, allant dore et déjà lui dire que ce n’était pas grave, elle me coupa l’herbe sous le pied. Et ce fut plus serein que mon sourire s’adressa à elle.

Je veux dire oui,.... oui c'est oui, le non c'était pour Jeremy et Elena, ils ont leur vie bien à eux et leur chère tante ne leur manque pas ce soir crois moi.

- Super, alors prend ta veste, il fait frais dehors, tu devrais te couvrir.

Je me sentis soudainement stupide quand je croisa son regard et arbora un sourire s’agrandissant alors que je lui faisais un signe de tête.

- J’oublie vite… enfin tu vois où je voulais en venir.

Dis je calmement avant de sentir son odeur s’infiltrer dans mes narines, alors qu’elle bougeait ses cheveux pour les débusquer de l’emprise de son écharpe. Glissant mes mains en poche, je ne pouvais m’empêcher de la contempler, elle était si belle. Des tonnes de souvenirs vinrent subitement me bercer, je me souvenais encore de notre premier baiser, si tendre, si hésitant de la part de deux êtres ayant eu le cœur brisé. On avait avancé sur des œufs, prenant le temps, notre temps comme par peur de faire fausse route, mais dès que nos regards se croisaient, dès qu’elle souriait, dès qu’elle riait, un effet de mimétisme s’éprenait de moi, et lorsque mon cœur avait battu lourdement en mon thorax, j’avais compris. Jenna était la femme de ma vie, aujourd’hui pour elle je n’étais plus qu’un souvenir. Les rues ne cessaient de s’éveiller sous les festivités, les gens couraient, s’amusaient, riaient, et moi, les mains en poche je marchais, déposant mon regard sur le faciès adorable de Jenna. Les maisons étaient parfaitement dans le thème de la soirée, morbides et illuminées. Autrefois cette fête me plaisait, non pas pour les déguisements mais surtout pour les moments passés avec mes proches, aujourd’hui, cette fête avait un gout d’amertume. Un instant mon regard se posa sur la décoration d’un pavillon, quelques squelettes sortaient de terres, quelques stèles étaient déposées dans le jardin, et soudainement un souvenir des plus torturant et douloureux refit surface. Ce jour là le vent soufflait dans les branches d’arbres, tous même moi avaient revêtu un costard noir, une chemise blanche et une cravate. Le petit groupe s’avançait vers les deux tombes et mon cœur s’était serré comme jamais en voyant son nom inscrit sur le marbre « Jenna Sommers », aucunes larmes n’avaient coulé sur mon visage, j’avais serré la tige de cette rose, à m’en enfoncer les épines dans les doigts. Mais la douleur n’égalait pas celle de sa perte, et c’est ainsi que j’ai déposé cette fleur signe de passion sur la terre où reposait son corps. Le son de sa voix enclenchait une sensation de mélancolie quand elle se mit à résonner.

Tu passais dans le coin, tu voulais t'assurer que je n'avais pas tué les voisins?

Un petit rictus s’empara de mon visage alors que je collais mon regard au sien, sans me rendre compte que mes pas me portaient jusqu’à ce lieu où tant de souvenirs me hantaient. Que pouvais je lui dire ? La vérité, celle de mon départ pour son bien, mais le temps était trop précieux pour gâcher ce moment. Je préférais me taire, et tout lui dire en fin de balade, ainsi rien n’entacherait ce dernier instant avec elle.

Si tu voulais voir si tout allait bien chez moi alors tu vois,]j'vais bien, tu n'as pas à t'en vouloir pour quoi que ce soit Alaric, j't'en veux pas moi même.

- Et je suis ravie que tout aille bien pour toi.

Furent les seules mots qui quittaient ma gorge alors que mes yeux se posaient sur la devanture du bar. Je lui fit signe d’attendre un instant, et traversa la route pour entrer à l’intérieur. J’en ressortit quelques secondes plus tard, deux bières en main, lui en tendant une avec un sourire.

- C’est jour de fête ce soir, on est pas déguisé alors, je rattrape le coup.

Dis je avec calme, cette bière allait être aussi bénéfique qu’une larme de sang. Etanchant la soif qui pourrait surgir à tout moment bien que j’avais appris à me contrôler. Je me remis à marcher, passant au travers d’un petit parc sans même me rendre compte que je me dirigeais vers le lycée de la ville. Je tendis ma bière près de la sienne, pour faire tinter le verre en scrutant son regard avec douceur avant d’en déguster une gorgée. Les minutes de silence me faisaient l’effet d’une bombe, je ressassais inlassablement les mots que j’allais lui vouer.

- En faite… je suis venu te dire au revoir Jenna… Il y a encore peu, je comptais reprendre mon poste au lycée, continuer à enseigner l’histoire barbante à mes élèves, répétant mon discours de début d’année sur le prof qui a un nom à coucher dehors… Mais je crois qu’il est préférable que je parte…

Je fuyais subitement son regard, le portant sur le lycée qui se dessinait au loin, relevant un court instant mes yeux pour fixer les étoiles. A sa mort j’avais souvent fait ça, cherchant la plus brillante, la plus belle, comme pour avoir l’impression que c’était elle, qu’elle avait rejoint le ciel, et qu’elle y était bien. Un soupir quitta ma gorge avant de m’étancher d’une nouvelle gorgée.

- Tu ne m’en veux pas mais moi si… Jenna… j’ai fais tellement d’erreurs, j’ai eu tellement de secret pour toi. Je ne voulais que préserver ton monde, ne pas t’infliger les visions d’horreurs sur ces choses, que tu puisses vivre paisiblement. C’était une erreur, si je t’avais parlé, peut être que tout ça ne serait jamais arrivé… Je n’aurai pas eu à déposer une fleur sur ta tombe. J’aurai du te protéger d’une autre façon… Je m’en excuse, sache que je regrettes et qu’il ne passe pas un jour sans que je me maudisse.

Terminant ma bière je la laissera rejoindre le fond d’une poubelle avant de planter mes mains dans mes poches et de scruter le sol tout en avançant.

- Ton pardon est si aisé que je ne m’en sens pas méritant… Pourquoi Jenna, tout ça… C’est à cause de moi !
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MessageSujet: Re: You and I. With Alaric Saltzman Dim 10 Nov - 18:52



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La soif au ventre, la trachée resserrée sur elle même et l'ouïe attentive aux moindres battements des cœurs de ces deux jeunes gens, Jenna sentait la terre se dérober sous ses pieds. La tentation était grande, puissante et d'une intensité telle qu'elle ne pouvait plus qu'apprécier l'odeur du fluide pourpre qui pulsait dans le corps de ces adolescents. Les tuer était si simple, ils étaient à porté de crocs, ceux-ci filant déjà sous ses lèvres roses, et elle n'avait qu'à utiliser la vitesse propre à son espèce pour leur ôter la vie. Désormais le visage apaisant d'Alaric n'existait plus, il s'était comme évaporé sans jamais avoir été près d'elle, il aurait eu beau parler, ses tympans s'attardaient bien plus dangereusement sur les souffles de ce qu'elle considérait maintenant comme des proies. Les yeux injectés de sang, les veines bien ancrées sur ses pommettes, Jenna fit un pas vers eux jusqu'à ce que Ric se retrouve face à elle en à peine une seconde. Elle hoqueta et vit les deux cibles filer dans l'ombre, le sang ne battait plus à son oreille, tout autant que leurs palpitants dont le rythme n'était plus qu'un lointain bourdonnement. Par pudeur, elle baissa les yeux afin qu'il ne puisse pas l'observer dans cet état, elle venait de lui dire que tout allait bien mais en réalité rien ne se passait aisément dans la nouvelle existence de Sommers qu'il venait pourtant de ramener à la raison sans le savoir. C’est jour de fête ce soir, on est pas déguisé alors, je rattrape le coup. Jenna soupira posément jusqu'à retrouver son visage ordinaire et considéra la bouteille qu'il tendait vers elle. Avait-il compris? Avait-il vu qu'elle s'apprêtait à sauter à la carotide de ces pauvres gamins? Elle passa les doigts sous ses yeux et ne sentit aucun relief, les vaisseaux s'en étaient allés ne subsistait qu'elle, Jenna Sommers, la jeune femme qu'il avait connu alors qu'à son propre regard, la blonde se sentait plus morte encore que lorsqu'elle n'était qu'un spectre que personne ne pouvait voir. On ne perd pas les bonnes habitudes je vois ! Se força-t-elle à sourire en croisant timidement son visage tendre. Elle saisit la bière, le remercia d'un bref hochement de tête et remit une mèche de cheveux derrière son oreille avant de reprendre leur balade nocturne.

Sa présence à elle seule suffisait, s'il n'avait dit mot, Jenna se serait simplement contentée du bruit que ses vêtements faisaient alors qu'il foulait l'herbe du parc qui les menait vers le lycée. Sommers n'était qu'une goutte dans un océan à l'heure actuelle, une larme de sang dans la mer infestée de requins nommés vampires, une race à laquelle elle appartenait désormais sans pour autant la connaître, sans même savoir comment elle affronterait l'éternité. Elle avait déjà songé à en finir mais si son corps avait reprit «vie», lorsque la frontière entre les morts et les vivants s'était effondrée, c'était pour elle comme un signe évident, elle avait encore des choses à accomplir ici et était certaine qu'il s'agissait de la promesse qu'elle avait fait à sa sœur. Prendre soin de Jeremy et Elena était sans doute le fait qui lui évitait de se planter un pieu dans le cœur mais pourtant les deux adolescents ne semblaient plus avoir besoin d'elle. Avait-elle été absente trop longtemps au point qu'ils en avaient appris à vivre, se relever et marcher de nouveau vers les découvertes qui leurs tendaient les bras ? Alors qu'elle pensait en silence, le tintement de verre contre sa bouteille lui fit redresser le regard vers le sourire qu'arborait celui qui fut sans doute la raison évidente de son retour du pays des fantômes. Jenna avait tant espéré qu'à son tour le beau Saltzman s'extirpe de cet autre côté et cherche à la revoir, l'attente avait été longue et le doute s'était installé durant des mois, jamais il n'avait franchi le seuil, jamais sa voix n'avait résonné comme un chant céleste à ses oreilles, jamais jusqu'à cette nuit où l'espoir l'avait totalement quitté. C'était donc ça, lorsqu'on perdait patience, lorsque l'espérance vous quittait, c'était là, lorsqu'on ne l'attendait plus, que l'étoile guide apparaissait. Un sourire radieux se logea contre le visage poupin de Sommers, son étoile était là et la vie serait plus paisible en le sachant présent, même s'il partageait la vie d'une autre, elle savait qu'il tenait tout de même à elle et venait de lui prouver en se montrant après plus de six mois d'une lourde et terrible absence. Meredith devait être heureuse, cet homme était parfait, intelligent et aimant, à sa mort Jenna l'avait perdu à tout jamais sans être responsable de quoi que ce soit, sans que lui ne soit responsable même.

Le regard perdu sur ses yeux qui remontaient au ciel, elle imita ce geste et but une gorgée du liquide qui apaisa sa gorge désormais nouée d'une toute autre soif que celle du sang, Alaric resterait l'unique homme de sa vie, aucun autre n'aurait droit à son cœur car il lui appartenait déjà, il n'en savait peut-être rien et c'était sans doute mieux ainsi, elle se contenterait de l'aimer alors que lui en adorait une autre, se satisferait d'avoir au moins droit à quelques heures de son temps comme une amie, une confidente s'il le désirait, tout et n'importe quoi lui suffirait dès l'instant qu'elle le savait ici, dans cette ville où leur lien était né, avait mûri et malheureusement éclaté à son décès sur l'autel des sacrifices en l'honneur de ce Niklaus. En faite… je suis venu te dire au revoir Jenna… Ses mots saisirent son cœur figé et le pressèrent comme un citron entre les mains d'un serveur pourtant elle s'y attendait, le docteur Fell devait voir d'un mauvais œil qu'il fréquente une femme qu'il avait aimé et aimerait sans doute encore si la mort ne les avait pas séparé. Il y a encore peu, je comptais reprendre mon poste au lycée, continuer à enseigner l’histoire barbante à mes élèves, répétant mon discours de début d’année sur le prof qui a un nom à coucher dehors… Mais je crois qu’il est préférable que je parte… Cette fois Sommers saignait sans que ce ne soit visible, son âme pleurait un fait qu'elle n'avait pas imaginé une seconde lorsqu'elle lui avait fait face dans la cuisine une heure plus tôt. Comme abasourdie, elle secoua doucement le visage, les lèvres entrouvertes sur un non qui ne passa jamais le seuil de ses lèvres sèches quant à la douleur qui envahissait subitement ses entrailles. Il ne la quittait pas parce qu'on le lui avait demandé, mais il voulait quitter la ville, peut-être même ce monde, cette simple pensée noua la gorge de Jenna qui serra la bouteille entre sa main avec force pour éviter à ses larmes de fuir son regard vide d'un espoir nouveau qui pourtant saisissait encore le vert de ses prunelles les minutes précédentes. Tu ne m’en veux pas mais moi si… Jenna… j’ai fais tellement d’erreurs, j’ai eu tellement de secret pour toi. Je ne voulais que préserver ton monde, ne pas t’infliger les visions d’horreurs sur ces choses, que tu puisses vivre paisiblement. C’était une erreur, si je t’avais parlé, peut être que tout ça ne serait jamais arrivé… Je n’aurai pas eu à déposer une fleur sur ta tombe. J’aurai du te protéger d’une autre façon… Je m’en excuse, sache que je regrette et qu’il ne passe pas un jour sans que je me maudisse. Aucun son ne quitta les lèvres de la jeune femme qui sentait les sanglots la brûler sans vergogne, elle ne voulait pas qu'il parte et surtout pas qu'il se sente coupable pour elle, il avait souffert tout comme elle mais qu'aurait-il pu faire de plus, tout lui avouer avant ? Qu'est-ce qui aurait changé en sachant la vérité des mois plus tôt ? Elle qui était très cartésienne jadis l'aurait pris pour un fou de plus et n'aurait eu qu'à le rayer de sa vie, alors qu'à l'instant où il lui avait révélé cela, elle l'aimait déjà et savait qu'il ne mentirait pas sur de telles choses. Même si la gorgée fut pénible à avaler, elle l'avait ingéré parce que c'était le bon moment, parce qu'elle avait confiance en lui et le savait honnête. Dans un élan tendre, tandis qu'il fuyait son regard, Sommers prit son courage à deux mains et déposa une paume délicate mais frissonnante contre la mâchoire de Ric. Ne dis pas ça... j't'en veux pas, pas une seule seconde je n'ai pensé que tu étais coupable de ce qu'on m'a fait, tu n'y pouvais rien, rien du tout...  Laissant tomber la bière dans la première poubelle, Jenna engloba désormais le visage de Saltzman à deux mains et baissa le menton afin de saisir son regard tandis que le sien s'embuait déjà de larmes. Tu es là, je suis là moi aussi et je n'ai aucune amertume envers toi, je n'en aurai jamais. Consciente de sa proximité, Jenna cessa cette légère étreinte et le suivit lorsqu'il se dirigea vers le lycée. Ton pardon est si aisé que je ne m’en sens pas méritant… Pourquoi Jenna, tout ça… C’est à cause de moi ! Elle déposa un doigt contre ses lèvres, comment lui dire que s'il partait elle préférerait se laisser brûler au soleil, après tout ses neveux n'avaient clairement plus besoin d'elle, ils avaient leur vie et une tante responsable capable d'entacher leur existence heureuse n'était pas quelque chose qu'ils devaient envisager loin de là.

Ric, je suis partie parce ça semblait être mon heure, parce que c'était le moment, tu ne m'as rien dit sur les vampires et toutes ces choses étranges au début parce que ce n'était pas le moment, cet instant est venu plus tard et jamais je ne t'en voudrai. D'un simple geste de paume, sans véritablement se rendre compte de la force qui émanait d'elle, Jenna ouvrit la porte qui menait au gymnase du lycée et la referma lorsqu'il passa le seuil. J'aimerai que tu change d'avis, que tes remords s'envolent parce qu'ils n'ont pas lieu d'être, parce que tu n'es pas responsable et parce que... tu es là... Un long silence la saisit alors qu'elle scrutait la pénombre de ces lieux, cet endroit était comblé de leurs présences, de celles d'Elena, Jeremy, Bonnie, Caroline... Sans l'avoir voulu, elle avait emmené celui qu'elle aimait là où son cœur avait tinté la première fois pour lui, le cœur serré subitement, incapable de battre alors qu'un flot de sentiments douloureux se logeait en elle, la jeune femme avança lentement dans la salle où le bruit de ses pas résonnait sur le rythme de son cœur à l'époque. Une larme roula sur sa joue, tous ses souvenirs resteraient gravé en elle alors que l'homme en étant à l'origine quitterait sa vie comme il y était entré. Sommers revivait mentalement chaque instant près de lui et regrettait ne pas avoir pu le toucher, lui parler ou encore qu'il la voit lorsqu'elle n'était plus qu'un spectre errant, ainsi il saurait que rien n'était sa faute, qu'elle était apaisée malgré le manque terrible qu'il engendrait chez elle. Au milieu de la salle, la lune filtrant par la verrière tapissait le parquet d'un cercle lumineux qu'elle contempla un long moment sans jamais s'y avancer, dans quelques heures à peine le soleil se lèverait et elle savait déjà que c'était ici, une fois qu'il aurait passé la porte pour lui offrir la plénitude, qu'elle quitterait ce monde sans plus d'attache pour elle. Pourquoi t'es revenu ce soir? Interrogea-t-elle la voix tremblante. Jenna baissait le menton contre ses doigts qu'elle triturait pour éviter à ses larmes de l'empêcher de parler clairement. Je veux dire pourquoi t'as attendu si longtemps alors que ce truc... cette frontière, voile ou encore je n'sais quoi d'autre a cessé d'exister il y a plus de six mois ? Ric, j'ai cru que j'te reverrai jamais, je m'étais faite à cette idée et ce soir tu fais exploser le peu de force que j'ai encore, tu reviens et tu m'dis que tu pars... pourquoi ? Y a Jeremy, Elena et même Damon ici, ils seraient tellement heureux de savoir que tu es là... Explique moi s'il te plaît j'ai besoin de savoir avant que tu t'en ailles, j'ai besoin de comprendre, j'ai besoin de ça pour avancer... Les larmes coulaient en silence sur ses joues, elle désirait lui hurler de rester car elle avait besoin de lui, parce qu'elle l'aimait à en mourir mais rien ne quittait sa gorge brûlée par les sanglots et elle se contenta de l'écouter avant qu'il s'approche de la porte afin de la quitter à tout jamais.


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MessageSujet: Re: You and I. With Alaric Saltzman Lun 11 Nov - 17:32



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Une boule logée dans le ventre, l’autre dans ma gorge, me terrassaient d’une peine immense. Je m’en voulais et comment ne pas m’en vouloir, ses jours avaient été mis en danger par ma faute, par ma négligence, par mon envie de la laisser dans l’ignorance afin de conserver son innocence intacte. C’était égoïste de ma part, et sans doute n’avais je pas assez réfléchis, avait je pensé Jenna trop fragile pour supporter la vérité. Tout ça était trop loin et trop flou pour que je m’en souvienne. Ou avais je tout simplement décidé de ne pas m’en souvenir ? Son regard sur moi me pesait, je me sentais comme un condamné à mort loin d’elle, attendant mon heure, attendant qu’on m’arrache le cœur. Quoiqu’en cet instant c’était tout comme. Je venais de lui expliquer les raisons de ma présence, et je comptais m’y tenir, de toute façon qu’est ce qui allait bien pouvoir me retenir. Je n’étais pas une bonne chose pour elle, je n’étais plus humain, j’avais commis des erreurs qui avaient engendré des conséquences énormes et irrémédiables. J’étais coupable de la vie qu’elle menait aujourd’hui, elle avait un beau destin devant elle, et toutes mes dissimulations l’avaient conduite à une éternité dépourvue de toutes les jouissances offertes aux humains.

Ric, je suis partie parce ça semblait être mon heure, parce que c'était le moment, tu ne m'as rien dit sur les vampires et toutes ces choses étranges au début parce que ce n'était pas le moment, cet instant est venu plus tard et jamais je ne t'en voudrai.

- Non non non ne dis pas ça c’est faux c’était pas ton heure !

Dis je en lui emboitant le pas à l’intérieur du lycée complètement vide. A cette heure élèves comme professeurs avaient déserté les lieux, les rendant glauque, mais aujourd’hui cette sensation il ne la ressentait plus. Les mains glissés en poche tant de souvenirs me pétaient au visage, comme un doux et douloureux souvenir de ce que j’avais complètement perdu. Jenna…

J'aimerai que tu change d'avis, que tes remords s'envolent parce qu'ils n'ont pas lieu d'être, parce que tu n'es pas responsable et parce que... tu es là...

Mes mains glissées en poche, j’aurais aimé me laisser convaincre par ses douces paroles, mais rien n’était simple. On croyait toujours que la mort réglait les problèmes, qu’elle était parfois la solution à bien des choses, mais les humains se trompaient. Une fois de l’autre côté, on ressassait inlassablement les événements passés, façonnait bien des solutions qui de toute façon ne changeaient pas les choses. On ne pouvait pas retourner dans le passé, et quand bien même Bonnie aurait pu m’y plonger, elle ne l’aurait jamais fait, par peur que je modifie le cours des choses. J’aurais sauvé Jenna, ça je ne m’en suis jamais caché, ceci aurait eu des bouleversements sur l’histoire, mais au moins elle respirerait, elle vivrait et surtout elle serait heureuse, ce qui ne semblait pas être le cas aujourd’hui. Le bruit de nos pas résonnaient dans l’enceinte du lycée, cet endroit où que j’avais souvent arpenté en temps qu’humain mais aussi en tant que fantôme, me nourrissant des éclats de rires et des sourires des étudiants, tout ça pour me donner un peu de courage, dans ma recherche. Ces poursuites avaient été longues, de nombreuse fois j’avais voulu baisser des bras, mais je trouvais toujours en moi, un infime espoir afin de me raccrocher à elle. Souvent j’avais songé au fait qu’elle soit partit loin, qu’elle me détestait pour m’être abandonné aux bras de Meredith. J’avais eu un infime coup de cœur pour cette femme, elle avait réussi à me tirer quelque peu de ma torpeur, de ma tristesse, de ma culpabilité, et puis beaucoup de choses s’étaient passées sans que je ne puisse y mettre un terme. Mais une chose était certaine, jamais je ne l’avais aimé à m’en damner comme je pouvais aimer Jenna. Ces deux relations étaient bien distinctes, mais seule une réussissait à me bruler les ailes, le cœur et l’intégralité de mon esprit, celle pour qui mon cœur avait battu en premier après la mort d’Isobel. Peu à peu, mes pas me dirigèrent vers le gymnase de l’établissement, quand les portes s’ouvrirent j’eu l’impression d’entendre les cris de joies, la musique et autres péripéties des années passées ici en sa compagnie. Je me souvenais de chaque visage ayant traversé ma vie, comme si ils avaient été gravé sur du papier.

Pourquoi t'es revenu ce soir?

Serrant de la mâchoire, je me retournais sur elle, avant que mon regard ne fuie le sien. Le résonnement de ses pleures de la journée tintaient à mes oreilles comme une lame douloureuse qui transpercerait mes veines. Mes yeux se posèrent sur l’insigne de l’équipe de foot dirigé par Lockwood, ses larmes bien que silencieuse me parvenaient en me brisant ce palpitant pourtant bel et bien mort en ma poitrine.

Je veux dire pourquoi t'as attendu si longtemps alors que ce truc... cette frontière, voile ou encore je n'sais quoi d'autre a cessé d'exister il y a plus de six mois ? Ric, j'ai cru que j'te reverrai jamais, je m'étais faite à cette idée et ce soir tu fais exploser le peu de force que j'ai encore, tu reviens et tu m'dis que tu pars... pourquoi ? Y a Jeremy, Elena et même Damon ici, ils seraient tellement heureux de savoir que tu es là... Explique moi s'il te plaît j'ai besoin de savoir avant que tu t'en ailles, j'ai besoin de comprendre, j'ai besoin de ça pour avancer...

- Je suis désolé Jenna de faire exploser encore une fois ton monde.

Dis je en tournant mon regard dans ses yeux pétillants de larmes, une envie folle de l’enlacer de la serrer contre moi me terrassait et pourtant j’en étais incapable. J’avançais en sa direction avant de me stopper, mon index remontant son menton pour que nos regards se croisent.

- Vous n’avez pas besoin de moi Jenna…. Bon sang regarde tout ce que j’ai engendré, tous ce qu’ils ont enduré par ma faute !

Je sortis ma main de ma poche, un collier en main complété d’un pendentif en forme de trèfle à quatre feuilles qui était en réalité un lapis lazulli, lui permettant de se mouvoir au soleil. L’interrogeant du regard, je passai mes mains près de son cou pour lui accrocher tout en fixant ses yeux. Un sourire rapide en coin me contenu avant que je ne fasse un pas en arrière.

- J’étais là Jenna… j’ai toujours été là à tes côtés… Quand je suis mort, tu es là seule que j’ai cherché dans les abysses, et lorsque le voile s’est levé tu es l’unique personne que je suis venu visiter… Je mourrais d’envie de me montrer, mais, t’étais si triste que je n’avais pas envie de te rendre encore plus malheureuse avec ma présence… Le lapis te permettra de reprendre ta vie, de sourire à nouveau. T’es forte Jenna, beaucoup plus forte que tu ne le crois, j’ai foi en toi, je sais que tu y arriveras… Au revoir mon amour.

Dis je en chuchotant laissant mon doigt glisser de sa peau marchant un temps à reculons avant de me retourner pour saisir la poignée de porte.
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MessageSujet: Re: You and I. With Alaric Saltzman Lun 11 Nov - 19:20



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"Vous n'avez pas besoin de moi..." Cette phrase sonnait faux à l'oreille de la jeune femme dont il s'approchait à lui en faire pulser le palpitant comme jamais si toutefois il avait pu encore donner de force afin qu'il l'entende mais, désormais, Jenna était seule, seule avec cette boule de sentiments contradictoires à l'égard de l'homme merveilleux face à elle. Une envie de lui hurler qu'elle l'aimait à s'en damner, si ce n'était pas déjà fait, ainsi que de le convaincre de rester près d'elle pour l'éternité à venir la possédait mais une autre part d'elle lui interdisait de décider pour lui. Qu'allait faire s'il passait cette porte, sans doute abandonnerait-elle comme elle aurait dû le faire plus tôt, sans doute baisserait-elle les bras et laisserait elle cet ultime souffle de vie la quitter et les rayons d'un soleil libérateur l'emportait loin de ce bas monde où plus rien ne subsistait pour elle. Elena était promise à Damon, Jeremy poursuivait ses études et tous deux avaient su faire face à la mort de leur tante, ils n'avaient plus besoin d'elle alors qu'elle avait tant besoin de celui qui l'abandonnerait ce soir après plus de deux ans sans l'avoir revu. Ric approcha encore, sa poitrine se figea tandis qu'il dévoilait un bijou à pierre bleue nuit à ses yeux interrogateurs. Un trèfle à quatre feuille, signe de chance et porte bonheur, alors qu'elle le laissait lui passer au cou, Jenna inspira l'odeur douce qui émanait de lui, elle savoura la délicatesse de ses doigts filant sous ses cheveux pour presser le fermoir, comme l'ultime étreinte avant un adieu qui serait des plus douloureux avant qu'elle se laisse incendier par l'astre jaune qui ne tarderait plus. Ses yeux la trahissaient, unis à ceux d'Alaric, elle se laissa bercer le peu de seconde lui restant auprès de l'homme qui serait à jamais l'amour véridique de toute une vie, celui qui aurait pu être l'amour de son immortalité.

Son sourire lui fendit l'âme en deux, il la torturait sans le vouloir alors qu'il pensait simplement agir pour son bien mais, en réalité, les actes d'Alaric la conduisait inévitablement au pire. J’étais là Jenna… j’ai toujours été là à tes côtés… Quand je suis mort, tu es là seule que j’ai cherché dans les abysses, et lorsque le voile s’est levé tu es l’unique personne que je suis venu visiter… Je mourrais d’envie de me montrer, mais, t’étais si triste que je n’avais pas envie de te rendre encore plus malheureuse avec ma présence… Le lapis te permettra de reprendre ta vie, de sourire à nouveau. T’es forte Jenna, beaucoup plus forte que tu ne le crois, j’ai foi en toi, je sais que tu y arriveras… Au revoir mon amour. Incapable de dire un mot, elle profita de l'index qui filait contre sa joue alors qu'il reculait, s'éloignait et préférait fuir loin d'elle, imaginant qu'elle serait heureuse sans sa présence près d'elle, pensant qu'elle était assez forte pour surmonter sa perte alors que ce voile leur tendait les mains de la nouvelle chance et qu'aucun d'entre eux n'était capable de les saisir. Par craintes? Par regrets? ou tout simplement par l'amour de l'autre... Le bruit de la poignet lui fit l'effet d'une lame dans le thorax, les larmes perlèrent à ses paupières et l'une d'elle vint s'échouer sur le bijou qui reposait près de son cœur mort, la chance... le bonheur... Si on le les saisissait pas à bras le corps, ils vous échappaient et ne revenaient que rarement croiser votre route. Jenna contempla cette perle de tristesse sur le trèfle bleu et redressa vivement le menton. Alaric! Héla-t-elle afin qu'il se retourne. Même si il n'osait pas contempler ses yeux au moins il écouterait ce qu'elle s’apprêtait à lâcher comme une bombe, si elle lui explosait au visage sans délivrer de ses éclats sur lui, alors elle se sentirait tout de même soulagée d'un poids immense, il partirait en sachant la vérité et elle quitterait ce monde apaisée sans jamais plus y revenir.

Jenna avança d'un pas, baignées dans les dernières secondes de l'aurore qui perçait la nuit pour faire naitre le jour, là sous le faisceau qui s'orangeait peu à peu au plus le soleil montait dans le ciel tandis que la lune tirait sa révérence. Les doigts contre la pierre, la blonde la serrait aussi fort que possible pour se donner la force de lui délivrer son cœur, celui-ci saignait depuis tant de temps, depuis deux ans, depuis qu'on l'avait transformé et mise à mort dans ces bois. J'étais là moi aussi... Quand tu était encore en vie après ma mort, j'étais là quand tu à déposé cette rose rouge sur ma sépulture, ma main était serrée à la tienne, du moins c'est ce que je voulais te faire ressentir sans y parvenir... J'étais là à chaque instant des mois qui ont suivi, je te parlais, je te sommais d'avancer, je te disais combien je t'aimais et que jamais je ne t'oublierai. Elle redressa les yeux et sourit tristement, les larmes coulant silencieusement sur ses joues qu'elle remontait vers cette lueur chaude qui la conviait à continuer. Puis, tu es devenu ce que cette sorcière, voulait que tu sois, c'est à cet instant que mon coeur est véritablement mort, parce qu'elle t'ôtait la vie, tu as fait des choix qui n'étaient pas les tiens, tu étais manipulé mais en toi tu demeurais toujours le même, tu étais encore ce même homme à mes yeux... Le seul regret que j'ai eu n'était pas les actes horribles auxquels tu étais contraint de te plier mais. Jenna plissa les paupières aussi fort qu'elle le pouvait afin de ne pas faiblir, les larmes coulaient désormais, sa gorge se nouait et elle peinait à garder son calme afin de reprendre et être clair. Dieu ce qu'elle avait aimé, aimait encore et aimerait éternellement cet homme face à elle, il était tout pour elle alors que le reste l'avait abandonné et le savoir sur le départ la tuait bien plus que le pieu lui ayant arraché la vie. mais que tu meurs... lorsque c'est arrivé j'étais présente, j'aurai tout donné pour que tu entende ma voix, pour que tu saches que tout irait bien, au lieu de ça tu as disparu comme si le monde dans lequel j'évoluais te refuser l'entrée, je suis morte à cet instant, à l'instant de ta propre disparition. Alors qu'il allait ouvrir la bouche, elle reprit rapidement, ses yeux remontant jusqu'aux siens cette fois. Mon âme est fendue Ric, mon coeur saigne depuis six mois, je ne connais rien à ce monde, je ne sais rien à ce que je suis, je ne sais même pas ce que je suis sensée faire." Reprenant son souffle suite aux sanglots qui la faisaient hoqueter, Jenna leva une paume devant elle comme pour l'empêcher de l'approcher et la laisser finir. Je sais pas c'que j'dois faire, si j'dois faire taire ce qui m'fait mal ou si j'dois vivre avec, comme une punition pour être revenue ici dans l'unique espoir de te revoir... C'est égoïste je sais, mais c'est pour toi que je suis là depuis six mois, Jeremy, Elena... j'ai voulu penser que c'était pour eux alors qu'ils n'ont plus besoin de moi alors que toi... La belle se mit soudain à sourire alors que les premières lueurs du soleil la baignait et qu'elle pouvait s'y attarder sans craindre quoi que ce soit, une fois encore il l'avait sauvé sans rien demander en retour. toi... rien que toi Alaric, voilà ce qui me motive à rester là, à me battre et j'ai tenu jusqu'à ce soir et tu es là... Moi aussi je suis là, brisée, anéantie, l'ombre de ce que j'étais, le spectre de celle que tu as aimé à qui tu dis adieux ce soir mais, je vais être égoïste une fois encore parce que j'ai l'impression que les raisons de mon retour sont là. Jenna fit un pas, puis deux, puis d'autres plus rapides jusqu'à buter contre le torse de l'homme qui l'écoutait. Sans mot, les pleurs l'empêchant de parler encore, ses mains enserrèrent fiévreusement les pans de sa chemise et elle se hissa sur la pointe des pieds pour baiser ses lèvres avec amour, passion, tendresse, délicatesse, tout ce qui semblait l'avoir quitté renaissait dans cet acte, cette preuve indéniable qu'ils étaient présents l'un pour l'autre et que leur retour n'était fait que pour eux, elle lui lui offrait là alors qu'elle se révélait à elle comme l'évidence même. Relâchant ses lèvres, Sommers baissa les yeux, son front rejoignit celui du vampire pour qui son sang pulsait ardemment dans son organisme. Ne reste pas parce que je t'aime, ni parce tu m'aime, mais reste parce toi et moi nous nous aimons... Souffla-t-elle, les paupières closes desquelles fuirent les dernières larmes qu'elle verserait cette nuit.


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MessageSujet: Re: You and I. With Alaric Saltzman Mar 12 Nov - 0:12



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That's where you'll find me
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J’allais partir, quitter sa vie, la laisser reprendre son existence loin de tous les pêchers que j’avais pu commettre ayant entrainer une chose qu’elle semblait détester être. Quant à moi, j’allais errer, ici et là, peut être même visiter des lieux historiques que je narrais à mes élèves autrefois, ou peut être que mon cœur ne serait pas assez fort pour survivre loin d’elle. Mais je le lui devais, c’était ma punition, vivre sans jamais plus sentir son odeur, ni son voir son regard émerveillant et encore moins son sourire angélique. Celui pour qui je m’étais battu durant des jours, des semaines, des mois dans l’unique but de préserver la vie qu’elle se construisait loin de toutes ces créatures qui ont fini par avoir raison d’elle. Mes pas résonnaient, mon cœur était lourd bien que mort, et ma respiration se faisait de plus en plus rapide alors que je n’avais nullement besoin de cet oxygène là. Ce fut sa voix, qui me fit fermer les yeux alors que ma main pressait la poignée, ce doux timbre réussit à me faire lâcher prise pour me retourner sur elle, sur son visage fermé et remplit de douleur et souffrance dont j’étais l’unique auteur. Mes mâchoires se serraient alors que mon regard se faisait plus doux que de raison, mon corps se statufiait devant sa détresse. Elle était à mes côtés durant sa mort alors que mon cœur pulsait encore au sein de ma poitrine, elle m’avait vu déposer cette rose, m’avait tenu la main et je regrettais de ne pas avoir sentit son contact. M’encourageant à avancer, comment avait elle pu me pardonner aussi facilement ? C’était invraisemblable, je ne méritais pas ça, son amour, sa présence et tous les efforts qu’elle avait fait afin de me permettre de continuer mon chemin en tant qu’humain.

Puis, tu es devenu ce que cette sorcière, voulait que tu sois, c'est à cet instant que mon coeur est véritablement mort, parce qu'elle t'ôtait la vie, tu as fait des choix qui n'étaient pas les tiens, tu étais manipulé mais en toi tu demeurais toujours le même, tu étais encore ce même homme à mes yeux... Le seul regret que j'ai eu n'était pas les actes horribles auxquels tu étais contraint de te plier mais.

Les larmes qu’elle versait étaient des millions de poignards me transperçant de part en part, ses paroles des lames de rasoirs mutilant mes veines au point de les faire saigner sans qu’une goute n’apparaissent. Elle m’avait observé, gardé à l’œil, et que lui avais je offerts en retour ? La vision d’une autre femme dans mes bras, tout son contraire, lui offrant un comportement similaire à celui que je lui octroyais autrefois. Mon cœur était mort avec elle, lorsque Niklaus le lui en avait privé, jamais Meredith n’aurait bénéficié d’un amour aussi grand et profond que celui que j’accordais à Jenna. Certes cette femme était formidable, attendrissante mais en rien elle n’éveillait ce que Jenna avait pu déceler en moi, quelque part enfoui dans mon cœur prisonnier de marbre à la mort de ma femme.

mais que tu meurs... lorsque c'est arrivé j'étais présente, j'aurai tout donné pour que tu entende ma voix, pour que tu saches que tout irait bien, au lieu de ça tu as disparu comme si le monde dans lequel j'évoluais te refuser l'entrée, je suis morte à cet instant, à l'instant de ta propre disparition.

- Jenna…

Elle me sommait de me taire, m’implorant de la laisser continuer une tirade qui me faisait atrocement souffrir tout comme elle.

Mon âme est fendue Ric, mon coeur saigne depuis six mois, je ne connais rien à ce monde, je ne sais rien à ce que je suis, je ne sais même pas ce que je suis sensée faire. Je sais pas c'que j'dois faire, si j'dois faire taire ce qui m'fait mal ou si j'dois vivre avec, comme une punition pour être revenue ici dans l'unique espoir de te revoir... C'est égoïste je sais, mais c'est pour toi que je suis là depuis six mois, Jeremy, Elena... j'ai voulu penser que c'était pour eux alors qu'ils n'ont plus besoin de moi alors que toi...

Ses révélations étaient des plus bouleversantes pour moi. Avais je été si aveugle pour ne pas voir qu’elle m’attendait, qu’elle avait besoin de moi dans ce monde pour pouvoir avancer ? Elle semblait perdue, souffrant de maux que son cœur malgré qu’il soit mort lui dictait. Abandonné par ses proches, neveu, nièce et amis qui lui avaient promit être toujours présent. Comment pouvaient ils se comporter ainsi alors qu’elle avait tant sacrifié, de sa vie de jeune femme studieuse pour élever des enfants qui n’étaient pas les siennes, jusqu’à sa propre existence pour que le cœur humain d’Elena continue de pulser en elle, pour qu’elle puisse jouir des plaisirs de la vie au détriment de ceux de Jenna.

toi... rien que toi Alaric, voilà ce qui me motive à rester là, à me battre et j'ai tenu jusqu'à ce soir et tu es là... Moi aussi je suis là, brisée, anéantie, l'ombre de ce que j'étais, le spectre de celle que tu as aimé à qui tu dis adieux ce soir mais, je vais être égoïste une fois encore parce que j'ai l'impression que les raisons de mon retour sont là.

Je tournais mon regard un instant pour fuir le sien, j’encaissais toutes ses paroles, n’ayant jamais songé un seul instant qu’elle pouvait avoir besoin de moi, la croyant entouré des siens, qu’ils étaient conscient de l’épreuve auxquelles elle faisait face. Pressant mon index et mon pouce sur mes yeux comme pour réfléchir alors que j’entendais ses pas se faire lent en ma direction avant de se précipiter. Les yeux ouverts sur elle alors que le jour se levait paisiblement et dont elle pourrait jouir pour la première fois, mon buste rencontra sa poitrine qui se soulevait, tandis que mon regard se posait dans le sien torturé. Serrant les pans de ma chemise pour se hisser sur ses pieds, baisant mes lèvres avec la même intensité qu’elle avait pu le faire autrefois. Incapable de bouger, mes mains restaient loin d’elle, avant de sortir de mes poches pour se déposer délicatement sur ses hanches.

Ne reste pas parce que je t'aime, ni parce tu m'aime, mais reste parce toi et moi nous nous aimons...

Les yeux clos, l’arrête de mon nez rencontrant la sienne, je me sustentais de son odeur. Que pouvais je répondre à une telle demande, elle m’implorait de réaliser ce que je souhaitais au plus profond de moi. Mon front collé au sien, mes yeux clos, je remontais mes mains jusqu’à son visage, essuyant avec mes pouces ses vilaines larmes que je ne voulais plus voir sur son visage. Un sourire dévora mon visage, alors que l’une de mes mains descendait jusqu’au milieu de son dos.

- Je ne t’abandonnerais plus Jenna.

Mes lèvres caressèrent à nouveau les siennes avec tout l’amour que je pouvais porter en moi pour elle, avant de prendre sa main dans la mienne alors que quelques pas de danse vinrent à surgir, quand je croisai son regard interrogateur. Un sourire parcouru mon visage, et je lui chuchotai.

- Concentre toi, libère ton esprit et tu vas l’entendre.

Dis je en baisant son front alors que la musique revenait en mes propres tympans, nous offrant une couverture de douceur et tendresse. Une mélodie sonnant le renouveau alors que je l’entrainais avec moi dans ma lubie. Son visage fini par effacer les traits de la tristesse qui l’englobait les secondes précédentes tout comme le mien, faisant lentement tourner Jenna sur elle-même avant de la tenir contre moi, dans ce gymnase où toutes les soirées du lycée s’y déroulait. Les sourires les rires commençaient à m’habiter alors que le soleil léchait nos visages durant quelques minutes. La tension redescendait progressivement alors que ma main tenait la sienne sur le chemin la ramenant chez elle. La ville commençait à doucement s’animer sur une nouvelle journée, ou plutôt sur une nouvelle vie. Arrivant sous le porche de sa bien aimée, j’appuyais mon épaule contre l’encadrement de la porte où elle se tenait belle comme le jour. Je me penchai en avant pour l’embrasser une dernière fois avant de me défaire et de tourner le dos pour sortir de la propriété. Un sourire éclaira mon visage et je me retournais marchant à reculons.

- Hé Jenna, ça te dis de jouer les chaperons à la fête du lycée samedi ?

Quand un petit rire quitta sa gorge alors qu’elle hochait de la tête, je me mis moi-même à sourire avant de lui donner les indications.

- Robe de soirée oblige, tu vas tout de même être avec le prof le plus ennuyant du lycée. 20h je serais devant ta porte… Profite du soleil Jenna.
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You and I. With Alaric Saltzman

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