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Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason)

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Ven 15 Nov - 14:11

Lola n’avait pas réussit à dormir de la nuit, quittant doucement l’étreinte de son loup allongé dans leur lit, elle fila en contrebas, passant un instant la tête par la porte de chambre de Lucas. Depuis cette nuit, Violette vivait avec la hantise permanente qu’on vienne s’en prendre à sa petite tête blonde, un baiser sur son front et c’est dans le plus grand des silences qu’elle s’enferma dans son bureau sans pour autant y travailler. Déglutissant, elle songeait aux souffrances qui l’habiteraient durant de longues heures la nuit prochaine, et même si elle essayait de faire bonne figure afin d’inquiéter personne, Lola était terrorisée. Holly s’était installée à Mystic Falls, ayant trouvé une petite maison dans le quartier afin d’être au plus proche de sa sœur de cœur en cas de besoin, cette nuit, elle était restée au sein de la propriété, et c’est sans grande surprise, que Lola vit son minois passer la porte. Les traits doux qu’elle arborait suffisaient à apaiser Lola parfois, mais aujourd’hui, même les plus belles paroles du monde, rien ne pourrait changer son état d’esprit. S’approchant d’elle, Holly se colla au dos de Lola qui se mettait dores et déjà à pleurer, une main posée sur sa temple, quelques chuchotements à son oreille afin de la rassurer.

- Je ne veux pas qu’ils viennent Holly

- Chutttt... je m’en charge Lola, calme toi. Tout se passera bien...

La nuit fila plus vite que Lola l’aurait souhaité, les rayons du jour finirent par percer les rideaux du bureau où elle avait fini par s’assoupir. Le sommeil la tentait bien, histoire d’oublier jusqu’à l’instant « T », mais les petits pas de son fils étaient comme un rappel à l’ordre. Douchée, préparée, arborant une robe légèrement rosée, un long gilet blanc s’arrêtant à mi cuisse, ses cheveux détachés en de boucles parfaite et un maquillage plus que léger, Lola tenait sa tasse de café le dos appuyer contre l’évier de la cuisine alors que des voix résonnaient autour d’elle. Enfermée dans sa bulle, Lola n’entendait que des brides de conversation, mais elle savait que ça tournait autour d’elle autour de cette nuit. Mason était avec Lucas dehors, à faire quelque chose dont elle ne se souciait pas vraiment pour tout avouer. Ses parents étaient venu prendre le petit déjeuner avec eux, inquiet devant la situation de Lola. Elle se contentait de tenir sa tasse, le regard perdu sur le plan de travail.

- C’est ma fille, je veux être là pour elle. Gemma comprend ça bon sang, c’est mon bébé et..

- Nero ça va prendre plus longtemps que toi, qu’est ce que tu vas pouvoir faire de plus ? Mason sera là, Holly aussi et…

- Je la laisserais pas fin de la discussion…

- Bon sang Padilla t’es vraiment plus que têtu !

- Nero, tu sais que j’ai toujours été de ton côté en ce qui concerne Lola et son gêne, mais ici je rejoins l’avis de Gemma et la volonté de ta fille. Tu as un lien étroit avec elle depuis sa naissance car tu sais ce qu’elle était, t’as toujours voulu la protéger. Lola ne supportera pas de souffrir sous tes yeux et toi aussi. Je te connais depuis des années, tu prendras sur toi, mais t’as pas besoin d’avoir les images de Lola en pleine mutation. Je serais avec elle, Gemma avec toi et Lucas et…

- Non non non et non je refuse je veux pas, j’ai juré que je serais là pour elle toute sa vie. J’étais là quand elle prononcer son premier mot, quand elle a fait ses premiers pas, lorsqu’elle a été diplômé, quand Lucas est né alors…

- STOP CA SUFFIT J’EN PEUX PLUS !!!

Hurla t-elle avant de voir le minois de son bébé tenant la main de Mason. Plus aucun mot, Lola serra l’anse de sa tasse avant de passer une main dans ses cheveux massant doucement sa nuque les yeux clos. Sa poitrine se soulevait alors que les yeux étaient braqués sur elle, des larmes naissaient déjà au sein de ses yeux mais elle luttait fermement pour ne pas les laisser tomber. Reprenant doucement sa respiration, avant d’ouvrir son regard sur ses parents et de tenter de paraitre calme alors qu’elle venait véritablement d’exploser.

- Pitié parlez pas de moi comme si j’étais pas là… Je ne veux pas que tu viennes, j’ai pas besoin de ça. Je comprend très bien que tu veuilles être présent, si ça arrivait à Lucas probablement que je réagirais comme toi mais… Holly et Mason seront là et je m’en veux de ce que je vais leur infliger me force pas à culpabiliser en te faisant souffrir… s’il te plait papa.

La larme qui roula sur sa joue fit capituler Nero qui hocha de la tête en poussant un soupir. Luca scrutait sa maman et lâcha la main de Mason pour se river à sa jambe. La regardant sans comprendre ce qui se passait, Lola prenait soin à ce que rien ne soit dit devant lui afin qu’il préserve son innocence. Elle s’efforça de lui faire un joli sourire, se baissant pour déposer un baiser sur sa tête.

- Moman tu vas zou quand je vais dodo ?

- Travailler Lucas, maman va aller bricoler et tu sais qu’elle est maladroite…

Le petit hocha du bonnet en lâchant un petit « oh oui » avant de filer jouer avec ses petites voitures dans le salon. La journée se déroula sous un silence de plomb de la part de Lola qui préférait s’exiler que d’affronter le regard pesant de ses proches. Assise sur le rebord intérieur d’une fenêtre elle scrutait l’extérieure depuis son bureau. Quelques papiers trainaient telles qu’un testament au sein de ses doigts. Lola redoutait que son corps ne supporte la mutation, vu les souffrances endurées, elle ne savait pas si elle serait capable de résister, si elle pouvait mourir ou non. Après tout c’était un univers qu’elle tâtait du bout des doigts pour la première fois. Elle avait toujours été très prévenante quant à l’avenir de Lucas et aujourd’hui plus que jamais. La tête appuyée contre la vitre fraiche à cause du climat qui chutait ces derniers jours, elle entendit Mason entrer dans la pièce. Elle savait que c’était lui, elle n’avait nullement besoin d’ouvrir les yeux pour le constater. Quand elle sentit le morceau de papier glisser de ses doigts et remarqua les yeux de Mason se poser sur les quelques lignes, elle riva son regard au sien.

- C’est juste au cas où…

Elle se redressa doucement, ses pieds nus rejoignant le sol, alors qu’elle se glissait dans ses bras, camouflant sa tête au sein de son cou, déposant un doux baiser comme pour le rassurer alors qu’elle-même n’y arrivait pas. Tremblante, apeurée, elle ne pipait pourtant pas mot de son état, mais savait très bien qu’il le ressentait sans même qu’elle se manifeste. Elle avait apprise de nombreuses chose sur l’imprégnation, en avait ressentit et constater au sein de ses yeux.

- Et si je ne supporte pas le coup ? Je ne suis pas aussi forte que vous physiquement… Je veux pas que mon bébé se retrouve tout seul.

Dit elle en ravalant les larmes qui tentaient de fuir. Serrant les pans de son vêtement, elle ferma les yeux, les pressant comme pour se donner de la force, alors qu’Holly lançait un regard à Mason comme pour lui dire qu’elle les attendait dehors. Sa meilleure amie, celle qu’elle avait toujours vu comme une sœur, considérée comme une fille au sein de la famille Padilla, serait avec elle. Mason muterait beaucoup plus vite qu’elle, alors elle avait pris toute les précautions pour se protéger sous la demande de Lola qui refusait de voir son amie prendre des risques. Holly l’avait rassurée quant à tout ce qui pouvait la protéger, les seringues d’aconit, sa magie dont elle userait en réseau avec ses proches afin d’être plus forte et d’aider au mieux Lola en cette nuit de pleine lune. Frank n’avait plus donné signe de vie, et à dire vrai personne ne parlait de lui devant la mère de famille, son esprit déjà perturbé par ce qui allait lui arriver. Elle avait fait la rapide connaissance de Paul Lewis la veille, juste le temps de le saluer, elle avait préféré ne pas voir ce qu’il avait préparé pour elle, préférant le savoir à la dernière minute. Seule Holly et Mason l’avait écouté. Cet homme bien que malade d’après ce que lui avait dit Mason, respirait la joie de vivre, et tendait généreusement sa main alors qu’elle ne le connaissait absolument pas. Intérieurement elle se sentait comme lui, condamner à un destin qu’elle n’avait jamais souhaité, et le sourire qu’il lui avait offert comme les boutades, l’avait encouragé à se battre pour ses hommes. Son loup, son poussin, son père eux qui étaient touchés par cette malédiction. Scrutant un instant l’horloge Lola releva le menton vers lui, caressant sa mâchoire avec un faible sourire.

- C’est déjà l’heure ?




-Regina Q. Mills-

~Theme song~

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MessageSujet: Re: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Ven 15 Nov - 22:43



-Les souffrances sont plus douces...
-


La pleine lune, sans doute la seule chose qu'il aurait voulu lui éviter, tout s'était enchaîné si vite, la découverte de ce qu'il était, l'existence des vampires et cet accident l'ayant conduit au poste avant qu'il fasse appel à l'un de ses pires ennemi, sous les conseils de Paul, afin de la sortir de là. Sans le vouloir, Mason avait chamboulé la vie de Lola comme il ne le désirait pas une seconde, tout ce qu'il souhaitait pour la jeune femme et son fils, était qu'ils soient heureux et hors de danger, pas qu'elle soit contrainte de subir les pires souffrances en ce monde pour délivrer une facette d'elle même qu'elle ne connaissait pas jusqu'à faire la rencontre qui bouleversa sa vie simple et rangée de mère merveilleuse. Tout avait éclaté à cause de lui, si seulement Lucas ne s'était pas empressé vers lui cette après midi ensoleillée, si seulement la belle n'avait pas évoqué son lien avec l’aîné des Salvatore alors elle serait peut-être dans son bureau à l'heure actuelle et non assise dans la cuisine, une tasse fumante serrée entre ses doigts fébriles, à attendre son heure comme une punition morbide qu'un sort ancré en elle depuis toujours lui infligeait pour le simple fait d'avoir voulu protéger son enfant. Dehors le soleil chauffait encore, peu certes mais assez pour qu'on puisse encore profiter du jardin de la résidence, tout comme Lucas et lui à l'instant précis. Éviter au gosse d'être le témoin des maux de sa mère, ainsi que des conversations données entre ses grands parents et la meilleure amie de Lola, était primordiale aux yeux de Lockwood, le petit avait peut-être le gêne, très certainement même mais, pour l'heure et ce jusqu'à ce qu'il soit en age d'assimiler, Mason tenait à ce qu'il garde son innocence et vive comme tout enfant de son âge. Les jeux, les jouets, les rires, voilà ce qui constituerait son monde jusqu'à pouvoir passer le niveau supérieur *encore loin devant* puis qu'on en vienne à lui révéler tous les secrets tenus, pour son équilibre, autour de lui.

Le regard rivé sur le mini Marquez, à qui il envoyait une balle depuis plus d'une demi-heure, Mason s'efforçait de sourire pour donner le change mais les quelques mots, pourtant inaudibles pour l'oreille humaine, qu'il entendait depuis l'intérieur le taraudaient. Le trio parlait comme si Lola n'existait pas, comme si elle n'était plus qu'une créature incapable de décider elle même de ce qu'elle désirait ou non. Un sourcil froncé, il réceptionna la balle que lui lançait Lucas et tourna le visage vers le lieu où se tenaient Gemma, Holly et Nero, un grimace au coin des lèvres, tandis qu'il projeter de nouveau le ballon de cuir. La veille il avait présenté Lewis à sa louve, le chasseur avait essayé de lui dénouer les entrailles mais sans grande chance, elle était angoissée, stressée et habitée par la peur de souffrir, c'était tout à fait normal et s'il avait eu le pouvoir de lui éviter cette nuit prochaine, Mason l'aurait fait les yeux fermés sans rien demander en retour. Intrigué par les mots du trio, Lockwood ne sentit pas la balle revenir dans ses paumes et tourna rapidement le menton dans la direction du petit, qu'il considérait comme son propre fils, pour le voir bien plus loin que la base qu'il lui avait dédié, devant le bois derrière la propriété précisément. "Lucas?" Interrogea-t-il sans obtenir de réponse. Alerte, sachant parfaitement que le géniteur du petit pointerait bientôt le bout de ses canines acérées, Mason avança au pas de course vers lui et empoigna le ballon de cuir abandonné au passage. "Lucas je t'appelle répond s'il te plait." Souffla le loup en s'approchant de l'enfant dont le regard se perdait aux creux des arbres, une pénombre étrange et lugubre plongeait les lieux dans le néant, chaque arbre prenait rapidement des allures de monstres sanguinaires aux yeux d'un gosse en bas âge mais, pourtant, Lucas ne bougeait pas comme subjugué par quelque chose ou, pire encore, quelqu'un. Mason se figea aux côtés du petit, redressa les pans de son tee shirt blanc et essuya les mains sur son jean avant de s'accroupir et lui saisir les hanches. "Oh champion... Qu'est-ce qui c'passe?" Comme revenu d'un monde que lui seul connaissait, le petit secoua la tête et fixa le regard sein de son héros. "Y a des vinains là." Marquez pointa du doigt l'antre lugubre et automatiquement le loup scruta la zone, rien, pas un seul battement de cœur ni odeur de mort, rien du tout ne lui sautait au visage, il reporta donc ses yeux sur le poignet du petit où il fut rassuré de voir le bracelet de verveine. "Y a rien ici Lucas, t'en fais pas, papy et moi on vérifiera si tu veux." Sourit-il en se redressant. Il lui ébouriffa les cheveux et lui agrippa la main pour rentrer. Quoi qu'avait vu le gamin, il valait mieux ne pas rester d'avantage dans le jardin, Franck pouvait s'approcher assez près et rien ne l'arrêterait en extérieur.

Ils gravirent les marches tandis que la voix de Lola éclatait dans le couloir près de la cuisine. Mason serra d'avantage la main du minpouce qui le toiser comme s'il ne reconnaissait pas sa propre mère, son autre bras entourant la cuisse du loup qui lâcha ses doigts et lui frotta tendrement le dos afin de le rassurer. "Holly et Mason seront là et je m’en veux de ce que je vais leur infliger me force pas à culpabiliser en te faisant souffrir… s’il te plait papa." La voir pleurer était comme une lame en plein cœur, Nero capitula enfin et tourna les talons sous un regard désolé de Gemma qui suivit le mouvement. Lockwood comprenait parfaitement les appréhensions du père de la jeune femme, il voulait simplement la protéger mais la sorcière n'avait pas tord, il ne serait d'aucune utilité et le manque de place dans cette ancienne résidence pouvait être dangereuse pour les deux humaines, ils n'avaient clairement pas besoin de jouer d'avantage avec le feu. Holly le fixa alors que Lucas quittait son étreinte pour s'empresser près de sa maman, un simple regard suffit entre le loup et la magicienne, elle savait ce qu'elle faisait et n'était pas du genre fonceuse tête baissée, très réfléchie, cette jeune femme avait su gagner la confiance de l'Alpha en un temps record et il n'avait aucune hésitation à lui confier la vie de sa compagne. Ainsi, pendant que l'enfant et sa mère échangeaient quelques mots, il s'éclipsa dans le salon, bras croisés après avoir fait dévaler une paume sur son faciès, une manie gagnée au fil des ans et des angoisses qui, parfois avaient eu raison de lui, tout comme la nuit où il avait activé le sort en tuant accidentellement Jimmy. "Lucas?" Demanda-t-il sans s'étaler d'avantage. "Le chasseur que vous avez vu hier, il sera là bas avant que je retourne près de lui. Ne t'en fais pas Mason, ils seront sous la protection de celui que tu as déjà rencontré." Un rictus nerveux quitta le seuil de ses lèvres où il passa la langue avant de reprendre. "Gates, oui j'ai eu l'occasion de tester, je n'ai peut-être pas sa pleine confiance, tout comme lui la mienne mais je sais qu'il est très ami avec Paul et que... Mais j'préférerai que ça soit toi qui t'en charge." Holly joignit les mains devant elle et secoua la tête. "Je ne peux pas, je serai déjà en réseaux avec les miens pour Lola, je ne peux pas être à deux endroits à la fois c'est impossible sans une force immense." Fixant l'air blême du loup face à elle, la jeune femme lui saisit la main. "Ce Julian est puissant, d'avantage que moi, tu n'as rien à craindre, une fois Lola sereine j'irai le chercher." La sorcière tourna les talons. "Holly?" L’arrêta Mason. "Fais en sorte que ma mutation soit la plus longue possible, j'veux être présent pour elle." La sorcière opina du chef et s'éclipsa pour le restant de l'après midi.

La journée fila rapidement, l'amie de Lola fit donc ce qu'elle avait prévu et mena le petit chez Paul, il ne connaissait pas le chasseur mais la brunette lui avait fait un portrait détaillé de lui, il avait beaucoup rit et se languissait de le rencontrer. L'heure venue, Lucas embrassa sa mère puis Mason et quitta la résidence jusqu'à y revenir plus tard en compagnie d'Holly, cette dernière revint sur place après plus de deux heures de préparatifs, le soleil offrait déjà de ses teintes orangées et ce fut la boule au ventre que Mason s'invita dans le bureau de sa louve afin de l'amener dans un endroit où il ne voulait pourtant plus la voir. Inquiet pour elle, il l'était moins pour Slater à qui il avait laissé des message restés sans réponse, l'ado n'avait pas pointé le bout de son nez et il espérait simplement qu'il n'avait pas fait pire connerie encore que de tuer un être humain. Lola était sa seule préoccupation désormais, elle était morne, blafarde, les poches sous son regard brillant indiquaient que des larmes avaient coulé, au même titre que les jours précédents, durant une bonne partie de la journée durant laquelle il l'avait laissé seule. Juchée sur le rebord d'une fenêtre qui donnait sur les jardins, Lola fixait le vide et serrait un document entre ses doigts fins, Mason s'approcha et le lui retira des mains, le front plissé quant au titre funeste de cette simple feuille de papier où elle avait apposé sa signature. "T'es sérieuse Lola?" Interrogea-t-il en un regard emplie d'amour et de regrets. "C’est juste au cas où…" Lockwood soupira, et déposa le testament sur le bureau derrière lui, il s'y adossa et la tira vers elle afin de la serrer et de humer son odeur si délicate. Ses maux le blessaient tout autant qu'il la rongeait, elle avait peur, était terrorisée par la simple idée de n'être pas assez forte mais si elle possédait ce gêne et qu'il avait épargné ses deux sœurs c'était qu'elle fut tout de même capable de l'activer un beau jour et de s'en redresser plus forte encore après la première pleine lune. Lui même avait cru mourir la première fois, la douleur était forte, puissante et dévastait votre corps dans son intégralité, cependant on en ressortait grandit, plus tenace, plus sûr des choses qu'on voulait ou non dans la vie, bien que ce fut un sortilège millénaire, qu'il vous bouffait à petit feu à chaque astre d'argent plein, jamais Mason n'avait songé à rencontrer Klaus pour ne plus avoir à subir et jamais il ne le ferait. "Viens là..." Susurra-t-il contre sa tempe qu'il baisa délicatement avant de la serrer. "Et si je ne supporte pas le coup ? Je ne suis pas aussi forte que vous physiquement… Je veux pas que mon bébé se retrouve tout seul." Mason la fit reculer,engloba son visage et effleura ses lèvres du bout des pouces avant de l'embrasser avec toute la douceur du monde. Un baiser qui se voulait tendre mais que leur nature chaude et bestiale rendait unique en sensualité presque désireuse. "Les loups ne sont jamais faible, ton esprit est tenace tu es loin d'être chétive Lola, rien que ta tête devrait t'amener à connaître la véritable échéance de cette nuit... Et, tu te réveilleras nue près de moi." Termina-t-il en une touche d'humour tandis qu'Holly poussait lentement la porte derrière eux. Lola lui posa la question qu'il la sentait redouter et il cligna simplement des yeux pour l'amener à l'extérieur.

Les bois semblaient calme, le soleil fondait à l'horizon et bien que la lune serait à son zénith deux heures plus tard, Mason souhaitait qu'elle se sente plus à l'aise et ait le temps d'assimiler parfaitement tout ce qu'il lui dirait et tout ce que son amie lui enseignerait afin de moins souffrir. Au cas où le sort de la jeune brune ne marchait pas, que sa mutation se faisait aussi rapidement que d'ordinaire, Mason n'en avait pas parlé à Lola, il avait simplement fait en sorte qu'elle seule se sentirait un peu mieux alors qu'il s'injectait, depuis déjà deux jours, trois doses d'aconit dans une même journée afin de ralentir le processus. Livide mais tentant de garder la tête haute pour que sa louve ne subisse pas ses propres amertumes, Lockwood gara le 4X4 au même endroit que d'habitude, s'en extirpa et tira les sacs qui comblaient le coffre. Sans mot, il accompagna Lola à l'intérieur alors que la sorcière les rejoignait après avoir quitté sa propre voiture. Ils avaient encore du temps et d'ailleurs, Holly devait se préparer il lui intima donc un regard, fit signe à la belle de le suivre et tira un boitier à cigarette de son jean. Mason fumait rarement mais ici, il voulait que Lola se sente d'avantage sereine, certes une clope ne jouerait pas beaucoup sur les nerfs de la louve mais au moins ils auraient un peu de temps seul, avec vu imprenable sur un coucher de soleil sublime derrière les cimes d'arbres et le chant des derniers oiseaux avant de passer au plus dur des instants de cette journée harassante en émotions. Mason fit rejoindre la tige de tabac à ses lèvres, l'alluma et lâcha une bouffée en prenant place sur un muret avant d'assoir Lola sur ses genoux et de lui tendre le baton de nicotine en un sourire qui se voulait rassurant. "Ça va aller, il y a juste la douleur à supporter mentalement, une fois qu'elle est présente ton corps l'assimile, il l'endort peu à peu, uniquement ta tête joue ensuite..." Reprenant une bouffée du tube de tabac, Mason plissa les yeux et considéra le visage magnifique de sa louve. "après tu es comme endormie jusqu'au lever du jour rien de plus. Si le sort est en toi c'est que tu en es capable Rashka, jamais un seul loup n'est mort durant sa mutation." Baisant ses lèvres après lui avoir redresser le menton il afficha un sourire plus séducteur. "Le lendemain, lorsque tu as quelqu'un dans ta vie, croies moi c'est la récompense après tant d'effort."

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Sam 16 Nov - 1:56

Le soleil laisserait bientôt place à la pleine lune. Autrefois quand elle était encore étudiante, dans son petit studio, dans un pyjama, les cheveux relevés avec un crayon de papier, les lunettes rivées sur le nez, entrain de potasser des bouquins pour ses examens, Lola relevait souvent son regard sur cet astre argenté. Parfois même elle lâchait ses livres pour s’appuyer à la fenêtre, n’entendant plus le bouquant des rues en contrebas de l’immeuble où elle vivait, elle se sentait attirée par celui-ci, étrangement sereine en le scrutant, s’abandonnant à ses rêves d’un futur qu’elle n’aurait jamais cru si semé d’embuche. Elle ne regrettait en rien ses faux pas, ceux-ci l’avait conduit progressivement aux bras d’un homme pour qui elle serait capable de bien des choses. Aujourd’hui quand elle levait ses yeux vers cet astre endormit que l’on pouvait parfois apercevoir en pleine journée, elle se sentait angoissée, car plus jamais elle ne pourrait le contempler. Contrainte d’être enfermée, attachée, alors que son corps cède sous une malédiction dont les origines lui étaient inconnues. Elle n’en voulait pas à son loup de ne rien lui avoir dit sur l’activation du gêne, il l’avait fait dans son intérêt, et même si elle était effrayée, elle ne regrettait en rien son geste sur cet homme ayant perdu la vie au bas des escaliers. Elle était une mère, et le terme prêt à tuer pour son fils, s’avérait réel. Et si c’était à refaire, elle n’hésiterait pas une minute à reproduire ce schéma macabre, et si c’était le prix à payer alors elle le prenait sans même un regret. Certes aujourd’hui elle allait apprendre à vivre avec cette facette d’elle se dévoilant sous la pleine lune, mais au moins le cœur de son enfant pulsait encore dans sa poitrine. Sa joie de vivre n’avait en rien été entaché, et aucune peur ne l’habitait, des choses qu’elle s’efforçait de protéger pour son bien être.

Le chemin sembla long, tant son cœur tambourinait dans sa poitrine, serrant les pans de sa robe, alors qu’elle sentait la main de Holly chatouiller sa nuque comme pour lui montrer qu’elle était là. Elle avait une chance inimaginable de la compter parmi ses amies, Holly était une force pour elle, ne montrant à aucun moment un signe d’inquiétude en sa présence, d’angoisse, de terreur ou même de colère. Elle restait fidèle à elle-même, douce, attentive, et un soutient de taille à toutes épreuves. A aucun moment Holly ne l’avait abandonné, elle avait été présente à la maternité, là où les sœurs de Lola lui tenait la main pour la soutenir, les jours suivant son retour pour l’aider dans sa nouvelle vie de maman. L’encourageant à avancer avant de devoir partir. Aujourd’hui elle comprenait les raisons de son départ, l’apparition de ses pouvoirs, son besoin de la protéger afin de ne pas bouleverser son monde ni même de la blesser par inadvertance. A cet instant, c’est Violette qui redoutait de lui faire du mal, l’animal qu’elle allait devenir était incontrôlable, et elle s’en voudrait toute sa vie si il lui arrivait malheur. Mais Holly avait promit de faire attention, de partir dès qu’elle ne serait plus tenable, et surtout de ne pas hésiter une seconde à lui injecter une dose d’aconit comme elle avait pu le faire sur Mason. Arrivant à destination, aucun mot ne sortit de sa bouche, elle scrutait l’entrée comme si elle partait à l’abattoir mais la présence de ses deux êtres chers à son cœur, lui donnait un peu de courage. En contrebas, Lola ne voyait plus cet endroit comme celui où Mason lui avait révélé son amour, mais plus comme un lieu où elle serait prisonnière quelques heures par mois. En elle, elle s’efforçait de repenser à ses paroles, à ce qui avait suivit leur retour dans leur foyer, ce jour magique où ils s’étaient liés pour l’éternité. Un petit sourire en coin se riva sur son visage alors qu’elle les regardait s’affairé avant d’être entrainer à l’extérieur. Le soleil se couchait progressivement à l’horizon, et Lola rivait ses prunelles sur ce rond orangé avant de sentir la main de son loup l’attirer sur ses genoux. Elle passa un bras autour de son cou, rivant sa tempe à sa joue avant de tirer une bouffée sur sa cigarette.

"Ça va aller, il y a juste la douleur à supporter mentalement, une fois qu'elle est présente ton corps l'assimile, il l'endort peu à peu, uniquement ta tête joue ensuite... après tu es comme endormie jusqu'au lever du jour rien de plus. Si le sort est en toi c'est que tu en es capable Rashka, jamais un seul loup n'est mort durant sa mutation."

- Ma mère dit que si j’ai réussit à accoucher d’un gros bébé comme Lucas sans péridural, souffrant pendant une vingtaine d’heure alors me transformer sera un jeu d’enfant… J’espère qu’elle a raison.

Dit elle dans un premier vrai sourire de la journée, embrassant doucement les lèvres de son loup, alors qu’elle sentait comme en elle, l’aiguille de l’horloge tourner. Signe que le temps était compté. Lola fixait son sourire alors qu’elle laissant ses doigts caresser ses lèvres affectueusements.

"Le lendemain, lorsque tu as quelqu'un dans ta vie, croies moi c'est la récompense après tant d'effort."

- Vraiment ? Dit elle en reprenant ses lèvres entre les siennes. - J’aime te voir sourire comme ça… Je t’aime mon loup.

Lola riva un dernier baiser sur ses lèvres, entendant Holly se rapprocher comme pour les intimer que l’heure était arrivée. Elle poussa un petit soupir avant de regarder son loup et de lui faire un beau sourire, son cœur apaisé.

- Bon allons revêtir nos déguisements !

Lâcha t-elle dans un petit rictus plein d’humour afin de détendre l’atmosphère pesante dans laquelle elle allait bientôt se retrouver enfermé. Descendant les marches en prenant une grosse bouffée d’oxygène elle regarda la pièce avant de scruter le faciès réconfortant d’Holly. Lola s’approcha d’elle, alors que son amie lui ouvrait les bras pour l’enlacer et lui souffler des mots doux afin de l’apaiser. Quand Lola se retourna elle vit son loup en short et cacha les yeux d’Holly juste pour la faire rire, la traitant de vicieuse, avant de lui déposer un baiser sur la tempe. Holly l’entraina doucement vers les chaines au mur, commençant par ses mains, sous le regard attentif de Lola qui se mit subitement à rire délicatement.

- On se croirait dans un mauvais porno…

- Arrête tes bêtises Lola !Dit elle en riant

- Quoi c’est vrai y’a le mec super sexy, l’actrice ravissante, et la metteuse en scène au visage poupin.

- Si tu ne l’avais pas encore remarqué Mason, Lola a tendance à dire tout ce qui lui passe par la tête quand elle est stressée et angoissée.

- Non c’est pas vrai !

- Ah oui vraiment ? Qui a dit en pleine conférence lors de la remise des diplômes que le directeur de l’académie était super bien gaulé, devant une assemblée de milliers de personnes tout ça parce que tu flippais de faire ton discours de major de promo !

- En même temps je mentais pas… Il valait pas Mason soit dit en passant.

Dit elle dans un sourire, alors qu’Holly et elle échangeaient quelques lointains souvenirs, tout juste ceci pour rendre Lola moins nerveuse. Ce qui fonctionnait à merveille, jusqu’à ce que tout soit fini. Elle fini par s’assoir sur le sol, dos au mur, alors qu’elle scrutait les moindres recoins, puis son regard se posa sur un extincteur, visiblement le chasseur du nom de Lewis avait concocté cette merveille, bourrée d’aconit afin de protéger Holly. Les liens de Lola n’étaient pas à même sa peau, il avait réalisé des embouts dans un tissu doux afin de préserver sa peau des frottements entre elle et le métal. Un petit bouton apparaissait dessus, d’après ce qu’Holly venait de lui expliquer, elle pouvait le presser, ceci remplaçait le liquide d’eau et de venin pour loup que Mason ingurgitait. Sa meilleure amie était auprès d’elle, les yeux fermés se concentrant, Lola rivant sa main à celle de son loup, sentant son cœur s’accélérer sous l’attente. Quand les yeux d’Holly s’ouvrir sur la lune puis sur les siens, Lola comprit qu’il ne s’agissait plus que de minute, sa respiration s’affolait déjà alors que qu’une larme coulait sur sa joue. Elle retira brusquement sa main de celle de Mason, avant de se débattre pour retirer les liens qu’elle n’arrivait pas à desserrer.

- Non je veux pas détache moi, c’est pas vrai, ça va pas m’arriver, vous vous êtes trompés !!!

- Lola calme toi ça va bien se passer…

- NON HOLLY, ça va pas bien se passer, je veux pas, je veux voir mon bébé !

Holly ancra ses mains à son visage, gardant son visage d’ange alors qu’elle crevait d’envie de pleurer sous la panique de Lola.

- Lola écoute moi, je suis là, Mason est à, tes sœurs sont là.

Lola hoqueta, rivant son regard à celui d’Holly avec une once d’incompréhension. Pourquoi parlait elle de ses sœurs, elles étaient mortes, enterrées loin d’elle. Une larme coulant sur son visage, elle se recroquevilla contre elle-même, lui hurlant de ne pas parler de ses sœurs avant d’entendre sa douce voix chanter.

- Si tu veux faire mon bonheur, Lola Lola, Si tu veux faire mon bonheur, Lola, donne-moi ton cœur. Rose me l'a donné, Son petit cœur, son petit cœur, Rose me l'a donné, Son petit cœur pour un baiser.

- Comment tu l’as connais ?Dit elle en larme. Cette comptine ayant était pure création entre les jumelles, et jamais chanté qu'en leur présence depuis leur plus tendre enfance.

- Rose vient de la chanter…

- Qu’est ce qu’elles disent d’autres ?

Holly riva une main sur la joue de Lola, essuyant ses larmes avant de déposer ses lèvres sur son front, prenant sa main pour la rendre à Mason dans un regard compatissant. On touchait le point sensible de sa louve, elle ne s’était jamais remis de leur perte, et n’avait jamais pu faire son deuil. Un sourire se dessina sur les traits d’Holly.

- Elles te disent soit forte, pour toi, pour nos parents, pour Mason, pour Lucas, pour nous… Elles t’aiment et savent que tu vas y arriver car des trois tu as toujours été le pilier… Même du bar !

Un petit rire résonna des lèvres de Lola avant qu’elle n’hoche de la tête. Elle riva son regard à celui de Mason, serrant doucement sa main dans la sienne, lui mimant un « Je t’aime » comme elle adorait le faire.

Le moindre organe composant son corps semblait se déchirer en elle, ses membres craquaient comme si un poids leur tombait dessus, lui arrachant des hurlements comme elle n’en avait jamais poussé. Les yeux clos où des larmes de souffrance roulait sur ses joues, ses doigts ancraient le sol, à lui en abimer les ongles, faisant couler son sang, implorant qu’on l’aide, suppliant pour que tout s’arrête. La magie d’Holly lui donnait quelques moments d’accalmie, lui permettant de reprendre le souffle qui lui manquait. L’aconit qui coulait dans ses veines lui octroyait des douleurs à en faire fondre un iceberg, son crâne tambourinait comme son cœur en sa poitrine. Elle n’entendait même plus les voix des personnes près d’elle, seul ses cris strident revenaient à ses oreilles, c’était insupportable, elle se sentait comme mourir alors que son corps la tirait dans tous les sens. Se sentant comme démembrer, manquant d’air, étouffant, incapable de contrôler le moindre de ses gestes. Frappant le sol comme pour atténuer ce mal qui la rongeait d’une flamme brulante en son sein, mordant ses lèvres à s’en faire saigner juste pour se focaliser sur une douleur autre que celui de son corps en entier. Elle cherchait par tous les moyens de s’apaiser, de rendre son calvaire plus doux, plus rapide, son corps rejoignant la surface du sol, alors qu’elle entendait le bruit des chaines tinter. Essayant de se défaire de cette emprise de fer, alors que ses prunelles ne pouvaient que constater ses membres se tordre dans tous les sens, brisant ses os, arrachant sa peau en des frottements incalmables contre le sol. Ses vêtements tombaient en lambeau contre le sol poussiéreux, à bout de force, Lola puisait dans les ressources qui lui restaient pour affronter son calvaire, se sentant comme lacéré par du verre. Tentant de se remémorer le visage attendrissant de ses proches juste pour respire, s’octroyer une bouffée d’oxygène. Les liens ne se rompaient pas, à contrario de son corps qui au fil des heures prenaient les formes de la bête sommeillant en elle. La dernière chose dont Violette se souvint, fut le sourire d’Holly avant que la douleur supplémentaire du à l’aconit, ne la fasse hurler, relevant le museau vers le plafond, les yeux clos avant de se sentir tomber lourdement sur le sol, pour plonger dans un sommeil réparateur. Le froid de la pièce épousait ses formes, la faisant frémir alors que le son des chaines la sortait malgré elle de son endormissement. Courbaturée, incapable de faire bouger son corps, Lola chercha du bout des doigts la main de son loup pour encrer ses doigts au sien, la serrant doucement alors que ses paupières s’ouvraient éblouit par les rayons du soleil se levant. Tremblante de froid, sentant sa peau frissonner sous le vent, elle passa une main sur son visage, sentant ses membres se dégourdir. Rivant une main devant son regard afin de s’habiliter à la lumière, prenant des bouffées d’air, avant de scruter les phalanges de sa main et pousser un soupir de soulagement en les voyant à l’identique de la veille. Elle se tourna sur le côté, incapable d’atteindre le moindre vêtement pour se couvrir, et scruta son loup. Posant sa main sur sa joue, lui offrant un sourire réconfortant et plein de courage. Lola venait de survivre à sa première nuit de pleine lune, se transformant en une magnifique louve blanche au pelage étincelant aux reflets lunaires.

- Tu te sens bien mon loup ?

Comme à l’accoutumée, Lola était plus attentive à ses maux qu’aux siens.




-Regina Q. Mills-

~Theme song~

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MessageSujet: Re: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Dim 17 Nov - 19:16



-Les souffrances sont plus douces...-


Le tête à tête ne dura qu'un temps, trop court au regard de Mason qui peinait déjà à imaginer les souffrances qu'elle endurerait. Il ne pourrait lui être d'aucune aide bien que son amie ferait tout son possible pour qu'il mute le moins rapidement possible, ce fait lui nouait l'estomac d'avantage encore que lorsqu'il avait dû faire face, seul et sans attache, à sa première pleine lune. Ils descendirent dans le domaine abandonné qui avait vu maintes fois le sang de Lockwood couler, cette nuit il le savait, il ne tenterait pas de défaire ses chaînes sous sa forme animale, Lola serait présente et depuis l'imprégnation elle faisait entièrement partie d'une meute en expansion. Slater lui revenait en tête alors qu'il se dégageait du surplus de vêtements qui le couvrait, Nate n'avait plus donnait signe de vie, qu'avait-il encore fait? Avait-il tant de fierté pour refuser l'aide d'un guide dans une telle épreuve? Lockwood secoua la tête, il avait fait un choix alors que lui aurait apprécié qu'on lui enseigne ce qu'il allait subir et ce qui découlerait une fois devenu loup mais, visiblement, tous n'étaient pas du même avis, ainsi le jeune ado ne viendrait pas et, pour être tout à fait franc, cela rassurait un peu Mason qui au moins n'aurait qu'à veiller sa jeune louve tout en succombant aux douleurs physiques qui commenceraient d'ici peu. Un regard suffit entre Holly et lui, afin d'intimer à la sorcière qu'elle devait entamer le processus d’enchaînement, il était bien incapable de le faire, la livrer ainsi à la lune était au dessus de ses forces bien qu'il savait combien Lewis avait étudié le matériel de la jeune femme pour éviter toute blessure. Le cliquetis des fers le fit déglutir, il ne disait rien et à quoi bon ouvrir la bouche alors qu'il amenait, sans le vouloir une seconde, la femme qu'il aimait vers un moment des plus morbides?

Silencieux donc, Mason prépara l'instant, montre encerclant le barreaux, aconit à avaler, liens de métal autour des poignets, des hanches et du cou, puis la seringue de tue loup rivée dans la main gauche alors que Lola subissait avec une pointe d'humour ne dissimulant en rien son angoisse qu'il ressentait en ses entrailles nouées. "On se croirait dans un mauvais porno..." Lâcha-t-elle subitement, Mason émit un rictus et redressa les yeux sur elle. Holly tentait de la faire se concentrer mais rien n'y faisait, l'humour semblait la meilleure façon de gérer une situation qui la dépassait totalement. "Quoi c’est vrai y a le mec super sexy, l’actrice ravissante, et la metteuse en scène au visage poupin." Lockwood rit tout en munissant les chaînes de Lola du fil de soie résistant que Paul lui avait confectionné, lui ne bougerait pas mais elle, il n'en savait trop rien, autant épargner la jeune brune qui se donnait tant de mal pour leur cause. "Si tu ne l’avais pas encore remarqué Mason, Lola a tendance à dire tout ce qui lui passe par la tête quand elle est stressée et angoissée." Lola rétorqua sans grande surprise pourtant il savait cela, il l'avait côtoyé assez longtemps pour voir combien elle pouvait être drôle et d'avantage encore lorsque le stress montait. C'en suivit un petit souvenir risible, Mason écoutait sans répondre, que pouvait-il dire à part lui intimer quelques sourires réconfortants, que tout ce dont elle parlait là ne servirait à rien? Qu'elle souffrirait tout de même atrocement même si elle s'y préparait depuis des jours? Ou encore lui mentir et lui dire que tout passerait comme une lettre à la poste grâce à la magie de la sorcière? Non, aucun mot ne suffirait ici bas, aucune magie, aucun geste, sinon le mot concernant les soulagements lors des pleines lunes se serait transmis hors, rien ni personne n'avait réussi à subir une transformation sans hurler, se briser et s'évanouir face aux tourments horribles. Apaisée, plus sereine, la belle écouta les instructions de ses proches, les assimila et s’apprêtait déjà à faire face, sa main lovée dans la sienne, alors qu'il était encore debout, Mason baissa les yeux sur elle en un je t'aime inaudible avant de redresser le regard par l'ouverture dans ce ciel de roches humides, encore une dizaine de minutes avant de sentir la rage, la douleur, la fièvre et les fractures la saisir au même titre que lui. « Non je veux pas détache moi, c’est pas vrai, ça va pas m’arriver, vous vous êtes trompés !!! » Elle lâcha sa main et se redressa, aussi raide que lors d'une crise de tétanie. « Hé hé, Lola, écoute moi, c'est le plus dur, je sais, je l'ai vécu mais tu ne peux pas aller contre, croies moi si je pouvais, si je savais comment t'éviter ça je le ferai... » Mason se redressa et lui saisit l'avant bras fermement mais sans douleur. Holly prit le relais tandis qu'il passait la main sur son visage, elle devait la convaincre et vite, ce n'était plus qu'une question de minutes car déjà la lueur argentée fondait dans ce décor morbide. « Lola écoute moi, je suis là, Mason est à, tes sœurs sont là. » A ces mots, ce ne fut pas que sa louve qui fixa intensément la jeune femme mais aussi Mason qui craignait qu'il s'agisse d'un mensonge dans le but de la faire capituler mais, lorsque Holly reprit, il sembla à Lockwood que Rashka s'apaisait sans plus trembler. « Si tu veux faire mon bonheur, Lola Lola, Si tu veux faire mon bonheur, Lola, donne-moi ton cœur. Rose me l'a donné, Son petit cœur, son petit cœur, Rose me l'a donné, Son petit cœur pour un baiser. » Le regard rivé sur la sorcière, Mason scruta les lieux, rien, pas un spectre alors que lui même avait pu être vu de Damon lorsqu’il était revenu avant la levée du voile, pourtant Lola semblait subjuguée par cette chanson, incapable de saisir, les lèvres brûlantes de questions concernant les phrases entonnées par sa meilleure amie. « Elles te disent soit forte, pour toi, pour nos parents, pour Mason, pour Lucas, pour nous… Elles t’aiment et savent que tu vas y arriver car des trois tu as toujours été le pilier… Même du bar ! » Sa sœur jumelle lui délivrait des mots grâce à la magicienne, Mason sentit le cœur de sa louve battre avec ardeur et fièvre. La tristesse ne l'avait jamais quitté concernant la disparition des siennes et il avait assez confiance en Holly pour savoir qu'elle ne jouait pas avec les émotions de Lola mais qu'elle disait vrai et parlait au nom de ses proches. Lui même, bien que lié à la belle, n'aurait pu que la soulager en la serrant contre son corps, lui soulager le corps uniquement mais, ses sœurs, elles, l'avaient soulagé mentalement pour affronter l'épreuve. Un fin sourire mua sur les lèvres rosées de la sublime journaliste tandis que Mason lui baisait le front et déposait le menton contre celui-ci, les yeux clos. « Écoute les... tu es forte, demain tout sera fini et je tacherai d'étudier de plus près la métamorphose afin de t'en éviter d'autres. Je t'aime Lolita. »

Le corps en miettes, Mason survivait au calvaire depuis plus d'une heure, la magie faisait office mais en ce qui concernait la douleur, rien n'était modifié. Il subissait et ressentait la torpeur et les souffrances de sa belle qui serrait les mâchoires pour ne pas avoir à pleurer, les larmes coulaient pourtant d'elles mêmes, un supplice sans nom s'opposait à elle et il ne pouvait ni la toucher, ni lui parler afin de concentrer ses forces et de résister tant qu'il le pouvait et ainsi ne pas demander d'avantage d'effort à la sorcière qui semblait déjà épuisé. Les cris de Lola, ses pleurs, les échos de ses fractures le faisaient souffrir plus encore que lorsqu'il était seul face à ce tourment. Elle hurlait à en faire trembler les murs, ses doigts saignaient au plus elle tentait de prendre appuis contre la pierre humide sous ses genoux. Il ne pouvait rien faire, impuissant, les yeux jaunis par la mutation proche, Mason redressa le regard sur Holly qui comprit qu'elle pouvait lâcher prise le concernant. Il n'abdiquait pas, mais libérer les forces de la sorcière permettrait à celle-ci de s'attarder sur le cas de Lola, d'apaiser ses souffrances terribles dans la mesure du possible. Encore aucune magie ne l'avait aidé, il doutait qu'il y ait un remède quant à cela, lorsqu'on activait le sortilège c'était à vie et très long, un loup vivait bien plus longtemps qu'un être humain ordinaire et chaque lune pleine était le prix à payer pour avoir tué, même accidentellement, un être vivant. Le corps huilé sous les sueurs froides qui dévalaient ses courbes musculaires alors que la fièvre s'emparait de lui, Mason lâcha prise et rejoignit le sol pour y ancrer les doigts mais aussi, avant qu'il ne soit plus lui même, s'approcher avec toutes les peines du monde de sa louve et lui redresser le visage entre deux paumes. Son regard était suppliant, les sanglots lui ravageaient les joues, la sueur emmêlait ses cheveux bruns. « Je suis... là. » Dit-il en un nouveau spasme qui le cloua à terre et laissa place à la bête. Ses crocs filèrent, son corps changea subitement, le pelage et la forme du loup remplaçaient l'homme qu'il était et l'intimaient à sommeiller mais différemment des fois précédentes. Le loup sentait la magie s'infiltrer dans le corps de sa femelle alors qu'il poussait de sa tête le corps meurtrie de celle qui tardait à laisser la place à la louve dont il avait besoin afin d'appeler sa meute. L'animal glapit et sentit la présence d'un cœur, l'odeur du sang chaud puis se tourna vers la sorcière affairée sur la belle qui hurlait de douleur. La bête gonfla le poitrail, les poils hérissés quant à un être qu'il voyait non plus comme une alliée mais comme la personne à l'origine des tourments de sa moitié. Tous crocs dehors, les babines retroussées et les oreilles tapies sur l'arrière de son crâne, il grogna, un son guttural et n'augurant rien de bon pour la sorcière qui était bien plus attentive à sa louve. Il bondit de toute sa stature, les muscles détendus et le regard aussi menaçant que s'il dû mettre un ennemi à mort, ce fut la dernière chose dont se souvint l'animal majestueux lorsqu'une douleur immonde lui ravagea la boîte crânienne, lui tétanisa les muscles et qu'un produit brûlant, accompagné de courants électriques douloureux, traversa ses veines jusqu'à nourrir ses organes et l'ancrer dans un profond sommeil durant lequel il n'entendit plus que les soupirs haletants de celle qu'il attendait sans pouvoir la rejoindre désormais, sans pouvoir l'aider.

Le froid lui mordit l'épiderme, le vent qui s'engouffrait dans la pièce silencieuse le soulagea des tétanies musculaires encore présentes pour les minutes précédents le réveil. Les premières notes du jour offraient de leur mélodie plus douce, le chant des derniers oiseaux n'ayant pas migré vers le soleil, le souffle de la brise hivernale, l'écho des souffles contre les parois de la cave, tout semblait aussi précieux que s'il avait s'agit d'or alors qu'il sentait une main chaude et fine rejoindre sa joue en une infinie tendresse. Son parfum ne le trompait pas, Lola était là, en vie et le bruissement de chaîne qui accompagnait les bruits divins de ses membres se rapprochant de son corps lui intima qu'elle avait résisté à l'envie de se libérer. Une forte odeur de bois et feuillage humide s'offrit à ses narines, ensuite se furent les gouttes d'eau massive, qu'il entendait mourir sur le sol d'extérieur qui lui fit comprendre qu'il pleuvrait ce jour. Le soleil n'était peut-être pas présent mais la leur du jour, elle si et elle lui chatouillait les cils avec panache. « Tu te sens bien mon loup ? » Il ouvrit les yeux sur son sourire magnifique et fronça rapidement le front en redressant le buste afin de constater qu'Holly n'était plus présente. Un sourire amusé combla la commissure de ses lèvres et il se tourna vers elle les sceller aux siennes avec délice. « C'est fini... j'vais bien et toi amour ? » Amour, c'était la première fois qu'il lui offrait ce surnom affectueux mais si révélateur pour lui, il était capable de tout pour elle, l'aimait à s'en faire péter le cœur s'il fallait, elle était son nouvel univers et jamais il ne s'éloignerait d'elle.

Plus calme, sans tierce personne à ses côtés, Mason passa l'avant bras derrière sa tête et laissa son dos rejoindre la pierre tandis qu'il embarquait Lola dans le mouvement et caressait sa joue, l'autre épousant son torse, là où battait fiévreusement son cœur. Elle tremblait un peu et il n'attendit pas longtemps avant de se redresser et de faire tomber leurs liens mutuels pour saisir le sac de vêtements dans le fond du local pendant qu'elle se rhabillait de son côté. Muni d'un jean, dont il refermait la boucle de ceinture, Lockwood quitta la cellule où il avait déposé ses affaires, les yeux d'abord baissés sur le sol tandis qu'il enfilait une chemise et entreprenait d'en fermer les boutons jusqu'à tout stopper lorsque ses yeux croisèrent le dos sublime de la belle qui tentait d'enfiler sa robe. Un sourire particulier s'empara les lèvres du loup qui s'approcha d'elle, saisit le tissu qu'elle comptait passait sur ses courbes et lui laissait rejoindre le sol tandis que ses mains rejoignaient fiévreusement ses hanches. Dos à lui, Lola frémit et lui intimait, sans lui dire, l'envie naissante qui comblait son être. Sans précipitation, il la poussa jusqu'au mur le plus proche, sa poitrine épousa la silhouette fraîche des pierres alors qu'il passait les lèvres contre son épaule et la baisait comme s'il s'agissait d'un trésor précieux et longuement désiré. Son corps chauffait déjà, ses mains dévalaient le long de ses côtes, de ses hanches, jusqu'à venir frôler son entre jambe encore prisonnière de dentelles qu'il rêvait de voir s’effacer. Lockwood sentait ses organes l'invitaient à s'unir à elle, l'une de ses mains quitta son flanc, passa sous son coude et galopa vivement contre sa poitrine nue pour saisir vivement, mais sans douleur aucune, son cou gracile qu'il pencha afin d'épouser de ses lèvres humides les courbes affolantes de sa mâchoire. Sa langue passa le seuil du sanctuaire et il mordit délicatement sa peau hâlée pour la panser de baisers torrides qu'il voulait langoureux au possible. Il la sentait réceptive et poussa d'avantage son bas ventre contre ses reins, l'emprisonnant sous son étreinte charnelle sans qu'elle ne soit contrainte de souffrir mais plutôt victime des désirs ardents de son partenaire. Mason sentait l'étroitesse du jean lui infliger quelques douleurs que les contractions, de son plaisir naissant mais puissant, estompaient lorsqu'il baisait ses lèvres à ne plus pouvoir s'en rassasier. Lola était une drogue divine dont il se serait shooté nuit et jour sans pouvoir s'en lasser.

Plus animal subitement, il la plaqua brutalement contre les roches et lui saisit un poignet pour qu'elle s’agrippe au mur qu'il lui fit rejoindre, ses doigts dévalèrent sa peau, la rondeur de son sein et fondit contre ses hanches puis sa cuisse où il redressa son genoux tout en la retournant face à lui, sans tact peut-être mais sans lui faire de mal, plutôt en une fièvre grimpante qui bousculait toute la douceur dont il faisait preuve lorsqu'ils discutaient simplement. Ses lèvres s'unirent aux siennes, leurs langues dansaient en de lourdes et torturantes étreintes qui l'appelaient à la satisfaire sans ménager son propre plaisir. Les yeux clos, le souffle court, Mason rouvrit enfin les paupières pour noyer ses prunelles bleues dans l'ambre des siens, un sourire lubrique collé au visage. « J'peux pas attendre Lola, j'te veux maintenant. » Souffla-t-il en pressant ses lèvres ardemment contre la pulpe des siennes pour la soulever de terre, sans aucun mal, et lui faire croiser les jambes à son bassin tandis qu'il dévorait sa poitrine durcie de baisers sulfureux.

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Mer 20 Nov - 21:15

Sa première nuit de pleine lune venait de s’achever, et elle retrouvait les bras réconfortants et protecteurs de son loup. Les douleurs qu’elle avait ressentit ancraient encore son esprit, elle se souvenait de beaucoup de chose avant d’avoir un trou noir sur le reste. Mais malgré toutes ses souffrances endurées, une certaine plénitude l’emparait, elle se sentait soulagée d’avoir survécu à cette métamorphose. Signe qu’elle était aussi forte que ses proches s’étaient efforcer à lui faire entendre durant des jours. La mélodie qu’Holly avait fredonné tournait en boucle dans son crane, un sourire doux peint sur le visage. Ses sœurs, les deux âmes sœurs de sa vie, partit beaucoup trop tôt à son gout, étaient près d’elle en cette nuit de tourment. Lui avaient parlé par le biais de sa meilleure amie, sa sœur de cœur ne lui mentirait jamais sur une telle chose, sachant à quel point les deux femmes comptaient pour Lola. Et puis cette chanson jamais elle ne l’avait susurré en la présence autre que Rose. Petites filles, elles adoraient inventer des choses rien qu’à elles, que ce soit des codes pour se comprendre, des signes distinctifs ou des chansons. Bien qu’elle ne comprenne pas pourquoi elles étaient encore autour d’elle, cette idée la réjouissait excepté le fait qu’elle ne puisse échanger avec elles. Au moins ses mois passés en leur absence où Lola leur parlait comme pour combler le vide immense en sa poitrine, rien n’était tombé dans l’oreille de sourde. Le bout de ses doigts glissait sur la peau tendre de son loup alors qu’il lui demandait si elle se sentait bien, elle remonta son regard dans le sien, déposant ses lèvres sur les siennes et faire un oui de la tête. Les chaines tintèrent à nouveau et il se redressa pour l’en séparer, un instant elle resta sur le sol froid de cette pièce lugubre, massant ses poignets, ses chevilles et quelque uns de ses muscles afin de retirer cette sensation d’engourdissement. Violette fini par se remettre sur ses jambes, enfilant une petite culotte de dentelle noire, et attrapant les pans de sa robe.

Le regard perdu sur les escaliers en face d’elle, elle faisait tourner le vêtement dans ses mains pour trouver l’ouverture sans véritablement le chercher. Il fini par glisser de ses doigts pour rejoindre le sol, un sourire se dessina sur ses traits alors qu’elle allait lui demander ce qu’il faisait, elle sentit ses mains se poser sur ses hanches. Une chaleur commençait déjà à la gagner, quelque chose d’électrisant parcouru ses veines, alors que ses yeux se fermaient. Sa poitrine épousa la fraicheur du mur, alors qu’elle sentait les lèvres adorables de son loup la dévorer, ses mains la caresser avec une ferveur qu’elle avait déjà connu maintes fois mais pas aussi brulante qu’en ce jour. Sa main remontait le long de son buste lui donnant la chaire de poule alors qu’elle se posait sur sa gorge, l’obligeant à incliner de la tête afin de sentir ses lèvres emprisonner les siennes. Ses mains parcourant son être était un délice dont elle ne cherchait nullement à se priver. Mason se montrait envieux, dominant et brulant comme l’Alpha qui sommeillait en lui, et malgré ses gestes brusques et démonstrateur de la passion grandissante pour elle, il ne la blessait pas, au contraire il la rendait complètement folle.  Se laissant aller dans ses bras tandis que les premiers soupirs d’un plaisir prochain commençaient déjà à la gagner. Cet homme, son loup, sa moitié, était la perfection même. Tendre, doux, attentionné, protecteur et animal quand il le fallait, une facette qui n’était pas pour la déplaire. Son cœur pulsait contre son torse une fois qu’il eut rivé son dos à la roche, ses jambes tremblantes peinant à tenir le poids de son corps, alors qu’elle laissait glisser ses doigts sur son corps. Son regard brulait pour lui d’un amour inépuisable, d’une envie dévorante que de s’unir à lui. Leurs lèvres peinèrent à se séparer, tandis que leurs langues se sustentait du gout délicat de l’autre. Haletante, tremblante, Lola se languissait de son corps qui était pourtant collé au sien. Elle le voulait, elle en crevait d’envie et peut importe l’endroit, elle ne pourrait attendre un retour dans leur couche.

« J'peux pas attendre Lola, j'te veux maintenant. »

Un sourire mutin sur les lèvres, Lola à nouveau plaquer contre cette roche, l’encercla de ses jambes alors qu’elle sentait ses mains monter le long de ses cuisses, lui octroyant de divins soubresauts. Dans un geste brusque elle le sépara de cette chemise, laissant ses mains glisser contre sa chaire, qu’elle baisa avec fièvre, mordant le creux de son cou, sa mâchoire pour s’attaquer à ses lèvres qu’elle pansait par quelques passages de langue. Brulante de désir, avec l’envie indéniable de le combler comme jamais, Lola glissa ses mains entre ses jambes pour s’attaquer à cette ceinture et ce pantalon devenu trop encombrant à son gout. Ses lèvres lui dévoraient le cou, et sa poitrine, ce qui la faisait gémir d’impatience et pourtant, elle reposa ses pieds sur le sol, tandis que les mains de son loup rejoignaient la roche. Son regard se liait au sien, alors qu’elle faisait glisser ses vêtements le long de ses jambes, sa bouche se sustentant de son torse, son abdomen, ses cuisses, son entrejambe. Joueuse, désireuse de lui faire connaitre un plaisir sans limite, Lola s’empressa de lui offrir un délice qu’elle ne lui dédiait qu’à lui. Sa main glissa dans ses longs cheveux, et elle prêtait l’oreille au moindre signe de plaisir qu’elle pouvait entendre de ses lèvres qui lui manquaient déjà. Quelques morceaux de roche tombaient sur le sol, alors qu’elle jouait de sa langue afin de mettre dans un état avancé son loup. Impatient ou désireux de lui rendre la pareille, elle se retrouva à nouveau contre cette paroi humide, ses dentelles arrachées, alors qu’il ancrait les mains à ses genoux pour la tenir contre lui. Bestiale sans pour autant être violent dans ses gestes, Mason se fondit en elle, lui volant des gémissements. Ses hanches ondulaient contre l’objet de sa convoitise alors que son regard se perdait dans le sien. Une lueur animale prenait possession de ses iris, alors qu’elle s’enivrait de son parfum, mordant délicatement sa peau, avant qu’il ne presse ses lèvres sur les siennes. Caresses, baisers, coups de reins dévastateurs, Violette se perdait dans un plaisir décuplé, son corps tremblant contre le sien. Maintenu comme une pierre précieuse avec plus de hargne, elle fini par rejoindre le sol, surplombé par la stature scintillante de sueur de son loup. Ses pieds rejoignirent ses hanches alors qu’elle se mouvait contre lui, ses poignets emprisonnés entre ses mains au dessus de son visage. Ses lèvres la dévoraient de part et d’autre, la faisant hurler de plaisir à en faire fuir quelques volatiles. Il la relâcha pour caresser ses courbes, alors que leurs langues se rencontraient une nouvelle fois. D’une rapidité qu’elle ne se connaissait pas, elle réussit à le faire basculer sur le dos, le dominant avec saveur. Voyant son buste se redresser, elle y posa les paumes pour l’appuyer afin qu’il rejoigne le sol, ses hanches ondulant contre lui, alors que ses yeux se fermaient. Cambrant son dos, sa tête vrillant en arrière alors qu’elle criait son plaisir, il fini par se redresser, la colla à lui, dévorant son corps, la maintenant dans ses bras, alors qu’elle se perdait au creux de son cou. Tenant avec fermeté ses cuisses contre sa taille alors qu’il la possédait avec facilité, les ongles de Lola s’ancrèrent à sa peau, laissant le dernier gémissement d’un plaisir intense la gagner, avant de sceller ce moment par un baiser gourmant, le serrant de ses membres tremblants. Sans le savoir, cet acte dépourvu de toute préméditation bouleverserait leur vie future.

Quelques jours s’étaient écoulés, aujourd’hui la louve blanche était nostalgique et ne prononçait mot quant à ses songes. Le lendemain serait un jour bien particulier, un jour du calendrier qu’elle redoutait depuis des mois, depuis la mort précipité de ses sœurs. Ces mêmes personnes qui étaient visiblement présentes à ses côtés sans même qu’elle ne puisse les visualiser. Lucas était couché depuis quelques heures, et Holly lui avait envoyé un message, elle devait passer elle avait quelque chose pour elle. Lola redoutait le pire en fixant l’horloge qui allait bientôt afficher minuit, mais pour qu’elle daigne venir à une heure si tardive ce devait être important. Assise dans le canapé, en tenue de nuit, elle fixait un album photo. Nostalgique, les jambes allongées sur le canapé, le corps rivé aux bras de son loup, elle caressait du bout des doigts le papier glacé. Narrant quelques petites anecdotes sur son passé vis-à-vis des photographies, c’était la première fois qu’elle parlait de ses deux sœurs à Mason. Une période où elle était heureuse avec les siens, où il n’y avait pas un trou béant dans sa poitrine qui ne voulait pas se refermer. Jamais elle n’avait pu leur dire au revoir, leur dire à quel point elle les aimait à quel point elles leur manquait. Holly ne sonna pas, elle frappa simplement pour informer de sa présence et se permit d’entrer ayant vu Lola et Mason sage sur le canapé par la fenêtre. Elle s’avança un fin sourire sur les lèvres, retirant son écharpe les saluant avant de s’assoir sur la petite table basse du salon. Elle poussa un long soupir avant de prendre l’album photo de le refermer et de saisir les mains de Lola pour qu’elle lui fasse face.

- Lola, j’ai quelque chose pour toi… Mais avant je veux être sur que tu comprennes que c’est temporaire…. Tu n’auras qu’une petite heure pour en profiter, je ne peux pas faire plus pour le moment. Si j’ai choisi une heure si tardive c’est pour ne pas perturber Lucas et aussi pour être à la bonne date.  

Dans un claquement de doigt, Holly fit apparaitre un gâteau d’anniversaire où des bougies scintillaient, les prénoms de Rose et Lola étaient dessinées avec le chiffre trente. Violette serra des mâchoires avant de remonter son regard sur Holly.

- Je veux pas le fêter Holly, pas cette année…

- Je le sais, mais Lucas en a besoin. Il a besoin de pouvoir offrir son cadeau à sa mère, de le voir souffler ses bougies comme lui le fait…

Les voix de deux femmes se mirent à résonner dans le hall, des chamailleries, Lola tourna rapidement son visage en cette direction, son cœur se mettant à hurler dans sa poitrine. Holly la scrutait avec un doux sourire avant de poser son regard sur Mason lui intimant de ne pas s’inquiéter pour sa louve.

- Ca suffit les deux pimbêches !

- Mais c’est elle qu’à commencer !(Rose)

- Han t’es qu’une sale menteuse c’est toi qui m’a tiré les cheveux !(Pénélope)

Les deux femmes passèrent enfin la porte du salon, criant en cœur un « Joyeux anniversaire Lola », de grands sourires sur leur visage. Lola était blême, les larmes et tremblements commençaient déjà à la gagner alors qu’elle les fixait. Elle ferma les yeux, avalant difficilement sa salive.

- C’est pas réel, c’est juste mon imagination.

Rose roula des yeux et s’approcha de Lola pour lui pincer la joue, ce qui lui fit cracher un petit cri de surprise.

- Ca te va je suis assez réelle pour toi là ?(Rose)

Lola les regardait comprenant peu à peu, avant de se redresser et d’enlacer sa première sœur en explosant en sanglot. Lui mordant le cou pour se venger, une petite manie qu’elle avait prise toute les deux.

- Hé me mord pas je suis déjà un fantôme j’ai pas envie de me transformer en loup en plus !

Pénélope vint enlacer sa sœur, formant un petit trio, alors qu’Holly s’asseyait dans un fauteuil pour continuer à concentrer ses forces afin d’offrir son cadeau le plus longtemps à Lola. Les filles finirent par saluer Mason, l’une d’elle lui pinçant la joue, elles s’assirent sur le sol en indien comme elles adoraient le faire près du gâteau, se chuchotant quelques trucs en regardant Mason.

- Pourquoi c’est toujours Lola qui ramène les mecs les plus canons à la maison ?

- Parce qu’on est les plus canons, désolé Pinou

- T’as toujours ramené que des cageot Rose !

- Han sale garce t’as vu la tronche à Henry pour parler? Et Lola n’a ramené qu’un mec et t’as vu le résultat. Désolé mini moi, mais là t’as grave tiré le jackpot ! En plus il a un de ses fessiers de dieu grec, tu fais du sport Mason ?

Lola se retourna étonnée sur Mason avant de scruter ses sœurs qui ne brillèrent plus une seconde. Pénélope colla son coude dans les cottes de sa sœur avant d’afficher un petit sourire.

- Heu… comment vous savez ça ?

- On était là quand vous vous êtes transformé, d’ailleurs t’es magnifique en louve blanche Lola.

- Pinou change pas de sujet, vous êtes restés jusqu’à quel moment ?

- T’inquiète on est partit quand ça devenait chaud, on ne voulait pas déranger. On voulait juste s’assurer que t’allais bien.

- Ca pour aller bien elle allait bien hum ?

Lola se mit à rougir avant de secouer de la tête, se penchant sur Mason pour camoufler sa tête de honte au creux de son cou alors que ses frangines se bidonnaient. Holly proposa de souffler les bougies du gâteau ce que Lola et Rose firent. Une heure, une seule, une unique où elle pouvait jouir de leur présence. Cet instant passa si vite, mais la jeune mère se sentait revivre, bien qu’elle fixait avec angoisse l’horloge. Holly avait pris soin à ce que Lucas n’entende rien afin qu’il ne soit pas perturber par la présence de ses tantes qu’il pensait avoir rejoint les anges. Une heure sonna, et Lola déglutit en entendant l’échéance, elle devait quitter ses sœurs après un moment joyeux plein de rire et de boutades envers Lola. Tous se dirigèrent vers la porte, ses sœurs ne voulaient pas disparaitre sous ses yeux. Elles saluèrent Holly, Mason, où Rose s’empressa de lui chuchoter à l’oreille.

- Prend soin de notre petite sœur, je sais qu’elle fait la femme forte, mais elle est plus fragile qu’elle n’en parait… Soyez heureux.

Elle déposa un baiser sur sa joue, un sourire d’ange avant d’aller serrer sa petite sœur dans ses bras alors que Pénélope attendait sur le seuil. Elle caressa ses cheveux, scrutant ses yeux avant de lui pincer le nez.

- Fête ton anniversaire, tu nous reverra Lola… Tu verras elle sera magnifique comme toi, vous serez heureux.

Holly fit un signe discret à Rose de fermer sa bouche alors que Lola ne relevait même pas ce semblant de phrase incompréhensif. Elle referma la porte derrière elle et scruta par la fenêtre pour ne plus les voir. Elles étaient partit, et elle se languissait déjà de les revoir. Elle partit enlacer sa sœur de cœur et la remercia avant qu’elle ne file à son tour. Lola se dirigea dans le salon afin de ranger ce qui trainait, les quelques verres et assiettes, le cœur lourd et léger à la fois. Un petit sourire dévora ses lèvres.

- T’as survécu à une soirée avec mes sœurs, je te félicite, ce sont de sacré phénomènes.




-Regina Q. Mills-

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MessageSujet: Re: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Dim 24 Nov - 1:00



-Les souffrances sont plus douces...-


Ses lèvres bouillaient déjà contre sa peau avide de ses baisers, ses mains fondaient contre les étoffes qu'il portait et les en débarrassaient sans retenue aucune, Lola était une bombe de mercure chaud entre ses doigts, plutôt entre ses bras puissants qui la pressait contre lui sans douleur aucune, le loup s'éveillait en lui sans pour autant apparaître, le feu le gagnait, il la désirait bien au delà de toutes les femmes de cette terre, sa louve était un océan de chair et de sang désirable, son parfum voguait dans l'air, invisible mais si savoureux au point d'en délecter son odorat, son toucher et sa vue se décuplaient. Les sens en ébullitions, Mason la fit glisser contre son torse nue, huilée de chaleur pour elle, afin de lui faire rejoindre le sol que ses pieds nues épousèrent de leurs pointes. Il recula lorsqu'elle l'y invita en ôtant sèchement sa ceinture, son jean disparu presque aussi vite que la robe qu'elle tentait d'enfiler plus tôt, un sourire mutin peint sur ses lèvres pulpeuse, intimant à la plus charnelle des choses, Lockwood la laissa faire et maintint sa domination en rivant les ongles à la roche derrière lui. Lola le débarrassa des surplus de tissu et son sanctuaire chaud, humide et divin, épousèrent la fermeté de son entre jambe bandé par le sang qui fusait en lui comme un geyser de plaisir bouillant. Sa langue jouait contre lui, offrant à chaque veines et vaisseaux un amas de magma intense qu'elle venait penser en un passage de pulpe qui le faisait se tendre comme jamais. Le jeune homme retenait presque sa respiration afin de subir cette offrande savoureuse, pourtant sa tension grimpait en flèche et l'intimait à se faire plus viril avec elle, aussi l'une de ses mains glissa entre ses boucles, sous elles ensuite pour rejoindre sa nuque qu'il pressa jusqu'au seuil de la douleur sans la lui infliger. Il retenait ses soupirs mais elle les entendait parfaitement s'étouffer au creux de sa gorge et contre ses dents serrées, les doigts contre la pierre semblaient percer celle-ci, quelques gravillons rejoignirent le sol, autour d'elle et ses muscles continuèrent à presser sa peau, révélant chacune de ses veines sous ce derme huilé de convoitise.

En un dernier geste de bouche contre lui, elle se redressa, ou plutôt ondula le long de son torse et il pressa sa nuque fragile dans le but de dévorait ses lèvres sans patience. Sa langue rencontra la sienne, leurs échanges de baisers étaient cuisants et dévastateur, désormais le temps froid au dehors et dans cette crypte semblait plus chaud encore qu'un four lancé à plein régime. Lockwood lâcha prise sur la paroi et vint épouser sa hanche afin de la soumettre à la position à laquelle elle l'avait convié précédemment. Il la souleva aux genoux et la plaqua avec ferveur contre le mur, la position n'était peut être pas des plus confortables, mais les deux loups n'en avaient cure, seule l'avidité de leurs corps les saisissait aux tripes, c'était le cas pour Mason qui lui mordit la mâchoire avec tact mais une note bestiale qui n'appartenait qu'à lui, la pointe de sa langue esquissa, telle une plume d'artiste, les contours de son visage magnifique et il rouvrit les yeux dans les siens dont la lueur dorée donnait de magie à la scène. Il s'invita en elle ensuite, intensément sans jamais lui octroyait de mal, ses reins se creusèrent jusqu'à ce qu'elle en gémisse et il pressa les lèvres dans son cou afin de prendre possession de ses moyens. Il ne bougea pas peut-être quelques secondes, rien de plus, mais uniquement dans le but de s'imprégner des saveurs transpirantes de sa louve. Mason retint son souffle et expira lorsqu'il se retira sans la quitter pour autant, il reprit ce geste à plusieurs reprises savourant le plaisir qui émanait des lèvres, contre son oreille, de la belle et enfin donna du bassin avec intensité, parfois le dos de Lola faisait pleuvoir quelques poussières de roche, parfois il la butait contre la parois afin de se fondre d'avantage en son être fiévreux. Il bouillait, es mains tressautaient au creux de ses genoux, son bassin tressaillait entre ses jambes humide de température, il recueillait déjà les perles de sueur sur sa poitrine mouvant en mains baiser sauvages, passait la langue contre ses clavicules et remontait à ses lèvres pour s'en sustenter jusqu'à plus soif, intensifiant sa hargne à lui offrir les plus terribles des sensations érotiques.

Mason la tira vivement contre le sol, épousant derechef le palais de sa convoitise, il était comme possédait par ses nervure et cette couverture de chaire chaude dans laquelle il allait et venait à la perfection, sa une main contre son buste, il pressa celle-ci afin qu'elle ne se redresse pas pour le moment, impatient de décupler la ferveur de son membre au point de la rendre ivre de lui. Elle le rendait fou, un dingue n'aurait pas compris tant il était submergé par le parfum, le corps, le mercure et les ondulations de la belle sous lui. Lockwood continua son office, prêt à exploser à tout moment mais pas tant qu'elle en voudrait encore, elle le suppliait de lui donner d'avantage et s'empressa contre lui, le rivant au sol à sa place, les abdominaux bandé, il posa d'abord les coudes contre le sol mais la jeune femme voyait les choses différemment, ses mains invitèrent son torse à se cambrer et son dos à épouser la pierre. Cette fois, il riva les paumes à ses hanches ne relâchant jamais le rythme fiévreux sur lequel il la faisait grimper sans qu'elle ne s'y attende, elle pensait dominer de part la position, elle se trompait, il controlait chaque geste et pourtant se noyait d'envie sous les siens et, lorsqu'il la sentit se raidir, un creux scindant le bas de sa colonne vertébrale, Mason vint buter sa poitrine avec la sienne et presser sa nuque, dévorant sa gorge gracile en maints baiser langoureux qu'il fit se perdre contre ses lèvres d'où émanait les décibels de sa jouissance fulgurante. Son antre l'emprisonnait, ses contractions le livrait aux flammes dévoreuses de l'orgasme et il s'y laissa aller sans attendre, étouffant ses râles contre la pulpe bouillante de ses lèvres galbées tandis que ses jambes l'encerclaient à ne plus lui permettre de se mouvoir. Mason la maintenu un long moment ainsi, jusqu'à ce qu'elle redevienne l'humaine douce qu'il aimait tout autant que cette amante sauvage et sourit alors que leurs corps retombaient contre la fraîcheur du sol désormais charnellement humide.

Un soir de semaine, le petit couché, Mason s'était installé dans le canapé et avait accueillit la belle contre son torse, tee shirt noir, pantalon ample, elle en tenue de nuit, tous deux regardaient les albums souvenirs de la jeune femme. Elle parlait d'elles, ses sœurs, et lui ressentait parfaitement ce qui nageait douloureusement en son sein. Lié à elle, il n'était pas dupe, aucune de ses émotions ne lui était épargné, il vivait pour elle comme elle vivait pour lui et la voir si triste, tandis qu'elle passait les doigts sur le papier glacé, où les visages de ses proches resteraient figés à jamais, lui pinça le cœur jusqu'à ce qu'elle soupire en voyant arriver sa meilleure amie. Mason plissa le front, il ne s'attendait pas à voir Holly si tard mais qu'importait, la jeune sorcière était la bienvenue ici, pourtant un sentiment étrange s'opposa au loup, sans nul doute la peur qu'on lui annonce la venue de Franck d'ici peu. Il s'attendait à le voir bientôt, ce n'était pas un scoop mais que ce vampire entache ainsi le bonheur de sa louve ne lui allait pas du tout, il le tuerait et ferait tout pour qu'il ne puisse pas revenir d'entre les morts. Il salua la brunette qui retirait sa veste et son écharpe et sourcilla quant aux mots qu'elle servait, temporaire, une petite heure... De quoi parlait-elle exactement ? Un claquement de doigts suffit à laisser apparaître un gâteau, surmonté de bougies allumées et il sourit lorsque Lola fit la moue, une chose qu'elle lui avait caché, avait-elle à ce point peur qu'il la juge sur son âge ? « Tu me caches des choses Rashka... » Rit-il en baisant sa tempe. « Je veux pas le fêter Holly, pas cette année… » Holly la reprit directement tandis qu'il caressait le haut de son bras, sentant encore des brides de regrets émaner d'elle. Mais, subitement, alors que deux voix étrangèrent provenaient du hall, Lola s'anima tel une lumière plaisante et il ne fallut pas longtemps à Lockwood avant de comprendre qui venait lui rendre un hommage pour ses trente ans.


Deux filles traversèrent le salon, l'une d'elle aux traits semblables à sa louve, pourtant il ne se serait trompé pour rien au monde entre elles puis l'autre, une petite poupée de porcelaine au cheveux noirs, un instant il sourit, deux fantômes, qu'elle pouvait pourtant touché et lover contre elle se trouvaient dans le salon. Le sourire des quatre présences féminines lui en logèrent un sur le visage, mal à l'aise lui ? Non ce n'était pas ça mais autant de femme chez lui il y avait très longtemps que ce n'était pas arrivé. Mason la laissa rejoindre ses sœurs après quelques doutes de sa part, mais lorsqu'elle comprit qu'il s'agissait bien de la réalité, possible grâce à la magie, les peurs et angoisses de Lola cessèrent et un sentiment chaud de bien être fut accessible au loup depuis le reflet joyeux que la belle arborait. La jumelle vint pincer la joue du loup qui plissa le front, sans animosité cela va sans dire mais uniquement car il se sentait étrange ici, puis les trois membres de la famille Marquez s'installèrent à même le sol pour un petit conseil privé *ou pas*, dont il était le centre des attentions. Il rit et passa la langue sur ses lèvres, s'éclipsant un instant pour se servir un verre et le boire tranquillement derrière le bar, un bras tendu contre celui-ci, les yeux fixes sur Lola qui vivait bien plus que ces derniers jours. Si elle était heureuse alors lui l'était aussi. « Hey j'vous entend les filles ! » Moue factice au visage, il leur délivra son plus beau sourire et un clin d’œil, en levant son verre, à  l'intention de sa louve. Il avala une gorgée et fixa Rose. « Et oui je fais du sport... mais ton regard me dis que t'en sais quelque chose miss, j'aime pas trop qu'on joue les voyeuses. » Visiblement le double et lui se comprenait parfaitement, seulement, Lola encore sous le coup de l'émotion ne comprit pas de suite et la discutions suivit son cour sous les rires et les faux reproches des sœurs entre elle.

A en juger par le geste de Lola, il avait bien fait de revenir près d'elle, car lorsqu'elle comprit l'allusion de sa sœur avec lui, elle dissimula son visage contre son torse tandis qu'il riait. La soirée suivit son cour, elle souffla enfin ses bougies, elles parlèrent longuement et Mason ne fit qu'écouter, caressant la hanche de la belle alors que l'heure tournait. Quand vint le temps des au revoir, il sentit le cœur de la louve se serrait et la laissa les enlacer sans s'incruster. Elle avait encore besoin d'elles, physiquement, car mentalement Mason ne doutait plus une seconde que ces deux piles seraient présentes éternellement pour la fille qu'il aimait. « Prend soin de notre petite sœur, je sais qu’elle fait la femme forte, mais elle est plus fragile qu’elle n’en parait… Soyez heureux. » Glissa Rose à son oreille. Il baisa son front et passa le bras autour de son coup, presqu'aussi proche d'elle que s'il faisait parti de la famille depuis toujours. « Je suis vigilant, pas qu'avec elle... avec Lucas aussi, je les protégerai au péril de ma vie s'il faut. T'en fais pas Rose. » Dit-il avant d'embrasser la joue de Pénélope et de laisser Holly les amener au dehors. Mason s'éclipsa pour qu'elle leur délivre ses derniers baisers et pensées, il n'attendit pas bien longtemps avant de la voir revenir dans le salon où il l'enlaça avec douceur et baisa sa mâchoire. « T’as survécu à une soirée avec mes sœurs, je te félicite, ce sont de sacré phénomènes. » Son thorax se souleva sous un petit rire et il la fit reculer afin de dégager les mèches de son visage. « Je supporterai tout pour toi, mais tes sœurs je les aime bien... curieuses mais sympa. » Il la relâcha en un baiser dans le cou et, lorsqu'elle monta les escaliers, il la héla depuis le bas, la belle s'appuya sur la rambarde tandis qu'il lui souriait. « Je t'aime Violette Marquez... Je voulais te le demander plus tard mais, je pense qu'aujourd'hui c'est parfait. » Mason resta à sa place et passa la langue contre ses lèvres. « Je suis pas pour le mariage, ça m'a jamais tenté, encore moins quand je vois que parfois ça tue un couple... » Il monta lentement les marches. « en revanche, je suis pour une chose plus importante à mes yeux... La famille. » Hésitant un court instant, il passa derrière elle tandis qu'elle était ventre contre le garde corps. « J't'aime et j'aime Lucas, alors je voudrais qu'on soit une vrai famille toi et moi... si tu le veux bien, je veux qu'il soit officiellement mon fils car il l'est déjà en réalité... »

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Regina Q. Mills

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MessageSujet: Re: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Lun 25 Nov - 2:14

Leur présence en ce jour noir lui faisait beaucoup de bien. Elle s’éveillait comme jamais, et les paroles de sa jumelle, trottaient dans sa tête. Elle les reverrait oui mais quand ? Cette question restera sans doute en suspens un moment. Remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle offrit un beau sourire à Mason qui semblait tout autant ravie qu’elle d’avoir vu les deux tornades de la famille Marquez. Lola avait toujours été la plus sage, la plus penchée sur les études et même si son gêne la forçait à être colérique et impulsive, elle était moins dérangée que les deux autres. Tapant des paumes sur ses cuisses comme pour indiquer qu’il était l’heure d’aller se coucher car les grasses matinées quand on est maman on peut les oublier, elle commença à monter les marches sans se précipiter avant d’entendre son loup l’appeler. Elle se stoppa, se retourna, tenant entre ses paumes la rambarde de l’escalier.

« Je t'aime Violette Marquez... Je voulais te le demander plus tard mais, je pense qu'aujourd'hui c'est parfait. »

Un sourire adorable vint se déposer sur son visage, à chaque fois qu’il prononçait ces trois petits mots, une chaleur l’enveloppait, son cœur battait sereinement, et plus rien n’avait d’importance, pas même Frank. Elle arqua tout de même d’un sourcil il avait quelque chose à lui demander et c’était bien la première fois depuis qu’ils étaient ensemble. Hormis lorsqu’il lui intimait de ne pas se mettre en danger, ou de ne pas oublier de porter son bracelet, qu’elle ne quittait plus d’ailleurs, prenant soin également d’en ingérer tous les matins avec le café histoire d’être sure.

« Je suis pas pour le mariage, ça m'a jamais tenté, encore moins quand je vois que parfois ça tue un couple... »

- Ouai parfois on se retrouve même planté devant un autel.

Dit elle avec une petite touche d’humour, alors qu’elle le scrutait entrain de monter les marches. Le ventre contre la rambarde, son regard plongé dans le sien, elle sentait que ce qu’il voulait lui demander était important pour lui, tout comme pour elle. Mais elle était loin de s’imaginer la preuve indélébile de son amour dont il allait faire preuve.

« en revanche, je suis pour une chose plus importante à mes yeux... La famille. »

Il disparut derrière elle, collant son torse à son dos, passant ses mains autour d’elle, qu’elle s’empressa de sceller aux siennes.

« J't'aime et j'aime Lucas, alors je voudrais qu'on soit une vrai famille toi et moi... si tu le veux bien, je veux qu'il soit officiellement mon fils car il l'est déjà en réalité... »

Lola écarquilla les yeux un court moment, son cœur pulsa un coup sec dans sa poitrine, alors que ses mains tremblaient déjà. Elle déglutit un instant, c’était une demande importante qui changerait beaucoup de chose dans la petite famille qu’ils formaient. Lola resta silencieuse un moment à réfléchir, ce n’était pas quelque chose à décider à la légère. Mais soudain le visage de sa petite tête blonde bondit dans son esprit, ses sourires, ses rires, tout ce qu’il faisait avec Mason et dont il s’empressait de raconter à elle ou même ses parents. Lucas était heureux, Mason le rendait ainsi, et prenait soin de lui autant qu’il prenait soin d’elle. Elle se retourna doucement, son dos rejoignant la rambarde alors qu’elle fixait son regard, un sourire en coin. Elle l’aimait, Lucas l’aimait, et ce lien entre eux était indestructible, ils étaient liés à jamais alors pourquoi réfléchir. Puis une parole de son père vint la faire sourire davantage.

- Lucas et moi on a toujours vécu ensemble, seul alors… Je vais surement être jalouse de toi au début, même très jalouse, mais… Lucas a besoin d’un père, et tu es parfait dans ce rôle… Tu l’es déjà pour lui… Alors oui, je veux que tu deviennes son père..

Dit elle en déposant ses lèvres pour l’embrasser tendrement, ses mains glissant déjà sur son torse, alors qu’elle sentait ses lèvres déviées dans son cou pour la dévorer. Un petit rire discret s’échappa de ses lèvres alors qu’il la soulevait pour la tenir dans ses bras. Elle posa ses paumes sur son visage, caressant du pouce ses lèvres en fixant son regard, un petit air enjoué dans ses iris.

- Si on allait dormir papa loup…

[…]

Les jours s’étaient écoulés à grande vitesse, et en ce jour de pleine lune Lola était sereine. L’angoisse était toujours un peu présente mais très estompé comparé à sa première nuit. Elle savait qu’elle allait souffrir, qu’elle allait hurler à s’en faire mal à la gorge, mais elle savait aujourd’hui que son corps, son esprit étaient fort pour résister à tout ça. Mason et son père lui avait garantit qu’avec le temps, ses souffrances seraient moins longues, même si elle ne s’habituerait jamais à la douleur physique, seul sa force de caractère pourrait l’aider. Et à ce niveau là Marquez était plutôt bien loti. Quelques heures avant de prendre la route pour cet endroit où elle avait vécu sa première transformation mais aussi un moment plus que torride et magique avec son loup, Lola se surprit à vomir tout ce qu’elle pouvait manger. Holly était présente pour garder Lucas, cette fois Lola ne voulait pas qu’elle vienne, et Lola lui avait parlé de quelques petites choses qui la taraudait ces derniers jours. Sa sœur de cœur la rassura mettant tous ses soucis sur le fait qu’elle était stressée sans même le ressentir, appuyant sur le fait que son corps en subissait les conséquences. Elle avait probablement raison, et c’est ainsi qu’elle se retrouva attaché en petite tenue aux chaines de l’ancienne demeure de la famille Lockwood. La mutation de Mason ne tarda pas à s’activer, alors que Lola ne ressentait rien, pas une douleur, pas un craquement d’os. Le néant total, juste le froid des lieux et l’humidité venaient la faire trembler, incapable de chopper le moindre vêtement et ne voulant pas prendre le risque de se détacher. Elle fixa de longues heures son loup endormit près d’elle, et laissa même ses doigts filer dans son pelage, un sourire se logeant sur ses traits. La nuit était chassée par le jour, et elle ne comprenait toujours pas pourquoi rien ne se produisait. C’était anormale, et un instant elle se demanda si Mason ou son père qui s’étaient longuement penché sur sa mutation, avaient fini par trouver une sorte de remède et lui avait fait avaler sans qu’elle ne le sache afin de ne pas la bercer de faux espoirs. Taraudée, morte de froids, cherchant à savoir pourquoi elle était toujours humaine alors que la pleine lune s’effaçait. Tirant sur les liens, étendant sa jambe au maximum, elle réussit à chopper entre ses orteils sa veste pour la ramener jusque vers elle et s’en couvrir alors qu’elle voyait déjà les paupières de Mason papillonner. Elle attendit quelques longues minutes avant de le voir se redresser pour lui offrir un beau sourire. Violette fit glisser ses phalanges le long de sa mâchoire avant de baiser ses lèvres, tremblante de froid sous les sourires de son homme.

De retour à la résidence, Lucas n’étant pas encore revenu de chez Holly, Lola s’arrêta devant la boite aux lettres pour attraper le courrier. Jetant machinalement un œil aux intitulés tandis que Mason rentrait à l’intérieur. Son cœur bondit une seconde quand elle vit le nom du laboratoire où elle avait fait une prise de sang après un malaise au travail. Elle n’avait rien dit à personne hormis Holly la veille. Non pas qu’elle voulait cacher des choses à ses proches, elle voulait plutôt leur éviter de s’inquiéter. Ils se faisaient déjà assez de mauvais sang, entre son gêne actif, la présence de Frank qui frapperait d’ici peu, et les soucis du quotidien. Elle jeta un rapide coup d’œil sur la position de Mason et marcha au ralentit ouvrant l’enveloppe pour en sortir un papier qui la fit trembler un instant. Son cœur tapait dans sa poitrine, et ses yeux étaient rivés sur un mot « Positif ». La bouche entre ouverte, elle n’arrivait pas à retirer son visage de la feuille, et butta contre les premières marches de l’escalier. Posant une main sur son abdomen avant de secouer la tête et de remonter les marches le visage blême mais essayant de sourire quand elle croisa le visage de Mason. Son regard interrogateur et ses paroles ne se firent pas attendre alors qu’elle montait les marches de l’escalier sans se retourner.

- Attend bouge pas…

Dit elle alors qu’il était au bas de l’escalier, elle remonta jusqu’en haut avant de se retourner et de pousser un petit soupir pour se donner du courage. Un long moment elle le scruta en se mâchouillant les lèvres, se tortillant un peu dans tous les sens avant de repousser un gros soupir et lever le regard sur le plafond, tendant son corps. Elle passa sa langue sur sa lèvre avant de descendre son regard sur Mason qui attendait sans comprendre ce qui lui arrivait, tenant entre ses mains le courrier du jour et cette fameuse lettre qui bouleversait sa vie à nouveau. Il l’appela à nouveau et elle fit une petite moue terrorisée.

- Je t’ai caché un truc tout à l’heure… Je ne me suis pas transformée cette nuit.

Quand elle le vit mettre un pied sur la première marche elle se mit à paniquer et fit de grands gestes en secouant la tête.

- Non non non bouge pas j’ai besoin d’avoir de l’avance avant que tu me cours après pour m’assassiner ou je sais quoi d’autres !

Dit elle en se tortillant un instant avant de serrer les enveloppes. La dernière fois qu’elle avait fait une telle annonce tout s’était parfaitement bien passée, mais c’était programmé. Là rien n’était prévu, ça tombait comme ça par magie ! Du coup elle était très angoissée. Elle posa le papier sur un petit meuble à côté d’elle.

- Si tu me crois pas quand je t’aurais dis ce qui se passe, t’aura juste à lire ça !  

Pointant du doigt la lettre déposée. Elle prit une grande bouffée d’air en le regardant, complètement  terrorisée par la réaction qu’il pourrait avoir.

- Je crois savoir pourquoi je me suis pas transformée…  J’ai eu quelques soucis ces derniers jours, quelques malaises au travail et autres petits trucs. Si j’ai rien dis c’était pour pas t’inquiéter.

Sa poitrine se gonfla un instant, un petit sourire en coin alors que ses sourcils montraient à quel point elle ne savait pas sur quel pied danser.

- Mason… Je suis enceinte salut !

Elle lâcha le courrier et partit en courant dans les couloirs pour rejoindre leur chambre où elle ferma la porte, avant de scruter un endroit pour se cacher. C’était pas le bon plan la chambre de Lulu offrait le plus de possibilité mais entendant les pas de Mason se rapprocher, Lola réagit comme une enfant et s’enferma dans le premier placard avant de secouer la tête et de souffler.

- Lola ma pauvre fille t’es très nulle…

Viollet poussa la porte du placard avec précipitation et en sortit fixant la moquette pour voir ses pieds devant les siens. Elle mit ses mains derrière son dos, et fit une petite moue stressée, tremblante de panique sans le regarder et pouvoir prendre note de son impression. Scrutant la pièce lâchant un flot de parole où elle bégayait à moitié.

- Je te demande rien Mason, je sais que c’était pas du tout prévu, et jamais je t’imposerais quoique ce soit.

Elle l’entendait de nombreuse fois l’appeler de toute les façon possible et imaginable, pour l’interrompre afin qu’il puisse en placer une, mais elle ne lui laissait aucune chance de s’exprimer.

- Je m’en occuperais toute seule si il le faut, je te demanderais rien. Mais je suis contre l’avortement sur moi, c’est pas un truc que je pourrais supporter, je l’ai déjà pas fais avec Lucas, c’est pas pour le faire avec elle.

Lola fronça d’un sourcil.

- Pourquoi j’ai dit-elle ? Surement parce que j’aimerais bien une fille, je ne sais pas en faite. Enfin bref. Je te promets je l’ai pas fais exprès, je comprendrais si t’étais super en pétard, je suis aussi surprise que tu dois l’être et..

Cette fois sa voix résonna plus fort et elle se stoppa. Poussant un soupir avant de scruter ses doigts qui s’entremêlaient entre eux devant elle.




-Regina Q. Mills-

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MessageSujet: Re: Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason) Mar 26 Nov - 23:07



-Les souffrances sont plus douces...-


Elle avait accepté, ça n'avait pas de valeur matériel mais émotionnellement cette approbation de la part de Lola était comme une vague de bien être. Longuement il y avait songé, mûrement réfléchis, pensant sûrement que c'était encore trop précipité, trop rapide alors que, de toute évidence, l'imprégnation les unissait comme nul autre lien plus puissant. Lucas n'avait pas connu son vrai père, si on pouvait nommer ainsi un homme les ayant abandonné lui et sa merveilleuse mère, et il ne le connaîtrait jamais, c'était un vampire désormais, il n'avait déjà aucun droit sur l'enfant qu'il avait laissé tombé après l'avoir quémandé à la jeune femme qu'il n'avait finalement pas épousé, Franck n'était qu'un lâche aux yeux de Mason, un lâche doublé d'un monstre capable d'atteindre la chair de sa chair pour lui faire du mal. Jadis, Lockwood avait lui aussi failli à la tâche qu'il s'était vu confié par son frère, ce frère avait qui il n'entretenait pas une relation des plus simple, mais jamais, et ce malgré son semblant d'idylle avec Pierce, il n'avait attenté aux jours de Carole ou de Tyler. Mason ne l'avait encore jamais vu ailleurs qu'en photo, il saurait parfaitement reconnaître son faciès comme il reconnaîtrait parfaitement celui de Ashur s'il tentait, de nouveau, de s'approcher de Lola ou même d'un proche de son entourage. Que pouvait un loup solitaire, et un vampire errant contre un Alpha maîtrisant parfaitement ses aptitudes? Hors pleine lune, Lockwood devait avouer qu'il ne ferait pas le poids contre la goule, mais Paul lui avait ôté cette épine du pied il y avait bien longtemps, un revolver et des balles remplies de poison lupin, rien de tel pour ravager l'organisme d'un suceur de veines. Pour le loup, ce dernier semblait encore jeune, fraîchement débarqué dans le club des maudits, aussi l'Alpha ne doutait pas de sa force contre ce spécimen que ce fut hors lune pleine ou en plein cœur de celle-ci.

Ce jour-ci, plusieurs après avoir rencontré les sœurs de Lola, Mason et elle sortaient tout juste d'une seconde pleine lune. Ils venait de rentrer, lui à l'intérieur le front plissé quant à un événement étrange de la veille lorsque l'astre fut au plus haut dans le ciel étoilé : les souffrances de la belle. Comme s'il avait été incapable de les entendre ou de les voir, et ce uniquement car elle ne semblait pas avoir muté au même moment que lui, ce n'était pas normal mais pourtant il ne connaissait aucune échappatoire à la malédiction... Y avait-il eu quelque chose de différent cette fois-ci, Holly avait elle trouvé un moyen ou encore sa louve avait simplement vécue la transformation différemment de lui ? Aucune magie ne pouvait stopper les méfaits de la lune, aucune et il savait la jeune sorcière assez sage pour lui faire part de ses trouvaille, aussi pensa-t-il qu'il ne s'agissait là que d'un simple concours de circonstances, Lola avait dû muter lorsque lui avait achevé sa transformation et il ne s'en rappelait plus, plongé dans un sommeil généré par l'aconit Mason n'avait plus aucun souvenir de sa nuit, uniquement le sourire de la belle, à son réveil, persisté dans son esprit.

Perdu dans ses pensées, il passa par la cuisine et se servit un verre d'eau avant de voir sa louve filer dans l'escalier, il sourit, reposa le récipient vide sur le bar et avança dans le but de lui évoquer ces pensées concernant la veille mais elle le stoppa tandis qu'il posait à peine le pieds sur la première marche. « Attend bouge pas… » L'Alpha arqua un sourcil et redressa le menton vers elle, au haut des marches, derrière la rambarde, un courrier au creux des mains. « Lola ? Tu peux me dire ce que je dois attendre, ça fait précisément trente secondes, je vais me statufier. » Rit-il alors qu'elle inspirait à grands coups.« Je t’ai caché un truc tout à l’heure… Je ne me suis pas transformée cette nui » « Justement, j'ai trouvé bizarre que tu ne sois pas sujette à...» Elle dressa la paume vers lui et le stoppa derechef dans son ascension. «Si tu me crois pas quand je t’aurais dis ce qui se passe, t’aura juste à lire ça ! » Mason fixa le papier qu'elle déposait sur un guéridon, un rictus quitta ses lèvres sur lesquelles il passait sa langue, en quoi pouvait-il lui en vouloir de ne pas avoir muté ? au contraire, cela prouvait qu'un des sortilèges de la sorcière, ou on ne savait trop quoi d'autre, avait fait ses véritables preuves. Qu'avait-elle donc à se tortiller ainsi et blêmir de la sorte, ne le connaissait-elle pas encore assez pour savoir qu'il avait pleinement confiance en elle?« Je crois savoir pourquoi je me suis pas transformée…  J’ai eu quelques soucis ces derniers jours, quelques malaises au travail et autres petits trucs. Si j’ai rien dis c’était pour pas t’inquiéter. » Mason fronça les sourcils.

Il était vrai qu'il la sentait étrange ces temps-ci, après tout elle n'était pas à l’abri des maux humains, le fait d'être une louve ne l'empêchait pas de tomber malade, rien de bien méchant, elle ne lui avait pourtant pas parlé, mais il n'était pas dupe, cependant il était encore apte à comprendre qu'elle désirait un jardin secret, comme tout a chacun mais, subitement, la lettre qu'elle pointait du doigt plus tôt piqua sa curiosité, tout comme l'angoisse émanant d'elle qui se logeait dans son propre abdomen, elle avait passé des examens et il y avait un truc non désiré... Pas dangereux mais angoissant, c'est ce qu'il retenait des quelques émotions qu'elle lui transmettait sans le désirer une seconde. « Écoute, je t'ai déjà dit que je pouvais comprendre Lola, que t'aies de l'intimité me dérange pas du tout mais pour des trucs qui t'affole je préférerai que tu m'en parles, à deux on fait plus facilement face. » Mason avança tandis qu'elle remuait comme une pile électrique. « Mason… Je suis enceinte salut ! » Le souffle subitement coupé, Mason cessa de monter les marches, figé au milieu de l'escalier, remontant un regard brillant sur une Lola... Envolée. Un rictus quitta sa trachée, il peinait à réaliser pourtant les mots de la belle tournoyait en lui comme ce qu'il n'entrevoyait pas une seule seconde. Elle avait peur, peur de sa réaction alors qu'il souriait comme si cela ne lui arriverait jamais, il l'avait longtemps pensé d'ailleurs, il aurait aimé construire une famille afin de devenir meilleur puis il l'avait rencontré, bientôt il signerait des papiers officiels pour prendre Lucas sous son aile et, là, dans les escaliers de la résidence qui l'avait vu grandir, Mason apprenait qu'un autre rêve, secret celui-ci, se réaliserait. Il redressa les yeux sur la lettre déposée contre le bois du chevet, s'y avança et le déplia lentement comme pour réaliser, ce « Positif » lui intima une chaleur intense dans l'organisme et lova son cœur dans un bien être jamais vécu ailleurs que dans les bras de sa louve.

Lockwood avança dans les couloirs, se dirigeant vers la chambre ou il sentait les restes de son parfum délicat, ne détachant pas son regard des lettres noir sur blanc que son pouce caressait comme une chose irréelle. Il s’arrêta devant les vénitiens d'un placard blanc qu'elle quittait et redressa le regard sur son visage dont le menton pointait vers ses pieds. « Pourquoi tu t'sauves hein ? » Sourit-il sans croiser son regard. « Je te demande rien Mason, je sais que c’était pas du tout prévu, et jamais je t’imposerai quoique ce soit. » Il passa la langue contre ses lèvres au sourire naturel. Elle ne comprenait pas et ne ressentait pas ce que lui vivait, trop envahie par le stress, il lui était impossible de ressentir ce bien être fou chez son loup. « Lola ! » Appela-t-il sans grand succès, elle le faisait rire malgré elle, cette fille était une surprise merveilleuse, comment pouvait-elle imaginer qu'il ne désirait pas ce bout de chou, mélange d'eux deux, qui construisait sa future vie en elle ? « Je m’en occuperai toute seule si il le faut, je te demanderai rien. Mais je suis contre l’avortement sur moi, c’est pas un truc que je pourrai supporter, je l’ai déjà pas fait avec Lucas, c’est pas pour le faire avec elle. » Cette fois, Mason arqua un sourcil et un rire surpris fila du seuil de ses lèvres.  « Pourquoi j’ai dit-elle ? Surement parce que j’aimerai bien une fille, je ne sais pas en faite. Enfin bref. Je te promets je l’ai pas fais exprès, je comprendrai si t’étais super en pétard, je suis aussi surprise que tu dois l’être et.. » Mason déposa la lettre sur le lit puis les mains contre sa mâchoire et l'obligea à redresser le visage, tendrement, sans douleur aucune. « Tu veux un peu m'écouter oui ? » Sa petite moue le fit rire et il reprit son sérieux mais ce sourire divin ne délogeait pas de ses traits, il était tout bonnement comblé. « Je serai en pétard si tu t'obstinne à pas m'en laisser placer une mon cœur... alors maintenant chut ! » Mason déposa un baiser contre ses lèvres et la tira vers le lit pour s'agenouiller face à elle, il dégagea l'une de ses mèches derrière son oreille et lui intima de le regarder dans les yeux. « Maintenant fais le vide et fit toi à c'que moi je ressens par rapport à ce qui nous arrive, je dis nous pas toi. » Il serra les deux mains dans les siennes et les baisa avec amour. « Je suis pas c'que tu as connu, je te demande pas des droits sur Lucas pour par en avoir sur notre enfant à venir, tu peux pas imaginer à quel point je suis bien... Tu vas me donner un enfant, comment veux tu que je réagisse ? Tu préfère que j'aille à la cuisine et que je brise quelques assiettes histoire de faire plus viril ? » Il rit et l'embrassa avant de rejoindre son front. « Je t'aime, j'aime déjà cette petite vie qui pointe en toi, et d'après ce que tu dis, on aura moins de boulot pour trouver son prénom, on peu retirer le tome « garçon » de la liste. » Mason s'assit sur le rebord de la couche laissa son dos rejoindre le matelas en la tirant contre son torse. « Je serai là, à chaque seconde de ta vie, de celle de Lucas et de celle de notre enfant Lola, vous êtes ma famille, je vous aime, ça ne changera pas, rien ne changera ça ! » Lockwood la laissa se détendre, désormais elle souriait en se nourrissant de ce qui nageait en lui concernant cette nouvelle merveilleuse, il n'avait jamais été aussi bien de son existence que depuis qu'elle était avec lui, que depuis qu'ils étaient près de lui et que, dans neuf mois, son premier enfant verrait le jour...

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Les souffrances sont plus douces à la pensée d'un être aimé (Mason)

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