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Between the Deaths (Dean)

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Angeline R. Aberline

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Emploi/loisirs : Parler à sa poupée
MessageSujet: Re: Between the Deaths (Dean) Mar 18 Fév - 0:54




"Between the Deaths"
Edena

Offrir ce bijou à Aleister n’était pas un geste anodin comme certain offre des bijoux. De sa part c’était une grande preuve de sa confiance, de son affection, et de tout ce qu’il représentait pour elle. Ce médaillon avait bercé ses nuits d’enfant mélancolique, enfermée dans un placard chaque soir à essayer de se souvenir du visage de cette femme l’ayant mise au monde. Angeline n’avait aucun souvenir d’elle, hormis ces notes qu’elle connaissait sur le bout des doigts pour les fredonner chaque jour. Elle ne l’avait connu qu’au travers des dires des personnes de l’orphelinat, la dépeignant comme une mère peu aimante, à l’attitude pécheresse, afin de se sustenter de quelques pièces en vendant son corps au premier volontaire. Souvent, les sœurs accompagnant sa vie humaine, lui avait dépeint le même portrait, le même semblant de vie, voyant au travers de ses yeux, les mésaventures de cette femme qu’elle n’avait jamais pu contempler. Rose ne connaissait aucun de ses traits, ni même le son de sa voix, tout ce dont elle se souvenait c’est d’une de ses paumes tenant ce médaillon qu’elle déposait près d’elle avant de la fuir. Jack n’avait presque jamais pipé mot sur leur génitrice, préférant l’instruire, la faire grandir, lui offrir l’une de plus belles richesses à ses yeux, le savoir, préservant sa cadette des hommes, afin qu’elle ne se laisse tenter au plaisir de la chaire, qu’elle ne voyait pas du tout de cette forme à ce jour. Pour elle, celle qui avait préservé durant plus de trois siècles sa virginité, il ne s’agissait que d’un besoin humain et non pas d’un partage, comme beaucoup semblait l’affirmer. Etait elle si différente pour ne pas apprécier ce que d’autres semblaient apprécier au creux des bras de leurs amants au point d’en perdre complètement la tête ?

Ta mère... elle n'avait rien à voir avec ce que les gens ont pu dire d'elle, sois en sure Angeline, elle vous a aimé, ton frère et toi, aussi profondément que son cœur le lui dictait... chaque jour jusqu'à sa mort, elle n'a simplement pas choisi la vie qu'elle a mené, et a préféré t'éviter la souffrance sans savoir qu'elle te livrait à elle...

La poupée de sang remonta son regard dans le sien, ses cils battant afin de conserver les tremblements qui souhaitaient naitre sur son être. Aleister la décrivait d’une manière bien distinct de tous, comme une mère aimante et soucieuse de ses enfants, bien plus qu’on ne lui avait laissé croire. Elle pinça ses lèvres entres elles, imaginant ce qu’avait pu être l’amour qu’elle lui portait, qu’elle leur portait, afin de leur offrir une vie loin d’elle. Un autre portrait désormais s’offrait à elle, et elle la préférait mille fois ainsi sous des jours plus tendres. Il la tira doucement jusqu’au lit pour la faire s’assoir, s’agenouillant devant elle comme aucun autre ne l’avait fait jusque là.

Elle est encore là près de toi, je suis sûre qu'elle adorerait voir le sourire éternel sur les lèvres de son angelot.

Naturellement un sourire s’étira sur son visage, un sourire tendre prenant conscience à quel point elle avait compté pour cette femme, chassant les viles interprétations qu’on avait pu avoir d’elle. Elle restait sa mère, celle sans qui elle n’aurait jamais vu le jour, sans qui elle ne serait pas dans cette chambre à contempler un homme qui avait bercé son cœur d’enfant et qui aurait fait sans nul doute si elle l’avait pu, battre son cœur encore à ce jour. Sa magie qui coulait au sein de ses veines, l’émerveillait au point de faire pétiller ses yeux quand elle vit le médaillon disparaitre de ses mains, celles-ci au profit de ses joues. Tandis que ses lèvres, ses divines pétales se posaient subtilement à sa gorge, l’incitant à fermer les yeux, ses phalanges resserrant finement entres elles les étoffes du lit dont la douceur n’égalait en rien l’arrête de son nez qui la parcourait. Il la respirait, comme on s’exaltait d’une fleur aux mille délices, aux odeurs frénétiques, remontant à sa tempe lui délivrant une tendresse qu’elle n’avait jamais goutée avant lui. L’écrin de sa main vint épouser sa nuque lui délivrant quelques frissons, ses lèvres s’entrouvrant au contact de son pouce, bercer par son souffle à la fleur d’oranger qu’elle sentait caresser sa peau, Angeline désirait  à nouveau sentir ses baisers, redécouvrir leur gout exquis, la chaleur qu’elles dégageaient en une simple caresse. Cette envie oppressante fut comblée bien plus qu’elle ne l’avait espéré, leurs langues se caressant faisant grandir en cette poupée des sensations, des divinités auxquelles elle ne saurait donner aucun nom pour les découvrir. Sa main glissa à sa joue, la cajolant comme elle aurait pris soin de la plus précieuse des pierres, ses propres souffles trahissant cette chose qui s’installait doucement aux seins de ses veines à en faire pulser son sang à grande échelle. Lorsqu’il la quitta, elle ouvrit ses prunelles, ses phalanges glissant dans ses cheveux, le suivant du regard alors qu’il déposait ses pétales qui lui laissaient un gout de manque sur son ventre, déposant une empreinte invisible sur sa peau caché pourtant par le tissu. Leurs effleurements sur les pans de sa robe, générait une vague de chaleur contre sa peau, pour retrouver son genou, là où personne n’avait jamais déposé ses lèvres. Aleister était tendre, aimant, attentif, et donnait de l’importance à son corps comme aucun autre jusqu’à lui ne l’avait fait. Sa poitrine se souleva à la sensation de ses mains accompagnant ses baisers sous les pans de sa robe, jamais elle n’avait sentit son corps se tendre ainsi. Ses muscles se crispaient délicieusement, l’obligeant à cambrer légèrement le dos, ses paumes serrant les draps du lit dans une pression qu’elle n’avait jamais eu à effectuer. Ce n’était pas le peur qu’il toucher ou découvre son corps qui la paralysait c’était autre chose, quelques chose d’intriguant, d’agréable, de volupté, qui électrisait finement les courbes de sa silhouette, finement détenue entre ses paumes la soulevant pour lui faire épouser la couche.

Déposée contre le duvet, Rose sentait le stress et l’angoisse l’envahir au même titre que cette petite chose dont elle était incapable d’en connaitre le sens. Sa poitrine ne cessait de se soulever, avant qu’elle ne s’apaise en fixant son regard doux. Aleister n’avait rien à voir avec l’homme qui la surplombait lors de ses nuits froides, il était tout le contraire. Il la scrutait avec attention, légèreté, sans lui donner une sensation oppressante bien au contraire, elle se sentait comme la huitième merveille du monde dans ses prunelles. Elle sentait sa chaleur l’envahir, sa tendresse jaillir à son contact, la caressant avec cette infinie douceur qu’elle lui connaissait, sa main remontant à sa joue alors qu’il comblait à nouveau le manque dont elle souffrait. Ses pétales se pressaient contre les siennes, sa langue flirtant avec la sienne, lui offrant des saveurs sucrées affolant son corps, au point de se cambrer quand il porta une fine caresse à son sein. Pourtant, la poupée peu habituée à offrir son corps, réagit lorsqu’il encercla le nœud de son bustier, en saisissant sans douleur sans précipitation son poignet entre ses phalanges, sa poitrine se soulevant d’anxiété avant de considérer à nouveau le regard qu’il posait sur elle. Fermant les yeux pour se détendre, se délectant des baisers qu’il offrait sans relâche à ses lèvres, constatant qu’elle-même leur donnait une tournure différente au point d’en sentir ses papillons s’envoler elle fini par relâcher son emprise, et glisser sa paume à sa nuque pour presser davantage ses pétales aux siennes. L’étoffe qui la couvrait, s’affranchit de son corps, et elle fit glisser les paumes de ses mains contre son abdomen, emprisonnant les fibres qui le couvraient pour l’en séparer, avant d’agripper ses pétales à nouveau. Ses mains fraiches retrouvèrent le miel de la sienne, découvrant sous une respiration haletante qu’elle étouffait tant bien que mal, les courbes charmantes qu’il masquait. Les traits de ses abdominaux, la rondeur de ses biceps, la dureté de ses clavicule, le soyeux de ses cheveux, tout la faisait lentement chaviré, laissant son corps être bercé dans cette bulle qui lui incombait une chaleur jamais rencontrée. Elle cru sentir son cœur bondir au contact des frissons qu’elle générait sur son épiderme, ses phalanges invitant son genoux à remonter contre sa taille, alors qu’elle percevait ce phénomène mystérieux opérer davantage sur elle au fil des minutes au point qu’elle avait l’impression de bruler sous ses paumes. Aleister ne faisait preuve d’aucun mouvement brusque à son égard, même connaissant sa nature, il faisait preuve de tact, de calme, atténuant toutes les appréhensions qui l’avait gagné. Ses mains filèrent à ses hanches pour presser la ceinture de son jeans pour l’en libérer.

Je ne t'oblige en rien...

- J’en ai envie…

Souffla t-elle en un sourire doux, avant d’arquer un sourcil. Angeline venait de mettre le doigt sur cette sensation qui la hantait et qui progressait en elle depuis qu’il avait touché ses lèvres. Elle le désirait, elle se languissait d’un acte qu’elle ne voyait jusqu’à présent comme un besoin primitif, mais ici, il prenait un sens différent sous les étreintes de cet homme au regard aimant. Ses dentelles quittèrent son corps, elle scrutant les courbes de ce corps divin qui s’offrait à elle, alors qu’elle n’aurait jamais espérer le rêver, tant il lui semblait inaccessible. Une flamme brulante prenait vie dans son enveloppe au contact de sa langue enchanteresse, et lorsqu’elle sentit enfin ce qu’elle convoitait épouser son entrejambe sans s’unir un soubresaut s’éprit de ses charmes par surprise, lui délivrant une sensation de bien être, tandis que les dernières fibres de ses vêtements la quittaient. Sa paume lui délivra une vague de frisson qui se déchainait sur elle sans omettre une seule parcelle de sa peau opaline, ses yeux ouvert dans les siens, sa main épousant sa nuque, l’autre filant aux contours de sa mâchoire. Angeline su en un regard, à la lueur de ses iris, qu’il était celui dont elle avait toujours rêvé sans se l’avouer, sans s’autoriser à l’aimer par peur de chuter. Mais ici, toutes ses craintes, toutes ses torpeurs se gommaient pour ne laisser place qu’à leur bulle, qu’à leurs corps qui se réclamaient, qu’à leurs cœurs qui s’aimaient. Ses jambes se pressèrent à sa taille quand il s’invita en elle avec la plus grande douceur, lui volant un gémissement qui souffla contre une de ses boucles finissant par se convier à ses lèvres. Sans bouger, son corps livré au sien, Rose le contemplait, ses yeux se teintant de cette couleur rouge qu’il avait fait naitre en un baiser, son pouce caressait sensuellement  sa gorge, son corps se nourrissant de gourmandise exquises. Ses hanches épousaient les siennes et au fil des secondes, la poupée se libéra des dernières chaines qui l’oppressaient pour laisser son corps parler, onduler, lui communiquer tous les sentiments qu’il faisait jaillir en elle à en cambrer son dos sous le plaisir qu’il lui faisait ressentir en une étreinte magnifique. Son corps couché sur le sien, ses jambes remontant à sa taille, la pressant par moment, tant il générait des pulsations intrigantes et pourtant enivrantes, davantage quand les souffles chauds parfumés à cette fleur d’oranger dont elle adorait la saveur se perdait au fil de sa gorge serrée par les gémissements et soupirs qui lui arrachaient. L’attraction de ses lèvres, l’effleurement de ses mains, tout la rendait plus libre, plus confiante, Aleister lui livrait la fragrance de cet acte tant redouter qui ici la faisait s’élever. Les propres hanches de la belle donnaient de leur engouement aux siennes, avant qu’elle ne rive une main à son torse pour le faire progressivement reculer, pour le surplomber. Ses yeux appréciaient la silhouette spectrale de cet homme qu’elle voulait comme sien sans pouvoir le lui dire, ses mains se régalaient des courbes qu’il arborait, en un soupir de fascination. Il l’ensorcelait sans user véritablement de sa magie, Angeline pris conscience qu’elle l’avait toujours gardé dans son esprit et dans son cœur, même si elle s’était interdite parfois de songer aux sourires qu’il avait fait grandir sur son visage poupin au risque d’en souffrir. Elle se pencha sur lui, ses lèvres épousant les siennes, filant à son cou où elle sentait son sang pulser, ce fluide qui avait comblé sa gorge pour la faire revenir à la vie sous un autre jour, descendant à son torse où elle rencontrait la tension en leur sein, ses hanches reprirent leur étreinte, se donnant à lui avec grâce, une touche de passion jamais effleurer en cette nuit, qui resterait gravé comme l’un de ses plus beaux souvenirs. Ses soupirs filaient sur sa peau qu’elle baisait de ses pétales, ses doigts glissant sur les traits de son visage, passant à ses lèvres où elle percevait les soupirs qu’elle lui volait. Oui, elle lui volait, car il la désirait et rien d’autre. Sa poitrine se souleva quand elle retrouva l’humidité de sa bouche, la caresse de sa langue, un soubresaut hypnotisant filant dans ses membres à l’effleurement de sa main le long de sa colonne qu’il déposa aux creux de ses reins. L’intérieur de ses genoux se serrait contre sa taille, étouffant un gémissement magnétisant en un baiser fragile, alors qu’elle serrait entre ses doigts les draps du matelas. Son corps vacillait, elle ne contrôlait plus les émotions majestueuses qui la parcouraient, une chaleur grandiose s’éprenait d’elle, elle sentait cette flamme grandir, lécher son âme à l’en faire perdre complètement la raison. Quittant ses lèvres, elle souffla dans son cou en y déposant ses lèvres, comme pour retenir quelque chose qui semblait vouloir jaillir sans qu’elle ne sache quoi. Ses membres s’engourdissaient, se crispait de complaisance, sa respiration haletante s’écrasait contre sa gorge, au grès de ses gémissements saccadés, remontant son visage au sien, tremblante sous ses doigts, son front rejoignant le sien alors qu’elle noyait son regard dans ses prunelles. Son bas ventre se contracta divinement lui arrachant un plaisir sans faille, une explosion de saveurs se livrant à elle, à l’en faire gémir davantage. Ses pétales entrouvertes donnaient leurs derniers soupirs, ses prunelles se refermant délivrant une unique larme qui tomba à la joue de son parfait amant, roulant sur sa joue avant qu’elle n’en sente la saveur quand elle déposa ses lèvres sur les siennes.

- Je t’ai attendu… je t’ai rêvé toutes ces années…

Souffla t-elle la gorge remplit d’amour pour lui, juste pour lui. En une unique révélation, Angeline prenait conscience des sentiments qu’elle avait emprisonné à l’intérieur de ce coffre qu’il avait fait céder, cet amour qu’elle avait tenté de donner à un autre, le pensant perdu à jamais loin d’elle.

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Aleister D. Madera

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MessageSujet: Re: Between the Deaths (Dean) Mer 19 Fév - 12:01



-Between the Deaths-


Angeline le repoussa doucement, d'abord soucieux de son état, il scruta ses prunelles où aucune trace d'angoisse ne vivait, ne subsistait que l'envie et le désir d'apprendre, de connaître chaque note subtile de cet acte auquel ils se livraient l'un à l'autre sans plus de pudeur. Son dos rejoignit les draps, il la contempla avec douceur, les yeux perdus dans les siens tandis que ses mains préféraient frôler ses épaules, dégageant lentement les boucles sur ces dernières, il massa tendrement le haut de ses bras, déferlant sur son buste où il acheva les caresses contre sa taille fine qu'il pressa délicatement. Spectrale dans ce rôle dont elle saisissait désormais les tenant et aboutissant, Rose se pencha contre son torse, il frémit à la simple caresse de la pointe de ses seins contre sa peau, des boucles sur son cou et de ses mains épousant son visage pour enfin sceller ses lèvres aux siennes. Sa langue joua tout contre la sienne, leurs souffles envieux entraient en collision et explosaient en de douces mélodies contre les murs d'argent de cette pièce où l'atmosphère de glace et de feu devenait lourde sans pour autant peser en tension. Lorsqu'elle quitta le seuil de sa bouche au profit d son cou, Dean redressa délicatement le bassin, revenant se perdre aux entrailles chaudes et divines de cette poupée fragile qu'il avait désiré des siècles durant. Les lèvres entrouvertes, un soupir haletant s'extirpa de sa gorge, il offrit de ses délices contre sa gorge et termina sa course en plus de fraîcheur à la pointe de sa langue tandis que son regard se rouvrait sur elle et son corps majestueux. Le sorcier redressa un bras qu'il passa sous l'un des siens pour inviter ses phalanges à courir contre le dessin gracile de sa colonne, elle vivait contre ses hanches et lui, donnait des reins à la cadence qu'elle désirait préserver pour le moment. Aleister pressa la paume à la chute de son dos, son pouce et son annulaire épousèrent les deux creux qui saillaient sous la cambrure qu'elle imposait à son dos pour se laisser dévorer de l'intérieur. Il la sentait venir à lui, tout comme lui venait à elle sans devoir songer à autre chose qu'à leur étreinte et cette silhouette voluptueuse vacillante, comme une flamme dansant dans un photophore, contre son corps qui se tendait au fil des minutes. Lorsqu'elle pressa la joue contre son cou, qu'elle retenait encore l'explosion qui la faisait trembloter entre ses bras, Dean redressa les deux mains à sa nuque et la redressa contre lui, l'invitant à rencontrer ses prunelles se voulant rassurantes tandis qu'il prenait de contrôle sur elle.

Ses pouces filèrent à ses joues qu'il baigna de sa chaleur, son bassin ondula, ses reins se creusèrent pour s'inviter en elle avec plus de ferveur sans pour autant la bousculer dans ses émotions qu'elle ne saisissait pas encore comme étant naturelles. Il glissa en elle plus langoureusement, sentant la différence entre sa température sucrée et plus chaude, et celle autour d'eux bien plus fraîche malgré l'étreinte. Ses muscles se tendirent encore, son torse huilé scintillait peu comparé au sien dont la pâleur capturait parfaitement les paillettes du faisceau de lune. Dean serra les dents et retint son souffle afin de la faire tenir encore, l'espace d'un instant pour qu'elle fusse comblée comme il le désirait, lorsque viendrait le moment où leurs plaisirs s'embrasseraient. Il offrit des hanches à sa délicieuse Rose qui vint enfin resserrer ses entrailles contre lui qui ne put que se laisser aller en elle, lorsqu'il la vit s'offrir à la jouissance, il l'invita à rejoindre ses lèvres, il baisa les siennes entre mille soupirs de satisfaction, leurs fronts se scellèrent et il se noya dans son regard pourpre dont la brillance reflétait simplement son plaisir. Il relâcha enfin cette pression, son corps s'offrit au sien, il savourait ses tremblements et soupira contre sa bouche qu'il emprisonna de la sienne en un sourire perlé aux saveurs de l'orgasme.

Je t’ai attendu… je t’ai rêvé toutes ces années… Souffla-t-elle en se perdant contre son cou.

Je t'ai espéré durant trois siècles et six années... Glissa-t-il aux creux de son  oreille. Dean baisa son épaule et la repoussa lentement sur la couche, coude ancré au lit, poing contre la tempe tandis qu'il dessinait ses clavicules offertes à la lumière lunaire. Je t'aime Rose... je n'ai jamais aimé que toi en deux mille ans d'existence. Souffla-t-il tandis qu'elle battait des cils, livrée au sommeil qui la rendait plus belle encore.

Aleister la contempla longuement, cajolant sa peau du bout des doigts, redressant les draps contre elle jusqu'à trouver lui même la paix de la nuit. Un sommeil sans rêve, le rêve ayant eu lieu avant qu'ils ne ferment les paupières et le soleil pointa aux fenêtres pour le tirer doucement de ses bras. Le sorcier redressa le buste dans le lit et contempla sa belle en un sourire, elle n'était sienne et pourtant, à son esprit et à son cœur, elle était comme la reine de sa vie... Il se leva et fila sous la douche, en sortit pour revêtir une chemise blanche et un pantalon gris avant de repasser dans la chambre où il lui laissa quelques étoffes, qui ne sublimeraient pourtant jamais autant son corps que lorsqu'il était nu, puis descendit les marches et sortit un verre des étagères de la cuisine. Madera s'ouvrit la paume, n'ayant nul autre source sanguine à disposition, et fit pleurer la plaie dans ce cristal fin qui se remplit doucement. Un linge serrait dans la paume afin d'éviter à la blessure de saigner encore, il se débarrassa de la lame et empoigna un mug de café qu'il porta à ses lèvres, poing serré contre le comptoir, les yeux posés sur quelques ouvrages qu'il parcourrait uniquement pour offrir d'extase aux élèves qu'il rejoindrait le lendemain matin. Quand il l'entendit descendre les marches, il ne redressa pas les yeux, ne lui adressa pas la parole puis, lorsqu'il vit son air suspicieux, il passa derrière elle qui considérait le verre et baisa lentement sa nuque.

N'angoisse pas, je sais que tu dois partir... je me contenterai de ce que tu auras à m'offrir, que ce soit physique ou non, uniquement te savoir en vie et plus sereine m'importe. Aleister poussa le verre dans sa direction et invita le poing qui serrait le linge contre la table haute, sous le bras de la jeune fille. Uniquement tes choix te rendront heureuse, pas les miens, je ne suis personne pour diriger ton existence, ton libre arbitre est la plus précieuse des choses qui t'appartiennent.

Il baisa le haut de son front et reprit sa lecture, le médaillon de la belle logé sur les pages anciennes du grimoire qu'il lisait, le cœur serrait, sans lui livrait la moindre faille et torture que lui incombait son départ prochain.



Post color = darkgray|DC : Kyle Jefferson

Aleister Dean Madera
"From the other side"

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Angeline R. Aberline

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MessageSujet: Re: Between the Deaths (Dean) Mer 19 Fév - 17:38




"Between the Deaths"
Edena

Je t'ai espéré durant trois siècles et six années… Je t'aime Rose... je n'ai jamais aimé que toi en deux mille ans d'existence.

Ce furent les dernières paroles qu’elle entendit avant de sombrer dans un sommeil réparateur. Aucun songe sombre ne vint la terroriser durant sa nuit, bercée aux creux de ses bras, comme s’il était cet attrape rêve qu’on accrochait en tête de lit pour éloigner tous les cauchemars des enfants. Mais au delà de ça, Aleister était bien plus à ses yeux, sans même le savoir, il avait rendu son calvaire humaine plus doux, bercé sa vie de vampire dans des souvenirs qui eux étaient restés gravés, et aujourd’hui, il transformait son monde sans une once de brutalité, mais avec toute la douceur qu’elle lui avait toujours connu. Ses prunelles d’enfant se souvenaient de lui, tout comme son cœur, pour avoir été le chevalier que la jeune blondinette rêvait de voir la kidnapper pour l’arracher à l’enfer qui l’entourait. Ce jour qu’elle avait formulé de ses lèvres de fillette, avait mis plus de trois cent années avant de se voir offrir, malheureusement, là où elle aurait cru toucher la joie et le bonheur, une ombre se figeait sur ce parfait tableau. Angeline se sentait condamner à un univers où elle ne trouvait pas sa place, où elle ne se sentait pas en phase avec sa propre nature, emprisonner dans les bras d’un homme qui ne savait l’élever comme lui avait su le faire. A son contact, elle brillait, elle respirait et s’acceptait, mais son éternelle loyauté, son sens du devoir et ses convictions amoureuses la brimait, accrochait à nouveaux ses chaines qui meurtrissaient bien plus que sa peau. Et c’est ainsi, étouffée qu’elle rouvrit ses paupières dans une chambre qu’elle aurait souhaité ne plus quitter. Les lueurs du jour, les éclats du soleil berçaient sa peau, alors qu’elle s’accrochait au chant des oiseaux pour reprendre sans même le désirer cette façade morose que tous lui connaissait. Sa paume glissa sur la place qu’il avait occupée, la fraicheur reprenait ses droits, lui laissant un gout amer, un avant gout de ce que serait ses jours loin de lui, loin de sa présence, de ses sourires qui réchauffaient son cœur, et son âme. Rose redevenait ce spectre contraint d’errer à nouveau, et malgré les sublimes étoffes qui scintillaient sous ses yeux enchanteur aucun sourire ne vint la combler, elle sentait ses papillons se renfermer, redevenant à l’état de chenilles, de cendres, tandis que ses pieds épousaient le sol. Les fibres embrassaient sa silhouette sans aucune fausse note, ses cheveux brillaient, ses lèvres étaient toujours rosées, mais la mélancolie l’habitait progressivement au fil de ses pas pour rejoindre une cuisine où elle ne pu que contempler ce qui ne serait jamais sien. Mains jointes devant elle, l’attitude d’une enfant sage se peinant sur ses traits, cette même enfant qu’elle avait été jadis et qui ne semblait pas la quitter pour la laisser à l’état de femme, elle s’approcha, ses narines prisent par l’odeur du sang jaillissant dans ce verre, ce nectar pourpre dont elle connaissait parfaitement la source pour l’avoir baiser, cajoler, caresser et épouser durant une unique nuit, qui resterait pour toujours, la plus angélique qu’elle aurait connu. L’unique souffle que sa peau ressentit à son passage derrière elle, ce baiser chaud et humide offert à sa nuque, la firent fermer les yeux, afin d’emprisonner ces émotions déchirantes que lui incombaient un départ inévitable.

N'angoisse pas, je sais que tu dois partir... je me contenterai de ce que tu auras à m'offrir, que ce soit physique ou non, uniquement te savoir en vie et plus sereine m'importe.

Tel un livre ouvert, Aleister lisait les lignes qu’elle écrivait de sa plume, comme une détresse qu’il percevait et comprenait sans lui imposer un choix cornélien. Contrairement à nombreux hommes, il ne souhaitait qu’une seule chose d’elle… son bonheur, quitte à s’affranchir de sa présence à tout jamais. Une boule se forma dans sa gorge, ses mots n’étaient pas blessants et pourtant elle les sentait aussi tranchants qu’une lame de rasoir épousant les contours de son palpitant. Rose considéra le verre de sang qu’il faisait glisser jusqu’à ses phalanges, elle ne voulait pas son sang, elle voulait son cœur. Elle scruta un instant la plaie à sa main qu’il serrait contre un torchon qui s’imprégnait d’une partie de lui.

Uniquement tes choix te rendront heureuse, pas les miens, je ne suis personne pour diriger ton existence, ton libre arbitre est la plus précieuse des choses qui t'appartiennent.

- On ne peut pas toujours choisir ce qui nous rendrait heureux…

Souffla t-elle le verre de sang entre ses paumes, ouvrant ses iris aux siennes, tandis qu’elle sentait ses pétales opérer sur son front. Angeline posa un instant son regard sur le médaillon qui bordait les pages, et avala ce fluide torturant, enivrant et qu’elle souhaitait ne plus voir couler, pas même pour elle. Ses yeux virevoltèrent sur la pendule, et elle agrippa son sac, serrant les hanses tellement fort, qu’elle sentit le tissu fondre dans sa paume. S’approchant de lui, elle déposa une main sur sa joue, son regard noyé dans le sien, ses dents mordant sa langue à en faire couler son sang qu’elle badigeonna sur ses lèvres avec discrétion. Elle ferma les yeux apposant doucement son front contre le sien, si elle était encore humaine, son cœur aurait pulsé à ne plus s’en arrêter dans sa poitrine. Ses pétales de roses embrassèrent une dernière fois l’homme qu’elle aimait et qu’elle était contrainte de quitter, son sang s’entremêlant à l’humidité de leur étreinte, avant qu’elle ne file dans un souffle de vent pour ne pas avoir à se retourner. Sa paume épousa les écorces d’un arbre, et elle ferma les yeux libérant les larmes qu’elle ne pouvait plus contenir, reprenant sa marche à allure humaine pour rejoindre un endroit où elle ne désirait pourtant plus mettre les pieds. Lorsque ses escarpins foulèrent la terre du domaine, Angeline se stoppa, déglutissant en sentant son odeur parfumer les environs. Elle prit une lourde inspiration et avança jusqu’à entendre des cœurs pulsants, elle fronça des sourcils avant d’être attirée par la grange, et de le voir en sortir. Vivement elle s’exila à l’étage de la maison, dans la chambre, s’asseyant contre le rebord de la fenêtre, recroquevillée sur elle-même, les yeux perdus sur la coure. Rose ne bougea pas d’un cil durant toute la journée, perdue dans une vie qu’elle n’idolâtrait pas comme elle avait adulé ses rêves. De silencieuses larmes s’invitaient sur ses joues, là où personne ne venait la consoler, elle était simplement seule devant son existence qui lui échappait. Lorsque ses paupières se fermaient, des images douces, sensuelles et tendres venaient la cajoler, entrainant des flots de frisson contre sa peau opaline, des tremblements à son être, des déchirures à son cœur. Elle revoyait ses lèvres baiser les siennes, ses mains la désirer, l’aimer comme chaque personne dans ce monde devrait être chérit. Les paupières toujours closes, Angeline vit les traits de cette femme, des limbes et entendit surtout certaines paroles qu’elle avait prononcé. Il te suffit juste d’ouvrir tes adorables yeux, de te libérer de tes chaines et de déployer tes ailes… Soit sur que tu comptes pour eux… Ouvre leur les portes de ton paradis… N’ait pas peur Angeline, tu ne crains rien… Laisse toi bercer, laisse toi emporter pour te métamorphoser, pour accomplir tes rêves d’enfants… tu les mérites plus que quiconque…. Aujourd’hui comme autrefois il est là et c’est à lui que je cède ma place… Je sais qu’il te protégera… . Puis ce furent celles de Aleister qui s’invitèrent Uniquement tes choix te rendront heureuse. Angeline plissa du nez, et ouvrit ses yeux sur la pièce bercée par l’obscurité.

- Mes choix…

Chuchota t-elle en un sourire éclatant, se redressant sur ses jambes pour empoigner les quelques affaires qu’elle avait dans cette maison et refermer sa valise. Elle descendit vivement les marches, parcourant la maison à la recherche de son oiseau pour le trouver au dessus de la cheminée. Avec toute la délicatesse du monde, elle le logea entre ses paumes, caressant ses plumes sublimes pour le déposer dans sa cage dorée, se sustentant de la mélodie qu’il sifflait. Elle enfila sa cape noir, ses escarpins et considéra un instant pour la dernière fois les lieux, avant d’afficher un sourire en coin en découvrant une lettre de son frère perdue dans le courrier. Elle s’en muni, lisant les premières lignes en un sourire étincelant jusqu’à ce qu’il conforte sans même s’en douter sa prise de conscience Le temps est précieux Angeline, même lorsqu’on est éternel… ne laisse jamais rien t’échapper.. Dans un souffle nouveau, elle s’enfuit, valise et oiseau en main pour reprendre un chemin où elle sentait ses chaines se briser pour ne plus jamais se reconstruire, son cœur se libérer pour ne plus être brimer, son sourire s’agrandir pour ne plus jamais être gommer. Lorsqu’elle arriva sur le ponton, elle se stoppa, ses paupières se fermant alors qu’elle sentait son odeur réconfortante, délivrant une vague de frisson sur son être. Elle laissa tomber la valise à ses pieds, se tournant sur le lac, alors qu’elle libérait son volatile pour le voir battre des ailes autour d’elle, comme si son propre ami se sentait aussi vivant qu’elle. Percevant les battements de ses minuscules ailes autour de son visage, comme s’il la remerciait de cette libération, Angeline se laissa aller à quelques rires, les lueurs argenté reflétant sur sa peau, sa paume se dressant devant elle, pour l’accueillir, telle une mère protégerait son enfant. Un grincement inaudible la fit se retourner lentement, et elle le scruta, un sourire en coin, les yeux pétillant de bonheur, une légère pointe d’angoisse qu’il n’ai changé d’avis la concernant.

- Bonsoir… Souffla t-elle en laissant son oiseau reprendre place par lui-même dans sa cage, elle s’approchant doucement de lui à quelques centimètres. T’avais tord ce matin… il n’y a pas que mes choix qui me rendront heureuse, il y a aussi les tiens… Pinçant des lèvres, son regard se baissant, elle fit un pas en avant, glissant tendrement sa main dans la sienne, avant de noyer ses prunelles aux siennes. Parce que si… si ton choix c’est moi alors je peux pas être plus heureuse… Car le mien c’est toi, c'est toi que je veux, c’est toi que j’ai toujours rêver… le temps est précieux, et j’en ai déjà trop perdu loin de toi…


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Aleister D. Madera

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MessageSujet: Re: Between the Deaths (Dean) Jeu 20 Fév - 0:18



-Between the Deaths-


Elle fila en un dernier baiser, une unique étreinte de sa main fraîche contre sa joue et du contact froid de son front contre le sien. Le courant d'air qu'elle laissa derrière elle lui arracha un frisson et il attendit que la chaleur de l'âtre revienne le saisir pour rouvrir les yeux. Son parfum n'embaumait déjà plus la pièce, Dean passa la langue sur ses lèvres et saisit une cigarette dans un étuis d'argent qu'il gardait depuis des années, cette chose lui tira un rictus amer et enfin il considéra le médaillon sur les pages du livres anciens qu'il parcourrait. Cette nuit avait été et serait sans doute la seule et unique, il savait désormais quel goût avait la passion de celle qu'il chérirait par delà les siècles, comme il le faisait maintenant depuis plus de trois de ceux-ci. Il l'avait étreinte une nuit entière, avait baisé sa peau, apprécié sa saveur, chéri leurs baisers, adoré son contact, adulé son corps se cambrant sous la douceur qu'il lui avait prodigué. Les meilleurs instants passaient si vite, ils coulaient comme l'eau d'un ruisseau se déversant dans la mer alors que la douleur, elle, subsistait bien plus que le reste. Neutre de nature, il n'en demeurait pas moins habité par la jeune femme qui l'avait fui pour rejoindre son quotidien et ce manque s'infiltrait en lui au fil des heures qui passaient et teintait sa journée de gris. Pourtant, aucune âme ne vint lui quémander la paix, rien, rien ne lui fit ressentir quoi que ce fusse d'autre que ce trou béant créé par l'absence de Rose. Quand reviendrait-elle *si elle revenait un jour* ? Il n'en savait rien mais serait présent dès qu'elle émettrait le souhait de s'entretenir avec lui, s'il n'y avait que ça pour les rapprocher encore un peu, uniquement les mots, Aleister s'en contenterait. Il se suffirait des choses les plus futiles car, au moins, il saurait qu'elle vivait et qu'elle avait fait le choix qu'elle désirait.

Les heures filèrent, le soleil baissait lentement dans les bras tendres du lac, il était là, debout dans le salon, après avoir reçu un appel de Katherine puis une visite incongrue qu'il l'avait tiré légèrement de sa torpeur... D'après la personne qui voguait dans la demeure, il ne resterait pas seul longtemps. Septique, il considéra les paroles de son hôte, remontant le regard du bijou, estampillé d'une rose, qu'il frôlait du pouce jusqu'au convive qui prit place dans l'un des fauteuils près du feu. Étrange que cette personne qu'il avait pourtant déjà rencontré, étrange était sa façon de le toiser, presque à prendre des notes sur un calepin inexistant n'étant que son regard brun le dénotant comme une antiquité vieillotte. Aleister émit un rictus lorsqu'il croisa le bronze poli de l'objet précieux qu'il tenait entre les doigts, il n'était pas fou et savait bien ce que devait penser l'autre, cependant il ne dit mot et préféra l'écouter attentivement, aucune animosité ne régnait, aucun signe de violence, simplement des phrases, des paroles qui rapidement, invitèrent le sorcier à contempler le ponton lorsque l'hôte lui indiqua sa présence. Dean rempocha le gousset qu'il n'avait pu ouvrir en ce jour, comme s'il était certain que cela rouvrirait une blessure à son cœur qu'il ne pouvait laissé saigner car elle ne lui appartenait guère. Il s'excusa auprès de son invité et poussa la porte fenêtre qu'il enjamba, mains en poches contemplant la belle Rose autour de laquelle un cardinal battait des ailes à lui en inviter un tendre sourire aux lèvres. Lorsqu'elle se tourna vers lui, qu'elle fut plus belle encore sous les ultimes lueurs du soleil, Madera approcha lentement, ses pas résonnaient doucement sur le bois sec du sol pendant que les siens tintaient comme l'auraient fait ceux d'une poupée adorable. Le menton vers la pointe de ses chaussures, Dean dévia les yeux sur celles de la jeune fille, dénota cette bride fine encerclant sa cheville tout aussi gracile, s'évadant un instant à ses jambes fuselées puis aux volants de sa robe qui dansaient au grès de la brise, son buste dessiné à la plus précise des plumes où il fixa son cœur sans pour autant le voir et l'entendre battre, son cou, où il rencontra l'ébène soyeux de ses boucles et enfin ses lèvres rouges qu'il avait tant aimé baiser la nuit précédente, le matin encore et qu'il était épris de voir bouger lorsqu'elle s'approcha et qu'il noya enfin le regard dans le sien.

Bonsoir… Madera laissa son regard filer un instant sur l'oiseau qui retrouvait son refuge puis cette unique valise près de la cage.

Bonsoir Rose. Sourit-il.

T’avais tort ce matin… il n’y a pas que mes choix qui me rendront heureuse, il y a aussi les tiens… Dean esquissa un sourire et délogea une main de sa poche, avant de la désigner avec douceur.

Je t'écoute...Il ne la couperait pas, elle avait toute son attention.

Lorsqu'elle saisit sa main, il inspira doucement et fixa l'horizon, certain qu'elle n'était pas là pour discuter, mais là pour enfin souffler, s'évader d'un monde qui ne lui plaisait pas, un univers qu'elle avait espéré radieux et qui s'avérait être l'inverse de ce qu'elle avait imaginé derrière ses fenêtres. Il ne lui en voulait pas, son unique valise précisait qu'elle s'invitait pour quelques jours et cela le ravissait déjà bien assez.

Parce que si… si ton choix c’est moi alors je peux pas être plus heureuse… Car le mien c’est toi, c'est toi que je veux, c’est toi que j’ai toujours rêver… le temps est précieux, et j’en ai déjà trop perdu loin de toi…

Dean redressa le menton vers le lac et libéra son autre paume pour l'inviter à sa nuque qu'il pressa contre lui. Son cœur battit sans qu'il ne dise un mot, il battit aussi fort que lorsqu'il vivait mais plus encore car, de son époque, il n'avait aimé aucune femme comme il l'adulait elle. En quelques mots, de simples phrases, Angeline balayait les douleurs qu'il avait profondément enfouie en lui depuis son départ, si tel était son désir alors il s'y jetait corps et âme... Il baisa son front et massa sa nuque.

C'est toi que je veux... mais sache que tu ne m'appartiens pas, que tu seras toujours libre de faire ce qui te semblera le plus judicieux et agréable... Je t'aime Rose. Termina-t-il en croisant ses prunelles avant qu'un sourire amusé vint à figer ses lèvres à leur commissure. Cependant, quelqu'un voudrait d'avantage te voir encore que moi te tenir dans mes bras... Il se tourna vers l'hôte qui la fixait à la fois surpris mais plus encore ravi de la revoir.

Il ne ressemble pas à Napperon, crâne de moule, ai-je la berlue ? Jack dépeignit Dean et roula des grands yeux avant de s'approcher et enjamber la valise de façon théâtrale. Le piaf est aussi convié... Surprenant, pardonnez moi monsieur Madrasse... mais je vous l'emprunte quelques minutes.

Aleister sourit, et les laissa parler, elle avait besoin de lui mais tout autant de son frère et ce dernier revenait au moment où la vie d’Agneline basculait enfin du côté qu'elle avait tant rêvé...



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Aleister Dean Madera
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Between the Deaths (Dean)

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