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Feelings's bomb # Adam

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Cara Sullivan

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Emploi/loisirs : Etudiante
MessageSujet: Feelings's bomb # Adam Sam 15 Fév - 21:16


La blondinette ne s'y attendait tout bonnement pas, le soir de son anniversaire (passé depuis trois semaines) avait été le plus chouette qu'elle ait vécu, si on ne comptait pas bien entendu l'espèce de pervers qui avait tenté d'obtenir ses faveurs, pour la simple et bonne raison qu'elle avait rencontré un homme qui, alors qu'elle ne se l'avouait pas encore, faisait doucement chavirer son cœur de jouvencelle et la rendait folle de son corps au point de le voir comme une drogue dure. Le mec sexy du bar, Adam... Mcfly d'après ce qu'il lui avait dit autour d'un verre lors d'une autre entrevue à laquelle, pour être franche, elle ne s'attendait pas le moins du monde, était sans nul doute le plus bel homme, le plus charmant et le plus attentif qu'elle ait eu la chance de rencontrer dans sa jeune existence. Ce qui ne devait être qu'une unique fois dans sa vie se transformait en du "fréquemment" auquel la jeune femme avait donné un nom, ainsi que des conditions, au jeune homme tout droit sorti de ses rêves les plus fous pour la combler. Leur relation, n'en étant pas vraiment une à proprement parler, était nommée ainsi : Sex friends et les règles, établies par les deux parties, étaient les suivantes : pas de sentiments, juste s'amuser, rire et assouvir des envies qui, soyons tout à fait honnête, étaient souvent présentes lorsqu'ils se rencontraient, tant qu'il n'y avait pas eu un instant où, lorsqu'ils étaient ensembles, la soirée, ou la fin de journée ne s'était pas terminée dans les draps du grand brun. Cara vivait, profitait de ce qui ne lui était jamais arrivée jusqu'à lui, elle était épanouie, satisfaisait des envies et son manque de câlins, le tout sans jamais négliger ses études, en somme du tout bénéfice pour les deux amis avec bonus, qui préféraient garder leur espace sans être véritablement pesés par les inconvénients (ou avantage selon comme on pouvait voir les choses) d'être un couple.

Fin de semaine à la fac donc, la belle avait revêtue une petite tunique blanche à petits poids noirs, un boléro brun et un jean sur lequel ses bottes plates remontaient jusqu'à ses genoux. Cheveux noués en une demi queue, petites boucles d'oreilles et un sautoir beige autour du cou, elle sautillait presque en rejoignant l’amphithéâtre où elle allait suivre son ultime cour de la semaine avec ses deux compères qu'elle n'avait pas revu depuis sa fameuse Saint Valentin. Pour garder le mystère et faire planer le doute, ainsi que les interrogations de ses amies quant à la fin de son anniversaire, elle n'avait été que très évasive sur les textos et appels qu'elle leur livrait, rien ne fut dit sur Adam et elle n'entrerait certainement pas dans les détails, ce n'était clairement pas son genre, mais savait que les deux chipies seraient envieuses et surtout excitées comme les puces apprivoisées d'un cirque. Souriante, la jolie blonde en oublia même combien la prof d'anglais était imbuvable et préféra vérifier son téléphone où aucun message d'Adam ne clignotait. Boudeuse une seconde, mais sachant parfaitement qu'il lui avait laissé de l'espace pour les partiels qu'elle avait passé cette semaine, Cara s'invita dans la salle où la rousse aux cheveux courts (coupés façon bol mal fagoté), la fusilla du regard derrière ses lunettes.

Miss Sullivan, the cellphone please !

Rien que ça la fit soupirer et rouler des yeux, menton en l'air, traînant les pieds jusqu'à voir enfin la rouquine et la brune de son cœur lui faire de grands signes à quelques bancs d'elle. Milieu de salle comme d'ordinaire, elles se postaient là où elles pouvaient papoter tout en passant inaperçu, après tout Madame Mime, comme la surnommait Doris à cause de son corps trapu et sa poitrine digne de deux ballons de foot gonflés à bloc, ne regardait jamais dans leur coin, plus obstinée à faire de la vie d'un jeune garçon, toujours logé au premier rang, un véritable enfer. Par instinct Carene baissa les yeux vers le siège de ce dernier qui aujourd'hui était vide et fronça les sourcils en arrivant près des deux petites commères de la fac.

Mattew n'est pas là ? Interrogea-t-elle en poussant la tablette mobile devant elle pour s’asseoir.

Non et on s'en fiche... Sourit la rouquine, mains déjà posées sous son menton en un sourire qui fit rire la jeunette.

Elle tente d'imiter le barman charmant ! Carene pouffa de rire et plaça la main sur ses lèvres quand la prof riva les yeux sur elle. Tu vois, j'étais sûre qu'elle reconnaitrait pas. Tu t'y prends mal.

Faut bien rire, je préfère ça que d'me pendre, ce cour est le pire qu'on ait, Mime est imbuvable, parait que son copain lui a posé un lapin à la Saint Valentin. Chuchota-t-elle tandis que les lumières de la salle se baissaient et qu'on allumait le projecteur. Enfin, et toi, la fin de soirée de ton anniv' ? on était écœuré de devoir te laisser en plan... t'es rentrée tôt ? Un sourire naquit sur les lèvres de Cara qui le dissimula derrière une mèche de ses cheveux.

Han, là, je suis sûre et certaine qu'elle est rentrée très tôt mais le matin, je peux même dire le 15 Février, en revanche, pour l'heure je suis pas certaine.Rit Samantha sous les prunelles curieuses de Doris qui s'anima tel un zébulon monté sur ressorts.

Accouche espèce de nouille ! Elle parla si fort qu'une craie de couleur vola dans sa direction.

Elle baissa la tête juste à temps et l'objet contondant termina sa course dans le fond de salle. Cara fixa tour à tour ses amies puis la prof qui remontait son tailleur, replaçait ses doudounes et se levait pour marcher lentement vers le coin de l'estrade où elle avait vue sur le trio. Son regard ne disait rien qui vaille mais ça n'intimidait nullement la plus franche du groupe qui lui rendit un sourire adorable avant de sortir un « oups » qui fit rire l'assemblée présente. Sullivan se liquéfia un instant sur sa chaise pour rire derrière sa mèche de cheveux, tout comme Sam qui fondait derrière son bouquin d'anglais. Un fou rire les prit lorsque la rousse aux cheveux en bataille hurla un magnifique Shut Up dans l'amphi où plus une voix ne s'éleva hormis l'écho de la sienne. Le silence revint saisir la pièce et le cour reprit sans que les trois filles ne suivent véritablement. Cara avait de bonnes notes à chaque matière, en anglais également mais elle préférait parler avec ses amis et faire ses devoirs au calme plutôt que sous les sautes d'humeur de cette vieille fille en mal d'amour. En un sens, tandis que la brune et la rouquine riaient (enfin gloussaient) et que la blondinette dépeignait leur professeur, Cara la trouvait plutôt aigrie, si elle prenait un peu d'assurance et surtout trouvait les vêtements parfaits pour sa silhouette peut-être que sa vie serait plus sympa, enfin... surtout si elle arrêtait aussi de hurler sans raison.

Bon, tu parles où elle va finir avec des bleus. Ricana Samantha en un regard vers le chemin qu'avait pris la craie.

Bon, oui je suis rentrée le matin, j'ai passé la soirée avec un beau jeune homme, adorable, des yeux à faire fondre un glacier et... Subitement elle se fit couper la parole par Doris qui bondit sur son siège.

Elle a couché avec le mec sexy du bar ! Immédiatement Cara roula des yeux, légèrement agacée qu'on le dépeigne encore ainsi... Jalouse ? Non, simplement que ce garçon avait un prénom et n'était pas qu'un physique alléchant pour demoiselle en fleur. Quoi ? C'est vrai ou pas ?

Oui... mais il a un prénom je te signal, Adam... Sourit-elle aux anges alors que son dos rejoignait le dossier de son siège et qu'elle voyait son sourire lui apparaître. Il est...

Sexy ! Doris rit et la laissa reprendre.

Il est plus que ça, évite de t'accrocher au physique comme ça zut alors, il a une cervelle contrairement à bien d'autres... Son sourire s'agrandit et des paillettes s'invitèrent dans son regard bleu. et... c'était pas le seul moment qu'on a partagé ensemble.

Vous sortez ensemble ? Interrogea Samantha.

Non, il la saute... quand elle désire et surtout quand LUI désire. Étrangement, la façon qu'elle avait de dépeindre le beau brun la fit ronger son os, ce qui n'était pourtant pas dans ses habitudes mais, ici, Cara sentait une pointe d'amertume filer entre ses lèvres et plus encore lorsque le mot de trop quitta celles de la rouquine. Tu m'le prêtes ?

NON !

Cara rétorqua ce mot si sèchement que tous les yeux se tournèrent vers elle, ceux de madame Mime en prime. La blondinette se liquéfia sur son siège tandis qu'elle s'attendait à recevoir un missile rose mais, étrangement, rien ne vint, uniquement le regard noir de l'enseignante la fusilla si fort qu'elle en sentit presque le sang filtrer dans ses veines et lui faire rejoindre son palpitant qui pulsait comme un acharné. Dans deux minutes elle allait rosir de honte, dans deux minutes la prof allait lui poser LA question sur les diapo, qu'elle ne regardait pas du tout depuis le début de la séance, à laquelle elle ne saurait pas répondre et ça ne loupa pas, la voix nasillarde de la trapu résonna dans la salle où plus rien ne volait pas même une mouche. Cara déglutit quand elle lui demanda de se lever, Samantha la dépeignit sans rire tandis que Doris faisait mine de s'intéresser au cour, jamais elle n'avait été aussi mauvaise avec son amie et jamais elle n'avait eu à se plaindre de sa façon de parler mais, intérieurement, Sullivan ne supportait pas qu'elle puisse ainsi juger Adam comme un simple coup sans cervelle et elle sentit son cœur battre en jugeant ce fait comme de la jalousie alors qu'elle se dressait doucement sur ses jambes tremblantes, non pas car la prof allait lui coller honte, mais parce qu'elle prenait conscience d'une chose tout en cherchant la réponse à la question que venait de lui poser l'unique femme sur l'estrade. La jalousie n'était autre qu'une preuve irréfutable quand aux sentiments qui naissaient en elle à l'égard du barman, sans qu'elle ne s'en soit aperçue une seconde et ce, car, lors de leur rendez-vous, ils n'étaient qu'eux deux, seuls dans une bulle, et qu'aucune concurrente ne venait marcher sur ses plates bandes. Cara redressa les yeux sur la diapo, affolée subitement, sa tension battit avec fougue, elle tombait de haut, elle qui criait ne pas vouloir s'attacher faisait le contraire et ne voulait nullement que tout s'arrête, elle avait oublié une chose en demandant à son partenaire d'être un simple ami avec ce truc en plus, et celle ci lui pétait au visage : il avait libre choix de draguer, sortir, embrasser et combler qui il voulait sans lui rendre de compte...

Don't play à la p'tite conne avec moi Sullivan ! The answer, NOW !Cara trembla et ferma les yeux, comme si les mots de cette femme étaient des poignards parfaitement coupants. QUICKY !

Je... euh... La petite blonde perdait subitement de son éclat, perdue dans une tourmente dans laquelle elle ne pensait jamais sombrer pour les beaux yeux d'un homme qu'elle savait pertinemment fait pour une autre qu'elle. je ne sais pas...


Cara Sullivan
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Adam Mcfly

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Dim 16 Fév - 1:31





Une magnifique journée se profilait à l’horizon, le soleil au rendez vous, un vent subtile caressant les traits de son visage, tandis que les semelles de ses chaussures de sport mordaient le sol en de grandes foulées. Ecouteurs sur les oreilles, avant bras remontés près de sa taille, soufflant par moment sans en avoir vraiment besoin mais juste pour paraitre tout à fait normale, Adam s’exerçait à son jogging hebdomadaire en cette merveilleuse fin de semaine. Clairement, il n’avait pas besoin de faire du sport pour conserver le corps qu’il affichait, mais, il aimait vider son esprit, pratiquer un exercice physique afin de se défouler, et surtout se mêler à la vie humaine des citoyens de Mystic Falls. Torse nu, le tee shirt coincé à la ceinture de son short noir arrivant au dessus de ses genoux, Adam scrutait le parc où il avait ses petites habitudes comme bien des personnes. Fredonnant quelques notes d’une musique qu’il appréciait, entrainante, revigorante, il croisa le regard d’une jeune rouquin qui lui adressait un sourire avant de prononcer son nom. Il hocha de la tête, avant de plisser des sourcils une fois qu’il l’eut dépassé, son visage lui était totalement inconnu, sans doute une cliente du club, mais certainement pas une habituée. S’il avait côtoyé cette femme de prêt ou de loin, il s’en souviendrait, Mcfly avait une bonne mémoire et surtout était physionomiste. Il plissa le nez en cherchant dans sa tête avant d’hausser les épaules et de continuer sa route comme si de rien n’était. Quelques minutes plus tard, il rejoignit son domicile, poussant la porte, balançant ses chaussures dans le placard, avant d’entamer son éternel rituel du mur pour se satisfaire d’une poche ou deux de sang afin de recharger totalement ses batteries. Passant dans le salon, il pressa le bouton de la chaine hifi qui résonnait dans l’intégralité de son appartement, montant jusqu’à la salle de bain pour se défaire de ses vêtements et prendre une bonne douche. Lorsqu’il ressortit de la cabine, se posant devant la glace, il émit un rictus avant de voir la boucle d’oreille que Cara avait perdu dans une énième bagarre corporelle. La petite humaine à la peau sucrée, à la senteur de fruits des bois, à la robe jaune reflétant le soleil, entretenait une relation pour le moment originale que nouvelle pour lui. Elle disait qu’on appelait ça être sex friends. Non pas qu’il ignorait ce qu’était ce type de relation, mais c’était vraiment une première pour lui. Cette gosse était adorable, mignon à souhait, rieuse, pleine de vie et surtout avec une tête bien remplit, non pas une sublime poupée vide de toute matière grise. Adam aimait passer du temps en sa compagnie, échangé sur tout, sur rien, sur la vie qu’elle menait, sans jamais se présenter à elle avec une idée en tête. Les choses se faisaient naturellement, sans prise de tête -chose qu’il appréciait particulièrement-, sans pour autant avoir le couteau sous la gorge. Néanmoins, Adam n’était pas un coureur de jupon, ou encore un don juan ayant besoin de compagnie continuelle, il appréciait aussi parfois sa solitude, s’étendre de toute sa stature dans son lit, et d’écouter le silence des lieux. Clairement, aucune autre femme ne traversait son lit ces derniers temps, et ça ne le dérangeait pas le moins du monde bien qu’il recevait souvent des numéros de téléphones, griffonnés sur un morceau de papier, de serviette ou encore pour les plus audacieuses sur ses avant bras. Ne prêtant pas le moins du monde attention à ses gestes, préférant la compagnie angélique de Boucle d’or, Adam continuait sa vie comme il l’avait toujours fait. En profitant de l’instant présent, sans se demander de quoi sera fait demain, et surtout sans regretter le moindre de ses faits et gestes. Les remords, il les avait laissé au placard pour des raisons plus conséquentes, mais voila bien longtemps qu’il n’avait pas dérapé à s’en bouffer les doigts.

Quelques heures plus tard dans la journée déjà bien entamée, Adam atterrit dans un endroit où il n’avait aucune habitude, et jamais foulé auparavant, l’université de Duke où Cara étudiait. Garant sa voiture sur un parking, la verrouillant avant de prendre le chemin des bâtiments où elle devait normalement s’y montrer studieuse. Comment il savait où la trouver ? Facile, faire chanter une fille pour qu’elle retienne ses leçons avec un beau sourire et imprégner rapidement son emploi du temps dans son esprit ainsi que le plan de la faculté qu’elle avait laissé ouvert sur un coin de table. Il ne l’avait pas revu depuis quelques jours, préférant la laisser se concentrer sur ses études qui étaient importantes pour son avenir. Mcfly gardait le secret sur sa nature, Cara ignorait tout du monde qui l’entourait et il l’appréciait ainsi. Son innocence, sa façon de rire en plissant le nez et en basculant sa tête en arrière, le pétillement de ses yeux, ses exclamations quand il lui parlait et qu’elle s’animait, toutes ces choses faisaient d’elle une personne à part entière agréable et surtout qui valait le détour. Quiconque détestait cette gosse ne savait clairement pas à côté de quoi il passait. Chemise noire cintrée, légèrement ouverte, retroussée comme à son habitude aux manches, dévoilant un tatouage à l’origine de son passé, une paire de jeans bleu un chouilla délavé, paire de converses blanches, ainsi que ses éternelles raybans sur le bout du nez, Adam progressait dans l’aile du bâtiment, sous les regards et les gloussements de certaines jeunes femmes qu’il ne regardait nullement mais qui le firent sourire en coin. Il redressa un instant ses lunettes pour scruter le numéro d’une salle et ouvrir la porte avec discrétion, celle-ci plongée dans le noir, trouvant une place tout au haut des gradins, déposant ses lunettes sur la tablette devant lui, avant d’examiner en un regard la salle pour la chercher. Subitement il tourna le visage dans la direction des rires d’une de ses amies, et sourit enfin en voyant ses cheveux blonds enfermés dans un élastique. Il ne se manifesta pas et resta discret dans son coin, personne à sa gauche, personne à sa droite. Il ancra ses avant bras sur le morceau de bois, courbant légèrement son dos pour dépeindre ce qui semblait être leur prof. Il grimaça rien qu’à l’entente de sa voix, et que dire de son allure ? Même à son époque humaine les femmes avaient bien plus de gout, il imaginait la gueule du mari avant de sourire un peu plus amusé. Seul son regard se tourna sur la silhouette gracile de sa puce, il la nommait ainsi car elle était une véritable pile électrique, avant d’écouter sans même le vouloir réellement les brides de leurs conversations.

Vous sortez ensemble ?

Non, il la saute... quand elle désire et surtout quand LUI désire. Tu m'le prêtes ?

NON !

Le vampire fronça des sourcils, son front se plissant alors qu’il passait sa langue sur sa lèvre, entendant les pulsations du cœur de Cara se faire plus lourde. Bien qu’indulgent, Adam n’appréciait pourtant pas l’attitude et les propos infâmes que venait de lui tenir, ce qui semblait être une amie. Un instant blessé pour elle, se mettant à sa place, essayant de comprendre ce qu’elle ressentait sans pouvoir mettre le nom dessus, il tourna subitement le visage quand la voix du roquet s’éleva dans l’amphithéâtre, sommant à Cara de venir au devant de la scène. Il scruta attentivement l’attitude qu’elle adoptait, sans doute blessée par les propos de son amie qui la décrivait comme un vulgaire morceau de chaire qu’elle n’était nullement à son égard. Cara descendait les marches pour se figé aux côtés de poil de carotte qui l’interrogeait sur une diapositive où il releva le regard. Il entendait son cœur crié dans sa cage thoracique lui faisant tourner le regard avant de voir un gamin cul de bocaux sur le nez, froncer du nez pour tenter de lire l’image représentée.

Don't play à la p'tite conne avec moi Sullivan ! The answer, NOW ! QUICKY !

Adam écarquilla des yeux sur l’attitude hautaine et peu conventionnelle de ce professeur qui agissait avec intimidation sur la blondinette, le corps raidit à ses côtés qui peinait à offrir une réponse. Passant sa langue sur sa lèvre, incapable de la laisser ainsi victime des gloussements de quelques dindes présentes, sous les regards perçant des élèves, Adam racla sa gorge pour se manifester en levant son bras, attirant l’attention du professeur. Elle faisait mine de ne pas le voir préférant s’acharner sur le sort de sa pauvre humaine. Une chose qui l’insupportait ? Qu’on le snob ! Lorsqu’une personne agissait ainsi avec sa personne, Adam pouvait se montrer aussi désobligeant qu’impolie. Ainsi il coinça sa langue entre ses lèvres et siffla un grand coup dans la salle, les regards se tournant tous sur lui.

- Plait il ?

- Votre diapo elle grésille, tout comme le son de vos enceintes, d’ici c’est à peine si on vous entend ou on voit ce qu’il y a d’affiché… Approchez vous le verrez par vous-même !

Dit il en ancrant son dos au dossier de la chaise, mini pouce rousse semblant agacé par son tempérament et enjambant les marches pour le rejoindre, une craie en main, qui semblait être l’arme absolue vu comme elle la tenait prête à lui jeter dessus. Elle plissa des yeux, remettant un instant ses carreaux correctement sur l’arrête de son nez, avant de le dépeindre et qu’il n’ancre son regard au sien, un sourire en coin, chuchotant afin que personne ne l’entende.

- Vous allez gentiment, approuver mes dires et vous excusez auprès de Cara et de vos élèves avant de les libérer pour trouver de meilleures diapos.

Rare était les fois où Adam usait de son don, mais ici c’était pour la bonne cause et surtout pour le bien être de la petite puce en contrebas. Miss ronchon, approuva en s’excusant quant à la médiocrité de ses diapositives, présentant ses excuse à Cara ainsi qu’à l’assemblée avant de faire un signe de main pour stopper le cours, où étrangement tous les élèves même les plus studieux semblaient s’empresse de sortir lécher leur liberté. Adam scruta un instant Cara en un doux sourire avant de sortir de la salle, ancrant ses reins à la rambarde devant la porte, croisant ses bras sur son thorax, les lunettes accrochées à sa chemise.

- T’es rayonnante !

Lâcha t-il lorsqu’elle pointa enfin le bout de son nez, accompagnée de ses deux acolytes, il lui adressa le plus beau de ses sourires, se redressant de sa stature pour déposer une main à sa taille, l’autre à sa nuque, embrassant son front avant de descendre à ses lèvres pour l’embrasser plus convenablement. Il se redressa lentement, baissant son regard sur elle, alors qu’il la gardait encore aux creux de ses bras l’encerclant.

- Tu m’as manqué petite framboise, la semaine à été longue sans tes sourires…. Dit il en pressant son nez de son index avant de lui sourire. Ta semaine fini, tes partiels passés, ça te tente de partir en weekend avec moi pour te détendre… juste tout les deux ou si tu veux avec tes amis, dans un chalet… jacuzzi, nature, histoire que tu décompresses ? Demanda t-il adorablement avant de feinter voir la présence des deux jeunes filles. Hé salut… Adam Se présenta t-il en leur tendant sa paume.



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Cara Sullivan

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Dim 16 Fév - 14:20


Livide devant l'assemblée, la prof lui faisant signe de descendre les marches pour rejoindre l'estrade, la blondinette baissa le menton, prunelles fixes sur l'extrémité de ses bottes, elle dévala péniblement les escaliers sans plus rien dire. Son cœur battait la chamade, s'il avait pu sortir de sa poitrine et hurler il ne se serait pas fait prier, un mélange de sensations honteuses et de cette prise subite de conscience, concernant celui qui n'était pas son petit ami officiel, la fit se sentir mal comme rarement, un instant, elle imagina se transformer en poussière ou en une minuscule particule, quelle qu'elle fut, pour se terrer là où personne n'aurait plus d'yeux posés sur elle. Même aussi proche de la toile blanche tendue devant le tableau, où se reflétait une diapo grisâtre de ce qu'elle décrivait comme deux personnes sans en être bien certaine, Cara ne parvenait par à fouiller dans ses connaissances pour éviter de se payer des réprimandes, qu'elle savait désobligeantes et vexantes au possible, de la part du pire enseignant dont elle avait écopé cette année. Les mains moites, ses doigts s'entortillant sans qu'elle ne le désire, le cœur battant à l'en faire rosir dangereusement, la mini Sullivan fixa tour à tour l'image, le regard menaçant de Madame Peng (Mime de son surnom) puis les rictus visibles et audibles sur les visages des quelques étudiants assis devant elle. La bouche ouverte, prête à avouer une nouvelle fois qu'elle ne savait aucunement la réponse, elle fut entre-guillemet sauver par le gong, du moins par un raclement de gorge masculine dans le fin fond de la salle. La jeunette fixa cette main levée, éblouie par les faisceaux blanc du projo, elle ne vit pas qui venait à son secours ou, qui pouvait savoir, l'enfoncer d'avantage. Peng, comme à son habitude, fit mine de ne pas avoir vu celui qui l'interpellait en silence et joua avec sa craie en tournant autour de son élève qui semblait fondre sur place jusqu'à ce que, subitement, un sifflement fit bourdonner ses tympans et certainement ceux de tous ici présents.

Plaît-il? Enfin le dragon à lunettes remontait le nez vers le haut de la salle.

Votre diapo elle grésille, Cara remonta les yeux vers les gradins, son cœur battit plus vite et un petit sourire de soulagement étira ses lèvres... Elle connaissait parfaitement ce timbre de voix et l'appréciait tout autant que la personne à qui il appartenait et qu'elle n'avait pas vu de la semaine. tout comme le son de vos enceintes, d’ici c’est à peine si on vous entend ou on voit ce qu’il y a d’affiché… Approchez vous le verrez par vous-même !

L'assemblée avait les yeux tourné vers lui et la blondinette soupira, joues gonflées d'air se vidant peu à peu, sa tension reprenant doucement sa cadence plus calme, lorsque la prof, d'abord amère et gonflée à bloc, craie en main, gravit les marches pour rencontrer l'élève qu'elle ne connaissait pas et qui osait s'opposer à elle. Carene se détendit un instant sans pouvoir voir les beaux yeux verts du jeune homme ni son visage, elle croisa rapidement le regard de Sam qui esquissa un petit sourire à son attention puis l'air soûlé de Doris qui roula des yeux comme si elle venait de rater l'engueulade du siècle par la faute d'un trouble fête. La voix d'Adam résonna un instant puis plus rien, comme s'il s'entretenait avec l’enseignante qui se tourna vers la projection, le fixa derrière ses carreaux qu'elle poussa plus haut sur son nez avant de redescendre et se figer face à la jeunette qui retint sa respiration.

Excusez mes manières, il est vrai qu'on ne voit absolument rien sur cette diapositive. Les yeux écarquillés, Cara fut prise d'une envie de lui demander si elle était sérieuse mais n'en eut le temps. Je vais chercher de meilleurs clichés, en attendant vous pouvez partir, je suis navrée pour cette... cette... cette scène gênante, veuillez m'excuser j'ai encore à faire. Bonne fin de semaine !

Interloquée, des yeux ronds comme des billes servis à Samantha qui lui rendit le même regard, Carene plissa les yeux lorsque la lumière revint dans la salle et que le projecteur fut éteint. Elle haussa les épaules en un sourire inversé, incrédule face au comportement étrange d'une prof qu'elle savait ne jamais lâcher son os lorsqu'elle le mordait fermement. Une preuve que tous pouvaient changer si il s'en donnait les moyens ou encore, autre chose qu'elle ne pointait pas du doigt une seconde ? Interrogative, elle redressa les yeux vers Adam tandis qu'elle remontait les marches pour récupérer son sac et lui sourit faiblement, elle venait de passer pour une gamine devant lui, autant dire que pour ce qui était d'espérer plus dans leur relation c'était bien rappé... D'ailleurs, quand il quitta la salle que chacun ici présent était pressé de déserté, elle soupira, c'était elle qui avait fixé les règles, elle n'avait donc pas à en vouloir à quiconque si toutefois Adam venait à fricoter avec une autre fille, bien que cette image en tête la faisait lentement bouillir, encore une fois la jalousie... un sentiment qu'elle n'avait ressenti qu'au contact de sa sœur et encore, ce n'était jamais pour un garçon. Jamais elle n'avait eu à jalouser qui que ce soit, même concernant Pam ce n'était rien d'autre que de la rancœur pour ce qu'elle était devenue, pour les valeurs familiales qu'elle avait abandonné au profit de son physique et de son monde de paillettes artificielles mais, ici, alors que Samantha quittait son siège et lui frictionnait doucement le haut du bras en un sourire, qu'elle lui rendit en dépeignant son autre amie qui elle jouait la fille hautaine et froide qu'elle ne reconnaissait plus, Cara sentit ses émotions pulser en elle à l'en faire souffler. Elle n'avait pas à brimer Adam, il avait vingt-huit ans, était bien installé dans sa vie privée et professionnelle, alors qu'avait-il à faire avec une gamine de cinq ans de moins que lui à part passer du bon temps sans voir l'avenir auprès d'elle ?

Elle déglutit et remonta les yeux vers la sortie, il était là, l'attendait sûrement et ne savait rien de ce qu'elle pouvait ressentir, ce qu'elle désirait sans l'avoir imaginé une seconde en lui dévoilant les règles de leur semblant de relation. Ce soir là, en débardeur et mini short, agenouillée sur son lit sur lequel elle avait déposé son bouquin de philo, elle avait redressé le nez en riant après avoir lu une thèse sur les relations uniquement basées sur le désir physique et lui avait proposé cela, après tout elle était prise entre la fac et l'hôpital et n'avait pas assez de temps à consacrer à l'amour, aussi cette manière de faire lui avait paru superbe sur le coup, sauf que, dans sa réflexion et sa liste faite devant lui quant aux avantages que ce genre de relation apportait, elle avait clairement omis des contres. Des contres qu'elle se mangeait en pleine figure en plein cour d'anglais et ce après quelques phrases désobligeantes d'une fille qu'elle n'avait jamais vu se refermer de la sorte, pas même lorsqu'elles se chamaillaient parfois. Cara passa la bandoulière de son sac autour de son buste et fixa la rouquine qui leur passait devant sans un regard ni un mot, Sam resta auprès d'elle, derrière Doris, et elles remontèrent les marches, la blondinette aussi penaude que si elle allait se manger l'un des fameux sermon sur le cercle de confiance de son paternel.

Elle est jalouse, fais pas attention à elle, Caren contempla le doux sourire de la brunette, jamais elle n'avait pensé qu'elle fut plus proche d'elle que l'était Doris. Pour Sullivan, qui connaissait la rouquine depuis plus longtemps, cette dernière avait toujours été sa meilleure amie et Samantha une simple copine agréable mais, après la réaction de Silver, elle revoyait doucement son jugement concernant l'unique brune du trio ainsi que celui qu'elle portait sur celle qu'elle pensait être comme sa sœur de cœur. ça lui passera comme ça lui est venu !

Je voulais pas crier mais... ce qu'elle a dit sur moi puis sur lui, ça m'a fiché en rogne, je voulais pas la rembarrer de la sorte. Doris s'adossa près de la porte en les attendant, regard fermé, attitude froide.

T'es amoureuse ? Cara plissa le nez et rougit quand elle lui ficha un petit coup d'épaule complice.

Mais non, c'est pas ça... Elle mentait et se mentait à elle même, persuadée que ça n'avait rien à voir avec ce qu'elle ressentait vraiment pour Adam. Juste que j'aime pas être vu comme une cruche, ni qu'on le dépeigne comme un sex-toy, il a rien à voir avec « le mec sexy du bar » sans cervelle et convictions qu'elle dépeint comme un sexe à piles... je t'assure il est... Cara laissa passer la rouquine, franchit le seuil et cessa de parler lorsqu'elle le vit, beau comme un dieu, sourire adorable au visage, adossé sur la rambarde devant le portail. Hey... salut, désolée pour ce à quoi tu as assisté. Sourit-elle, son cœur déjà affairé au trampoline dans son thorax.

T'es rayonnante ! Tu m’as manqué petite framboise, la semaine a été longue sans tes sourires… Elle fondit en un simple sourire de sa part tandis qu'il pressait son bout de nez, plus encore lorsqu'il se redressa, déposa les doigts à sa taille et d'autres à sa nuque pour lui livrer deux baisers, un sur le front, le second plus doux et sucré encore qu'il déposa sur ses lèvres à l'en faire fermer les paupières et frissonner le temps que ce contact tendre dura. Carene rouvrit les yeux tandis qu'il l’enrubannait dans ses bras, dos à lui, le menton logé à son épaule. La semaine finie, tes partiels passés, ça te tente de partir en weekend avec moi pour te détendre… juste tout les deux ou si tu veux avec tes amis, dans un chalet… jacuzzi, nature, histoire que tu décompresses ? Le palpitant en vrac subitement, Cara redressa la tempe pour contempler son profil à se damner.

T'es adorable ! J'ai rien à faire, juste réviser la littérature mais à part ça je suis libre comme l'air, alors oui... Son plissement de nez le fit sourire et elle croisa le regard amusé de Sam puis celui plus sombre de Doris qui s'anima subitement lorsqu'il lui tendit sa paume en se présentant.

Hé salut… Adam. Sam sourit et lui délivra son nom sans laisser mal à l'aise la blondinette qui reporta le regard sur sa meilleure amie subitement plus ouverte.

Doris Silver... Ravie de te revoir ! Elle ne gloussa pas mais l'attitude qu'elle adoptait subitement fit battre le cœur de Cara qui serra doucement les bras d'Adam autour d'elle comme si il allait fiche le camp d'une seconde à l'autre. Perso j'ai rien à faire ce soir, ni demain, ni demain soir, donc je suis partante ! Sullivan déglutit et supplia la brunette du regard sans un mot. T'inquiète Bradshaw, on va bien s'amuser ! Je passe chez moi préparer mes affaires, on s'donne rendez-vous dans combien de temps Adam ? Quand elle eut sa réponse, elle fila sur le campus comme si les deux filles n'existaient plus.

Dis moi que tu viens s'il te plaît... Susurra-t-elle entre ses dents serrées en un sourire forcé, loin de se douter qu'il entendrait.

D'accord, je serai là, mais je resterai que cette nuit, demain j'ai des choses à faire en fin de journée, désolée Carene. La blondinette soupira, comme soulagée de ne pas se retrouver entre celui qu'elle commençait à considérer d'avantage qu'il devait l'être à ses yeux et sa meilleure amie qui se montrait bien différente que d'accoutumé. Je file chercher quelques affaires, je te rejoins chez toi Cara, on partira ensemble, au pire je prendrai ma voiture d'accord ? Servit-elle en un clin d’œil pour la rassurer quant au trajet qu'elle n'aurait pas à subir avec la rousse aux hormones soudainement affolées. Merci pour la proposition Adam, à tout à l'heure.

Les deux filles parties, Cara sourit piteusement au jeune homme qui l'accompagna jusqu'à la mustang, elle était venue avec une connaissance de fac le matin et n'avait pas sa petite alfa, rongée par l'angoisse elle ne dit pas un mot sur le trajet, se contentant de fixer le paysage jusqu'à considérer la main qu'Adam gardait au levier de vitesses. Mordillant sa joue, elle hésita longuement avant de poser la sienne sur celle-ci et remonta les yeux dans les siens lorsqu'il fixa leurs membres joints. Un rictus gêné quitta ses lèvres et elle papotta concernant la prof, s'excusant auprès de lui, uniquement pour ne pas passer pour la gamine stupide qu'elle avait dû être à ses yeux dans l'amphi. La route fila, et bien que sa présence l'apaisait, elle ne pouvait s'enlever du crâne l'attitude de sa compère, elle imaginait déjà le pire, que son séjour, de primes abords génial, se termine en un cauchemar saupoudré à coup de torsion de boyaux et de mal être constant. Il gara la voiture devant son immeuble et la suivit à l'intérieur jusqu'à la porte de son appartement qu'elle déverrouilla sans un mot, perdue dans ses pensées puis passa le seuil pour jeter son sac au porte manteau et filer sans sa chambre, elle même dans le grand salon long où trônaient télé, pc portable et sofa, pour empoigner une petite valise qu'elle colla sur le lit avant de revenir vers l'entrée en riant.

Pourquoi tu rentre pas ? Rit-elle en le dépeignant depuis sa place. Lorsqu'il répondit, elle se mit à rire et revint pour lui tirer la main avec les deux siennes. Allez rentre, t'inquiète pas tu peux salir autant que tu veux, comme ça on sera kit concernant mon état lamentable quand je suis venue chez toi après que t'ais fichu une raclée à l'autre crétin, Superman ! Carene lui lâcha la paume et reprit son office, avant de le héler depuis sa penderie. Tu peux te servir si tu as soif ou faim, y a tout ce qu'il faut dans la cuisine... Au faite ! Reprit-elle subitement tandis qu'elle se tournait pour buter contre son torse. Elle sourit et le contempla de sa petite taille. Plutôt pull ou plutôt décontracté ? Interrogea-t-elle dans le but de connaître, sans le demander vraiment, où il les amenait.


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Adam Mcfly

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Dim 16 Fév - 19:01





Doris ne mit pas longtemps à se manifester sur le haut de ses semelles compensées, en un petit air supérieur qui le fit sourire en coin, affichant l’une de ses fossettes, sentant la pression de Cara sur ses bras, l’obligeant à baisser un instant le regard sur son faciès. La rouquine qu’il pensait être son amie, semblait en faite ne pas en être véritablement une, au vu de l’attitude stressée et angoissée qu’il lisait sur ses traits. Les gens changeaient avec les années, surtout se démarquaient, d’autres s’effaçaient de votre existence, on ne pouvait aller contre, l’important était de savoir s’entourer des bonnes personnes pour avancer. Adam lui indiqua poliment où se retrouver à Mystic Falls, afin de partir tous ensemble, histoire qu’elles se perdent pas dans les bois. Silver semblait être une de ses personnes qui devraient s’effacer de la vie de Cara avant de la dévorer à petit feu pour lui retirer tout l’éclat qu’elle possédait, la métamorphosant en un spectre grisâtre dont plus personne ne se soucierait. Lorsqu’elle tourna les talons, naturellement il la suivit du regard en un froncement de sourcils, non pas qu’il la trouvait à son gout, non ce furent les phrases qu’elle avait adressé à sa petite framboise qui l’interpellait. Sam, ou encore Samantha était plus sage, plus en retrait malgré son côté loup qu’il percevait clairement comme de l’eau de roche. Déjà dans la discothèque il avait sentit cette odeur boisé et printanière mais ne s’y était pas attardé, pour n’avoir aucune mauvaise intention à l’encontre d’aucune race. Adam gardait à l’esprit qu’aucun d’entre eux, pas même les Originels n’avaient désiré être ce qu’ils étaient aujourd’hui, transformé parfois par obligation, Mcfly avait rencontré très peu de personne ayant troqué leur cœur contre une longue vie en solitaire. La brunette le remercia, le tirant de ses songes, et il hocha de la tête en un simple sourire qui se voulait rassurant avant de tirer avec lui la petite blondinette à la tunique à pois jusqu’à son bolide qui n’attendait plus qu’eux. L’étudiante se mura dans un silence qu’il ne lui connaissait pas, lui laissant son regard filer parfois sur son profil en tournant les yeux sur son rétroviseur, lui laissant l’espace dont elle semblait avoir besoin en ce moment et prenant son mal en patience quant à ce temps suspendu. Par pur respect, le vampire ne suspendait pas ses oreilles à son cœur, la laissant en paix avec sa personne, ses sentiments lui appartenant, il les écoutait parfois, lorsqu’elle dormait, lorsqu’il sentait leurs corps s’unir, ou quand il lui semblait voir une crainte naitre dans ses yeux. Mais ici, Cara semblait blessé par les paroles de son amie, lui offrant une image tout à fait fausse d’elle. Elle était une femme libre, une femme aux capacités intellectuelles grandioses, à l’avenir brillant, elle ne devait aucunement se laisser abattre par une majorette dont les seuls charmes seraient les courbes de ses jambes et les parties de montagnes russes qu’elle offrirait aux hommes. Les yeux plongés à l’horizon, Adam se concentrait sur la route, sur le weekend qu’il allait passer avec elle et ses deux acolytes dont une qui, il ne le doutait pas, allait leur donner du fil à retordre. Lorsqu’il sentit sa main se poser sur la sienne, il y porta naturellement le regard, avant d’émettre un sourire en coin, tournant son regard sur elle, caressant ses doigts avant de porter le revers de sa main à ses lèvres où il y déposa un baiser et l’écouta parler comme pour déstresser. Le temps du trajet, et Adam parqua la voiture devant l’immeuble de Cara, il n’avait jamais mit un pied chez elle, mais ne stressait pas pour autant pour la barrière qui allait l’empêcher de le laisser franchir le seuil de sa porte. Il était confiant, trouverait un stratagème, non pas en grand calculateur, étant donné qu’il ne lui voulait aucun mal. La petite puce passa la porte sans un mot, jetant son sac en filant sous un sourire amusé d’Adam qui suspendit ses oreilles à ses agissements sans bouger d’un poil. Quand ses pas revinrent enfin dans sa direction, il se pencha doucement en avant mimant de défaire les lacets de sa chaussure.

Pourquoi tu rentre pas ?

- Trente secondes j’enlève mes chaussures…

Allez rentre, t'inquiète pas tu peux salir autant que tu veux, comme ça on sera kit concernant mon état lamentable quand je suis venue chez toi après que t'ais fichu une raclée à l'autre crétin, Superman !

- T’sais quoi t’as raison j’ai passé trois heures à lustrer le carrelage après ton départ tu me dois au moins ça !

Dit il en riant avec beaucoup d’humour, alors que c’était totalement faux. Un sourire éclatant sur le visage, Adam remit son lacet en place, repliant l’ourlet de son jeans avant de passer ce seuil qui lui était désormais ouvert. Il scruta un instant alors qu’il refermait la porte derrière lui l’étage made in super étudiant de Cara et un rictus fila sur son visage, glissant ses mains en poche pour la suivre jusque dans la chambre où il trouva une place sur son lit correctement, attrapant une petite peluche entre ses doigts et jouant avec ses bras tout en regardant Cara activé à fouiner son dressing.

Plutôt pull ou plutôt décontracté ?

- Vu comme tu es frileuse je dirais pull, mais zappe pas ton maillot de bain.

Un sourire doux sur le visage, Adam laissait ses yeux se balader un peu sur toute la surface de sa pièce, découvrant un peu plus sa personnalité et ses petits pêchers, comme les nounours à la guimauve, les boules de coco, ou encore les chocolats finger. Il se mit doucement à rire en découvrant cet univers purement féminin avant de sentir son portable vibré en poche et de sortir son téléphone découvrant un message. Tout est en place, bon week le gladiateur ! Alice et Manu Il leur répondit rapidement avant de lever le bout du nez sur Cara. Adam avait beaucoup bossé dans la semaine, et avait demandé un petit service à Alice et Manu, qu’ils préparent le chalet pour leur arrivée et surtout qu’ils lui fournissent du sang, en transporter avec lui serait imprudent. Il se mit doucement à rire en la voyant presser sur sa valise, essayant de la refermer, avant de lui venir en aide, en riant quitte à se prendre un coup de tatane. Il porta celle ci jusqu’à la voiture, rejoignit ses deux compères sur un parking et purent enfin prendre la route pour un weekend qu’il espère sympathique. Le chalet perdu dans les hauteurs se dessina sous leurs yeux, les éclats de la neige donnaient encore de leur relief en cette haute altitude, Adam stoppa la voiture devant l’entrée, laissant un clin d’œil complice filer en direction de framboise, avant de sortir pour chopper les sacs et regarder les deux autres filles qui s’extasiaient sur le domaine. Un rictus aux lèvres, il monta les marches de l’escalier, sortant les clés de sa porte de jeans avant de passer la porte, entendant la cheminée crépitée dans son antre, réchauffant considérablement la structure de bois, alors qu’il trouvait un mot d’Alice sur le tableau à clé. On t’a emprunté un des petits bolides ! A & M Il se mit doucement à sourire, quand Alice signait de cette façon c’était qu’elle était pressée, ou agrippée aux lèvres de son très cher vampire. Il laissa le mot avant de faire signe aux filles de le suivre à l’étage, quatre chambres étaient à leur disposition, elles n’avaient qu’à faire leur choix et faire comme chez elles. Lui se contenta de prendre la main de Cara pour l’entrainer dans celle qu’il occuperait tout les deux.

- Ca te convient, ou tu préfère changer ? Sachant que c’est l’unique chambre avec une salle de bain ! Dit il comme pour argumenter, scrutant un instant cette salle de bain dont les murs étaient transparents et en verre. Il déposa les valises sur le lit en la regardant, avant de lui faire un petit signe Hé viens par là toi.. Il la prit délicatement contre lui, déposant son menton au sommet de son crane alors que ses doigts s’enroulaient dans ses boucles, avant de baiser ses cheveux et de mettre son index sous son menton pour la faire redresser le visage Fais comme si elle était pas là… l’ignorance c’est la meilleure des armes Cara… ou devrais je dire Carène ? Adam se mit doucement à rire, embrassant ses lèvres, la main posée dans sa nuque Je m’en fiche de ton prénom, c’est toi que j’adore… Il dévora ses lèvres un moment avant de presser le bout de son nez Je te laisse t’installer, je vais vérifier les installations qu’on soit tranquille. Un dernier baiser et il fila dans la maison pour vérifier piscine et jacuzzi.



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Cara Sullivan

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Dim 16 Fév - 23:46


Ses petits mots, ses petites attentions, Cara ne les avait jamais considéré de la sorte, c'était nouveau pour elle, toute cette palette de ressentis et d'émotions vivaces qui grimpaient en elle tel du lierre pour lentement rejoindre son cœur et l'enserrer avec une pointe de délice qu'elle ne connaissait pas pour ne l'avoir jamais ressenti auprès d'un autre. Sullivan avait eu des petits amis, quatre pas plus, elle avait connu ce qu'était de faire l'amour avec le second de ses prétendants, le premier n'était qu'un coup de cœur de vacance, sa première fois se nommait Ryan, elle l'avait connu peu de temps après qu'il se soit installé dans le même pays qu'avaient choisi ses parents, la petite blonde avait dix sept ans à l'époque et, papa veillant sur elle comme si elle était un diamant inestimable, il avait fallu ruser. D'ailleurs, en bouclant sa valise avec bien du mal tant elle était pleine (langue sortie au coin de sa bouche) avant de voir son Superman fermer ça comme si c'était simple comme bonjour, elle se demandait encore pourquoi elle avait transgressé les règles fixées par Jack Sullivan, allias papa, pour un truc qui, finalement, n'était pas si terrible que ça. Sourire aux lèvres tandis qu'elle empoignait son sac, et verrouillait l'appartement derrière le passage d'Adam et sa valise, Carene se mit à rire comme elle avait ri à l'époque de sa première expérience. Soit Ryan était archi nul malgré la façon qu'il avait de vanter ses mérites, soit elle n'était clairement pas dans le truc et avait fait cela par simple curiosité en ayant tout de même une pincée d'attirance pour ce blond aux yeux noisettes. Ses rires attirèrent même le voisin alors qu'Adam devait être affairé à la voiture et elle le salua rapidement avant de courir, de descendre vivement les marches, et rejoindre le jeune homme dont le sourire étincelant en intima un sur ses lèvres.

Seule dans sa bulle auprès de lui, la jeune fille en oublia ses tourments pourtant encore bien présents en elle et, ce qui devait arriver arriva, au moment précis où elle vit la chevelure feu de Doris sur le siège passager de Sam. Sullivan évita son regard mais ne manqua nullement le clin d’œil éloquent qu'elle servit à l'intention de Mcfly. Une fois de plus elle se mura dans le silence, mâchouillant tantôt un bonbon, tantôt sa joue, même la main d'Adam filant sur les doigts qui tapotaient son genou ne sembla pas lui retirer le poids lourd qui l'étouffait. La route sembla longue et son cœur battit fortement tout du long, comme si le lierre sentimental qui se formait autour de lui se muait en ronces dont les épines le perçaient à l'en faire pleurer silencieusement. Jamais elle n'avait senti cette gêne pas même lorsque ses deux dernières relations s'étaient elles-mêmes terminées au profit des longues jambes que sa sœur ouvrait bien trop souvent à son gout. La voiture s'arrêta sur un chemin d'écorces de pin, elle n'avait même pas remarquer qu'ils s'étaient éloignés dans les hauteurs près de Mystic Falls, elle ne s'était même pas attardé une seconde sur ce qu'elle adorait pour être pur et immaculé : la neige. Cara tourna vivement le visage vers celui qu'elle désirait d'avantage désormais et fondit en un sourire d'enfant ravie lorsqu'il lui intima un clin d’œil. La belle s'extirpa de la voiture, claqua doucement la portière et, malgré le froid des flocons qui fondaient contre la peau nue de ses bras, elle tournoya quelques secondes sur elle même avant de stopper toute effusion quand elle dépeignit Doris affairée à contempler le beau brun déjà aux marches de la demeure toute aussi magique que le reste, enfin tout le reste hormis la présence de la rouquine au regard de prédatrice aux hormones fiévreuses. Sa seule présence ici rendait son rêve moins pétillant, moins … tout à dire vrai, comme si la Maléfique de la belle aux bois dormant s'incarnait en elle à en faire doucement pulser son cœur meurtri par les ronces qu'elle faisait jaillir en elle d'une simple œillade malsaine. Soufflée une seconde, tandis que Samantha empoignait son sac et passait près d'elle en un coup d'épaule complice qui la sortit de ses songes, Carene revint à elle et lui sourit, un sourire peu scintillant comparé à ceux qu'elle avait encore pour ses amies trois semaines plus tôt.

La blondinette suivit le mouvement et s'invita dans le chalet dont les odeurs de bois lui chatouillaient les narines, elle dépeignit Adam et considéra sa main lorsqu'il invita les deux autres à se choisir une chambre à l'étage. L'estomac toujours noué, les oreilles à l’affût des rires de la rouquine, elle croisa le regard perçant du jeune homme et glissa sa main dans la sienne après avoir déglutit. Elle ne disait mot mais ne pensait pas moins, elle faisait le tour d'une question qui visiblement la hanté comme un cauchemar qu'elle craignait voir prendre vie sous ses prunelles humides de larmes. Silencieuse comme rarement, elle le suivit comme un automate, comme si la flamme qui vivait en elle depuis toujours s'éteignait, Cara s'enlisait doucement dans une petite déprime invitée à sa porte en une silhouette bien plus fine et franche qu'elle : sa meilleure amie. Un instant, alors qu'elle pénétrait dans une pièce où Adam déposa sa valise, un endroit dans lequel elle aurait dû sentir ses entrailles s’enserrer, ses prunelles briller et un sourire combler son visage de poupée, elle se prit à songer vivement. Et si c'était elle le problème, et si Doris était la même et que c'était elle qui gâchait tout, si c'était simplement la jalousie qui parlait pour elle et la faisait doucement détester une fille qui, encore des semaines plus tôt, était l'une de ses confidentes et alliées ? Perdue dans ses pensées,  elle n'entendit presque pas le timbre de voix doux d'Adam et revint à elle lorsqu'il la contempla.

Excuse moi, oui... oui, c'est parfait... parfait comme tu l'es avec moi. Souffla-t-elle piteusement en un sourire trop mince qui révélait maladroitement son mal être.

Hé viens par là toi... Il la tira doucement par le bras et l'enveloppa dans ses bras.

Par instinct, sans doute pour éviter aux sanglots qu'elle sentait monter dans sa gorge de fuir le seuil de ses paupières, Cara enfouit le visage contre son torse et serra vivement les pans de sa chemise à s'en faire mal. Son père lui avait dit plusieurs fois que pour chasser des maux douloureux, une autre douleur pouvait faire l'affaire, il fallait simplement se concentrer sur la plus faible et la première s'estomperait d'elle même. La blondinette s'y affaira, s'apaisa à la fragrance de sa peau puis sur la pression qu'elle exerçait sur le vêtement sombre d'un homme qu'elle ne devait pas trop juger comme étant le sien. Lorsqu'il baisa ses cheveux, la belle soupira et sourit, les lèvres pincées pour éviter de pleurer, si il partait, ce qui serait le cas un jour lorsqu'il rencontrerait celle qu'il lui fallait, s'il paraît Cara se sentirait vide et mal pour la première fois en vingt-deux ans. La belle souffla doucement, presque tremblante aux creux de ses bras qu'elle entrevoyait comme son refuge depuis ce soir de pluie, elle était bien auprès de lui et ne voulait pour rien au monde que tout cela cesse mais, malgré elle, malgré ce qu'elle pensait être bon pour eux deux, certaine qu'elle ne s'attacherait nullement à lui comme aux autres, elle s'était lourdement fourvoyée et regrettait amèrement son choix. Quand l'index d'Adam fila sous son menton, elle ravala ses larmes et sourit doucement pour croiser son regard émeraude.

Fais comme si elle était pas là… l’ignorance c’est la meilleure des armes Cara… ou devrais je dire Carène ? Ces derniers mots la firent froncer le nez.

J'aime pas ça... je n'aime pas mon prénom s'il te plaît, me chine pas avec ça ! Rieuse un instant, elle se prit à remonter une paume à son cou, l'autre toujours pressé contre l'étoffe de sa chemise. Des mots lui brûlaient les lèvres mais elle n'en dévoila aucun. S'il te plaît... Lorsqu'il rit elle tenta de le secouer une seconde en riant avant de sentir ses lèvres proches des siennes.

Je m’en fiche de ton prénom, c’est toi que j’adore…

Cara battit les cils, son cœur eut un raté dans sa poitrine et reprit vivement ces battements sourd qui firent s'emballer son souffle qu'il recueillit entre ses lèvres qu'il joignit aux siennes. Sa main serra sa chemise encore et encore comme pour le capturer sans le pouvoir, elle pressa sa poitrine contre lui et pressa les phalange à sa joue. Un flot d'émotions nouvelles jaillit en elle, il brisa lentement les verrous de son cœur qui jusqu'ici demeuraient fermés, cadenassés, sans qu'aucune clef n'ait pu un jour les ouvrir. Ici les clinches se tournaient, des portes s'ouvraient sur des sentiments qu'elle ne connaissait pas et qui la rendaient ivre d'une chose qu'elle n'avait encore jamais ressenti dans les bras d'un autre. Elle ne riait plus, ne pleurait pas, c'était comme un doux nuage qui venait caressait ses joues et l'attendrir, la faire faiblir face au plus bel homme dont elle n'avait jamais espéré voir le regard se poser sur elle. Adam la rendait ivre de lui sans se douter de rien, il n'était plus une drogue désormais, il lui était vital, comme l'on requiert d'eau pour vivre, il devenait sa source, son souffle et pourtant, il ne le savait pas et ne le désirait peut-être nullement. Lorsque leurs lèvres s'éloignèrent et qu'elle laissa ses yeux clos quelques secondes, qu'il l'abandonna dans la pièce en quelque mots, elle rouvrit les yeux et caressa ses lèvres du bout de l'index et du majeur comme si l'empreinte des siennes y était ancrée pour toujours.

Les heures filèrent comme le ciel au dehors, la nuit était venue englober le chalet, le dîner passé le pouce dans son poing concernant Doris, la jeune fille avait embarqué son bouquin au dehors, son un pull sur les épaules tandis que la rouquine prenait soit disant sa douche. Adam terminait quelque chose à l'intérieur et Sam s'invita au dehors pour s’asseoir sur les marches qu'elle occupait studieusement. Les étoiles perçaient le ciel et la faune nocturne chantait doucement. Cara redressa le nez sur la brunette qui lui tendait un mug dont l'odeur de cacao s'invita en un sourire à ses narines. Prête à la remercier, Samantha lui intima en un regard qu'il s'agissait d'une attention du jeun homme et la belle émit un petit rire avant d'empoigner la tasse et de la faire teinter contre celle de son amie.

Il est adorable... Sourit-elle en soufflant sur la surface crémeuse.

J'avoue, il est attentionné et a beaucoup d'humour. Approuva-t-elle en fixant la lune, son regard fut subitement plus terne et Carene s'en aperçut. Me regarde pas comme ça, normalement je devais pas venir, je le fais simplement pour que tu profites de ce charmant jeune homme sans vouloir étriper Silver. Leurs rires filèrent entre les troncs qui entouraient le domaine.

Sam ? Interrogea-t-elle. Et si c'était moi, si c'était... Quand elle vit Adam dans la pièce derrière Cara chuchota. la jalousie qui me rend infecte et pas elle qui est subitement étrange... La brunette roula des yeux et passa vivement la main dans ses boucles pour les ébouriffer.

Rien a voir avec les sentiments, enfin si mais Doris est affolée devant lui, on dirait un escargot... je parle de ça concernant la bave. Mortes de rire, subitement une voix féminine attira l'attention de la blondinette sur l'intérieur.

Samantha se tue et la laissa observer. Carene n'entendait que très peu les phrases que la rouquine servait à l'attention du jeune homme mais rien que la façon dont elle était vêtue l'agaçait. Un top très moulant à bretelle, très décolleté aussi, sur un mini short de satin. Quand elle se baissa pour ramasser un torchon qui, elle en était certaine, était tombé intentionnellement, et qu'elle se redressa telle une naïade ondulerait sur son rocher, Cara sentit son cœur battre la chamade et elle suspendit l'oreille en plissant les yeux, elle parlait si fort qu'elle entendait désormais parfaitement ce qu'elle servait à Adam.

Dis moi ? Il se passe quoi avec Carene ? Elle s'assit sur le plan de travail, jambes ballantes dans le vide, main à quelques centimètres de celle qu'il avait posé sur le comptoir. Parce que d'après ce que je sais... t'es plutôt du genre à cumuler et... j'me disais que...

Sullivan sentit son palpitant bondir au plus son teint blêmissait, au plus celle qu'elle voyait comme sa meilleure amie se baissait près des lèvres du grand brun qui ne bougeait pas d'un cil. Elle ne voyait pas ce que lui faisait avec le meuble devant lui, elle ne voyait qu'elle et sa main qui filait vivement au menton de Mcfly. Le reste des mots ne lui parvint pas mais, dans un excès de douleur ou de rage peut être, subitement la tasse qu'elle avait vidé éclata contre le sol à en faire se tourner la rouquine tandis qu'elle la dépeignait avec froideur comme jamais elle ne l'avait toisé de sa vie.


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Adam Mcfly

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Lun 17 Fév - 3:56





La journée déjà bien entamée, fila à toute vitesse au chalet plongé en pleine montagne, dont le manteau neigeux recouvrait le sol, et dont les arbres pour la plupart sans doute centenaire entouraient la propriété. La soleil s’était décliné, laissant place à la lune qui serait pleine dès le lendemain soir, voila la raison de l’absence de celle qui semblait aussi douce que discrète Samantha. Son odorat lui indiquait qu’elle était active, qu’elle connaissait elle-même parfaitement la nature qui englobait son enveloppe, pourtant aucune amertume envers lui ne se faisait voir sur son visage. Adam ne se méfiait pas d’elle, n’était nullement gêné par sa présence, peut importe de quelle nature l’homme était, l’important était ce qu’il en faisait ressortir. En somme tant qu’on ne s’attaquait pas à ses proches, ou encore à un innocent, il se fichait complètement de qui pouvait se trouver sous ses yeux. Après un repas digne des lieux, où il avait mangé comme n’importe quels êtres humains, Adam scruta un court instant la position des trois convives en ces lieux. La rouquine affairée à se préparer dont il sentait tous les produits chimiques qu’elle imprégnait sur sa peau pour se parfaire, il jaugea Cara et son amie Sam avant de filer dans les sous sol de la propriété, là où il leur avait demandé par sécurité de ne pas mettre les pieds. La raison ? Toutes les installations électriques comblaient les pièces, les tuyaux reliant la piscine, le jacuzzi et toutes les commodités de la maison en plus du coffre fort dissimulé derrière un panneau électrique. S’assurant qu’il était bien seul, et que personne ne l’avait suivit en ces lieux, il composa le code et ouvrit le battant pour sortir une poche de sang qu’il vida sur place, avant de reposer le morceau de plastique vide à l’intérieur et de tout verrouiller par prudence. Il ferma les lumières remontant les escaliers en colimaçon, pour rejoindre la cuisine, laissant un instant son regard se poser sur le dos de celle qu’il nommait framboise en pleine lecture, un pull déposer contre son corps. Un sourire aux lèvres la sachant plus que frileuse, il activa s’affaira à préparer une boisson chaude pour lui redonner toute la chaleur que son corps fragile perdait au contact du climat. Lorsqu’il aperçu la silhouette de Samantha prête à rejoindre la petite blonde à l’extérieur il la héla avec toute l’amabilité qu’on lui connaissait, déposant deux tasses de chocolat chaud sur le comptoir lui pointant du menton en un sourire agréable, la voyant s’en saisir avant de rejoindre sa destination initiale. Respectueux, très peu fouineur sauf quand il n’en avait pas le choix, Adam ne prêta aucunement l’oreille à leur conversation qu’il jugeait privé et intime. Curieusement, Adam était l’un de ses vampires qui laissait aux humains la joie de les surprendre. Les battements de leurs cœurs, leurs discutions, il jugeait que ça leur appartenait, comme un secret qu’ils enfermaient avec eux, tout comme lui en conservait un plus que troublant. Dos légèrement courbé, Mcfly une main ancrée au comptoir supérieur au plan de travail, ses doigts glissaient sur l’écran de son téléphone considérant le document envoyé par le directeur d’une firme pharmaceutique venant de dresser le bilan de l’année précédente.

- Besoin d’un coup de main ? La voix de Doris résonna à ses oreilles, et il secoua de la tête un sourire en coin pour lui indiquer qu’il n’avait nullement besoin de ses services, les yeux toujours plongés sur les écrits qui défilaient sous ses doigts.

- T-t-t- c’est gentil mais tu peux rejoindre les filles dehors.

Adam entendit une étoffe épouser le sol et machinalement il tourna son regard sur le sol sans remonter sa tête pour la voir se pencher pour le ramasser avant qu’il ne reprenne ses entreprises sans même faire attention à elle.

Dis moi ? Il se passe quoi avec Carene ?

- Rien qui ne te concerne… S’exclama t-il poliment sans lui porter un regard, préférant la lecture de son dossier plutôt que sa compagnie. Mcfly aimait garder sa vie sous sceller, rien ne regarder les gens autre que lui et les principales intéressés. Elle se hissa tel un asticot sur le plan de travail posant sa main près de la sienne.

Parce que d'après ce que je sais... t'es plutôt du genre à cumuler et... j'me disais que...

Il sentit son souffle près de son visage, sa main s’approchant de son menton, et enfin il considéra ses paroles qui le firent une seconde froncer, avant d’en comprendre tout le sens. Les yeux d’Adam remontèrent au même titre que son visage, les traits fermés, le regard glacial déposer sur sa silhouette alors qu’il encerclait vivement sans pour autant se laisser découvrir le poignet de la jeune femme, la fusillant du regard, avant que sa voix ne tonne.

- Et tu te disais quoi ? Tu sais rien et celui qui t’as dis quoique ce soit à mon sujet est très mal renseigné… Dit il en relâchant son membre et se redressant de toute sa stature les bras le long du corps On en est au jugement, tu me vois comme un chaud lapin tout ça parce que j’ai une belle gueule okay à mon tour de te dépeindre… Il la scruta vivement de bas en haut avant de croiser les bras sur son thorax fixant ses yeux T’es qu’un poisson, Doris… une petite truite qui frétille plongée dans l’eau en compagnie de ses acolytes, se sentant toute puissante, importante et qui pense valoir mieux que les autres… mais hors de l’eau, tu te dessèche, t’es fadasse, sans intérêt, avec une jugeote frôlant le chiffre zéro, si ce n’est le moins. J’me demande même comment t’as réussit à intégrer Duke. Tu juges les gens sur leurs apparences sans les connaitre car clairement hormis m’avoir vu dix minutes dans une discothèque qu’est ce qui te fais croire que je cumule les femmes ? Lorsqu’il la vit ouvrir la bouche il la coupa Soit gentil, ferme la et laisse moi finir… Dit il d’un calme olympien Je sais pas ce que t’as fais Cara pour que tu t’acharnes comme ça contre elle, si c’est la jalousie alors franchement y’a de quoi tu le sois. Car elle, elle a pas un bocal vide et remplit d’eau en guise de cerveau, elle a clairement mieux à offrir qu’une apparence, bien qu’elle soit tout à fait à mon gout. Toi par contre, hormis tes jolies jambes, et l’ouverture de tes cuisses t’as rien à offrir à quiconque, c’est carrément flagrant ton intelligence n’a d’égale que le vide qui sépare tes deux oreilles… Si tu continues sur cette voie y’aura que le train que te sera pas passé dessus. Je reste courtois avec toi mais maintenant tu te détends du string et tu te montres aimable avec Cara, ainsi que Sam avant que la moutarde me monte au nez, car t’es clairement le genre de fille que je peux pas encadrer.

Adam ne la lâcha pas du regard, avant d’entendre la voix de Cara résonner dans la pièce. Il fronça d’un sourcil en la regardant, les membres tendus comme il l’avait rarement vu, il jaugea le regard de la brunette et ne bougea pas d’un cil alors que les deux jeunes femmes rejoignaient l’extérieur. Il tourna son regard vers la fenêtre les voyant s’éloigner du chalet avant de considérer la jeune femme tasse en main intacte, et la hanse d’une autre. Il décroisa des bras et choppa une balayette, avant de le regarder avec un sourire amusé et sympathique comme à son habitude.

- Ca va Sam tu me supportes pas trop envie de me mordre ? Dit il en passant à ses côtés pour aller ramasser rapidement les morceaux brisés et rentrer pour les jeter dans une poubelle. Il ancra son épaule à un mur scrutant les deux jeunes femmes dont il ne percevait que les échos de voix sans jamais s’infiltrer dans la conversation alors qu’elle se postait à ses côtés. Comment ça t’es arrive ? Demanda t-il délicatement afin de connaitre un peu mieux son histoire et surtout savoir si Cara risquait quelque chose auprès d’elle. Il ne pipa mot sur ce qu’elle lui raconta, il n’avait aucun jugement à porter et ne la dépeignait pas comme une meurtrière. Lorsqu’elle eut terminée, il tourna son regard sincère sur elle J’me fiche que tu sois louve Sam, t’es la bienvenue ici, au club et même chez moi s’il le faut… Et avant que tu ne me poses cette question qui brule sans doute tes lèvres… je ferais aucun mal à Cara, c’est pas mon but comme j’ai pas l’intention de faire s’effondrer son monde en lui parlant des loups, vampires et autres créatures qui bercent ce monde, du moins ce sera jamais volontaire... Je suis assez vieux, et je sais me contrôler si c’est ce qui t’inquiète… Il lui sourit finement, ses fossettes se creusant Mais c’est légitime que tu t’inquiètes pour elle, Cara est une chic fille…



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Cara Sullivan

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Lun 17 Fév - 12:19


Cara fixait la scène, Sam à côté d'elle ne lâchait plus un mot, consciente qu'elle n'avait rien à dire, laissant sans nul doute les choses se faire comme elles devaient se dérouler. Un instant, alors qu'elle voyait la rouquine descendre vivement de son semblant d'estrade, et qu'enfin elle avança vers la porte qu'elle fit coulisser, Carene redressa les yeux sur Adam. Jamais elle n'avait un tel regard chez lui, il était froid, glacial même, tout autant dans son attitude que dans les premières paroles qu'il servit à la rouquine qui, elle, tentait du lui faire lâcher prise sur son poignet. Prise à la gorge, la blondinette déglutit, prête à passer le seuil et cracher son venin au visage de celle qu'elle pensait être sa meilleure confidente dans cette ville qu'elle ne connaissait pas encore dans son intégralité, mais Samantha déposa une main étrangement fiévreuse sur les doigts qu'elle invitait contre la poignet de la baie. Sullivan tourna les yeux vers elle et considéra le non qu'elle lui livrait sans un mot avant de la pousser à suivre sans avancer d'avantage. Le cœur de la jeunette battait vivement en elle, Adam n'était peut-être pas sien mais pour son palpitant, prisonnier des épines de ronces, il était bien plus encore qu'un simple jeune homme avec qui elle passait des moments agréables et du bon temps sans plus se soucier de ce qui se tramait autour d'elle, il devenait l'une des raisons pour lesquelles elle riait, souriait et adorait voir le soleil se lever. Sullivan adorait déjà son existence avant qu'il y pose un pied, mais, désormais, depuis qu'il était là presque quotidiennement, elle semblait portée en estime dans d'autres yeux que ceux de sa famille. La porte entrouverte, les mots tranchants du beau brun lui parvinrent aux oreilles tandis qu'elle voyait ce qui fut son amie, presque comme une sœur, se liquéfier sur place.

Si tu continues sur cette voie y’aura que le train qui te sera pas passé dessus. Je reste courtois avec toi mais maintenant tu te détends du string et tu te montres aimable avec Cara, ainsi que Sam avant que la moutarde me monte au nez, Son ton était sec et Carene vit très clairement les veines saillirent à son avant bras, quand il relâcha enfin le membre de la rouquine s'empressa de la masser comme s'il venait de la violenter alors qu'il n'avait fait que lui exposer son véritable reflet à travers quelques mots. car t’es clairement le genre de fille que je peux pas encadrer. Sam recula sa paume comme pour la laisser agir cette fois et la blondinette s'invita dans la pièce.

Enfile quelque chose... Le chaud et le froid ne font pas bon ménage. Lança-t-elle froidement. Aucun sourire, aucune émotion peinte sur les traits si ce n'était la déception concernant ce qu'elle avait osé lui faire. Je dois te dire deux mots... peut-être plus ça dépendra de ce que tu me répondras. Doris empoigna son manteau qu'elle enfila au même titre que ses bottes puis l'accompagna dehors pour s'éloigner du chalet.

Sam resta à l'intérieur, fixant les deux filles qui s'exilaient près des bois, la brunette avait toujours été calme, même lorsque son gêne commençait à se manifester elle n'avait jamais haussé la voix ou monté le ton, sans doute car sa famille l'y avait préparé habilement. Depuis toute petite elle savait ce qu'elle était, ce qu'elle deviendrait si cette facette animale venait à prendre le dessus, elle avait toujours été prudente et s'était de nombreuse fois remise en question pour faire le vide et ne jamais laisser le loup prendre le contrôle sur son esprit mais ça n'avait pas suffit pour autant. Un simple accident avait eu raison de sa prudence, une chose qu'elle n'avait pas envisagé et dont elle n'était pas entièrement responsable. Delray ne se maudissait pas d'être ce qu'elle était désormais depuis ses dix neuf ans, elle avait appris à l'accepter et ne pouvait aller contre la nature, alors pourquoi se battre contre elle lorsque aucune solution ne pouvait être envisagée ? Les yeux fixes sur la blondinette qu'elle considérait d'avantage que l'autre demoiselle, Sam soupira, bras croisés sur sa tunique à longues manches beiges avant de sentir la présence froide d'Adam à son flanc, elle redressa le nez et répondit au sourire qu'il lui servit.

Ça va Sam tu me supportes pas trop envie de me mordre ? Elle émit un petit rire tandis qu'il revenait dans la pièce pour se débarrasser des éclats de porcelaine encore sur le seuil.

Non, j'aime pas trop la viande en général, pour ça que je n'ai mangé que des légumes au diner... navrée. Plaisanta-t-elle, prêtant l'oreille aux mots au dehors dans le seul but d'intervenir si la rouquine se montrait désobligeante dans ses gestes. Et comme je sais que la question brûle souvent les lèvres de ceux de ta trempe quand ils me croisent... Sourcils arqués et petite moue, elle revint vers le comptoir pour terminer son chocolat chaud avant de reprendre. non je n'ai pas de puces ! Ils rirent un instant tandis qu'elle s'approchait de l'évier, l'oreille attentive aux deux filles derrière la fenêtre, pour rincer le mug.

Comment ça t’es arrivé ? La brunette tourna les yeux vers lui, les mains plongées dans un torchon.

Y a trois ans de ça, soirée entre amis, enfin... avec mon petit copain de l'époque qui, on va le dire gentiment, n'était pas très fréquentable. Elle haussa une épaule, comme si cette histoire n'avait plus tant d'importance qu'autrefois. disons qu'il aimait s'arroser et je suivais pour ne pas le perdre, tu vois où je veux en venir ? Quand il cligna des yeux en signe d'approbation, elle reprit. Je conduisais, j'étais pas moi même et j'ai renversé une adolescente qui sortait de la même fête que nous... elle est décédée deux jours plus tard. Sam soupira, cette chose était gravée en elle, cet accident ne la quitterait jamais et à chaque pleine lune il se rappelait à elle. Mon père a fait étouffer le tout, il sait ce que c'est pour l'être lui aussi depuis plus de vingt ans... tout ça pour dire que je me soucis de Carene, t'as l'air prévenant, j'espère juste qu'elle fera pas les mêmes erreurs que moi mais, Elle s'approcha de la baie vitrée et lui sourit, j'ai pas trop à m'en faire visiblement.

J’me fiche que tu sois louve Sam, t’es la bienvenue ici, au club et même chez moi s’il le faut… Et avant que tu ne me poses cette question qui brule sans doute tes lèvres… je ferais aucun mal à Cara, c’est pas mon but comme j’ai pas l’intention de faire s’effondrer son monde en lui parlant des loups, vampires et autres créatures qui bercent ce monde, du moins ce sera jamais volontaire... Je suis assez vieux, et je sais me contrôler si c’est ce qui t’inquiète… Samantha lui rendit le sourire qui comblé le coin de sa bouche. Mais c’est légitime que tu t’inquiètes pour elle, Cara est une chic fille…

T'es un chic type aussi... pour un vampire. Rit-elle.



********************



Dehors les flocons de neige flottaient dans l'air, la brise ne soufflait plus et tant elle avait chaud, tant son sang pulsait en elle pour faire battre son cœur avec force et panache, Cara ne sentait même plus la sensation de ces plumes gelées contre la rondeur de ses joues. Doris, bras croisés sur la poitrine serrant l'ouverture de son manteau, roulait déjà des yeux en un air agacé qui termina de faire sortir de ses gonds la douce blondinette face à elle. Jamais elle n'avait imaginé la considérer ainsi, l'imaginer de la sorte, six mois plus tôt l'aurait fait rire au nez de quiconque l'aurait dépeinte ainsi, pour elle, pour Cara, son amie était d'une confiance irréprochable, elle était vivante, drôle, franche certes, mais pas comme elle lui était apparu là près d'Adam à qui elle faisait clairement des avances sans pour autant avoir eu le temps de lui livrer le fond de ses pensées. Carene sentait les larmes lui nouer la gorge, néanmoins elle inspira fortement, il était inutile de passer pour une faible, chose qu'elle n'était nullement, face à une fille dont elle reconsidérait la place dans son cercle précieux d'amis. La discutions continuait et montait crescendo depuis dix bonnes minutes.

Quoi ? C'est juste un mec Cara, rien d'autre, un mec qui plaît, tu t'attendais à quoi en te jetant sur lui comme une petite folle éperdue le soir de ton anniversaire ? Ces mots la poignardèrent comme jamais, elle n'avait rien compris, elle ne comprenait rien et était trop bête pour voir au delà du physique du jeune homme qu'elle venait de traiter comme un vulgaire morceau de chair tout juste bon à la satisfaire. Je voulais simplement t'éviter le pire une fois que tes... « sentiments » niais se seraient pointés !

Taies toi, taies toi Doris ! Siffla-t-elle en se tenant les tempes, un souffle court quitta sa gorge et elle inspira pour éviter de pleurer. Adam n'est pas un simple mec parmi tant d'autres, il a une tête, un cœur, il respire le même air que nous tous, ce n'est pas une créature tout droit sortie de tes fantasmes pour éteindre le feu qu'tu as aux fesses !!! Hurla-t-elle avant de poser les doigts sur ses lèvres tant ses propres mots retinrent son attention.

Oh j'vois, mademoiselle parfaite est éprise comme une cruche ! Sans mesurer son geste la paume que Cara tenait à ses lèvres fila à la joue de la rouquine dont le visage valsa une seconde. Tu n'es qu'une petite pétasse, aveugle et sentimental à faire vomir, je te souhaite de tomber de haut lorsqu'il aura assez joué avec toi ! Vociféra-t-elle en avançant vers la baie vitré.

Cara resta figée une minute, peut-être moins, considérant les doigts qui venaient de gifler la jeune fille qu'elle souhaitait voir disparaître de son existence mais, dans sa torpeur de perdre le jeune homme à l'intérieur, dans ce tourbillon d'émotions et de ressentis nouveaux pour elle, elle avait encore perdu face à une autre qui achevait la conversation en désertant les lieux sans plus lui laisser le temps d'achever. Carene redressa son regard brillant de larmes sur le dos de Silver et la rattrapa vivement lorsqu'elle passa le seuil, sûre d'elle, plus forte subitement, elle lui fit face le visage aussi froid que le manteau blanc qui couvrait les plaines au dehors.

Je ne veux plus jamais, tu m'entends ? j-a-m-a-i-s, te voir, ne me parle plus, ne m'appelle plus, ignore moi car pour moi tu n'existe plus ! Feula-t-elle les poings serrés avant de monter les marches et passer la porte de chambre.

Samantha se tourna vers la rouquine, le regard neutre et sans émotions, pourtant Adam pourrait sentir combien elle était peinée et à la fois amère quant à l'attitude de Silver. En un mot elle s'excusa auprès de leur hôte et indiqua à la rouquine de remballer ses affaires, elle devait quitter le chalet le lendemain, la pleine lune était proche mais, alors qu'elle avait encore du temps devant elle, la brunette préférait couper court à toutes effusions et ramener la furie chez elle et laisser les deux jeunes gens seuls pour souffler. Sam embarqua son sac et laissa passer la rouquine devant elle pour qu'elle rejoigne la voiture, s'excusant en un dernier sourire auprès de celui qu'elle savait être différent d'elle et de la blondinette à l'étage pour qui elle avait de l'affection. Les filles quittèrent le domaine, Cara ne sut même pas combien de temps elles avaient mis pour rassembler leurs affaires et, à dire vrai, elle n'avait pas le cœur à songer. Enfermée dans la chambre, assise dans la cabine de douche, entièrement vêtue, elle laissait couler ses larmes, les bras entourant ses genoux qu'elle avait replié contre sa poitrine où son palpitant ne cessait de battre avec fougue. Elle se sentait fautive en un sens, si Adam ne s'était jamais intéressé à elle, tout cela n'aurait jamais eu lieu et elle ne se serait pas sentie aussi mal, aussi pleine d'émotions dont elle ne connaissait rien mais qui, à la fois, la rendait heureuse et la faisaient souffrir. Lorsqu'elle entendit des pas dans la pièce, elle baissa le menton sur ses genoux.

Reste derrière la vitre s'il te plaît... Hoqueta-t-elle avant de l'entendre lui répondre. Je veux pas que tu m'vois comme ça c'est tout, c'est pas moi, c'est simplement ce que je suis quand on me pousse à bout, exactement l'état dans lequel je suis quand je me sens menacée. Cara déposa la nuque contre la vitre derrière elle et tourna les yeux pour fixer l'épaule qu'il apposait au revers de la parois. J'ai vécu ça des mois entier avec ma sœur, le fait qu'elle me vole ce que j'ai, qu'elle soit plus sûre d'elle et plus jolie... plus tout, tout ce que moi j'suis pas... j'ai revécu ça se soir alors que j'ai déménagé ici que j'ai quitté la France et mes parents pour être plus libre. Cara souffla, son cœur battait pour lui et pourtant elle peinait à le lui faire comprendre, trop angoissée à l'idée qu'il ne ressente pas la même chose à son égard. Adam ? Sourit-elle doucement en imaginant le sourire qui comblait ses lèvres. Merci... pour tout à l'heure. La belle s'éclipsa de la cabine et, à genoux, revint vers lui assis derrière la vitre pour empoigner sa main qu'elle déposa sur son cœur. Je t'adore aussi...


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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Lun 17 Fév - 19:41





T'es un chic type aussi... pour un vampire.

Adam bras croisés sur le torse, tourna son regard sur elle et lui octroya un sourire de remerciement, avant de reporter son attention sur la scène un peu plus bas. Il était tenté d’ouvrir ses oreilles, d’écouter le moindre mot qu’elles prononçaient, mais il se l’interdisait. Cara avait droit à son intimité, et il se savait assez impulsif quand il s’agissait de personne de son entourage, aussi préféra t-il concentrer ses yeux simplement sur sa silhouette. Mentalement, Mcfly était aussi solide que la roche, on pouvait l’attaquer, lui vouloir des ennuis, prononcer des mots à son encontre plus que désagréable jamais il ne se laissait aller à la colère ou la violence, préférant de loin l’ignorance, non pas qu’il fuyait au contraire. Reste de marbre, ne pas se laisser atteindre, résulte d’un énorme travail sur soit même, et moins la personne en face obtient ce qu’elle souhaite plus vous gagner pour retourner la situation à votre avantage. Cependant, cette roche avait une faille monumentale quand il s’agissait de son entourage, lorsqu’on s’attaquait aux gens qu’il appréciait, Adam pouvait se montrer aussi cruel que le prédateur qui sommeillait en lui, se montrer désagréable, froid, désobligeant comme venait d’en gouter la truite à l’extérieur sous la neige. Les deux jeunes femmes revenaient près du chalet, toujours sous des mots qui commençaient à faire écho sans même qu’il ne veuille les entendre.

Tu n'es qu'une petite pétasse, aveugle et sentimental à faire vomir, je te souhaite de tomber de haut lorsqu'il aura assez joué avec toi !

Je ne veux plus jamais, tu m'entends ? j-a-m-a-i-s, te voir, ne me parle plus, ne m'appelle plus, ignore moi car pour moi tu n'existe plus !

Comme on dit dans un langage courant, Adam mis son poing en poche pour ne pas se laisser tenter de secouer la rouquine et lui faire ravaler les paroles désobligeantes qu’elle tenait à l’attention de sa framboise. Il échangea un rapide regard avec Samantha qui prenait le devant pour quitter le chalet et scruta Cara qui partait s’isoler pour souffler. Il resta en contrebas, aidant Sam avec ses valises, et lui souhaiter bonne route, en lui laissant son numéro pour s’assurer qu’elle rentrait en un seul morceau vu la neige qui tombait sur les routes à cette altitude. Ses yeux fixèrent la voiture qui quittait la propriété, les mains glissées en poche, il se tourna sur la devanture de la maison de bois. Lui qui voulait offrir un weekend tranquille à la jeune blondinette pour qu’elle décompresse de ses examens, c’était assez manqué. Remontant les escaliers, fermant la baie vitrée, il marcha tranquillement dans les couloirs pour rejoindre la chambre, l’entendant dans la salle de bain, la constatant renfermé sur elle-même, assise dans le bac de la douche, ses larmes dévalant son visage, s’écrasant sur le sol. Il passa sa langue sur sa lèvre s’approchant dans le but de la tirer de sa torpeur.

Reste derrière la vitre s'il te plaît...

- J’ai pas envie de parler à une vitre…

Je veux pas que tu m'vois comme ça c'est tout, c'est pas moi, c'est simplement ce que je suis quand on me pousse à bout, exactement l'état dans lequel je suis quand je me sens menacée.

Il se contenta de respecter sa demande, se laissant aller sur le sol, assit, ses jambes allongés, l’épaule contre la vitre, alors qu’il fixait droit devant lui. Les larmes qu’elle versait lui faisait mal au cœur, il n’était pas un de ses vampires insensible, Adam aimait les émotions humaines aussi torturantes soient elles. Il poussa un faible soupir, ne sachant pas quoi lui dire pour la tirer de sa torpeur préférant la laisser parler, pour cerner parfaitement les maux qui la contenait dans cet état.

J'ai vécu ça des mois entier avec ma sœur, le fait qu'elle me vole ce que j'ai, qu'elle soit plus sûre d'elle et plus jolie... plus tout, tout ce que moi j'suis pas... j'ai revécu ça se soir alors que j'ai déménagé ici que j'ai quitté la France et mes parents pour être plus libre… Adam ?

- Je t’écoute framboise… Dit il en un sourire tendre

Merci... pour tout à l'heure.

- Je pensais le moindre mot que j’ai prononcé.

Adam ne savait pas ce qu’elle avait entendu, mais était confiant, car il ne parlait jamais en mentant. Si il mentait c’était pour le bien de la personne en face, mais lorsqu’il avait parlé de Cara, de sa beauté, de son attitude, de son futur avenir, il avait pensé chaque mots qui étaient sortit de sa bouche. Elle était merveilleuse, et il regrettait qu’elle ne le voit pas, sans doute trop oppressée par une sœur qu’il ne connaissait pas mais dont l’image lui donnait envie de grimacer. Un sourire grandit sur ses lèvres quand il entendit enfin la porte de la cabine de douche se pousser et voir son corps sortir de sa cachette pour le rejoindre. Il ne bougea pas la laissant évoluer comme elle le voulait, scrutant son regard, avec une attitude de douceur et de compréhension, alors qu’elle agrippait sa paume pour la poser contre son cœur, qu’il sentait pulser sous ses phalanges.

Je t'adore aussi...

Un sourire grandit sur ses lèvres, alors qu’il la tirait contre lui pour la tenir dans ses bras, déposant un baiser sur son front, et caressant la pointe de ses cheveux. Il pointa son index sous son menton pour lui faire relever le visage, essuyant les larmes à ses joues.

- Pimousse… J’ sais pas à quoi ressemble ta sœur, ni comment elle est mais je sais ce que toi tu es… Une belle jeune fille qu’à rien à envier aux autres, en plus t’es adorable, charmante, avec des qualités et des mimiques mignonnes comme tout, et surtout qui résonne avec son cœur et son intelligence… Le physique c’est qu’une enveloppe elle fini par faner, passer, par contre qui tu es, ça, ça se perd pas et c’est le plus important…. Quand les gens partent, on se souvient pas d’eux pour leurs apparences, mais pour les souvenirs qu’ils nous laissent… pour l’amour qu’ils nous ont donné… C’est ça qu’il faut retenir. Il baisa son front à nouveau Ancre toi dans la tête que les gens qui t’abandonnent sans considération, qui te font mal, valent pas mieux que le pire criminel, valent pas le coup que tu pleures pour eux, c’est leur donner trop d’importance alors qu’ils n’en méritent pas… Ignore les, vis pour toi…

Il lui adressa un sourire en contemplant ses yeux avant de se pencher sur elle et de l’embrasser délicatement, posant ses mains contre elle, les ancrant à son corps pour la soulever dans ses bras et se relever du sol de la salle de bain. Il la tenu contre lui, retournant dans la chambre, passant les couloirs, approchant d’un placard, la redéposant en douceur sur le sol, et attrapant une combinaison pour la neige. Il lui tendit, une combi un poil trop grande pour elle mais qui ferait parfaitement l’affaire, bonnet, gants.

-Tient enfile ça, c’est celle d’Alice la compagne de Manu, elle devrait convenir et rejoins moi dehors.

Adam pressa le bout de son nez et fila se changer. Conservant son jeans, enfilant un tee shirt à manche longue pour sauver les apparences, tout comme une doudoune noir à fourrure sur la capuche, des gants, un bonnet, des rangers qu’il laça au dessus de son pantalon, avant de descendre dans les garages pour un sortir un des scooter des neiges. Assit dessus, le moteur allumé, il attendit patiemment Cara qui se manifesta, et lui sourit. Il se recula sur le siège et tapa sur le cuir devant lui.

- C’est toi qui conduit, il y a rien de compliqué viens !

Il la laissa s’installer, resserrant ses jambes contre elle, lui expliquant comment faire, pressant l’allumage des feux, et lui indiqua le chemin à suivre. Une main déposée à son ventre, l’autre la remettant parfois sur le bon chemin, il se sustenta de ses rires, des sourires qu’il entendait lorsqu’il lui parlait, et au bout de quelques minutes il posa ses paumes sur les siennes pour la diriger à l’endroit qu’il souhaitait. Un endroit reculé au milieu d’une étendue neigeuse en pleine nuit, un manège en vieille pierre était illuminé. Il arrêta la machine descendit en lui tendant la main pour s’approcher, et monter les quelques marches pour se retrouver au milieu. Des gravures comblaient la roche, la neige et le froid ayant formé des stalactites, il pris sa main la tirant devant lui face à un des piliers, dégageant deux noms de la neige, prenant garde à ne pas dévoiler l’année dessinée. « Alice & Manu à jamais uni dans les ténèbres pour y former leur paradis ».

- Ils se sont mariés ici, un jour d’hiver… Alice était comme toi Cara… Peut sure d’elle, toujours à voir ce que les gens avaient de plus qu’elle, du moins à croire que les gens avaient des choses plus belles qu’elle… Elle ne voyait pas la femme géniale qu’elle faisait jusqu’à ce qu’elle le trouve, et qu’elle voit son reflet dans ses yeux… et qu’elle prenne son envole. Il la fit doucement tourner devant lui. Alors, maintenant quand tu doutes de toi, regarde mes yeux, plonge toi y, et regarde toi comme moi je te regarde…

Il pressa sa main à sa nuque et l’approcha davantage de lui pour l’embrasser, avant de sourire en même temps qu’il déposait ses pétales, avant de prendre de la neige et de lui coller dans le cou en riant, voyant ses yeux s’ouvrirent de surprise, et ses lèvres s’étonner.

- C’est froid ? Venge toi !



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Cara Sullivan

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Lun 17 Fév - 22:31


Vivre pour soi... Lovée contre lui, les yeux dans les siens, Carene considéra chaque parole qu'il avait dite, il avait pris sa défense tout autant qu'elle l'avait fait devant Silver et, au fil des mots qu'il lui servit, la jeune blonde effaçait les derniers moments pénibles de sa mémoire. Ne subsistait plus que lui, tout contre elle, et elle baissa les yeux sur ses mains après ce baiser subtile qui lui laissa la même empreinte que tous les autres qu'il lui donnait désormais. Alors qu'elle se laissait bercer au rythme de son souffle, elle ferma les yeux, imaginant avoir le pouvoir de suspendre le temps et de faire de cette bulle, qu'elle savait bien éphémère, un cocon soyeux que personne ne percerait pour lui retirer ce magnifique brun aux yeux verts. Elle se décontracta doucement, les jambes repliées contre son buste entre les jambes d'Adam puis se redressa lentement sur les genoux, face à lui, pour le contempler. Ses yeux parlaient pour elle tandis qu'elle déposait la main sur sa joue et lissait ses lèvres du pouce, Cara ravala enfin ses dernières larmes en un sourire qu'il n'avait plus vu depuis plus d'une semaine et approcha lentement le seuil de son bouton de rose du sien avant de plonger dans son regard et capturer cette image en un clignement des yeux, comme un numérique l'aurait fait. Ses mains dévalèrent sur elle et elle encercla son cou tandis qu'il la soulevait sans mal, dans ses bras elle était aussi légère qu'une plume, de nouveau vivante et à des kilomètres de ses tourments. Sullivan invita son nez au creux de son cou et inspira son parfum enivrant, se prenant à baiser lentement sa gorge avant qu'il ne la repose au sol et lui tende une combinaison bleu ciel à capuche de fourrure blanche très féminine. Plus rieuse, elle arqua un sourcil en dépeignant le tissu soyeux aux couleurs du ciel de jour.

Tiens enfile ça, c’est celle d’Alice la compagne de Manu, elle devrait convenir et rejoins moi dehors. Elle souffla, faussement soulagée pendant qu'il l'observait.

Tu m'rassure, pendant une seconde je me suis demandée... "il met pas de robe mais apprécie peut-être les doudounes à plumes d'oie cintrée à la taille." Elle rit et le laissa filer pour se changer.

Plus gaie subitement, elle enfila ce tailleur peu conventionnel, attacha ses cheveux en une natte qu'elle laissa retomber sur le côté et passa devant le miroir où elle avait déposé sa vanity. Y farfouillant un moment, elle imbiba un disque de coton de crème et se débarrassa des traces de mascara qui lui faisaient des yeux de panda puis se repoudra légèrement, après tout, elle était encore dans la séduction avec lui et tout ce qui pouvait jouer en sa faveur était à considérer avec une attention toute particulière. Gloss à la framboise sur les lèvres, elle pinça ces dernières et se sourit une seconde avant de rire. Jamais elle n'avait fait ça, quiconque la connaissait savait qu'elle ne passait pas mille ans dans une salle de bain à se maquiller, lisser et coiffer ses cheveux mais, pour lui, qu'elle entendit descendre les marches après quelques minutes, elle se plaisait à devenir une petite poupée, qu'elle manipulait de ses propres doigts, sans jamais trop abuser des artifices. Fin  prête elle passa le seuil après avoir enfilé ses snow-boots blanches puis revint rapidement vers sa valise dont elle ouvrit la poche intérieure pour en extirper un petit quelque chose qu'elle logea à l'intérieur du duvet chaud qu'elle arborait. Dehors le temps était à la neige, les flocons tombaient encore mais plus finement et elle dépeignit Adam sur une grosse bécane à skis, avant de sourire et louer le ciel qu'il ne s'agisse pas là de skis tout bonnement. Certes elle avait vécu en France, là où beaucoup de touristes mettaient les pieds aux vacances d'hiver pour se gameler dans la poudreuse des Alpes, mais jamais elle n'avait enfilé ces palmes de neige de sa vie, ni même dévalé les pentes immaculées autrement que sur une luge avec son père lorsqu'elle n'était encore qu'une gamine de cinq ans. Rassurée, elle enfila ses gants et le bonnet à fleur blanche, qu'elle avait emporté au cas ou, puis lui offrit son plus beau sourire lorsqu'il tapota le cuir de l'avant de cette moto encore jamais enfourchée.

C’est toi qui conduit, il y a rien de compliqué viens ! Elle s'activa et enjamba le monstre avant de sentir son torse blottit sur son dos.

T'as pas peur de mourir ? Rit-elle tandis qu'il allumait les feux de l'engin. On voit que tu connais mes antécédents familiaux, sinon tu prendrais le guidon vite fait !

Il lui indiqua comment manipuler cette chose, intelligente et studieuse, Sullivan l'écouta comme s'il s'agissait d'un de ses profs de Fac, bien qu'il fusse plus attrayant et plaisant au regard, et tourna lentement l'accélérateur avant de rire quand l'engin brouta un millième de seconde. Plus légère, le cœur apaisé, elle se prit à aimer ce moment, même si elle redoutait de planter la moto-neige dans l'un des conifères mais il était là, rien ne lui arriverait, d'ailleurs rien ne lui arrivait jamais lorsqu'il était près d'elle, depuis le premier jour jusqu'à ce soir neigeux dans les montagnes isolées de Mystic Falls. Cara avait confiance en lui, étrangement elle n'avait jamais fait autant confiance à quelqu'un, surtout pas à un homme rencontré dans un club mais il était bien différent de l'image de Don Juan qu'il servait à celles qui se plaisaient à l'imaginer ainsi. Il était doux, agréable, attentif, câlin, tout ce qu'elle n'avait jamais pu relever chez un autre et alors qu'il posait les mains sur les siennes pour la guider vers un endroit, qui lentement fut baigné par la lumière des feux, elle plissa le nez en riant, l'imaginant venu tout droit d'une autre planète, il avait la silhouette d'un homme, son timbre de voix, les muscles, tout ce qu'il fallait sous la ceinture mais... un homme ordinaire ne pouvait être aussi craquant, si bien physiquement et mentalement, que lui. Riant pour elle même alors qu'il stoppait l'engin aux abord d'un kiosque qui l'émerveilla par sa grandeur et les branchages de verdure gelés qui couraient à ses colonnes de pierre, elle écarquilla de grands yeux et se posta près des marches qu'il montait pour rejoindre le centre de ce monument ancien. Magique, sublime, cette petite battisse, qui autrefois accueillait quelques fanfares lors de festivités, était plus belle encore sous la neige qu'elle avait dû l'être à ses jours de gloire. La glace suspendue au bord des ardoises craquelées par endroit formait comme une dentelle divine, les gouttes givrées qui s'enfuyaient de ces stalactites étaient aussi belles que des perles de culture, l'éphémère était parfois bien plus beau que tout ce qui pouvait être permanent ou matériel et elle en avait la preuve devant elle, à la fois en contemplant le beau jeune homme qui lui tendait la main et ce décor enchanteur où elle se laissa guider près d'une colonne où était annoté quelques mots à l'intention de deux personnes qu'il connaissait, dont une qu'elle avait déjà rencontré.

Ils se sont mariés ici, un jour d’hiver… Alice était comme toi Cara… Peu sure d’elle, toujours à voir ce que les gens avaient de plus qu’elle, du moins à croire que les gens avaient des choses plus belles qu’elle… Elle ne voyait pas la femme géniale qu’elle faisait jusqu’à ce qu’elle le trouve, et qu’elle voit son reflet dans ses yeux… et qu’elle prenne son envole. Les yeux fermés une seconde, imaginant cette jeune femme aux traits de caractère semblables aux siens, elle inspira et pressa la main qu'il tenait dans la sienne. Elle aussi l'avait trouvé, il parlait de l'âme sœur de cette jeune fille, et elle aussi avait trouvé la sienne sauf qu'il n'en avait aucun idée et qu'elle était encore trop peu certaine pour lui en faire part, qu'elle craignait qu'il veuille tout bonnement d'elle comme d'une amie avec bonus, comme elle le lui avait proposé... Lorsqu'il la tourna face à lui qu'elle redressa ses yeux dans les siens, Carene sentit son cœur battre tout autant que son sang. Alors, maintenant quand tu doutes de toi, regarde mes yeux, plonge toi y, et regarde toi comme moi je te regarde…

Son cœur criait pour elle et elle entrouvrit les lèvres, ces mots, les mêmes que précédemment, lui brûlaient les lèvres mais elle préféra presser celles-ci contre les siennes et profiter, se taire et simplement profiter de ce qu'il avait à lui offrir, le temps que ça lui plairait, des semaines, des jours, quelques heures, peu importait, Cara l'aimait, elle le sentait au fond d'elle mais préférait ne rien gâcher de ce qu'il avait fait naître en elle afin de préserver cela comme son présent pour elle. La blondinette garderait ces mille souvenirs, ces milles sourires et ces mille tendresses pour elle et ce à jamais lorsque viendrait le temps où elle ne serait plus qu'une simple amie pour lui. Alors qu'elle se laissait aller à un sourire et invitait sa paume gantée à sa nuque subitement, un froid glacial et humide lui caressa la nuque à l'en faire rouvrir grands ses yeux et reculer en sautillant sur place, rapidement elle délogea cette neige et le fixa pendant qu'il riait et reculait vers les marches.

C'est froid ? Rit-il.

Pire c'est gelé ! Répondit-elle en secouant la main pour dégager le restant de neige.

Venge toi ! Son regard défiant, teinté de malice lui intima un froncement de nez.

Oh oui je vais me venger tu peux m'croire Adam Mcfly ! Dit-elle faussement impérieuse, ramassant une boule de neige sur la rambarde en descendant les marches avec lenteur, sourire aux lèvres et prunelles pleines de malice. J'espère que tu cours vite, parce que je vais pas te louper !

Elle lui balança sa première boule qu'il prit dans l'épaule et déjà, alors qu'il sortait de son champs de vision, qu'elle préparait un autre projectile, Cara marcha à tâtons dans la poudreuse (ricanements étouffés entre ses lèvres pincées la trahissant copieusement), entre les arbres avant de baisser la tête lorsqu'une boule de neige éclata dans le tronc près d'elle. Morte de rire, elle lui balança la sienne et profita qu'il fusse baissé, afin de s'en fabriquer une autre, pour foncer droit sur lui en riant et le coller au sol, mains pleines de poudre, elle les invita à ses joues et l'en macula comme elle le badigeonnaient de crème tout en pleurant de rire. Les larmes coulaient sur ses joues rougies par ce mélange de chaleur et de température plus fraîche, elle mourrait littéralement de rire, son ventre lui en faisait mal mais elle ne put cesser de rire qu'au bout de quelques minutes lorsqu'elle croisa ses prunelles et sembla s'y voir comme il le lui avait décri plus tôt. Ses rires filèrent encore entre les troncs et sa poitrine s'apaisa doucement tandis qu'elle retirait ses gants, qu'elle reposa à leurs côtés, englobait vivement ses joues et baisait ses lèvres avec fièvre. Comme si elle manquait de lui, Cara l'embrassa, elle l'embrassa avec chaque sentiment présent en elle, chaque émotion qu'il avait fait jaillir d'elle telle une fontaine d'été sur une place où les enfants rient aux éclats sous le regard bienveillant de leurs parents puis, lorsqu'elle redressa lentement le visage, un sourire adorable se forma sur ses lèvres tandis que des ailes de papillons lui chatouillaient les entrailles.

T'es parfait... Souffla-t-elle avant de quitter son corps pour se blottir contre lui, à même la neige, le visage logé entre son torse et son bras. Elle décrivit la voûte étoilée au dessus d'eux et songea rapidement. J'aimerai rencontrer cette Alice, elle a l'air d'être sympa, douce et gentille... Lorsqu'il répondit, elle reprit. j'entends comment tu dépeints les gens et tu l'as décrite avec tendresse, j'en conclus que je devrai l'apprécier... enfin, si tu veux bien qu'elle voit ta naine de petite...

Lorsqu'elle manqua de sortir le mot qu'elle ne devait pas prononcer, Cara repensa à ce qu'elle avait dissimulé dans sa doudoune, l'ouvrit, se redressa assise puis se tourna pour lui secouer un mini paquet de fraises tagada sous son regard rieur, un soupir plus tard, l'ayant échappé belle, elle se plaça sur le flanc après avoir logé une friandise entre ses lèvres.

 « A jamais unis dans les ténèbres pour y former leur paradis. » Souffla-t-elle en logeant un bonbon dans la bouche du jeune homme. Pourquoi ténèbres ? Elle se glissa un peu plus vers lui pour contempler son visage. Tes amis sont des tueurs en série ? Dit-elle sérieusement avant de rire et écouter la réponse qu'il lui offrait quant au mot lui parraissant étrange dans une phrase qui promettait l'amour à jamais.

Carene avala une nouvelle confiserie et lui en servit une avant de baiser ses lèvres et se laisser aller à quelques caresses plus éloquentes contre lui quand, subitement, un craquement de branche lui fit redresser vivement le buste et tourner les yeux vers les arbres à quelques mètres. La belle retint son souffle et plissa les paupières avant de voir comme une chevelure blonde, ou peut-être le pelage d'un animal, s'estomper dans les bois.


Cara Sullivan


Dernière édition par Cara Sullivan le Mar 18 Fév - 14:51, édité 1 fois
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Adam Mcfly

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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam Mar 18 Fév - 3:14





Oh oui je vais me venger tu peux m'croire Adam Mcfly !

Il la fixait en reculant, la contemplant descendre les marches des escaliers, une boule de neige entre les mains. L’air malicieux qu’elle arborait le faisait sourire grandement, révélant ses fossettes, passant sa langue sur sa lèvre amusée de la voir reprendre le dessus sur une soirée mal entamée.

J'espère que tu cours vite, parce que je vais pas te louper !

- Ohhhh crois moi sur parole Pimousse j’ai de l’endurance à ce niveau !

Rit il sans mentir pour une fois sur ses véritables capacités dont il ne pouvait faire usage sous ses prunelles. Il prit un premier jet de neige, et fila dans les bois, ramassant de la poudreuse entre ses mains gantés pour se cacher derrière un arbre. Et lorsqu’elle fut attirée par autre chose, l’obligeant à baisser le visage, Adam sortit de l’ombre pour faire s’écraser une boule sur un tronc. La toucher aurait été facile, mais ici, Adam agissait comme n’importe quel humain, avec des failles. Les jets de boules fusèrent sous les éclats de rires, les sourires, les pétillements des iris de Cara, tout était parfait, il ne voulait la voir autrement qu’heureuse et vivante. Son dos rencontra le sol, son corps se laissant aller aux pressions de sa framboise pour rejoindre le sol neigeux, mangeant cette eau gelée en plein visage sous son torse qui tressaillait de délice. Accueillant son corps contre lui, ses paumes chaudes et ses baisers, Adam se calma progressivement pour ne se satisfaire plus que d’une chaude. La douceur de ses lèvres, la chaleur qu’elle lui incombait, le délice de son sang pulsant en elle, avant de la contempler un sourire en coin sur le visage.

T'es parfait...

- Hum hum, la perfection n’existe pas Framboise… C’est justement ça qui rend les gens merveilleux.

Il la serra contre lui, glissant une main derrière sa nuque et scrutant les étoiles qui flottaient dans le ciel. Quelques étoiles filantes traversaient le voile bleuté, mais il se doutait que Cara ne les apercevait pas avec sa vision humaine et préféra donc se taire.

J'aimerai rencontrer cette Alice, elle a l'air d'être sympa, douce et gentille...

- Si tu veux oui… Et oui elle l’est… Alice est une personne formidable comme on en fait peu.

J'entends comment tu dépeints les gens et tu l'as décrite avec tendresse, j'en conclus que je devrai l'apprécier... enfin, si tu veux bien qu'elle voit ta naine de petite...

Adam tourna son visage vers elle, baissant ses yeux pour la scruter alors qu’elle se redressait vivement, l’obligeant à arquer d’un sourcil, avant de la voir fouiller ses poches et de sentir le parfum des fraises tagada combler l’air. Il se mit doucement à rire en la voyant s’animer comme une enfant devant ses confiseries, elle reflétait parfaitement ce qu’Adam adorait, la vie, ses délices, les plaisirs simples, et rien d’autre. Mcfly appréciait les gens à leur juste valeur, aimaient ceux qui savait voir la chance qu’ils avaient de vivre plutôt que de se lamenter pour des broutilles, tandis que d’autres luttaient contre de vrais problèmes. Maladie, séparation, perte d’un être cher, tant de chose qui était désagréable et que pourtant il vivait depuis plus de 943 ans.

« A jamais unis dans les ténèbres pour y former leur paradis. » Souffla t-elle en déposant une boule rosée au sein de ses lèvres Pourquoi ténèbres ? Tes amis sont des tueurs en série ? Il rit légèrement avant de scruter ses prunelles.

- Alice et Manu se sont rencontrés tout deux à une période très douloureuse de leurs vies… C’est là qu’ils se sont aimés, s’aidant mutuellement avant d’être libéré et de créer leur paradis... leur foyer, marchant main dans la main, ensemble pour l’éternité.

La nouvelle confiserie qu’elle déposa à ses lèvres n’eut pas le même gout subtil et délicieux que les précédentes. Adam ne prononça plus un mot, sentant cette odeur de charbon revenir à ses narines, entendant l’air être fendu par une créature qu’il aurait reconnu entre mille. Sans rien montrer, conservant son sourire en coin, pour ne pas inquiéter Cara, Adam ne bougea pas d’un cil prêt à intervenir en cas de besoin. Il lui avait dit qu’il lui arracherait le cœur si elle remettait un pied en ville, visiblement la jeune effrontée qui se croyait du haut de ses quatre années plus rapide, plus vif et surtout plus forte que lui, venait sans doute l’affronter, rancunière d’avoir perdu la plaisance de la lumière du jour. Un craquement d’arbre revint à ses oreilles alarmant Pimousse qui se redressait vivement, presque affolée. Passant sa langue sur sa lèvre, il glissa sa paume contre sa joue mourant à sa nuque en un sourire confiant.

- Hé, détend toi Pimousse, t’es au milieu des bois, c’est normal qu’il y ai des bruits, t’es sur le territoire des animaux. T’inquiète pas, notre présence leur fait plus peur qu’autre chose… ils vont s’éloigner par eux même… parole de scout !

Dit il en un sourire avant de se remettre sur ses jambes, lui tendant ses mains pour la redresser. Il pressa sa taille entre ses mains la faisant avancer devant lui avant de laisser un regard voler derrière lui et voir son visage souriant. Froidement, Adam lui dévoila un sourire qui voulait tout dire et rejoignit le scooter des neiges. Par pure protection, il la fit s’assoir devant lui, mais cette fois ce fut lui qui conduit pour les ramener jusqu’au chalet. Pénétrant à l’intérieur, il respira subtilement l’air pour s’assurer qu’elle n’avait pas pénétré les lieux, avant de se tourner vers Cara baisant ses lèvres tendrement.

- File te coucher je te rejoins, j’éteins tout d’abord…

Il la regarda filer dans les couloirs prêtant l’oreille à ses agissements, alors qu’il attendait derrière la baie vitrée. Adam attendit quelques minutes avant de voir une silhouette se déhancher dans la direction du chalet, s’arrêtant aux marches de l’escalier avec ce sourire qui lui donnait envie de l’étriper. Néanmoins, il la scruta avec un air de défiance sourire éloquent aux lèvres. Et il lui chuchota.

- Tu peux pas entrer ma cocotte…

- Faux… T’es un vampire Adam les lieux t’appartienne j’ai donc aucune barrière…

- Que tu crois… fais pas de bruit…

Ajouta t-il en un sourire malin, avant de presser un bouton enclenchant les spots extérieur qui n’étaient autres que des rayons UV identique à ceux du soleil, protégeant ainsi la propriété de toutes créatures à sang froid désireuse de pénétrer les lieux. Lorsqu’il la vit reculer, il sourit davantage avant de prendre son téléphone portable en main et d’écrire un message La neige est foireuse en cette saison, rejoignez nous, Cara veut rencontrer Alice Un écrit simpliste que ses deux compères dénoteraient à la perfection pour en comprendre les moindres mots. Il retira sa veste, la rangea avant de rejoindre Cara dans le lit, torse nu, dans un short bleu foncé. Il se contenta de la prendre contre lui, parlant quelques minutes avec elle, embrassant par moment ses lèvres avant de la sentir sombrer progressivement dans un sommeil réparateur. Sa journée avait été longue, mais la nuit d’Adam le serait d’autant plus, car il conserva les yeux et les sens en alerte jusqu’à entendre aux premières lueurs du matin, la porte d’entrée se pousser légèrement et son prénom être soufflé. Il quitta vivement Cara pour ne pas la réveiller, et fila les rejoindre dans l’entrée. Alice lui sautant au cou avant de lui pincer un biceps de toutes ses forces pour le faire grimacer, rejoignant après le flanc de son époux, Adam serrant la main à Manu qui l’interrogeait sans un mot avant de s’assurer à voix basse.

- Cara ?

- Elle dort… Vous vous souvenez de Rachel ?

- La petite peste que tu as privée de son lapis ?

- Elle est là… J’étais au manège hier soir avec Cara… elle y était elle nous a suivit jusqu’ici…

- Sans Lapi, elle est vulnérable le jour.

- C’est pour ça que je vous ai fais venir, on couvrira une zone plus large ensemble… Alice ?

- Je reste ici avec Cara, je ferais attention à elle c’est promit !

- J’arrive tout de suite.

Adam fila de la pièce pour prendre une rapide douche dans la salle de bain ne se trouvant pas dans la chambre, vêtu un jeans noir, un tee shirt à manche longue  blanc, sa doudoune rangers, passa dans la chambre déposer un baiser sur la tempe de Cara, remontant les draps contre son corps et rejoignit à nouveau Manu qui l’attendait. Mcfly considéra un instant Alice derrière le comptoir de la cuisine.

- Fait lui un chocolat, y’a de la verveine à côté du micro onde.

- Je croyais que tu ne voulais lui en faire consommer depuis qu’elle s’était ouvert les lèvres par inadvertance ?

- Rachel est dans le coin je veux prendre aucun risque, je ferais attention.

Alice hocha de la tête, effectuant un petit signe militaire amusant avant d’embrasser son mari. Adam n’avait pas raconté dans quelles circonstances framboise s’était ouverte les lèvres, ça ne regardait que lui, et les deux protagonistes le savaient protecteur concernant sa vie privée. Ils savaient ce qu’ils n’avaient à savoir rien d’autres, tout comme eux protégeaient leur couple. Adam et Manu quittèrent la maison dans un courant d’air, laissant la petite Alice opérer. Elle scruta un instant la maison en un petit sourire malicieux avant de pousser un soupir satisfaisant s’activant à préparer ce que lui avait conseillé Adam, prêtant l’oreille à la petite humaine comblant la maison. Un plateau en main, orange, bol de céréal, chocolat chaud, et croissant tout aussi brulant, elle passa la porte de la chambre déposant le plateau sur le chevet, gloussant une seconde avant de prendre la tasse en main, la faisant passer plusieurs fois sous les narines de Cara pour la réveiller avec cette subtile odeur, voyant son sourire se former sur son visage. Lorsqu’elle vit ses yeux s’ouvrir elle sourit.

- BOUH ! Il se mit à éclater de rire avant de hausser des épaules Désolé Cara c’était trop tentant… J’suis Alice parait que tu voulais faire ma connaissance ! Fais moi une place ! Dit elle en gesticulant les mains pour qu’elle se pousse un peu dans le lit, s’installant au dessus des draps dans sa robe et ses pantoufles, attrapant le plateau qu’elle déposant sur elles. P’tit déj au lit, les joies d’être à la montagne ! Elle sourit Dis pas à Adam que je t’ai réveillé, sinon je vais me faire tirer les oreilles en forme de lutin Elle lui donna sa tasse de chocolat, elle picorant dans le bol de céréale avant de l’entendre demandé où il se trouvait Oh il est partit avec Manu vérifier les pièges à ours ! La lumière des spots les éloigne la nuit, mais mieux vaut être prudent…   Pressant le bouton de la télévision pour mettre les dessins animés Bon le gladiateur m’en voudra si je te bombarde de question pour te connaitre alors je vais en poser qu’une… comme ça je transgresserais pas ses demandes… Je veux tout savoir de ta vie, alors… Qui es tu petite framboise à Adam ?

Sourit elle malicieusement, grignotant et s’intéressant de prêt à la vie de Cara, évitant les questions ou ajoutant simplement le fameux « chut pas un mot au gladiateur ». La matinée défila, les deux filles se retrouvèrent ensemble au salon, près de la cheminée à bavarder avant qu’Alice ne s’anime pour se relever et se jeter dans les bras de son époux qui passait la porte.

- La chasse a été bonne ?

- Infructueuse, on en a pas croisé un, c’est peut être bon signe ils n’approcheront pas du chalet du moins je l’espère, de toute façon on est habitué, on sait les repousser pas de quoi s’inquiéter... Dit il en reposant sa petite épouse sur le sol.

- Adam ?

Dehors entrain de fumer… Salut Cara comment ça va ? Demanda t-il poliment avant que Mcfly ne passe la porte avec le sourire.

- T’as été sage ?

- Comme une image pas vrai Cara ?

- Ton nez gesticule quand tu mens Alice

Rit il en s’approchant de Cara, Alice posant sa main sur son nez et interrogeant son mari en une petite moue adorable. Adam prit délicatement framboise dans ses bras la serrant doucement contre lui avant d’embrasser ses lèvres.

- Bien dormit ? Je suis sur qu’elle t’a réveillé, c’est le truc d’Alice, elle saute sur mon lit le matin.

- J’ai été plus délicate !



DC de Marcel Jenkins
Couleur de rp : Beige
Merci à Cassie pour cette sublime signature
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MessageSujet: Re: Feelings's bomb # Adam

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Feelings's bomb # Adam

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