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The War begins (Aleister)

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Angeline R. Aberline

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Emploi/loisirs : Parler à sa poupée
MessageSujet: The War begins (Aleister) Dim 23 Fév - 20:57




"The war begins"
Edena

Treize heure, dans exactement treize heures elle passerait la porte de son examen final, à savoir la pratique. Avoir un corps en pleine décomposition, sans aucune âme qui ne l’anime, était habituel pour elle qui les expérimentait depuis de nombreuses années en compagnie de son frère. Mais dans quelques heures tout serait différent, elle n’aurait pas Jack lunette grossissante au dessus de son épaule, à lâcher des onomatopées à chacun de ses gestes, mais bel et bien une bande de médecins moins expérimentés que son frère pour la juger. Le jour s’était couché sur la petite ville de Mystic Falls, la poupée de sang avait passé la journée dans le manoir Aberline a révisé les grands « classiques » de son test, sous le regard professoral de son ainé, qui ne laissait nullement place au hasard ou aux erreurs. La nuit embrassait la demeure silencieuse, et Angeline descendit les marches qui menaient au sous sol, là où tout l’attirail de son frère s’y trouvait. Elle n’avait pas rejoint Aleister, non pas qu’elle ne le souhaitait pas, mais son esprit était bien trop préoccupé, et elle souhaitait nullement lui transmettre son état d’esprit et lui faire passer une mauvaise soirée. Comme un automate, elle se saisit d’une blouse blanche, de gants de latex, ses talons tintèrent sur le sol froid et humide jusqu’à ce qu’elle soulève un drap d’examen où reposait un corps sans vie. Un homme d’une soixantaine d’années, les yeux clos, la peau pâle, le corps aussi dur que la roche, décédé d’une crise cardiaque d’après les éléments fournis par les médecins. Elle fit rouler le tabouret jusqu’à lui, s’asseyant sur celui-ci, alors qu’elle scrutait, et dénotait chacune des parties de son corps. Se remémorant chaque enseignements, chaque technique qu’elle devait exécuter, comme un poème qu’elle connaissait à la perfection. Comme pour se rassurer, elle saisit les objets sur la tablette scintillant et œuvra sur ce corps durant de nombreuses heures sans même plus contempler l’horloge accrochée au mur. Si elle avait cette examen sa vie changerait, Angeline s’insérerait davantage dans une société qu’elle avait longuement vu comme inaccessible. Un endroit qu’elle avait contemplé durant des années derrières sa fenêtre, puis qu’elle avait foulé aux bras d’un homme qui ne l’avait pourtant jamais rassuré, ni même aidé à s’y fondre. Aujourd’hui tout était différent, elle avait fait ses choix, pour son bien être, elle n’en avait pas oublié ses valeurs et ses convictions, mais avait apprit une bonne leçon qu’aucun enseignement n’aurait pu lui donner. On commettait tous des erreurs, elles nous aidaient à avancer, à toucher ce bonheur tant convoité, et on ne devait jamais rien laisser nous échapper. Et c’est ce qu’elle avait fait, en fuyant un homme qui ne lui ressemblait en rien, pour celui que son cœur humaine et vampire avait toujours aimé. Plongée dans le silence, la poupée s’exerçait sur les organes éteints, le sang coulant avec lenteur tant il avait déjà coagulé, agissant comme si elle ignorait la mort l’ayant emporté pour la découvrir autour de diverses pratiques. Les heures filaient sans qu’elle ne le voie, bloquée dans ce monde austère où elle était seule avec ce qu’on nommait communément un patient. L’aiguille et le fil rejoignaient ses chaires en de parfait points sur le thorax de l’homme, jusqu’à ce qu’elle repose les instruments ensanglantés sur la tablette, qu’elle ne lisse ses bras le long de son corps frôlant ses phalanges qui la firent tiquer. Ses sourcils se froncèrent, sa bouche s’entrouvrit derrière son masque, et elle retourna la paume de l’homme, caressant son index. Une infime plaque de métal donnant du relief sur sa peau était greffée, elle incisa finement son doigt pour la déloger, la saisissant avec une pince la baignant de lumière pour la scruter. Beaucoup de jeune se faisait insérer des plaques de métal dans le corps, une façon symbolique de montrer à quel monde il appartenait, à quel groupe de personne ils s’identifiaient, mais elle n’avait jamais entendu parler de ce phénomène chez les personnes d’un certaine âge. Une rose était gravée en trois dimensions sur le morceau de métal, la même fleur qu’elle avait vu dans cette maison des horreurs. Perdue dans ses propres questions, elle n’entendit pas les pas dans les escaliers et tourna son visage lorsqu’elle entendit un raclement de gorge. Jack main derrière le dos la contemplait avant de lui indiquer l’horloge en un mouvement de menton et de laisser place à la personne qu’il dissimuler derrière sa stature. La poupée de sang avait passé la nuit dans cette pièce et ne s’était même pas rendue compte que les premiers lueurs du jour s’infiltrait dans la pièce au grès des quelques lucarnes. Elle retira son masque, abandonnant le morceau de métal sur une table et poussa un soupir.

- Je crois que je suis prête…

Souffla t-elle en parlant de cet ultime examen, voyant son frère balayer l’air de sa main et remonter à l’antre du manoir. Elle retira sa blouse, coupant la lumière qui éblouissait le mort, pour se diriger vers son conducteur du jour, mais bien plus que cela en vérité. Elle se planta devant lui, le regard encore peu sure quant à ce qu’elle allait faire aujourd’hui, une pointe d’angoisse s’éprenant d’elle, avant qu’elle ne se laisse aller en un soupir contre son corps chaleureux. Les yeux clos un instant, elle fini par l’entrainer avec elle dans la cuisine où étrangement pour la première fois en de multiples années, son frère avait su faire marcher la cafetière. Sans un mot, elle lui servit une tasse qu’elle lui colla tendrement entre les paumes avant de l’embrasser et de filer prendre une douche. Aleister était le premier à fouler le sol du manoir, Angeline et Jack n’avaient que rarement ouvert leur porte aux autres, préférant préserver leur espace et surtout leurs secrets. Mais ici, il était libre. Les minutes dévoraient l’horloge, et Angeline assise devant sa coiffeuse était perdue dans ses songes. Un corset de velours noir, des bas couleurs chairs aux dentelles en harmonie avec son bustier, ses doigts glissant le long de ses boucles machinalement, elle fixait son reflet sans même le regarder, jusqu’à tourner le visage en entendant son sorcier lui parler du départ imminent. Elle poussa un long soupir en fermant les yeux, secouant doucement la tête pour faire un non.

- C’est stupide… on a jamais vu un vampire être médecin légiste…

Angeline écouta ses mots se laissant convaincre en un sourire doux sur le visage. Enfilant sa robe noir dénudant ses épaules, dont les manches rayée, un manteau noir, ses chaussures de la même couleur, où de jolies cerises retenaient la boucle à sa cheville et elle dévala les escaliers pour rejoindre la porte d’entrée. Un raclement de gorge attira son attention sur la silhouette de son frère qui la scrutait en lui tendant un verre de sang. Un sourire se dessina étrangement sur le visage de celui-ci et elle s’approcha de lui pour déposer un bouton de rose sur sa joue, avalant ce qu’il lui sommait de prendre, alors qu’il déversait quelques paroles étrangement réconfortantes à son oreille. Un tendre rire quitta sa gorge et elle fila avec Aleister pour prendre la route. Le chemin fut calme, apaisant, comme à chaque fois qu’elle était avec lui, comblé de rires, de sourires qu’il réussissait à lui voler sans qu’elle ne les regrette. Lorsque l’université se dessina enfin sous ses prunelles, Angeline poussa un nouveau soupir, descendant de la voiture pour se diriger vers la salle où son avenir se jouait. Une foule d’étudiant attendait qu’on leur ouvre les portes, quelques jeunes hommes tournèrent leur regard vers elle, intrigué sans doute. Stressée, morte de trouille, elle savait que pour survivre à cet examen, elle devrait s’enfermer dans sa bulle pour ne pas trembler, ni même se soucier de ce qui se passerait autour d’elle. Les portes s’ouvrirent et elle tourna son visage vers Aleister.

- Tu me rejoins quand t’as terminé ?

Lorsqu’il affirma, elle lui vola un furtif baiser et s’engouffra dans la salle, où des corps reposaient sous des draps médicaux.

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Aleister D. Madera

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Dim 23 Fév - 22:36



-The War Begins-


Cigarette aux lèvres, chemise entrouverte au col, la cravate entre les doigts qu'il desserra en passant le seuil du grand salon, Dean recracha la fumée de son bâton de nicotine et tourna manuellement les pages d'un des tas d'ouvrages qu'il parcourrait depuis le début de soirée. Pas une seconde il ne regarda l'heure, Angeline ne viendrait pas, elle devait étudier et il la savait entre des mains expertes pour s'y adonner sans rechigner. Jack Aberline était une personne à part, bien plus isolé que la plupart des vampires, un trait de caractère qu'il tenait de sa mère comme en avait hérité à son tour Rose mais, au delà du vernis étincelant comme de la folie, aux yeux des gens qui avaient loisir de connaître l’aîné, se trouvait une sacrée tête. En voyant la note écrite à la plume sur un post-it beige, celui ci collé au creux des pages, Madera plissa le front, agrippa sa cigarette entre l'index et le majeur pour l'éloigner de ses lèvres, puis délogea cette minuscule feuille de papier qu'il décoda sans aucun problème pour être rédigée dans le dialecte grec ancien... Un sourire de coin étira lentement ses lèvres, d'où Jack tirait-il ce savoir, qu'il avait enseigné à Rose par la suite, d'où venait cet homme hormis du ventre chaud de cette Madeline Petyfer qu'il avait aperçu à maintes reprises autrefois ? Il avait laissé Angeline lui offrir les explications qu'elle souhaitait concernant son aîné mais, jamais elle n'avait su dire d'où il revenait lorsqu'il l'avait guéri sur son lit de mort... Un soupir plus tard, il en vint à se dire qu'il devrait peut-être s'entretenir avec le buveur de sang, après tout ce dernier semblait plus paisible depuis que sa sœur étincelait comme une perle de rosée sur le pétale d'une fleur baignée au soleil, il serait sans doute plus docile encore au fil du temps et quelques conversations pourraient s'engager... Certes il aurait été aisé de lui tirer quelconques informations durant ses passages *forts fréquents durant son long voyage* dans les limbes, mais Madera n'était pas de cette trempe, de l'Autre Coté il n'était qu'un guide, d'une neutralité sans faille, aussi ne jouait-il jamais à savoir les secrets des êtres qu'il rencontrait, c'étaient eux qui se livraient à lui s'ils le désiraient.Y songeant un léger rire quitta ses lèvres et fit tressaillir son thorax, il était un peu comme un psy pour les morts en somme, chose amusante lorsqu'on savait rire en sachant pertinemment que la souffrance ne cesserait jamais pour vous alors que d'autres trouvaient la sérénité et ce depuis deux milles ans.

Le temps fila, la nuit passa sans sied, pas un voyage morbide à la ronde, en ayant déjà subit quelques dizaine en à peine trois jours, Dean se leva le lendemain, s'invita sous le jet de la douche, enfila son costume noir sur une chemise blanche et lissa la cravate qu'il noua rapidement. Aujourd'hui la tendre Rose passait ses examens, lui même étant de corvée *mais en tant que surveillant pour sa section*, il l'y amènerait et veillerait sur elle entre deux pauses. Aleister empoigna ses bouquins, les logea dans un sac et déposa celui-ci à l'arrière du Sirocco pour quérir la douce jeune femme qui avait élu domicile dans ses bras. La vie était plus paisible auprès d'elle, pas un mot plus haut que l'autre, pas de pleur ni de crise, tout était apaisant auprès d'elle, même les morts qui le traversaient lui semblaient désormais broutilles, s'il fallait subir pour ensuite pouvoir contempler son sourire, alors dès lors les supplices en devenaient presque délicieux tant il ne pourrait plus se passer d'elle. Il gara la voiture aux abords de la résidence où quelques corbeaux volaient autour du petit donjon, ce n'était en rien surprenant tout comme le fait de voir Jack, redingote et lunettes loupes, affairé à renifler une fleur comme s'il y allait de son existence. Dean claqua doucement la portière noire et avança, veste retirée et manche de chemise plissées aux coudes, vers ce vampire peu commun.

Note à moi même, le pollen du coquelicot est extasiant, un peu comme les herbes sèches que cette confiote de thon me faisait fumer avant de me briser la nuque... Il se redressa et se tourna vers Dean, l'oeil de coin en un regard digne d'une poule intriguée et le dépeignit. Mon vieux vous avez pris du poids depuis deux jours c'en est troublant... Un rictus quitta les lèvres du sorcier qui se gratta l'arcade, indiquant sans vraiment le faire les lorgnons que portait son interlocuteur. Ce dernier appuya sur l'une des branches et les verres se redressèrent comme les oreilles d'une souris très connue. Mieux !

Sans plus de mot, il avança à grandes enjambée dans l'allée, passa le seuil en compagnie de Madera et claqua théâtralement la porte avant de lui faire signe de le suivre en pointant sa narine de l'index. Ce personnage prêtait à rire, cependant il en avait bien plus dans le crâne que la plupart des gens qui le scrutaient comme un cinglé. Tout en descendant les marches de la cave, Dean se remémora les conversations étranges qu'avait eu Aberline avec lui, il était comme habité par un lui même et ce dernier, bien que dérangeant le pauvre homme parfois, lui permettait de saisir l'impact des choses autrement que la majorité des personnes présentes dans le monde. Il ne dit mot, dépeignant Rose en tenue sanglante qui se retournait vers eux tandis que Jack remontait les marches en tortillant son nez lorsqu'il décrivit les frusques du sorcier.

Je crois que je suis prête… Il sourit, la voyant recouvrir le corps, retirer ses gants et sa blouse pour enfin le rejoindre.

Veste logée à l'avant bras, mains en poches, Dean en délogea une de celles-ci et emprisonna une boucle rebelle près de son visage tandis qu'elle se blottissait comme une enfant réprimée. Il sentait ses réticences mais la magie n'avait rien à faire ici, s'il avait dû en user à chacun de ses maux, il n'aurait eu qu'une jeune fille fade et sans ressentis face à lui, chose qu'il ne désirait pas. Madera l'aimait dans son entièreté, ses failles étaient aussi charmantes que ses innombrables qualités et il n'était personne pour façonner qui que ce fut à sa façon, elle était certes poupine mais loin d'être comme ces beaux jouets aux expressions et émotions figés dans la cire fondus pour l'éternité.

Tout ira bien, tu as eu plus de trois cent ans pour étudier, il faut bien une échéance... Sourit-il avant de glisser les doigts à ses hanches, baiser son front et rejoindre l'étage où son frère avait préparé le café. Il réceptionna la tasse qu'elle lui servit et baisa doucement ses lèvres sous un raclement de gorge du plus âgé qui l'invita à filer à la salle d'eau. Dites moi Jack... J'ai remarqué votre note dans l'un des livres que vous avez eu la gentillesse de me prêter, qu'est-ce donc comme langue ? Lèvres bordant la tasse, il avala une lampée, il ne mentait pas, il ne disait tout bonnement pas qu'il connaissait la réponse.

Du grec ancien... on en trouve plus dans aucun ouvrage, sauf ceux que je possède et certainement quelques uns prisonnier de la terre sans que personne ne sache où fouiner... Le vampire plongea la main dans un panier remplis de champignons aux couleurs ragoutantes et en logea un dans sa bouche. Vous... ?

Merci... j'ai déjeuné il y a peu.

Un sourire niais fendit les lèvres de son interlocuteur qui fila on ne savait où tandis que lui rejoignait la chambre de sa belle, les yeux rivés sur elle tandis qu'elle se préparait. Il dénota quelque chose de différent, ce rouge aux manches de sa tenue et ces petites cerises aux chevilles, enfin un peu de couleur, signe qu'elle se sentait bien.

C’est stupide… on a jamais vu un vampire être médecin légiste… Dean croisa ses prunelles.

On a jamais vu un sorcier de plus de deux mille ans enseigner... Dit-il avant de sourire, baiser son front et lui tendre ses dernières affaires. Pourtant c'est ce que je fais, il n'y a pas de fumée sans feu sois en sûr, là c'est peut-être pénible mais dis toi une chose Rose... Cet examen est le portail qui s'ouvrira sur ton rêve.

Après quelques mots de son frère et un verre de sang, ils quittèrent le domicile pour rejoindre le véhicule, pas un mot ne quitta les lèvres pourpres de la jeune fille, il comprenait et ne la brusqua pas le moins du monde, cependant, il saisit délicatement sa main et la garda précieusement dans le sienne même lorsqu'il passait les vitesses. Un sourire naquit sur son faciès inchangé par les siècles, un jour il la riverait derrière le volant et l'essaierait à la conduite, elle était libérée de ses chaînes et le serrait d'avantage encore lorsqu'elle sortirait de cette épreuve, conduire n'était qu'une larme dans l'océan, elle y parviendrait comme elle réussissait les mille choses qu'elle touchait du bout des doigts. Au cœur de la faculté, il l'accompagna jusqu'à la salle d'examen où certains élèves la toisèrent et chuchotèrent entre eux, une chose qui la chamboula, il le sentait au tressaut de ses reins que sa paume n'avait pas quitté depuis leur entrée et attendit qu'elle se tourne vers lui.

Ils te regardent car la plupart sont mes élèves... Glissa-t-il à son oreille avant de sourire. Ne songe qu'à toi, ses gens ne feront jamais ton avenir, tu es l'unique détentrice de ta réussite ma Rose.

Tu me rejoins quand t’as terminé ? Dean opina du chef et sourit lorsqu'elle lui vola un baiser avant de filer.

Le sorcier tourna des talons, quelques bouquins sous le coude, et rejoignit l'amphi où il devrait surveiller les étudiants durant leurs épreuves. Ces derniers attendaient déjà dans la salle, bavards pour la plupart, d'autres étaient plus nerveux et faisait inlassablement tinter le bouchon de leur stylo sur le chêne de leur tablette. Dean déposa ses livres les salua et empoigna la craie qu'il fit rapidement glisser sur le tableau en un sourire, sujet assez simple, mais peut être ardu pour quiconque n'aurait pas révisé ou, encore, aurait séché les derniers cours.

La cure contre le vampirisme... Je désire savoir qui en est le créateur, à quelle époque elle a vu le jour et à qui elle était destinée. Lorsqu'il vit les jeunes gens se préparer, Dean ancra les hanches au bois du bureau, un bouquin de Jack dans les mains. Soyez précis, je ne veux pas du scolaire mais des écrits qui invitent à la lecture... vous avez trois bonnes heures. Bonne chance.



Post color = darkgray|DC : Kyle Jefferson

Aleister Dean Madera
"From the other side"

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Angeline R. Aberline

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Lun 24 Fév - 0:52




"The war begins"
Edena

Une immense salle se dessina sous ses yeux lorsqu’elle fit un pas dans la salle. Les murs étaient maculés de blanc, de nombreuses tables métalliques étaient en rang, toutes possédant un corps inanimé sous un drap aussi blanc que les murs. Un gigantesque tableau noir, où elle détonait l’absence de craie était accroché au centre d’un d’eux, les néons imprégnaient la salle de leur lumière, et les élèves prenaient place. Angeline prit une lourde inspiration, avançant au centre pour aller déposer ses affaires là où on leur demandait, avant de prendre à son tour place devant une table. Ses prunelles scrutèrent un instant les nombreux instruments présents à ses côtés, le questionnaire retourné, le stylo bille, puis la tenue qu’elle devait porter pour opérer. Elle releva le menton quand un des nombreux professeurs exposait les nombreuses conditions de son examens, qui durait plus de trois heures, ils étaient au nombre de dix, éparpillés dans la salle pour analyser les moindres faits et gestes des étudiants, noter, observer et valider… ou non la pratique. Le stress était présent dans son corps, mais surtout la peur de décevoir celui qui lui avait longuement enseigné cette discipline, elle savait que Jack ne piperait aucun mot si elle échouait, mais au fond d’elle, elle ne se donnait aucun droit à l’erreur. Pour lui, pour toutes les heures passées, pour tout le temps qu’il lui avait accordé et aussi pour elle, elle se devait de réussir. Le début sonna, remontant les manches de sa robe à ses coudes, attachant ses cheveux en une queue de cheval, avant d’enfiler cette blouse qu’elle boutonna, passant les gants à ses paumes, pour enfin découvrir le corps d’une femme. Sa peau était d’un blanc parfait, ses cheveux d’un blond mielleux, et pas un hématome ne comblaient son corps. Angeline la scruta longuement, alors que d’autres élèves s’activaient déjà sur leur cobaye, mais elle, elle ne la voyait pas ainsi. Elle contemplait cette femme dont le nom était aussi adorable que son visage, comme un être humain que la vie venait de quitter pour les bras tendres et foudroyant de la mort. Toujours faire connaissance avec… ceci te révélera bien des choses Angeline. S’asseyant sur le tabouret, coinçant l’un de ses talons aiguilles contre l’un des barreaux, elle examinait avec attention les moindres notes écrites dans le dossier lui étant délivré. Au fil des secondes, plus rien ne sembla compter autour d’elle, comme si les élèves s’étaient envolé, au même titre que les examinateurs qui parcouraient les rangs l’œil attentif. Angeline n’entendait plus aucun bruit, hormis ceux des pages qu’elle tournait sous ses doigts, apprenant bon nombre de chose sur cette personne aujourd’hui allongé pour lui offrir l’avenir dont elle avait toujours rêvé. Pressant l’interrupteur d’une lampe qui éblouissait le corps, Angeline ouvrit avec délicatesse les paupières de la jeune femme pour en dénoter leur couleur tout comme d’autres éléments propres à sa discipline, notant quelques informations sur le formulaire qu’on leur avait offert. Enfermée dans sa bulle, dans son monde unique, Angeline œuvrait depuis de nombreuses minutes, sans avoir ouvert le corps de la jeune femme sous le regard intrigué d’un homme qui se posta à quelques mètres, le dos collé au mur, porte document en main et lunette sur le bout du nez. Se tournant vers les instruments, les caressant du bout des doigts, elle se saisit enfin d’un scalpel pour ouvrir avec lenteur et délicatesse le thorax d’Emeline Dayly, incisant de sa gorge, à son bas ventre qu’elle avait laissé recouvert par pudeur et respect pour cette dernière. Elle passa tout au peigne fin, lui restant une demi-heure pour déterminer la mort de cette femme s’étant évanoui dans un parc d’une ville voisine.  A aucun moment, elle ne tourna le regard autour d’elle pour analyser les autres candidats, ni même vers le hublot où Dean semblait être apparut. Un homme de taille moyenne, à la carrure imposante, cheveux blanc sur la tête, tout comme sa barbe, lunette rectangulaire sur le nez, prenait place à ses côtés, les yeux perdus au travers du hublot, mains derrières le dos jointes. Sa voix était douce et délicate.

- Aucun ne réussira… Souffla t-il en un rictus avant de croiser le regard de Dean Ils tomberont tous dans le piège. Dit il en un mouvement de menton auprès du hublot, où certains élèves sursautaient, du sang maculant leur blouse, sonnant la fin de l’exercice pour eux. Tous les débutants s’y laissent prendre, moi-même je suis tombé dans le panneau… Seules les notes qu’ils auront délivrés feront office de résultat pour les plus consciencieux… Remontant ses lunettes sur son nez Une sorte de mise en garde pour l’avenir, un avenir qui sera sans doute prometteur pour certains d’entre eux… Ceux ayant assez de respect pour la mort en elle-même… Cinquante cinq ans que j’exerce et je n’ai jamais vu un seul élève réussir cette énigme avant de longues années d’exercice…

Dit il en reportant son regard sur la salle que de nombreux élèves quittaient par une autre porte que celle principale. Certains ressortaient en larmes, déçu, d’autres en colère de ne pas avoir réussit, s’étant laisser prendre comme des bleus alors que tous connaissaient la réponse. Dos au hublot, Angeline était toujours penchée sur son corps, l’examinateur ne l’ayant pas quitté leva la main pour faire signe à quelques uns de ses collègues de le rejoindre. Le vieil homme fronça des sourcils tiquant en la scrutant avec attention comme tous les examinateurs qui l’entouraient, et chuchotaient entres eux, yeux écarquillés, alors qu’elle refermait le corps avec attention, tandis que les deux derniers élèves se faisaient prendre au piège des membres leur éclatant entres les doigts.

- Incroyable…

Souffla t-il entre sa moustache, nettoyant ses verres pour les remettre et la scruter sans plus la lâcher du regard. Les talons de la poupée de sang rejoignirent le sol en un tintement inaudible, remontant le drap le long du corps, se débarrassant du masque, des gants de sa blouse qu’elle roula en boule pour les jeter dans la poubelle à disposition, avant de remettre son dossier complet aux mains d’un homme qui lui adressa quelques mots qui la firent sourire, avant qu’il ne lui désigne la porte de derrière en guise de sortie. Attrapant ses affaires, elle poussa la porte en soupirant, un sourire étincelant sur ses pétales, longeant un long couloir avant de retrouver Dean à qui elle sourit davantage.

- Je crois que ça s’est bien passé. Dit elle en baisant ses lèvres heureuse et soulagée. Et toi comment…

- Surprenant !

Elle fut coupée par un homme qui s’approchait lentement d’eux, mains derrière le dos la dépeignant avec un regard doux et plein d’intrigue. Angeline se tourna dans sa direction, remettant une de ses boucles derrière son oreille sans prononcer un mot.

- Je n’ai jamais rien vu de tel… Comment vous nommez vous jeune fille ? Rose scruta un instant le regard de Dean avant de répondre.

- Angeline…

- Hé bien je suis soufflée par votre génie Angeline… d’où venez vous ?

- Mystic Falls… Souffla t-elle avec précaution.

- C’est parfait ! Dit il en s’approchant davantage  J’exerce au sein de leur hôpital, et je venais justement cueillir ma relève… Je serais honoré que vous vous joignez à moi… Les lèvres d’Angeline s’entrouvrirent et il la coupa en un mouvement de main  Ne répondez pas tout de suite, prenez le temps d’y réfléchir…

Il lui tendit sa main en se présentant sous le nom de Gepeto Gambell, lorsqu’Angeline glissa la sienne, elle lui sourit délicatement, jusqu’à entendre ses mots qui la firent se tendre et remonter son regard au sien aussi vivement qu’elle l’aurait pu.

- Une sang froid quoi d’autre que la créature la plus fascinante qu’il me fut donné d’observer durant mon existence pour réussir un tel coup de maitre… Elle hoqueta retirant sa main avant qu’il ne la rassure  N’ayez peur Mademoiselle Angeline, votre secret est bien gardé avec moi…

Il fit un signe de tête à Dean, adressant un sourire en coin à Angeline avant de tourner les talons, de se stopper, en se tournant légèrement.

- Votre paume ! Dit il en un mouvement de menton, avant qu’elle n’y découvre une carte de visite et ne remonte son regard au sien  Mystic Falls a besoin de personne comme vous… Réfléchissez à ma proposition… j’espère chaleureusement un oui de votre part et… vous attendrez le lundi suivant la réussite de votre doctorat…

Le vieux sorcier les quitta, et Angeline le scruta longuement avant de poser son regard sur la carte. Cet homme savait pour elle, et hormis Aleister et Tatiana, elle n’avait pas un très bon souvenir de sa dernière entrevue avec un sorcier qu’elle aurait du communément nommer papa. En y repensant, elle laissa doucement sa joue rejoindre le buste de son éternel amour, encore une fois elle était découverte sans avoir fait un faux pas. La carte tournait à ses phalanges avant qu’elle ne remonte son regard vers Dean et ne dépose un baiser sur ses lèvres.

- Donne moi ton avis…

S’il n’avait ne serait ce qu’un doute, un infime doute sur les attentions de ce vieillard, alors elle ne ferait rien, elle ne bougerait pas le petit doigt et se ferait aussi discrète qu’une fourmi. Sa vie prenait un tournant, un joli virage dans ses bras et elle ne voulait nullement qu’on ne lui en arrache.

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Aleister D. Madera

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Lun 24 Fév - 14:47



-The War Begins-


Trois longues heures à parcourir certains écrits de Jack, certains parlaient de plantes, d'autre plus intrigants de L'Autre Côté. Ce vampire savait certaines choses concernant l'au delà surnaturel et ce grâce aux observations des gens l'ayant vu mourir et revenir à la vie plusieurs fois. D'après les mots annotés soigneusement à la plume, il savait qu'au plus on décédait *en tant que buveur de sang*, au plus au mettait de temps à revenir à la vie, par conséquent et par une déduction qui avait fait sourire le sorcier qu'il était, Aberline concluait qu'au plus il mourrait, au plus son âme s'éloignait de son corps jusqu'à le rejoindre sans vraiment savoir comment, où et quand, cette magie opérait. Dean se perdit entre ces lignes, étudiant les propos spéciaux qu'avait écrit le frère de Rose, il avait une intelligence hors du commun, un vocabulaire riche et fourni pour un ex-pirate. Angeline lui avait parlé de cette fastidieuse période pour son ainé, il tenait les trésors de son manoir de cette époque mais la brunette ne s'expliquait pas comment il avait trouvé tant de choses alors que d'autres forbans, pourtant plus habiles que lui, cherchaient des vies entières l'objet de leur désir. La jeune fille au teint de porcelaine lui avait parlé d'un compas que son frère tenait en sa possession et cela avait intrigué l'ancre, cette chose semblait mener Jack là où ce qu'il convoitait se trouvait, nul doute qu'il fut ensorcelé mais par qui et quand ? Très peu de magicien avait ce don, à sa connaissance, seuls Qestiyah, Silas, Tatiana et lui même en avait la faculté, aussi chercherait-il au delà de ces noms, après tout il n'était nullement devin et ne connaissait pas plus de grands sorciers que les trois autres qu'il avait déjà côtoyé.

Il redressa enfin le nez sur l'horloge et informa le restant de ses élèves, dont certains avaient déserté l'amphi avant la fin du temps imparti, que l'examen touchait à sa fin. Tous déposèrent copies et stylos, ramassèrent leurs affaires et quittèrent la salle tandis qu'il réceptionnait les rédactions sur les pupitres déserts. Le tout logé dans son sac, il empoigna celui-ci, quitta la pièce et rejoignit sa voiture pour y déposer ses biens avant de retourner auprès d'Angeline. S'offrant un café dans la salle de repos, il fila dans les couloirs jusqu'à la salle d'examen de la brunette, l’œil au hublot, les bordures du gobelet aux lèvres, constatant combien elle était précise et consciencieuse. Il y avait déjà moins de monde dans cette zone, beaucoup avait quitté l'ouvrage et d'autres le faisaient encore, soit mis sur la touche car le sang éclaboussait leur blouse, soit n'ayant aucune réponse à donner quant aux causes de la mort du sujet qu'ils étudiaient depuis déjà trois heures. Il avala une lampée de son breuvage et recula légèrement lorsqu'un inconnu, d'un certain âge, s'approcha du battant afin de dépeindre la scène à son tour.

Aucun ne réussira… Dean arqua un sourcil et fixa le regard de cet homme. Ils tomberont tous dans le piège. Tous les débutants s’y laissent prendre, moi-même je suis tombé dans le panneau… Seules les notes qu’ils auront délivrés feront office de résultat pour les plus consciencieux… Il avait une certaine sagesse et semblait savoir de quoi il parlait sans véritablement en faire éloge... Madera plongea de nouveau les lèvres dans son breuvage et garda l'oeil sur Rose en contrebas, il ne doutait pas d'elle et savait combien de temps elle avait eu pour pratiquer cet art, même si cet inconnu était certain de ses mots, lui même était certain qu'elle obtiendrait le diplôme tant convoité cependant, il resta aussi neutre que possible, uniquement un sourire fendit le coin de ses lèvres sans que son interlocuteur ne le voit. Une sorte de mise en garde pour l’avenir, un avenir qui sera sans doute prometteur pour certains d’entre eux… Ceux ayant assez de respect pour la mort en elle-même… Cinquante cinq ans que j’exerce et je n’ai jamais vu un seul élève réussir cette énigme avant de longues années d’exercice… Madera le dénota sans insister, rien à redire, cœur battant et respiration soutenue... Il ne s'agissait pas d'un vampire. Incroyable…

Ce mot fit sourire l'ancre qui fixait sa belle à l'ouvrage. Trois cent ans à étudier, cet homme ne le savait pas, sinon jamais il n'aurait évoqué le fait qu'elle échouerait tout comme les derniers qui quittaient la salle, croisant le regard de leur professeur sur le trajet les ramenant à la réalité. Rose termina d'officier à l'heure H, elle retira ses effets et déposa son dossier dans les mains d'un des enseignants qui discutait encore avec ses collègues et elle ne mit que peu de temps à apparaître près d'eux, plus sereine, le stress l'ayant quitté, elle baisa les lèvres de Dean qui la tira doucement près de lui afin de s'assurer que le vieux bonhomme, qui qu'il fut, était bel est bien blanc comme neige.

Je crois que ça s’est bien passé. Et toi comment… L'homme la coupa, intrigué par ce qu'il venait de voir et, automatiquement, la main de Dean fila au bas du dos d'Aberline, elle n'avait visiblement pas de crainte à avoir concernant cet humain. Angeline... Souffla-t-elle lorsqu'il lui demanda son prénom avant de lui délivrer le nom de la ville dans laquelle elle vivait.

C’est parfait !  J’exerce au sein de leur hôpital, et je venais justement cueillir ma relève… Je serais honoré que vous vous joignez à moi…Ne répondez pas tout de suite, prenez le temps d’y réfléchir…

Aleister fixa les yeux de l'inconnu, il s'approcha d'avantage et une étrange sensation fila dans l'air, une sensation que seuls les sorciers pouvaient ressentir au contact de leurs semblables... Dean massa lentement les reins de sa belle, la décontractant, le flux qui émanait de cet homme n'était guère néfaste, elle n'avait rien à craindre. Il termina par se présenter en lui tendant la main qu'elle serra doucement et son regard rencontra celui de l'ancre qui ne le quittait pas des prunelles.

Une sang froid quoi d’autre que la créature la plus fascinante qu’il me fut donné d’observer durant mon existence pour réussir un tel coup de maître… Elle retira vivement sa paume, Madera droit comme un i dans son dos, près à effacer la mémoire de cet homme si toutefois il devenait gênant pour eux. N’ayez peur Mademoiselle Angeline, votre secret est bien gardé avec moi…

Il redressa le nez vers le grand brun derrière elle et lui sourit, quelques mots, dans une langue qu'elle ne connaissait pas, filèrent de la bouche de ce Gambell et Dean esquissa un sourire neutre de politesse.

A mes heures... Répondit-il sous les yeux écarquillés de la brunette qui regardait filer cet homme qui revint une dernière fois vers eux.

Votre paume ! Sorcier, il avait bien raison, sinon comment cette carte de visite aurait-elle pu apparaître dans le creux de main de sa belle ?  Mystic Falls a besoin de personne comme vous… Réfléchissez à ma proposition… j’espère chaleureusement un oui de votre part et… vous attendrez le lundi suivant la réussite de votre doctorat… Dean le salua en un mouvement de menton avant de fixer la jeune femme auprès de lui.

Donne moi ton avis… Demanda-t-elle en un baiser.

C'est un sorcier... Souffla-t-il en la pressant délicatement vers la sortie, main à ses hanches, un baiser filant à sa tempe tandis qu'elle plissait le nez. Il m'a demandé si j'étais adepte de magie, je n'ai pas menti, cependant je ne connais pas cet homme, son aura n'est pas néfaste mais de bons éléments savent masquer leur véritable nature. Ils avancèrent sur le campus et rejoignirent le véhicule où il lui ouvrit la porte, la laissa s'installer puis se plaça au volant. Laisse moi le temps, je pourrai t'en dire d'avantage dans quelques jours, si toutefois je trouve des choses concernant cet homme... Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort, même du plus paisible des ruisseaux.


[........]


Les jours filèrent, entre les cours, la correction des épreuves et ses recherches concernant Gambell, Dean n'avait que peu de temps à accorder à Angeline. Les âmes passaient encore, la douleur était bien présente ces dernières semaines mais, au delà, les quelques moments passés avec elle était une bénédiction teintée de douceur. Elle avait rejoint le domaine des bois et, en cette fin de matinée ensoleillée, où Jack et elle discutaient sur le ponton, Dean terminait enfin ses études concernant l'homme qu'ils avaient rencontré à sa sortie d'examen. Rien, pas un faux pas ne revenait aux oreilles et aux yeux du sorcier deux fois millénaire, cependant il garderait l'oeil sur cet homme, il ne pouvait jauger sa puissance et savait combien il était aisé, pour un sorcier de renom, de tromper son monde dans aucun mal. Silas l'avait bien fait en son temps en n'étant pourtant que l'apprenti de Rahl, n'importe qui d'assez réfléchis pouvait imiter ces actions et atteindre qui il convoitait du regard. Cigarette aux lèvres, il vit le courrier passer la boîte, le réceptionna, une unique enveloppe estampillée au nom de Duke University, et s'invita sur la terrasse tandis que les deux vampires se tournaient vers lui. Jack fut le premier à s'inviter à son flanc en un courant d'air tandis qu'il fixait l'enveloppe en quelques mouvements de phalanges étranges.

Est-ce ?

C'est ! Répondit le sorcier en retirant le bâton de nicotine de ses lèvres qu'il lissa avant de tendre le papier à sa belle. Je n'ai pas regardé Jack, je n'ai pas encore la capacité de voir au travers du papier ou des murs... Glissa-t-il en un sourire, sachant pertinemment que le frère d'Angeline collait souvent son oreille aux parois voisines de la pièce où elle se trouvait. Je pense que vous avez confiance en moi sinon vous ne seriez pas présent ici... Un rictus quitta les lèvres d'Aberline qui roula des yeux.

Qui vous dit que je ne viens pas uniquement pour la fameuse plante qui dort dans votre serre Uhm ? Madera rit avant de prendre place sur une chaise autour de la table de fer forgée. Alors angelot, hâte toi, vite vite, ouvre cette chose ! S'empressa-t-il en tournant autour d'elle, les mains battant l'air comme s'il venait de se bruler.



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Angeline R. Aberline

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Lun 24 Fév - 17:55




"The war begins"
Edena

Les jours filaient depuis son ultime examen où Angeline avait fait la rencontre d’un certain Gepeto. Ce sorcier au visage dévoré par le temps, mais au regard et à la voix douce avait découvert sa nature en une poignée de main. Frileuse quant à la proposition qu’il lui avait faite, Angeline se remettait entièrement à l’avis de celui qui partageait ses jours. Aleister avait une vision plus vaste sur les personnes l’entourant qu’elle, la poupée de sang était encore parfois peut être trop naïve à croire à la gentillesse des gens, même si elle commençait doucement à s’en méfier. Tout n’était que poussière aux yeux pour l’attirer et ensuite la dévorer, très peu de personne avait sa confiance et elle ne s’en portait pas plus mal, même si le travail qu’on lui proposait était alléchant et surtout aboutissait à tant d’années d’études. Allongée sur le ventre dans une robe rose pale, les jambes relevés, le nez dans un bouquin ancien, elle battait doucement des jambes en parcourant les quelques lignes l’esprit plongé dans les récits de cet ouvrage à tel point qu’elle ne vit l’heure passée. Jack parcourait la maison, aucun « boum », aucun chuchotement, aucune interférence, ce qui la fit relever le nez un instant suspicieuse. Elle se releva du tapis, abandonnant sa lecture pour le rechercher, Jack sage autant dire que c’était intriguant, à moins qu’il ne soit encore vaguement tombé dans les pommes comme il avait l’habitude de le faire. Elle scruta un instant l’extérieur où tout était tranquille, avant de se diriger vers la serre où un sourire éblouit ses traits. Jack Aberline, l’homme qui avait bercé ses nombreux jours vampires s’exaltait de l’odeur des fleurs, notant des choses dans son petit bloc note, avant qu’elle ne pénètre dans les lieux.

- Jack ? Lorsqu’elle obtenu enfin son attention elle lui délivra un sourire  Tu veux pas sortir dehors avec moi et laisser tranquille ses pauvres plantes ?

Jack considéra un instant la fleur qu’il tenait entre ses phalanges, le sourire de sa sœur et roula des yeux capitulant à sa demande pour la suivre enfin à l’extérieur. Tout deux s’installèrent près du ponton, Angeline glissant ses pieds dans l’eau, alors qu’elle scrutait en silence le lac où les lueurs du soleil reflétaient en mille scintillements. Jack et elle vinrent à parler du temps passé loin l’un de l’autre, des nombreuses expériences qu’il avait faite, toute dans un but bien précis, connaitre les mystères de l’au delà, en fumant d’après lui des herbes aromatiques, qu’Angeline connaissait plus communément sous le nom de pétard. Rose pinça des lèvres, arquant un sourcil en l’écoutant exposer toutes ses théories et surtout ses affirmations sur des potentiels souvenirs qu’elle savait tout droit sortit de son esprit.

- Tu as vu le gardien… Hum… et à quoi ressemble t-il ?

- Gigantesque ! Les cheveux blond, le teint cendreux et il portait des guenilles loufoques, des bagues dorées à ses immondes tentacules ! Je l’ai vu Angelot !

- Blond avec des tentacules… T’avais pris des champignons avant d’y aller ? Demanda t-elle en lui donnant un petit coup d’épaule  C’est pas ce dont je me souviens de mon passage là bas. Jack ouvrit grand les yeux tout comme sa bouche, posant une main sur son cœur.

- Angeline Rose Aberline tu es morte ?

- Oui tout comme toi Jack… Sourit elle en le voyant offusqué  Un petit contretemps avec ce qu’on nomme papa… Enfin bref, il était pas comme ça ton gardien pour moi. Il fronça des yeux attendant qu’elle lâche le morceau  Roux, les yeux verdâtre, des tâches de rousseurs sur le visage, pas de vêtements, avec un corps d’étalon. Lorsqu’elle le vit ouvrir de grand yeux elle sourit  Au sens propre Jack, il était mi humain mi cheval. Elle pointa le calepin de son frère de l’index  Note pour toi-même, stop les champignon et les aromates avant tes petits séjours, d’ailleurs si tu pouvais arrêter de te donner la mort, ça serait encore mieux, pense au petit cœur de ta sœur... Je pourrais être victime d’une crise cardiaque moi aussi…

Angeline reporta son regard sur le lac amusée sans même le montrer une seconde, laissant son frère prendre des notes, faire les quatre cents pas derrière son dos, avant de revenir avec un dépliant qu’il avait dégoté dieu sait où qu’il faisait se déplier dans ses paumes sans un mot, sans doute en pleine réflexions quant aux dires de sa petite sœur. Son frère fronçait des sourcils en contemplant le morceau de papier entres ses doigts, et elle le scruta un long moment.

- Un soucis ?

- L’instrument ne fonctionne plus, il ne délivre plus une note !

- Quel instrument ?

- Ce mini accordéon ! Voyons Angeline !

Angeline ferma les yeux en un sourire, afin d’étouffer un potentiel rire. Jamais elle ne se moquerait ouvertement de son frère, elle avait bien trop de respect envers lui, pour agir de la sorte. Elle n’eut donc nullement le courage de lui dire qu’il tenait entre les mains un simple dépliant, et non pas un accordéon comme il semblait le penser. Perdue dans ses songes, Rose se demandait ce qu’il avait bien pu mâchouiller dans la serre pour fabuler de la sorte, jusqu’à sentir l’air se remplir d’une odeur qui tira davantage son sourire et la fit sortir les pieds de l’eau pour se redresser, alors que Jack filait en un courant d’air.

Est-ce ?

C'est !

Angeline s’approcha doucement, scrutant l’enveloppe qu’il tenait entre ses doigts et qu’il lui tendait. Une angoisse prit possession de son corps, jusqu’à la faire trembler un court instant. Tout se jouait sur un morceau de papier, l’enveloppe était fine, signe qu’elle contenait une unique feuille, était ce bon signe ? Elle n’en savait rien, et fixait le cachet de l’enveloppe avec terreur. Son frère était là, et attendait la réponse tout comme elle, mais elle craignait de lire de la déception dans ses yeux, chose qu’elle ne voulait nullement.

Je pense que vous avez confiance en moi sinon vous ne seriez pas présent ici...

Qui vous dit que je ne viens pas uniquement pour la fameuse plante qui dort dans votre serre Uhm ?

Droite comme un « i », la tête baissée sur l’enveloppe alors que Dean s’asseyait, les pieds d’Angeline jouaient entre eux comme pour se détendre alors qu’elle était aussi stressée que le jour de son examen. Si la réponse était négative, ses rêves s’effondraient, ses espoirs seraient à néant, et surtout elle décevrait son entourage. A contrario, si la réponse était positive, une nouvelle vie s’offrirait à elle, elle exercerait cette discipline qui l’avait toujours fasciné. Jack tournait autour d’elle, comme une abeille autour d’un pot de miel, au point de la faire trembler davantage.

Alors angelot, hâte toi, vite vite, ouvre cette chose !

- Chut…

Souffla t-elle avant de le voir se statufier, c’était bien la première fois qu’elle lui demandait de se taire en plus de trois cent ans. Elle déglutit une seconde avant de retourner l’enveloppe, et de l’ouvrir tranquillement, son regard se perdant un instant dans ceux réconfortant de l’homme qu’elle aimait. Sa poitrine se souleva lorsqu’elle déplia la lettre sentant le visage de son frère au dessus de son épaule. Dérangeant pour une fois, elle riva sa main devant ses yeux pour le faire déguerpir alors qu’il continuait à gesticuler dans tous les sens. Les premiers mots se dessinèrent sous ses prunelles, qu’elle lisait avec attention, jusqu’à buter sur une unique phrase. Ses lèvres s’entrouvrirent laissant échapper un soupir stupéfait.

- J’ai réussi… Chuchota t-elle figée comme dans de la glace, avant de prendre conscience de ses mots, elle releva son visage de la feuille. Je l’ai eu ! Subitement elle s’anima, un sourire dévorant ses lèvres, un rire agréable quittant sa gorge, alors qu’elle serrait son frère dans ses bras et déposait un baiser sur sa joue. Merci Jack

- Je le savais déjà !

Dit il en pointant son index, dans une attitude sure de lui. Angeline sautilla un instant sur place, voyant Dean se redresser, et passa ses deux bras autour de son cou, pour l’embrasser tendrement. Lorsqu’elle entendit le raclement de gorge de son frère, elle se contentant de lui river le papier sous le nez pour le faire taire. Angeline était enfin diplômée, avec un plus en bonus, elle était major de promotion pour l’excellente note qu’elle avait obtenu lors de la pratique. Sa paume se pressa doucement sur la nuque de son sorcier qu’elle embrassait en se fichant complètement de la présence de son frère. Lorsqu’elle se recula, le contemplant avec tendresse, un sourire aux lèvres, ses yeux plongés dans les siens, on pouvait lire tout le bonheur qui la saisissait à bras le corps.

- Je t’aime… Ses mains glissèrent sur son visage avant qu'elle ne fronce d'un sourcil en un sourire Que font les gens normaux quand ils réussissent quelque chose?

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Aleister D. Madera

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Lun 24 Fév - 20:13



-The War Begins-


Les gens normaux, cette chose fit sourire Dean, elle avait tant le besoin de se sentir normal et pourtant ce mot n'avait aucune valeur, aucune définition propre, lui même, si l'on prenait attention à ce simple mot, ne l'était nullement. Il se contenta d'un sourire, gardant jalousement la petite phrase qu'elle avait prononcé avant cette dernière, elle désirait fêter cela en tant qu'humaine en quelque sorte alors il s'y plia sans défaut. Diner, champagne, le tout auprès de Jack que Dean avait convié à rester la nuit qui viendrait. En fin de soirée, après des conversations enrichissantes et parfois drôles au point de lui en arracher quelques rictus lorsqu'il trempait les lèvres dans son verre de vin, Aberline lui demanda s'il pouvait s'adonner à quelques observations et études dans la bibliothèque, le sorcier accepta sans l'ombre d'une crainte, ses notes n'étaient visibles qu'à ses yeux, bien voilées derrière un sort que lui seul pouvait lever. Angeline s'éclipsa à son tour à l'étage et il l'y rejoint alors qu'elle coiffait ses cheveux, assise devant la coiffeuse. Dean la décrivit doucement sans bouger, jouant de l'index et formant simplement quelques cercles qui invitèrent une poussière d'argent à retomber en pluie sur son corps couvert d'une simple nuisette de soie, lorsqu'elle rit et se tourna vers lui, Il avança vers elle, scrutant son regard par delà son reflet dans le miroir, baisant tendrement son épaule où les paillettes disparurent comme par magie.

Encore félicitation, Sourit-il. les paillettes, un peu comme des cotillons, on fait souvent ça lors d’événements particuliers... Précisa-t-il en un sourire. Ce dîner était assez « normal » pour toi ? Quand elle répondit, il lui tira doucement la main et la fit tourner sur elle même, sous son bras, avant de l'enrouler dans celui-ci, dos à son torse. Ce n'était là qu'une des manières de faire, propre à la race humaine... Souffla-t-il dans son cou avant de baiser sa jugulaire et la sentir frémir. Son index libre fila à son menton, rencontrant la soie d'une boucle qu'il lissa jusqu'à la relâcher et la laisser rebondir naturellement. Il y a d'autres manières de célébrer les choses, plus intimes... Dean remonta les lèvres à son oreille lorsqu'elle évoqua Jack.

Aleister remonta les yeux vers les murs puis le plafond avant de souffler quelques mots. Un genre de bulle se forma autour d'eux, leur laissant assez d'espace pour bouger comme ils le désiraient, comme un voile vaporeux qui emprisonnerait les sons à l'intérieur de celle-ci.

Il pensera que tu dors paisiblement...

Un sourire s'éprit de son visage tandis qu'il revenait baiser sa gorge, son épaule, où il laissa dévaler la bretelle contre son bras. Ses lèvres suivirent le chemin du satin et, à chaque fois qu'il baisait sa peau sucrée, les paillettes présentes disparaissaient. Le souffle du sorcier devint plus chaud, sa main glissa dans la sienne et ses doigts rencontrèrent la jointure des siens qu'il pressa doucement pour amener ses phalanges à ses lèvres. Il éparpilla une multitudes de baisers suaves contre sa main, au creux de celle ci, puis la tourna face à lui et leurs fronts s'épousèrent, son regard noyé dans le sien, son bassin berçant tendrement le sien qu'il amenait à son corps en une délicate pression des doigts à la chute de ses reins. Son souffle rebondit contre ses lèvres, ses mains rencontrèrent ses cuisses nues et il remonta lentement jusqu'à ses côtes, emportant dans son mouvement les plis de satin qui chauffèrent plus encore sa peau. Dean avança avec elle, jusqu'à ce qu'elle bute sur le rebord du  lit, il réceptionna sa nuque et la coucha lentement sur les draps, son autre paume jouant du pouce à son nombril auquel il porta les lèvres afin d'embrasser avec tact cette zone érogène d'où quelques frémissements d'impatience s'échappaient. Un tintement lui parvint alors qu'un sourire étirait lentement la commissure de ses lèvres, la belle prenait doucement d'assurance et desserrait sa ceinture, tout comme elle délogea les pressions de la boutonnière devenue plus oppressante que d'ordinaire. Sa langue vint lentement s'ajouter aux baisers plus chauds qui dévalaient ses côtes désormais, et sa pulpe pressa une dernière fois ce délice neigeux avant qu'il se redresse, empoigne les pans de son tee shirt et le retire pour l'abandonner au sol.

Ses mains revinrent lisser ses cuisses, remonter encore sa nuisette et ses deux index s'invitèrent à l'étoffe secrète encore dissimulées par l'étoffe désormais plus chaude. Il lui fit dévaler ses jambes tout en baisant l’intérieur de celles-ci et, enfin, la libéra de ce lien dès lors aussi futile que quelques phrases tandis que ses doigts remontèrent à ses hanches qu'il effleura des pouces, friand de ses soupirs et de la voir ainsi fuir dans leur bulle qui ne céda jamais et laissait résonner les souffles de la belle aux oreilles attentives du sorcier. Elle pouvait se sustenter de sa respiration calme et paisible au fil du chemin que la pointe de son nez traçait jusqu'à ce sanctuaire transpirant de chaleur qu'il baisa tendrement. Quand il la sentit se raidir, après lui avoir retirer le bas de ses vêtements, Dean captura sa main et la serra. A chaque mouvement de ses lèvres et de sa langue contre elle, son pouce effleura le creux de sa paume, il baisa son antre avec désir et envie, lui offrant d'avantage de sa température corporelle et de son amour qui ne cessait de grandir en lui. Elle découvrait encore semblait-il, et il ne la priva pas de cette extase le temps qu'elle ondulait sous ses lèvres, sentant lui même les ardeurs grimper en lui, les flammes de son envie le lécher au point qu'il serra un peu plus fort sa main avant de l'abandonner et d'ancrer les deux paumes aux bordures de la couche, près de ses hanches, tandis que son menton filait vers sa poitrine qu'il l'effleura et qu'ensuite il scella ses lèvres aux siennes avec une passion qu'il laissait déborder plus qu'il n'aurait dû. La bulle autour d'eux vibra fiévreusement, laissant à Rose le plaisir de constater combien elle avait raison de lui, combien il la convoitait comme aucune autre. Sa langue rencontra la sienne avec délice, le sorcier absorba ses soupirs, sentant son bassin vibrer contre le sien tandis que son membre effleurait son éden.

Il pressa ses hanches contre les siennes et s'invita en elle, ses yeux captivèrent les siens tandis que ses bras se tendaient à ses flancs pour mesurer ses gestes. Dean soupira doucement, offrant de cette brise désireuse contre son buste encore couvert et enfin sa main glissa sous l'étoffe qu'il tira vers lui pour la redresser et l'en débarrasser. Il ancra les doigts à sa taille, contemplant ses courbes enchanteresses sous les lueurs magiques toujours présentes autour d'eux, ses reins s'activèrent à la satisfaire avec plus d'entrain, la cadence se fit plus vive au plus elle prenait d'assurance et au plus il sentait ses chaînes de pudeur se briser. Vivement l'une de ses paumes engloba sa joue tandis qu'il remontait les lèvres aux siennes sous les soubresauts de leurs corps unis, il s'affaira à faire grimper son désir en des baisers plus suaves encore que ceux qu'elle lui connaissait, le mercure filait en lui et lui dévorait les veines, son ouïe attentive à la mélodie de leurs antres s'épousant et aux soupirs divins de cette Rose désormais perlée de rosée. Le sorcier abandonna ses lèvres et déposa le front à sa clavicule, cajolant l'un de ses seins afin de la coucher contre le lit et donner d'avantage d'intensité à l'acte, il se prit à contempler ses jambes enserrer ses hanches, ses hanches épouser son bas ventre et sentit la puissance charnelle l'envahir à en redresser vivement le buste. Dean ressentait son plaisir doucement jaillir, ce magma fiévreux montait en lui au plus elle soupirait au plus elle se contractait contre lui, il lissa son corps, baisa sa poitrine et invita sa paume contre sa gorge sans jamais la presser. Un soupir divin quitta la gorge d'Angeline, il la sentit vibrer sous sa paume et contre son bassin désormais livré aux saveurs de la jouissance tandis qu'elle s'y laissait couler sans retenue, un souffle court quitta les lèvres du sorcier qui termina par baiser son buste et inviter sa main dans la sienne afin de la surplomber quelques secondes.

Je t'aime... Glissa-t-il à son oreille avant de relâcher la magie opérant autour d'eux, s'allonger à ses cotés et l'inviter contre son torse. Ne sous estime jamais un sorcier... même dans une foule je pourrai te surprendre... Un sourcil arqué, il la contempla tandis qu'elle riait et baisa son front pour la laisser reprendre lentement de contrôle sur son être frémissant. C'est une façon de célébrer ton examen, mais j'avoue que celle-ci est purement masculine. Rit-il.



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Angeline R. Aberline

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Mar 25 Fév - 0:38




"The war begins"
Edena

Si elle avait demandé à Jack de lui offrir une soirée pour célébrer ses résultats, la poupée de sang aurait eu droit à une soirée dégustation de champignons aux étranges couleurs, ainsi que diverses fleurs comestibles d’après son ainé (heureusement les vampires ne tombaient pas malade, bien qu’elle ne serait nullement étonné si un jour son frère virait au verdâtre) et surement pas à une soirée aussi simple et normale que possible. Angeline ne connaissait que très peu les coutumes des humains, habituée à celle que lui avaient inculquée sa seule famille présente à table. Le dialecte de son frère était risible, mais bien moins que ses innombrables sujets de conversations, qu’elle écoutait avec attention et pour une fois une pointe de malice. Plus elle côtoyait des gens, plus elle se rendait compte de la personnalité atypique de son frère, et pourtant, là où elle devrait s’interroger, elle le trouvait toujours aussi merveilleux, le préférant à bon nombre de personnes ayant croisé sa route. Sans même le laisser paraitre, lui qui avait été le guide de ses premiers pas en tant que vampire, cédait doucement sa place à l’homme de son cœur, sans le formuler et conservant tout de même un œil attentif aux gestes de sa soeurette à qui il avait offert la vie éternelle. Une vie qu’elle comptait bien vivre pleinement et dont elle lui serait toujours redevable. Bien qu’éperdument amoureuse d’Aleister, son frère restait important à ses prunelles, elle continuerait d’en prendre soin comme elle l’avait fait durant plus de trois cent ans, et resterait toujours présente à ses côtés. La soirée touchait à sa fin, enveloppée dans une nuisette de soie, perdue dans ses songes, alors qu’elle brossait ses boucles ses yeux se perdirent un moment sur la carte de visite de ce Gepeto. Jusqu’à ce qu’une pluie argenté n’attire son attention, se déposant sur les parcelles de son corps, la faisant rire au point de se tourner sur l’officiant. Elle le suivit du regard, avant de le scruter au travers du miroir, sentant ses lèvres cajolées sa peau, effaçant quelques paillettes argentés.

Encore félicitation, les paillettes, un peu comme des cotillons, on fait souvent ça lors d’événements particuliers... Ce dîner était assez « normal » pour toi ? Un sourire doux se peignit sur ses traits.

- Pas de coupe de sang, de champignons en tout genre, et d’herbes aromatiques… Alors oui, il l’était…

Elle relâcha doucement sa brosse l’abandonnant sur sa coiffeuse, se laissant tirer dans ses bras. Son dos épousa son torse, et elle tourna le visage vers son cou y déposant un baiser, avant de scruter les paillettes encore présente sur sa peau. Son monde était merveilleux et magique, personne ne pouvait le rendre aussi délectable que lui, chaque jour il l’émerveillait à sa façon, et chaque jour, elle s’animait comme une poupée.

Ce n'était là qu'une des manières de faire, propre à la race humaine... Sa peau frissonna au contact de ses lèvres, au glissement de son doigt le long de son menton Il y a d'autres manières de célébrer les choses, plus intimes...

- Jack

Chuchota t-elle, sachant très bien que les oreilles affutées de son ainé trainait de manière omniprésente dans la demeure. Elle voulait tout, sauf essuyé une nouvelle crise cardiaque ou encore de le voir débouler dans la chambre prétextant qu’il avait trouvé la réponse à une de ses nombreuses thèses pour leur couper toute envie, et surtout les prendre sur le fait. Elle l’entendit murmurer, avant d’arquer un sourcil et de contempler la bulle qu’il formait autour d’eux. Un sourire délicat s’éprit de son visage, avant qu’elle n’écoute ses dernières paroles.

Il pensera que tu dors paisiblement...

Un subtil rire quitta sa gorge, se terminant en un soupir lorsqu’elle sentit ses lèvres opérer contre à lui en arracher des frissons, jusqu’à la pointe de ses ongles. La bretelle de soie qui glissait sur sa peau la fit également frémir, tout comme le souffle de sa respiration contre sa peau glacée. Sa poitrine se souleva un instant, ses mains posées à ses cuisses, les cajolant tendrement du pouce au travers du tissu. Sa tête bascula légèrement en arrière, ses lèvres se pressant sous son oreille alors qu’elle sentait sa main glisser à la sienne pour être cajolée par ses lèvres. Il n’omettait aucune parties de son corps, même celles qui pouvaient être futiles aux yeux du monde, étaient importantes pour lui. Angeline adorait cette partie de lui, l’attention qu’il lui portait au point de la faire rougir dans ses entreprises, son front épousant le sien, alors qu’il berçait ses hanches aux siennes, son souffle se perdant contre son visage, le tissu échauffant sa peau givrée, l’emportant avec lui, jusqu’à la rivée aux draps du lit. La poupée de sang le contemplait de ses prunelles étincelantes de désir, scrutant les muscles de ses bras qui se contractaient, la veine à son cou qui gonflait progressivement, la forme de ses muscles dissimuler derrière son tee shirt, puis elle ferma les yeux en sentant ses lèvres se poser sur son ventre, à lui arracher des soupirs d’impatience, son ventre se tordant sous les délices qu’il lui faisait connaitre en un simple touché. Ses phalanges s’invitèrent à sa ceinture qu’elle desserra, faisant sauter les boutons, alors que ses jambes se pressaient à sa taille pour repousser l’étoffe devenue ennuyante à l’ivresse qui commençait à la gagner davantage au fil des secondes. Lorsqu’il retira son tee shirt, un sourire s’étira sur ses lèvres et elle pu enfin convoiter de ses mains sa peau chaude et enivrante, sentant son odeur apaisante s’infiltrer dans les pores de sa peau à la rendre  émotive à chacun de ses gestes. Ses dentelles glissèrent, les baisers de ses lèvres s’en suivirent, électrisant son corps qui se tortillait d’envie qu’il faisait naitre en elle. La chaleur commençait à la gagner, les frissons, les soubresauts s’invitèrent dans son corps, alors qu’elle découvrait un plaisir qu’elle n’avait jamais effleuré jusque là. Se raidissant un instant jusqu’à sentir sa main glisser dans la sienne comme pour la rassurer, alors qu’il lui offrait les délices de ses baisers, de sa langue, en des caresses intimes et sensuelles comblée par l’amour qu’il lui portait. Le corps d’Angeline lui jouait des tours délectables, se cambrant lentement sous l’émotion qu’il faisait jaillir, sa paume renfermant la sienne alors qu’elle pressait des paupières et des lèvres pour contenir les soupirs plus brulants qui la faisaient chavirer. Il exerça une pression dans sa main avant de remonter contre sa poitrine durcit par le désir, ses jambes épousant sa taille, alors qu’il emprisonnait ses lèvres avec les siennes. Les mains d’Angeline glissèrent contre ses cottes, caressant son buste, remontant à sa gorge, pour s’invite à son visage, où elle le dévorait de ses pétales de roses, sa langue s’imprégnant de la sienne, leurs corps nus se rencontrant avec fièvre, et sous quelques tremblements exaltant. Soupirante d’impatience, ses jambes l’encerclant avec passion, elle effectua une infime pression sur lui, sentant leurs convoitises respectives s’embrasser sans s’unir. Un gémissement s’envola de ses lèvres lorsqu’elle le sentit s’inviter en elle, d’infimes tremblements s’éprenaient de ses membres, son regard perdu dans le sien alors qu’il la séparait de la dernière étoffe sur sa peau. Redressée contre son buste, ses bras entourant son cou, alors qu’elle ondulait contre lui, gémissante, soupirante, ses lèvres se perdirent aux contours de sa mâchoire, ses doigts filant dans ses cheveux, ses pétales retombant à sa gorge où elle lissa de sa langue la veine mère, sentant son sang pulser contre elle à l’enivrer davantage. Faisant naitre en elle un frisson qui dévalait l’échine de son dos, pour se perdre aux doigts de son sorcier. Plus à l’aise dans cet acte qu’elle ne l’était autrefois, sa peau semblait bruler pour lui, ses mains le parcourait avec une tendresse infinie, redécouvrant à chaque fois la moindre courbe, le moindre grain de beauté la moindre subtilité de son corps pour la faire vibrer davantage entre ses mains, contre ses hanches plaisantes. Leurs corps s’embrassaient, le silence ne régnait plus autour d’eux, seul l’amour, les sentiments, et la passion de cet instant comblaient les murs en des soupirs toujours plus chauds. Dévorant ses lèvres, ses gémissements se perdant à sa gorge, leurs corps s’enflammant ensemble, Angeline perdait divinement pied, se laissant aller au plaisir qu’il faisait grandir en son bas ventre. Lorsqu’il abandonna ses lèvres, son front se posant à ses clavicules, elle glissa l’une de ses paumes dans sa nuque comme pour le conserver contre sa poitrine qu’il cajolait, l’allongeant avec tendresse contre le lit, alors que ses reins s’adonnaient à la combler avec une passion et un entrain jamais touché. Possédée par le plaisir, le désir, l’ivresse et l’amour qu’elle lui portait, le corps d’Angeline se cambrait sous ses hanches, ses jambes frôlaient sa taille, le resserrant contre elle, son bassin remontant à lui, offrant plus de profondeur à leur passion mordante. Sa poitrine se soulevait, haletante, son corps s’embrasait, se tendait de délices, alors qu’elle sentait l’extase grimper en elle, jusqu’à sentir cet explosion de saveurs enchanteresses qu’il lui faisait vivre en un moment paradisiaque, ses mains filant contre elle, se refermant à sa gorge sans lui en donner une sensation oppressante. Rose vibrait contre lui, donnant les dernières ondulations de ses hanches pour le satisfaire, s’enivrant de son souffle sur sa peau opaline, des baisers qu’il portait à son buste avant de rencontrer à nouveau son regard, sa main perdue dans la sienne où elle y déposa ses lèvres.

Je t'aime...

Embrassant sa nuque, elle ferma les yeux pour savourer ses paroles, alors qu’il l’invitait dans ses bras. Le bout de ses doigts frôlant sa peau désirable, alors qu’elle remontait son regard au sien.

Ne sous estime jamais un sorcier... même dans une foule je pourrai te surprendre... Elle se mit doucement à rire, tremblant encore dans ses bras C'est une façon de célébrer ton examen, mais j'avoue que celle-ci est purement masculine. Hochant de la tête en un sourire étincelant.

- Je vais passer des examens plus souvent… Rit elle.

[…]

Les jours suivant son examen et bouclant la semaine des résultats filèrent aussi vite qu’une étoile filante fendant le ciel. Désireuse de faire les choses pour une fois par elle-même, malgré l’angoisse visible dans ses prunelles, Angeline parcouru les bois, pour rejoindre le cœur de la ville qui s’éveillait tranquillement sous les premières lueurs du soleil. Figée devant le bâtiment blanc à la croix bleu, enfermée dans une robe à son image, escarpins aux pieds, donc elle faisait tinter nerveusement les talons, elle scrutait cette bâtisse où sa vie allait prendre un tournant considérable. Le vent s’engouffrait dans ses boucles, dont certes mèches venaient se coller à ses lèvres rosées, ses paumes serrant la hanse de son sac à main, alors que les pans de sa veste virevoltait au grès du vent.

- C’est toujours impressionnant la première fois…

Angeline tourna la tête en direction du vieil homme qui se postait à ses cotés, mains dans le dos, les yeux perdu sur la façade. Aleister n’avait rien trouvé de dangereux autour de cet homme, c’est pourquoi elle se tenait debout devant ses murs. Elle se contenta d’hocher de la tête, déglutissant en présence du sorcier.

- Tu ne dois pas avoir peur de moi, de nous deux, tu es la plus coriace…

Dit il en posant son regard doux sur son visage, tendant la main pour l’inviter à avancer alors qu’une de ses paumes effleurait le bas de son dos pour l’encourager, comme s’il palpait l’angoisse qui la gagnait. Lorsqu’elle passa le premier sas, la vie hospitalière s’offrit à ses prunelles, le monde qu’elle avait souhaité épousé, sous une toute autre forme. Suivant le vieil homme au grès des couloirs qui ne prononçait plus un mot, pour l’entrainer dans les entrailles de ce lieu, où peut en connaissait les formes. L’odeur de la mort, des produits médicamenteux, la froideur des frigos, le grésillement des néons, la pénombre, englobaient le corps fragile et gracile d’Angeline. Sans un mot scrutant tout avec attention et émerveillement, elle tourna un instant son visage sur le vieil homme qui se débarrassait de ses étoffes, lui intimant de faire de même avant de lui remettre une blouse à son nom en un sourire, l’invitant à la suivre dans le cœur de la morgue.

- Comment t’appelle t-on ? Elle arqua d’un sourcil Le jeune homme qui était avec toi.. hum Dit il en cherchant son nom qu’elle lui dévoila Comment te nomme t-il ?

- Rose…

- Alors laissons à Dean ce qui lui appartient… je trouverais comment t’appeler… J’aime les surnoms !

Annonça t-il en un rictus, lui montrant l’intégralité des lieux, lui comptant maintes légendes qui abritaient les entrailles de l’hôpital. Certains parlaient de fantômes errant, victimes d’accidents de la route ou autres tout ça dans l’optique d’effrayer et émoustiller les gens, un peu comme le fantôme de l’opéra de Paris. La journée suivit son cours, Gepeto était un homme visiblement de bonne foi, qui lui conta l’expérience de sa vie, comme on parcourrait les lignes d’un journal intime, lui demandait de se dévoiler à sa cadence, ce qu’elle fit progressivement toujours avec une pointe de réserve, sans jamais parler d’Aleister et de son secret qu’elle gardait bien enfoui en elle. Ils parlèrent longuement de la mort en elle-même, de l’importance qu’ils lui donnaient, des choses qui les fascinaient et que bon nombre de personnes ne pouvaient comprendre s’en être offusqué. En lui sans le savoir, Angeline trouvait une oreille attentive, neutre et surtout de bonne augure dans la discipline qu’elle se mettait à exercer. Elle ignorait qu’au fil des semaines en sa compagnie, elle le mettrait à l’effigie d’un père qu’elle n’avait jamais eu, tout comme il verrait en elle l’enfant qu’il n’avait jamais pu porter contre son cœur affaibli. Les heures filèrent, le soleil s’était couché, la pièce assombrit, était illuminée par un seul faisceau lumineux au dessus du corps d’un homme. Plongés dans leur entreprise, elle assise dos à la porte à hublot, lui debout de l’autre côté de la table, il lui montrait différente chose, avant qu’elle ne fronce d’un sourcil et échange avec lui. Un sourire naquit sur les lèvres du vieillard. Angeline était à son image, calme, et studieuse, prenant en considération les moindres paroles qu’il avait prononcées dans la journée pour les mettre à l’œuvre. Parcourant les veines du jeune homme pour y déceler des piqures et les répertorié, elle glissa ses phalanges à sa main, avant de voir l’index de cet humain refléter cette chose qu’elle avait vu quelques semaines plus tôt dans les laboratoires Aberline. Attrapant un scalpel sous l’œil intrigué du vieil homme qui penchait le buste pour la voir retirer la plaque métallique et la lui montrer, il sourit grandement.

- Tu es comme un mon chéri… Angeline plissa du nez, avant de le voir sourire Bouge pas mon petit… Le vieil homme retira ses gants, s’approchant de son bureau pour lui rapporter un chocolat dans un emballage rouge. Tu connais ? Elle secoua de la tête, et il l’invita à retirer ses gants et gouter. Lorsqu’elle croqua dans le chocolat, elle écarquilla des yeux. Tu es comme un mon chéri, une enveloppe de chocolat attrayante, puis quand on croque on est surprit, jusqu’à sentir la douceur de la cerise, c’est ainsi que je te vois… n’ai-je pas raison Dean ? Dit il en remontant son visage en direction de la porte ouverte avant de fixer l’heure Je m’excuse je n’ai pas vu l’heure j’ai oublié de la libérer… File mon petit on se verra demain… tu as fais du très bon travail…

- Est-ce… est ce que je peux vous l’emprunter ce soir et vous la rapporter demain ? Demanda t-elle la plaque entre les doigts.

- Cette plaque semble t’intriguer… rien ne m'appartient ici, tout est à toi désormais… Rentre vite chez toi, avant que la lune soit pleine…

Lui souffla t-il avant de lui tendre son manteau en un sourire, réceptionnant sa blouse pour qu’elle puisse s’échapper. Déposant ses lèvres sur celles de son sorcier, elle agrippa sa main et remonta les interminables couloirs, les yeux plongés sur le métal sans entendre les questions qu’il lui posait. Un instant alors que son prénom était soufflé elle remonta ses yeux dans les siens, préoccupée.

- Excuse moi je… Elle se rapprocha de lui pour laisser passer un médecin, avant de le regarder  Il va falloir que je te parles quand on sera rentré… y’a trop d’oreilles indiscrètes ici. Dit elle en fixant quelques personnes dont les pulsations cardiaques étaient inexistantes. Des gens sont en danger… Souffla t-elle en tremblant légèrement.

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Aleister D. Madera

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Mar 25 Fév - 21:43



-The War Begins-


La brise, le parfum des fleurs, la clarté des lieux, tout semblait intact et baigné par le soleil de printemps qui indiquait vaguement l'instant de la journée sur ce cadran solaire sculpté à même la pierre. On entendait l'eau jaillir de la fontaine, les femmes couler les jarres dans ce puits d'eau limpide où d'autres déposaient des fleurs en offrandes aux quelques Divinités dont on ne connaissait que très peu les traits. La place était aussi paisible que les voix s'y invitant, une cérémonie aurait lieu le jour tombé, une union entre un apprenti et la sorcière qui l'aimait aveuglément sans voir la lueur vile dans les iris verts de son amant. Il n'y avait pourtant qu'elle qui semblait ne pas reconnaître la véritable valeur des sentiments de cet homme à son égard, lui l'avait aisément compris sans en dire un mot, pour quelles raisons ? Simplement car ce n'était ni sa vie, ni sa préoccupation... Il se fichait éperdument de ce que cette sorcière pourrait ressentir si elle découvrait la supercherie un jour, tout ce qui lui incombait, la raison pour laquelle cette brune avait un tant soit peu de valeur aux yeux bruns d'Aleister, était uniquement sa puissance et la magie qui coulait dans ses veines au point de le livrer à la noirceur de l'envie. Envier quelqu'un pour ce qu'il était n'avait rien de glorieux à l'époque, c'était vu comme une tare mais, cependant, personne ne savait combien il était prêt à tout pour obtenir ce flux de nécromancie qui filait librement dans les artères d'une pauvre idiote qui ne s'en servait que pour faire fleurir les jeunes pousses et inviter la citée à prospérer sans l'ombre d'un menace. Aleister avait cette flamme en lui depuis toujours, depuis que la magie avait embrassé son être pour faire de lui l'apprenti de cette femme sans qu'elle ne s’intéresse plus à lui qu'à cet autre personnage qu'il détestait pour l'enseignement qu'il arrachait à la sorcière en de doux sourires trop beaux pour être francs. Il aurait pu vendre ce dernier mais il préférait voir la peine dévorer les yeux noisettes de la prétendante et enfin recueillir une certaine vengeance...

Ce jour là, tandis que le soleil mourrait à l'horizon, les noces n'eurent jamais lieu, le futur époux s'était plu à l'abandonner et lui voler une chose particulière à laquelle elle tenait, cet élixir qu'il avait à son tour lorgné sans pouvoir le tenir entre ses paumes trop avides. La nécromancienne, d'après les dires des citoyens, avait laissé déferler sa colère et arraché le cœur de celle lui faisant de l'ombre auprès de son bien aimé et ce dernier fut puni à son tour. Deux apprentis furent ainsi effacés du tableau, Aleister devint donc l'unique aux yeux de cette jeune femme qui ne tarda plus à s'entretenir avec lui, un soir de printemps dans le palais appartenant aux sorciers les plus sages, et enfin il obtint la reconnaissance qu'il attendait d'elle, du moins, les mots qu'elle prononça furent comme la réalisation de ses plus grands espoirs, il serait enfin celui qu'il désirait être, la puissance inonderait ses veines et ce jusqu'à la mort et avec elle il obtiendrait toutes richesses, quelles qu'elle fussent, capables de faire briller ses prunelles brunes. Cette maîtresse dès lors bien inutile disparut comme les deux autres protagonistes de l'histoire, il se fichait bien de ce qu'elle avait pu devenir, désormais il était tout aussi capable qu'elle à une chose prêt, lui ne faisait pas dans la floraison et les petits sorts stupides, c'était bien au delà sans pour autant tomber dans la magie noire... L'expression était un art que peu pouvait se vanter de maîtriser mais lui le pouvait, ainsi il fut certain que son enseignante ne s'était nullement moquée de lui en approfondissant ses dons, elle avait simplement vu en lui celui qui ne l'avait jamais trahis même s'il y avait maintes fois songé... Ce ne fut que lorsque cette jeune fille posa la main sur son bras, que la souffrance l'envahit au point de le clouer au sol de nombreuses minutes, les douleurs lui électrisant l'être, chaque muscles, tendons et organes abandonnés aux brûlures déchirantes, qu'il comprit ce que lui avait offert réellement son mentor...

Ses paupières se rouvrirent vivement, le feu crépitait encore dans l'âtre et il redressa le buste dans le sofa sur lequel il s'était assoupi une poignet de minutes. Le silence entourait le domaine, personne ne venait troubler cette plénitude pourtant lourde de souvenirs pesants pour le sorcier qui n'avait plus songé à ce jour depuis des années. Le teint blême, une main dévala ses traits tandis qu'il se relevait et saisissait la montre sur la poutre au dessus de la cheminée. Angeline allait quitter la morgue dans peu de temps et il devait la rejoindre. Livide comme il ne l'avait plus été depuis des siècles, Madera passa rapidement près de l'évier où il laissa couler l'eau, y invita ses paumes et les plaqua sur ses joues pour enfin respirer avec plus d'aisance afin de noyer ce songe dérangeant au plus profond de lui. Puissant il l'était, tenace aussi, cependant ses sombres pensées revenaient parfois affaiblir l'homme droit qu'il était devenu comme pour l'inciter à faire taire ses principes et ne penser qu'à une chose, ce monde que lui avait offert Qetsiyha duquel il était l'unique empereur. Jamais il n'avait revu cette femme, il la savait en vie et uniquement car jamais son âme ne traversa réellement les limbes, elle était quelque part, attendant comme un spectre tapis dans la pénombre que celui qu'elle désirait punir avale enfin ce fichu remède et s'offre à la mort.

Dean y songeait chaque jour, cette magicienne hantait son esprit sans qu'il n'en dévoile un mot à qui que ce fut, d'ailleurs personne ne savait, personne ne voyait les préoccupations qui traversaient son visage neutre et paisible comme aucun autre. Il brima ses pensées et reprit le court de sa longue existence afin de rejoindre l'hôpital où son unique et seul bien-être opérait. Rose était son souffle, un oxygène sous la surface de cet océan de sang dans lequel il baignait depuis trop de temps à son goût, elle était sa manière à lui d'imaginer sa vie plus ordinaire tout en restant magnifique.  Une saveur sans nom le ramenant à un rêve teinté de passion et d'amour véritable dont il ne pouvait pourtant profité qu'en partie... Lorsqu'il la vit, penchée sur le corps devant elle, le vieil homme invitant une friandise entre ses lèvres rouges, un sourire fendilla le coin de sa bouche. Jamais il n'avait connu telle jeune fille avant et après Angeline, elle était unique et sublime dans son authenticité et les mots de son mentor, qui lentement se tournait vers lui, sonnèrent délicatement aux tympans de Dean qui ne pouvait qu'approuver la véracité de cette métaphore délicieusement sucrée.

Je m’excuse je n’ai pas vu l’heure j’ai oublié de la libérer… File mon petit on se verra demain… tu as fais du très bon travail… S'excusa-t-il sous un sourire du sorcier qui ne lui en tenait nullement rigueur jusqu'à considérer l'étrange plaque métallique prisonnière des doigts de sa belle qui questionnait Cambell.[/color]Cette plaque semble t’intriguer… rien ne m'appartient ici, tout est à toi désormais… Rentre vite chez toi, avant que la lune soit pleine…[/color] Il crut y voir une rose en relief, comme une dentelle fine gravée dans un simple bout d'acier inoxydable.

Bonne soirée Docteur Cambell. Salua-t-il.

Lorsqu'elle s'approcha de lui, après s'être débarrassée de son équipement, Dean baisa ses lèvres sans laisser le doute maquiller ses traits, pourtant conscient que quelque chose intriguait Rose. Il la connaissait bien, qu'elle désire s'attarder sur une chose paraissant futile aux yeux de certains n'était sans doute pas anodin et il eut confirmation lorsqu'elle avança près de lui dans les couloirs.

Excuse moi je… Un homme traversa ce hall étroit et automatiquement il la tira doucement vers lui, un sourcil arqué quand à son regard étrangement interrogateur. Il va falloir que je te parle quand on sera rentré… y’a trop d’oreilles indiscrètes ici....Des gens sont en danger…

Dean la tira vivement dans un recoin éloigné des yeux inconnus et déposa l'index sur ses lèvres en un regard apaisant. Rose ne parlait jamais pour ne rien dire c'était important et le temps comptait, bien qu'ils en disposaient à foison, aussi laissa-t-il la magie opérer et rejoignit les abords du véhicule où il lui ouvrit la portière avant de prendre place après avoir tiré une brindille de sauge d'un des parterres près du Sirocco. Il tira son briquet de la boite à gant et brûla le végétal qu'il déposa dans le porte gobelet.

Je t'écoute... Quand elle fixa la fumée provenant du fagot, Dean démarra le véhicule et rejoignit la route. Tu peux parler librement aucune autres oreilles que les notre n'entendront une bride de tes mots... Confis toi Rose, si je peux t'aider je le ferai du mieux que je le pourrai.



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"From the other side"

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Angeline R. Aberline

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Mer 26 Fév - 21:06




"The war begins"
Edena

Tendue, Angeline rejoignit le côté passager de la voiture, le scrutant alors qu’il brulait un morceau de plante, qu’elle connaissait sous le nom de sauge. Elle n’était pas sure d’elle, mais tout portait à croire qu’il s’agissait bel et bien de ce que son père nommait son héritage. Plaque entre les doigts, les reliefs de la rose s’offrant à ses phalanges, elle poussa un petit soupir, avant de remonter son regard sur Aleister.

Je t'écoute... Tu peux parler librement aucune autres oreilles que les notre n'entendront une bride de tes mots... Confis toi Rose, si je peux t'aider je le ferai du mieux que je le pourrai.

- Duncan Abbot… il a tenté de me faire disparaitre car j’ai refusé d’être à la tête de l’héritage qu’il avait construit… Une organisation composée de vieux vampires, qu’ils nomment Rose Red… Rose, parce que c’est mon deuxième prénom…

Angeline n’avait jamais parlé de ce qui s’était véritablement passé dans cette maison où elle avait découvert le visage d’un père qu’elle aurait préféré ne jamais connaitre. Rose Red avait vu le jour quelques temps après sa transformation en vampire, enrôlant avec eux, nombreux vampires désireux de mettre au rang d’esclavage les humains. Tous pensant appartenir à la race supérieure, tous fervents de pouvoir et de liberté dans leurs agissements. Elle raconta, les nombreux tableaux sanguinaires qu’elle avait pu voir, les paroles tranchantes de Duncan, et ses véritables intentions envers elle, et la race qu’il nommait inférieur. Puis ce qui s’était passé dans le bureau, avant qu’il ne lui donne la mort pour l’emprisonner dans les limbes, elle n’omettait aucun détails, afin d’être aussi précise qu’elle le pouvait, et surtout dans l’optique d’avoir un avis extérieur au problème. Peut être ne voyait elle pas certaine chose, trop concernée, trop aveuglée par le mal que son père souhaitait faire à des êtres qu’elle ne voyait pas comme des esclaves, pour avoir été comme eux autrefois. Elle ne connaissait nullement leurs plans, et tous semblaient la croire soit morte, soit engagée dans leur cause déplorable. Rose ne savait pas ce que leur avait conté son père à son sujet, mais pour l’instant aucun danger n’était venu l’effleurer, de près ou de loin. Signe que pour l’instant les autres membres de l’organisation ignoraient les agissements que son père lui avait infligé, sans doute par protection, elle n’en avait aucune idée.

- La veille de mon examen, Jack a rapporté un corps afin que je m’entraine… Mort d’une crise cardiaque, pas de traces de crocs, rien de vampirique, mais il y avait cette plaque dans son index… j’ai pensé à une simple coïncidence… Mais en y regardant de plus près, je me suis souvenu qu’elle était à l’identique de leur emblème, comme celui qu’on a vu dans les couloirs avant de retrouver mon corps… C’est pas un hasard… Avec Gepeto j’ai trouvé exactement la même plaque sur un autre homme, mort dans les mêmes circonstances… Elle remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille, scrutant toujours ce morceau de fer Ils marquent leur victime, pour l’instant j’ignore pourquoi ces hommes, si ils savaient quelque chose, ou quel danger ils étaient pour eux… Mais ils sont à l’origine de leur décès… C’est le deuxième en moins de deux semaines, et sans doute qu’il y en a eut d’autres qui sont passés à la trappe.

Rose ferma les yeux un instant, se repassant inlassablement le film de sa mort en tête, afin de trouver un indice, quelque chose qui lui avait échappé pour la mettre sur la voie, mais rien… Elle ne trouvait absolument rien. Les peintures exprimaient toutes leur besoin de dominer la terre, leur volonté d’être les tenanciers, réduisant au rang d’esclave les humains afin de satisfaire leur besoin de sang et de violence. Le tableau la représentant lui revenait aussi en tête, on ne voyait clairement pas son visage, elle était de dos, une toge noir aux coutures rouges sanguines, leur emblème présent, les boucles noirs de ses cheveux retombant en cascade sur ses épaules, et une poupée de chiffon dans sa main. Elle fronça un instant des sourcils, comment savait il pour Wonda, la surveillait il depuis tout ce temps ?

- Ils mettent leurs plans en marche… Qu’est ce que je dois faire ? Demanda t-elle en le regardant Je peux pas rester les bras croisés, pendant qu’ils tuent des innocents et en même temps, qu’est ce que je peux faire à moi toute seule ? Je peux pas retourner là bas pour fouiner, ils vont véritablement me tuer, et j’ai certainement pas envie de jouer la comédie pour m’infiltrer chez eux, je suis une très mauvaise menteuse… Je sais même pas s’ils me croient morte, ou alors avec eux sans me voir…   Elle passa une main sur son visage Est-ce que je dois regarder ces gens mourir jusqu’à trouver leurs plans ? Et même si je les découvre, qu’est ce que moi toute seule je pourrais faire ? Je suis pas de taille, et pourtant c’est inhumain de fermer les yeux, je pourrais pas…

L’angoisse, la peur commençaient doucement à s’éprendre d’elle, comme une pointe de pression. Elle se sentait tiraillée, entre ce qu’elle devait et pouvait faire. Mais, Angeline n’était pas dupe, n’était pas kamikaze au point de se jeter dans la gueule du loup, elle savait que seule, jamais elle ne pourrait anéantir une telle organisation secrète depuis plus de trois cents ans. Et en même temps, elle ne voulait mettre en danger les gens qu’elle connaissait. Ils étaient peu nombreux, et tous avait une vie conjugale voir familiale qu’ils souhaitaient préserver. Lorsqu’ils arrivèrent enfin à la maison des bois, elle passa la porte en retirant son manteau, le tenant contre elle en le regardant.

- Ce vieil homme Gepeto… Tu crois que je devrais lui en parler dans le doute ? Peut être qu’il sait des choses…


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Aleister D. Madera

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MessageSujet: Re: The War begins (Aleister) Mer 26 Fév - 23:16



-The War Begins-


La route défilait sous les pneus et Dean écoutait attentivement ses mots, elle était préoccupée, c'était la première fois qu'il la dépeignait ainsi, du moins, dans cet état d'interrogation qui ne concernait visiblement pas qu'elle. "Des gens sont en danger" avait-elle dit, ça n'était pas anodin. Sa Rose avait éclos en obtenant son diplôme et en côtoyant le sorcier qui officiait à la morgue auprès d'elle, elle commençait à s'ouvrir aux gens et bien qu'elle passait énormément de temps auprès des morts, désormais la jeune femme devenait attentive aux maux qui pouvaient peser sur d'autres qu'elle, quand bien même ils furent d'espèces différentes. En un sens le sorcier appréciait cette nouvelle facette, bien qu'elle eut été présente depuis toujours en elle, elle n'avait pu se dévoiler que lorsque la belle fut totalement sûre d'elle mais, désormais, elle prenait conscience que rien ne venait sans contrepartie et il redoutait déjà celle qui semblait se dressait au dessus d'elle comme une épée de Damoclès prête à lui fendre le crâne au moindre faux pas. Rose Red, lorsqu'elle lui évoqua ce nom, puis ce logo, qu'ils avaient pu contempler dans les locaux durant leur passage dans les limbes, Dean passa la langue sur ses lèvres et l'invita à continuer en un regard.

Ils marquent leurs victimes, pour l’instant j’ignore pourquoi ces hommes, si ils savaient quelque chose, ou quel danger ils étaient pour eux… Mais ils sont à l’origine de leur décès… C’est le deuxième en moins de deux semaines, Voilà donc d'où provenait ce nombre incalculable de passages d'âmes, les souffrances et tout ce qu'il connaissait depuis plus de deux millénaires. Dean songea un moment, les derniers spectres ayant traversé son corps avaient vu leur cœur cesser de battre, ils n'étaient pourtant pas loups ni même nécromanciens... Des chasseurs donc... et sans doute qu’il y en a eu d’autres qui sont passés à la trappe.

Des chasseurs, Dit-il en capturant son regard tandis qu'il tournait le volant vers la gauche pour suivre la voie menant au domaine des bois. Il n'y en a eu plusieurs oui, je pourrai te délivrer le nombre exact une fois mes notes mensuelles devant les yeux...

Ils mettent leurs plans en marche… Qu’est ce que je dois faire ? Je peux pas rester les bras croisés, pendant qu’ils tuent des innocents et en même temps, qu’est ce que je peux faire à moi toute seule ? Je peux pas retourner là bas pour fouiner, ils vont véritablement me tuer, et j’ai certainement pas envie de jouer la comédie pour m’infiltrer chez eux, je suis une très mauvaise menteuse… Je sais même pas s’ils me croient morte, ou alors avec eux sans me voir… La voyant s'enliser dans les méandres de l'anxiété, Dean empoigna doucement les doigts qu'elle avait déposé contre son genou, il songeait tout en l'écoutant. Est-ce que je dois regarder ces gens mourir jusqu’à trouver leurs plans ? Et même si je les découvre, qu’est ce que moi toute seule je pourrais faire ? Je suis pas de taille, et pourtant c’est inhumain de fermer les yeux, je pourrais pas…


Tu n'es pas seule... ouvres les yeux, autour de toi il n'y a pas simplement que ton frère ou moi. Réfléchis Angeline, attentivement comme tu le fais toujours, ne précipite jamais les choses sans en avoir fait entièrement le tour. D'abord les contours, juge premièrement la silhouette de l'ombre avant d'en percer le secret pour la dissiper.... Dit-il sans trop s'avancer.

Dean laissa ce flot d'information baigner son esprit, premièrement des morts surnaturelles similaires, des passages d'âmes trop importants, trop nombreux... Pas de morsure, ni de coupure, lorsque ces victimes de même nature l'avaient traversé, il n'avait senti que cette étrange pression au niveau du cœur, c'était douloureux certes mais pas autant que certaines morts qu'il avait subi au cours des siècles. Angeline était sûre d'elle, des vampires étaient dans les murs de cette organisation mais autre chose intriguait le sorcier qu'il était et cet autre chose n'était rien d'autre que la magie... Il était fort probable que celui se faisant nommé "Père", concernant la jeune femme, eut usé de son fluide sombre pour ôter la vie de ces quelques personnes pouvant attenter aux jours d'une espèce dont sa fille était issue. C'était une hypothèse, tout comme d'autres plus simplistes pouvaient entrer en jeu, élixirs, poisons... Perdu dans son esprit sans jamais oublier de l'écouter, Dean garda cela pour lui, il n'en savait pas assez pour lui offrir de véritables certitudes et ne pouvait juger la chose que de son point de vue. En revanche, s'il voyait d'avantage de morts au fil du temps, ça ne serait plus du simple ressort de la jeune femme à son flanc et il devrait intervenir non plus pour le bien de celle-ci mais aussi pour préserver l'autre monde. Les actes de Rose Red pouvait faire pencher la balance et ce de façon irrémédiable, si se présentait l'avenir, l'univers tel qu'il était s'offrirait aux bras décharnés du néant.

Ce vieil homme Gepeto… Tu crois que je devrais lui en parler dans le doute ? Peut être qu’il sait des choses… Dean considéra sa question, rien de néfaste ne provenait de ce sorcier pourtant il ne le connaissait pas autant qu'elle.

Il n'est pas dangereux, cependant tu es la seule à connaître la réponse à ta question. Lorsqu'elle l'interrogea du regard, Dean parqua la voiture devant la demeure, tira le frein à main et se tourna vers elle pour loger une main sur le cœur de la belle. Fais confiance à tes ressentis mais soupèse avec ta tête, jamais l'un sans l'autre... c'est ce qui fait de nous des êtres censés et non pas des animaux. Madera remonta les doigts à son cou et baisa tendrement ses lèvres avant de rouvrir doucement les yeux. Mon cœur désire t'embrasser, mon instinct le dicte à ma tête qui me permet de le faire... Jamais l'un sans l'autre Rose, Il caressa ses lèvres du pouce et esquissa un sourire bienveillant. Sache que dans ma neutralité jamais je ne te laisserai t'enliser dans de mauvais choix, je te crois simplement capable de faire les bons...



Post color = darkgray|DC : Kyle Jefferson

Aleister Dean Madera
"From the other side"

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The War begins (Aleister)

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