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Dark village

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Rebekah Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Sam 16 Juil - 19:50

Dark Village




Danser était un moment d’échange, un instant où enveloppé par une bulle musicale, tout devenait plus simple et plus doux, si l’alchimie se déclenchait. Rebekah sentait cet art l’englober, l’ensorceler, qu’elle en oublia les convenances, les mœurs et la morale, qu’on lui dictait depuis son enfance, préférant savourer ces minutes de tendresse loin des regards inquisiteurs. Les bras de celui qu’elle aimait l’enveloppaient, ses pas la guidaient, son étreint l’attendrissait, comme lors de ses songes les plus secrets, sauf qu’ici tout était réel, plus parfait que ce qu’elle avait pu entrevoir quand ses paupières se fermaient et qu’elle espérait passer psychiquement ses nuits avec lui. Son parfum et sa chaleur l’étourdissaient, alors comme toutes jeunes femmes rêveuses, elle en imprima la moindre magie au fond de son cœur et de sa mémoire, au sein d’une boite qui n’appartenait qu’à elle, dont personne ne connaissait l’existence ni ne possédait la clé. Ce souvenir serait éternellement leur, signait peut être les prémices d’un bonheur qui ne serait complet que lorsque leurs existences s’uniraient en un seul foyer où ils seraient libres de s’aimer sans être jugé. Mikaelson aspirait à tant auprès de son ange, il avait foudroyé sa poitrine, électrisé ses prunelles, magnétisé son sang, et bien que des années les séparaient, la blondinette croyait en un avenir à ses côtés. Avec Alexander, elle n’était plus seulement une jeune fille convoitée, elle se sentait davantage femme, prête à s’affranchir de sa famille pour prendre son envole, sans crainte quant aux étapes nouvelles qu’elle rencontrerait. Tout était si naturelle, innée, gorgé d’amour, de romance et de passion, qu’aucune réticence, celle freinant parfois les jeunes femmes de sa condition, ne s’entichait de sa silhouette épousant sa stature, simplement parce que sa confiance était devenue sienne, à l’instant où ses sentiments s’étaient étoffés. Les paupières closes, dorlotée comme une précieuse princesse, les premières larmes de la voute vinrent humidifier les fibres de sa tenue, chassant progressivement puis définitivement, aux cris des cieux, les lucioles leur ayant fait honneur de leur splendeur. Presque aussitôt, sa main fut capturée par sa poigne, afin de quitter les lieux, tandis que ses doigts libres saisissaient les pans de sa robe pour éviter de trébucher, durant cette course effrénée où malgré la colère des dieux, un sourire et quelques rires légers, s’échappaient de ses lèvres. Une grange à l’abandon fut leur refuge, à l’intérieur, elle y entendit le bois trembler au grès du vent, la pluie s’écouler par les brèches, embrassant ensuite, les brins de pailles délaissés contre le sol, tandis que la pénombre officiait, entrecoupée par des majestueux éclairs qui fendillaient le ciel.

-J'espère qu'on ne va pas organiser une battue pour te retrouver, sans quoi ma négligence conduirait certains hommes à attraper le mal.

- Dans ces circonstances, ma famille me sait assez perspicace pour me mettre à l’abri. Le rassura t-elle. Ce n’était pas la première fois qu’elle affrontait une telle situation, qu’elle fut seule ou en compagnie de son jeune frère, Mikaelson n’avait jamais bravé le danger par soucis de fierté. Néanmoins, elle n’était pas dénuée de courage, en effet, les moins précédents, elle avait menacé son père en brandissant l’épée dont il s’était mainte fois servit lorsque la guerre épuisait la Norvège, afin qu’il cesse de corriger physiquement l’un de ses ainés. Ce jour là, la jeune femme n’avait pas faiblit malgré la peur qu’elle avait au ventre, en voyant ses yeux emplit d’une colère inqualifiable, et ce, jusqu’à ce qu’il cesse et s’éloigne de leur chaumière. Elle n’avait aucune idée des raisons qui poussaient le viking à se montre si strict auprès de Niklaus, d’autant plus que le reste de la fratrie, n’avait jamais subit une telle violence corporelle de sa part. Cependant, Mikael restait l’homme à l’origine de ses jours, alors, elle continuait à l’aimer et à le respecter, qu’importe les actes qu’il commettait et commettrait, il demeurait toujours le chef de leur famille.  Essoufflée, subitement tremblante par le climat opérant autour d’eux, ses paumes frictionnèrent ses bras pour tenter de se réchauffer, puis elle fut emportée par ses soins plus loin dans l’étable. Ne t’en fais pas… Souffla t-elle en un sourire alors qu’il englobait, soucieux, ses joues avant de retirer sa chemise, l’essorer et la déposer contre ses épaules. Merci…. Murmura t-elle en fermant les paupières au contact de son front contre son jumeau.

Ses lèvres frôlèrent les siennes en un soubresaut, puis, elles se scellèrent afin d’échanger quelques tendres baisers, qui au fil des secondes s’égrainant, se métamorphosèrent en une embrassade plus chaude et langoureuse. Son cœur battit plus vite, quand ses paumes cueillir sa nuque, qu’elle sentit sa douceur et sa chaleur s’insuffler à elle, tandis qu’elle s’accrochait chastement à ses épaules. Un soupir fila ce seuil étreint, puis un second, lorsque ses embrassades maquillèrent sa peau réceptive qui désormais n’endurait plus la morsure du givre. Quelque chose se réveillait en elle, quelque chose d’inconnu et d’inédit, pourtant, ce mystère ne la fit trembler d’équivoque, pas même en sentant cette caresse offerte à la rondeur de ses seins, mais frissonner comme si le duvet de son derme crépitait en se réchauffant aux flammes de chandelles, n’étant autre que ses doigts courant contre elle. Sa gorge s’asséchait sous les souffles courts qui la happaient, se tendait aux baisers lui faisant grâce, pulsait au velours de ses roses, tandis que sa poitrine se soulevait, une fois libérée du lacet la faisant prisonnière. Fascinée par les émotions que s’éprenaient d’elle, la jeune femme le laissa officier, de façon à ce qu’elle démasque et savoure pleinement, les moindres sensations dont il était l’auteur, celles hypnotisant sa silhouette, qui soulevée par sa force, rejoignait le piédestal qu’il lui forgeait. Cette proximité nouvelle, était d’un naturel si criant, qu’elle ne l’effraya pas le moins du monde. Au contraire, comme si sa fée marraine avait enfin soufflé sa poudre magique sur ses traits, afin de la doter d’ailes, Rebekah s’osa à quelques effleurements et regards contre lui. Ses frôlements d’abord volubiles, se transformèrent en tendres caresses, subjuguée par sa beauté, elle se plu à découvrir les lignes de son buste, la douceur de son derme, la fièvre qui en émanait, puis au fil des secondes où elle gagna progressivement en assurance tout en conservant son innocence, à dénuder ce qu’elle convoitait avec désir, sans l’avoir jusqu’à lors préméditer, tel un appel ou une réponse, qu’elle lui transmettait. Ses prunelles se liquéfièrent aux lagons étant siens, ses cils papillonnèrent au rebroussement de ses pans, lui accordant l’accès à cette cage d’or renfermant sa virginité, qu’il atteignait à l’en faire fondre comme neige au soleil. Sciemment consciente de ses actes, desquels pouvaient découlés de terribles répercutions, si autrui en avait vent, tel que la honte ou le bannissement de ses proches, bien qu’elle n’imaginait pas un seul instant ses frères capables de lui tourner le dos, pour avoir souhaité consommer l’effervescence des sentiments qu’elle éprouvait à l’égard d’Alexander, elle le laissa gagner la place qui était sienne entre ses jambes légèrement tremblantes. Rassurée par son regard, certaine qu’il ne lui ferait jamais défaut après ça, tant elle avait foi et confiance en son ange, elle capitula aux louanges de ses roses tandis qu’il s’octroyait sa pureté, à l’en faire déglutir et presser fébrilement sa peau. Elle les avait souvent écouté ces jeunes mariées s’épancher leurs toutes premières nuits, d’elles n’en ressortaient que les termes, devoir, déchirement, sang, supplice, larme, tant de mots inquiétants, angoissants, menaçants et repoussants pour une petite fille, cependant, cette douleur qu’elles évoquaient avec dégout et crainte, n’était surement pas endurée au grès d’amour et de sentiments puissants, car à ses yeux face à ses ressentis, elle n’était autre qu’enchanteresse. Bientôt ses maux légèrement souffrants, s’estompèrent, ne furent plus que plaisance, fièvre d’un échange qu’elle désirait attiser, à l’en faire apposer sa paume aux creux de ses reins, afin qu’il revienne à elle, pour elle, pour eux, tandis qu’elle succombait aux délices de ses vas et vient, révélant la femme qui sommeillait en elle, et que ses doigts sertissaient d’un bijou précieux.

-Je t'aime. Son cœur explosa dans sa poitrine, celle-ci se soulevait sous les souffles, soupirs et premiers gémissements timides s’évaporant de ses lèvres, alors qu’elle ramenait son front au sien, en englobant ses joues et en noyant son regard à l’azur de ses iris.

- Je t’aime plus qu’hier mais bien moins que demain mon ange…. Chuchota t-elle en un sourire doux.

Il était si merveilleux aux creux de ses bras, que ses phalanges filèrent au sein de sa chevelure, pour savourer la soie de ses mèches glisser entre ses jointures, mais également, l’honorer de caresses, dont elle espérait qu’il se suffirait à tout jamais, et qui dégringolèrent les muscles de son dos, afin de les sentir rouler sous ses plumes. Lentement, au grès des pulsations étourdissantes en son sein, elle l’emprisonna aux creux de ses jambes, amoindrissant l’espace entre leurs deux corps. Sa poitrine écrasée contre la sienne, ses lèvres amadouèrent, charmèrent, puis, choyèrent, sans plus d’hésitation, ses somptueux pétales tandis que ses paumes courraient sur lui, recueillant les larmes et l’huile, qu’il pleurait et dont ses roses vinrent s’abreuver à sa gorge. Elle sentait son cœur battre de sentiments sous sa pulpe, la chaleur de leur étreinte affluer au sein de cette veine qu’elle humidifiait de baisers langoureux, sa respiration balayer ses boucles et embrasser son épiderme, que tout s’insinua en elle, formant une boule qui se logea en son bas ventre. Envieuse, en pleine ivresse charnelle, les hanches de Rebekah se défirent des dernières lianes qui les retenaient, afin qu’elles s’embrasent à la rencontre des siennes. L’instant était étincelant de magie, émotionnellement puissant, intensément envoutant, sensationnellement captivant, qu’elle n’aurait pu rêver mieux pour devenir une femme, tant tout était parfait, au delà de ses secrètes espérances, plus particulièrement, l’homme la graciant de sa présence et la glorifiant de son amour. Sa gestuelle, ses caresses, ses baisers, étaient emplit de sensualité, Alexander dégorgeait de charme, de charisme, de virilité, de bestialité, qu’il parvenait à la magnétiser, la séduire, à l’en faire succomber, perdre la tête aux arômes de son parfum plus acéré que d’ordinaire, et dont elle respirait la fragrance. Il creusait des reins, exacerbant ses sens, lui transmettant sa passion et sa fougue, celles-ci se retranscrivant au sein des ondulations qu’elle lui rendait avec naturelle. Fowler la marquait au fer rouge de son empreinte, signant là, sans force ni violence, l’emprise qu’il avait sur elle, dont elle ne souhaitait plus se défaire. Il s’accaparait son plaisir, ses souffles, ses gémissements, les battements de son cœur, jusqu’à ses soubresauts, tremblements et crispations, qui égrainèrent sa silhouette de frissons, dès que cette boule éclata pour irradier, inonder son corps d’une plaisance jamais ressentit jusqu’à lors, tandis qu’elle lui dérobait la sienne sans retenue en capturant ses lèvres et en le serrant contre elle. La respiration saccadée, ses courbes encore chaudes et frémissantes, émue par ces nouvelles sensations, ayant dévoré son être, qu’un rose saupoudra légèrement ses joues, ses prunelles s’entichèrent des siennes, comme pour immortaliser ce moment à tout jamais. Au dehors, la colère du ciel s’était stoppée, cependant, elle profita des derniers instants auprès de lui, des ultimes baisers, caresses et tendresses qu’ils s’offraient, en recouvrant leurs silhouettes des tissus précédemment quittés. Quelques minutes s’écoulèrent, et alors qu’ils se résignaient, pour sa part à contre cœur, à abandonner le hameau ayant accueillit les pleurs de leur amour, la porte de ce dernier s’ouvrit subitement. Le regard rivé en direction des ombres, elle plissa doucement des paupières quand la lampe à huile illumina sommairement les lieux, puis, découvrit les minois d’Elijah et Harley.

- Tu vois j’avais raison ! S’exclama t-elle rieuse en frappant du dos de sa main l’abdomen de son ventre. Je lui ai dis que t’étais probablement tombé sur Rebekah en voulant te mettre à l’abri, et que tu avais du la prendre sous ton aile. Mais il ne me croit jamais… C'est pour cette raison que je préfère Kol ! Plaisanta t-elle avant de retirer la peau qui recouvrait ses épaules pour la déposer contre les siennes. Tu me la rendra demain je ne voudrais pas que tu attrapes froid. Lui sourit elle tandis que Mikaelson arquait d’un sourcil, et se voyait rapidement rassurée. Je n’ai jamais froid Rebekah. La remerciant elle s’approcha de son ainé.

- Tu t’inquiétais ? Interrogea t-elle en un brun de malice n’en étant pas réellement.

- Au départ non, je me doutais bien que tu étais à l’abri quelque part… Sauf qu’en allant se coucher Hendrick a indiqué à Kol t’avoir vu partir en direction de la clairière. Chose qu’il s’est empressé de me rapporter…. Là bas les pierres sont branlantes, vu l’orage, un accident peut très vite arriver. Harley a tenu à m’accompagner. Souffla t-il en un sourire. Lentement, le quatuor se mit en route pour rejoindre le village, et lorsque leurs chemins furent contraints de se séparer, ils s’arrêtèrent brièvement pour se saluer. Merci Alexander d’avoir veillé sur elle… je te revaudrai ça mon ami.

- Bonne nuit…. Murmura t-elle en un sourire, avant d’adresser discrètement, un dernier regard à l’amour de sa vie.


© Truth.
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Alexander Fowler

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MessageSujet: Re: Dark village Sam 16 Juil - 21:15


Dark Village
Ft Harley, Kol & Elijah

-Je t’aime plus qu’hier mais bien moins que demain mon ange…. Cet aveu, en réponse au sien, fit éclore une nué de frissons en son cœur.

Dès lors, l'organe prisonnier de sa poitrine battit plus fort, plus hardiment, invitant les veines de son corps à s'emplir de sang, ses muscles à s'enduire de la même substance dans le but de la combler à hauteur de ce qu'elle mériterait toujours à son regard. Là, tandis que ses doigts voguaient contre lui, imprimaient leur marque chaude et inoubliable contre son épiderme offert en pâture aux sensations les plus délectables, Alexander revint emplir l'espace déjà restreint entre leurs silhouettes humectées par le fluide du plaisir amoureux. Son torse nu et huilé embrassa sa poitrine, cette dernière se heurtait, comme des vagues aux rochers, à son cœur plus amoureux qu'il ne l'avait jamais été avant elle. Ses bras l'enveloppèrent comme un écrin préserve un joyau précieux, puis ses phalanges s'entichèrent de quelques boucles, enlisées au rebond des courbes de son buste perlé d'envie. Chaque soupir accompagnait les baisers de leurs bassins, donnait de sens à ce qu'ils n'avaient pourtant droit de se tendre, l'un à l'autre, sans avoir juré face aux dieux qu'ils unissaient leurs vies jusqu'à la mort. Était-ce l'interdit qui exaltait les sens en émoi du jeune chasseur ? Il était certain que non, même en plein droit, sans jouer avec le feu, même officiellement lié à elle, à sa merveille, cet échange serait aussi beau, gorgé de sens et de valeurs, qu'il l'était déjà présentement. Leurs lèvres se joignaient, s'échangeaient les murmures de leur union divin, créant plus de choses encore que s'ils n'avaient possédé qu'une unique partie de leur partenaire. Rebekah était délicieuse, aussi sucrée que le devenait son parfum, douce comme la soie de sa robe, qui frôlait encore le flanc de ses pouces ancrés à la nudité de ses hanches, femme comme en témoignaient ses courbes enchanteresses qu'il sentait s'éprendre des siennes au point de faire culminer son plaisir.

Pas un instant il ne se montra plus dur ou moins doux, ses gestes demeuraient un mélange qui n'appartiendrait qu'à elle et ce jusqu'à ce que l'éternité n'existe plus car oui, même quand la mort viendrait souffler la flamme animée entre eux, jamais Alexander ne cesserait de l'aimer. Ses hanches ondulaient à lui en faire perdre doucement le fil du temps, la raison et tout ce qui faisait de lui l'homme droit qu'il avait toujours été. Ici, alors qu'il retenait sa taille, la rapprochant de lui afin de l'étreindre avec un amour qu'il espérait être unique et sans égale, il la sentait faiblir de la plus exquise des façons, l'emportant par la même occasion dans cette déferlante émotionnelle. Lentement, ses lèvres abandonnèrent les siennes pour mieux combler le dessous de son lobe, à cette veine qu'il sentait pulser comme il ne pouvait sentir battre son cœur prisonnier d'un coffre bien trop fort, ses soupirs devinrent plus rauques, plus soutenus, ses reins se creusèrent encore et ce jusqu'à ressentir cette tension, magnifiquement réciproque, les étirer de pieds en cape afin de les suspendre au grès de nuages qui n'étaient présents que dans leur bulle, invisibles à d'autres regards qu'aux leurs, intouchables par d'autres corps que les leurs qui terminèrent par rejoindre cette cotonnade spirituelle et apaisante. Alexander lui céda ses pétales, lui promettant silencieusement de lui appartenir dans son entièreté, n'ayant plus de mot, ni de voix, afin de signer pleinement ce qui n'avait guère besoin d'explication pour perdurer dans leurs mémoires et cœurs. Ce fut ainsi que les dernières averses passèrent tout comme les aiguilles d'une horloge, qu'il ne possédait guère ici bas, tournèrent, simplement au fil de caresses, à l'humidité agréable de baisers qu'ils profitaient en sachant que bientôt, et ce même si ce n'était pas vraiment ce qu'il désirait, il serait bien malgré lui forcé de la quitter. Un instant qui s'annonça bien plus vite qu'il ne l'aurait cru lorsque, après l'avoir aidé à se revêtir tout comme elle l'avait fait pour lui, la porte de la grange s'ouvrit pour faire pénétrer une lueur bien trop vive dans la pénombre de leur donjon. Le bras en visière afin de s’accommoder à cette lumière subite, son cœur pulsa subitement plus fort mais se tempéra à peine eut-il remit le minois de sa sœur et du frère de celle devant qui il se trouvait simplement pour la préserver encore.

-Harley..... Elijah. Murmura-t-il, rassuré qu'il ne s'agisse que d'eux et non de personnages étranges ayant jugé bon de passer la nuit à l'abri d'une météo désastreuse.

-Tu vois j’avais raison ! Cette assurance, la joie de vivre dans la voix de sa sœur, l'invita à rire doucement mais à ravaler tout aussi vite cette esclaffe lorsque sa main vint heurter son abdomen. Je lui ai dis que t’étais probablement tombé sur Rebekah en voulant te mettre à l’abri, et que tu avais du la prendre sous ton aile. Mais il ne me croit jamais… C'est pour cette raison que je préfère Kol !

Il valait mieux rester naturel, même si l'odorat de sa sœur, décuplé depuis que la malédiction s'était entichée de son organisme, lui soufflerait sans doute le rapprochement auquel ils s'étaient adonné. Mentir n'était pas ce qu'il préférait cependant, il en avait l'habitude pour préserver les personnes chers à son cœur, comme sa sœur qu'il couvrait les jours de pleine lune, et ici son aimée qu'il ne désirait voir bafouée par sa fratrie ou d'autres âmes peu scrupuleuses. Pour donner le change, il offrit un regard à Elijah tandis que Flower offrait sa cape à la douce blonde près de lui.

-Je serai bien rentré au village mais la tempète se préparait, j'ai croisé ta sœur sur mon chemin, je n'allais pas l'abandonner à son sort. Déclara-t-il en déposant une œillade sur la jeune fille pour laquelle son cœur battait.

-Tu t’inquiétais ? Reprit-elle.

-Au départ non, je me doutais bien que tu étais à l’abri quelque part… Sauf qu’en allant se coucher Hendrick a indiqué à Kol t’avoir vu partir en direction de la clairière. Chose qu’il s’est empressé de me rapporter…. Là bas les pierres sont branlantes, vu l’orage, un accident peut très vite arriver. Harley a tenu à m’accompagner. Prêt à quitter ce nid qui resterait à jamais graver dans sa mémoire, tout comme ce qui venait de s'y passer, Alexander laissa Elijah prendre la tête du cortège tandis que son ami le fermait en compagnie de sa sœur. Le temps ne leur avait pas manqué, pour une fois, l'existence avait été bien plus clémente au point de lui offrir ce qui ne quitterait plus jamais ses souvenirs. Bientôt, ils rejoignirent les abords de la demeure où vivaient les Mikaelson. Merci Alexander d’avoir veillé sur elle… je te revaudrai ça mon ami.

-Tu l'aurais sans doute fait, du moins.... Non, tu aurais agi de la même manière, il n'y a rien à redevoir Elijah. Lui assura-t-il, préférant rester évasif, en déposant une main contre son épaule.

La bonne nuit souhaitée, il tourna brièvement les prunelles sur celle dont il rêverait sans doute, désormais, l'attente serait plus longue jusqu'à lui offrir la vie qu'elle méritait en tant que femme, mais il se plierait à ce qu'il avait toujours désiré pour elle. Ce n'était que peu cher payer pour ce qu'il venait de vivre auprès d'elle, peu cher payer pour entendre chaque jour sa voix délicieuse comme elle l'était encore ici en ce « Bonne nuit » qu'elle lui souffla à lui en arracher un coup de cœur plus intense qu'il ne l'aurait été la veille. 
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Alexander Fowller
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Elijah Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Mar 19 Juil - 1:20

   

-Dark Village-



-Je construirai une cabane pour elle, elle sera en sécurité là bas. Un rictus quitta sa gorge tandis qu’il serrait délicatement la nuque de son jeune frère. Kol appréciait cette petite fille, Abigail était son amie, ensemble une certaine alchimie se créait, peut être deviendrait-elle un jour son épouse, enfin, si le père de cette dernière passait l’arme à gauche, car vu les événements précédents, Elijah doutait grandement qu’il lui accorde sa paume de son vivant. Seul l’avenir le lui dirait, cependant, il tenait à l’aider à préserver cette complicité si chère à son cœur. Mais je n'ai pas d'outil, mère dit que c'est trop dangereux pour mon âge, je pourrais bien faire attention et utiliser....

- Mettre mère au courant n’est en rien une obligation. Murmura t-il. Ceci pourrait être notre confidence, du moins, si tu acceptes que je te prêtes main forte. Chuchota t-il en un sourire entendu.

-Merci Elijah.

- Tu me remercieras si le toit ne vous tombe pas sur la tête. Plaisanta t-il en arrivant près de leur chaumière.


Cette cabane dont ils avaient parlé quelques années plus tôt, le jeune homme et son frère l’avaient battit dans le plus grand des silences. Cette construction leur avait prit du temps, et à juste titre, dissimuler puis transporter du matériel, sans alerter quiconque, n’avait pas été une mince affaire, cependant, après des semaines de dure labeur, celles-ci gorgées de rires et sourires, ils étaient parvenus à lui donner vie. Les Mikaelson avaient prit soin de la camoufler au mieux des regards extérieurs, afin qu’elle n’attire pas l'attention, au grès de branchages et fougères, qu’ils s’activaient à entretenir des intempéries pouvant les souffler. Depuis que le duo avait son refuge, de nombreux mois s’étaient écoulés, or Elijah scrutait toujours ce fort avec une multitude de souvenirs en tête. Même s’il n’avait promit verbalement cette réussite à Kol, au plus profond de lui, le jeune homme s’était fait la promesse de lui offrir, ce qu’il aurait aimé obtenir si les rôles avaient été inversé. Alors, bien que de nature modeste et humble, une certaine fierté mais surtout un pur bonheur le léchaient, quant à celui que ressentait son cadet. Beaucoup de grands frères auraient réagit puis officié tel qu’il l’avait fait, nombreux mais pas tous, il n’y avait qu’à regarder les différentes fratries au sein de leur village, pour comprendre qu’elles n’étaient pas toutes égales et animées par le même amour que la leur. Malheureusement, malgré ces sentiments puissants, Mikaelson s’interrogeait quant à l’avenir relationnel qu’il avait avec Niklaus, car une jeune femme était entrée dans leurs cœurs, au point de se quereller. Certes à ce jour, cette mésentente n’était que taquineries gentillettes, mais que subviendrait il de leur complicité lorsque Tatiana ferait son choix ? L’un d’eux aurait sans doute la poitrine déchirée, pourtant, si elle venait à jeter son dévolu sur son frère, en homme fidèle quant aux valeurs qu’on lui avait inculqué depuis son enfance, il respecterait sa décision, se réjouirait pour le couple qu’ils formeraient, et ne serait pas le dernier à leur prêter main forte en cas d’union. A ses yeux, les liens du sang étaient éternels, capables d’affronter tous les dangers et toutes les situations se présentant, leurs puissances étaient telles, qu’il lui était impensable d’être en froid avec un membre partageant ses gênes, quitte à lui accorder inlassablement son pardon s’il venait à lui causer du tord.

Peu avant la tombée de la nuit, à quelques heures du chant des loups, la jeune Petrova avait mit un terme à son infatigable attente, à son interminable supplice, en lui offrant, à l’abri des regards indiscrets, son tout premier baiser. C’était lui qu’elle souhaitait, avec lui qu’elle désirait partager ses jours futurs, auprès de lui qu’elle aspirait à se marier, à ses côtés qu’elle escomptait fonder une nouvelle famille, sans que cette fois, on ne lui arrache sa progéniture pour mieux la bannir des terres maternelles où elle avait vu le jour. Mikaelson se sentait honoré, soulagé par la réciprocité de ses sentiments, car il avait eut un véritable coup de foudre pour cette brunette, cependant, il n’en oubliait pas les maux qui bientôt anéantiraient les espoirs de son frère. Il ne cacherait en rien la vérité à Niklaus, d’ailleurs, il ne souhaitait dissimuler la naissance de leur couple à personne, et c’est l’esprit envahit de questions, quant à savoir comment lui annoncer leur amour, qu’il s’endormit en faisant fie des créatures arpentant les environs.

Des hurlements accompagnés de sanglots retentir à l’en tirer brutalement de son sommeil. Immédiatement, en capturant le regard apeuré de Rebekah, celui inquiet de Finn, les expressions surprises de Kol, il constata l’absence de deux de ses frères au sein de leurs couches, et empoigna aussi rapidement qu’il le pu, des frusque afin de s’en vêtir. Quelque chose s’était produit durant la nuit, sans mal il imagina un membre de son village blessé par les loups, cependant, ce n’est qu’en rejoignant l’extérieur qu’il découvrit avec une extrême douleur les traits ensanglantés de leur benjamin, que Niklaus tenait aux creux de ses bras en pleurant. Choqué, il se statufia près d’eux, vit le corps gracile de sa sœur être retenu par les paumes de son ainé, tandis qu’il déposait, tremblant, les siennes contre les épaules de son cadet. La trachée nouée, les prunelles humides de larmes, dont une roula discrètement contre sa joue, ces dernières se tournèrent subitement sur la stature de leur père qui explosait de rage à l’encontre de leur frère.

- Qu’as-tu fais !!!!!!! Hurla t-il les poings serrés à en craquer, que leur mère s’activa d’emprisonner avec douceur, à s’en voir repousser par son époux. Quelques bafouillements quittèrent les lèvres de Klaus, leur apportant les circonstances du décès d’Hendrick. Malgré toutes les mises en gardes qu’ils avaient reçus depuis leurs naissances, ils avaient bravé l’interdit, car ils désiraient voir les loups en pleine métamorphose, malheureusement, les événements ne s’étaient pas déroulés comme ils l’espéraient, et l’une des bêtes avait attaqué leur petit frère. Comment as-tu pu être aussi stupide !!!!!!!!!!!!!!! Feula t-il hors de lui, prêt à en découdre, au point que quelques hommes, conscients de sa haine et de la violence dont il s’apprêtait à faire preuve, face au nouveau deuil qu’il affrontait, tentèrent de s’interposer, sans jamais avoir osé le faire auparavant. Cependant la hargne de Mikael, le regard glacial qu’il leur porta, les força à se raviser par craintes des retombées. Seule Esther, après l’avoir imploré afin de respecter la dépouille de leur enfant, parvint à lui faire entendre raison. Tu as tué ton petit frère alors que ton rôle était de le protéger ! Tu vivras avec ça sur la conscience jusqu’à la fin de tes jours ! Hendrick avait confiance en toi, et tu l’as trahi ! Tu n’as rien d’un homme ! Tu n'es qu'une crevure ! Lui cracha t-il au visage en le pointant du doigt, tel le coupable qu’il était malgré lui, avant d’emporter le corps sans vie de celui qui rejoindrait la terre l’ayant vu naitre. Statufié devant l’intégralité du village, Elijah trouva un soupçon de force et de réconfort, au travers d’iris amicales et fraternels appartenant à Alexander, puis prit son courage à deux mains pour devenir avec Finn les piliers aidant à surmonter ce drame aux plus jeunes.

- Nous devrions rentrer auprès de nos parents…. Souffla t-il la trachée nouée en choyant tendrement les épaules de Kol. Va avec Finn et Rebekah s’il te plait. L’incita t-il pour enfin le libérer et le confier à son ainé. Les yeux rivés sur Niklaus, littéralement ébranlé, accablé autant par les remords, la culpabilité, les jugements chuchotés par les autres, mais également les mots de leur père, il s’approcha de lui afin de lui tendre sa paume, et l’aider à se redresser. Ma famille vous serait infiniment reconnaissante de bien vouloir respecter son chagrin en ces jours de deuil, et de lui éviter le poids de commérages indécents. Indiqua t-il en emportant son frère à l’intérieur.

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-Elijah Mikaelson-

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Kol Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Mar 19 Juil - 10:30


   
Dark village
ft Harley Elijah Alexander & Rebekah

Cette cabane avait vu le jour, grâce à l'aide précieuse de son aîné ayant dissimulé au mieux leur secret, mais malgré le bonheur qu'était de savoir celle qu'il aimait à l'abri quelques heures durant le jour, désormais Kol ne se réjouissait plus autant qu'il pouvait le faire autrefois lorsque sa famille était encore au complet, lorsqu'elle n'avait encore versé de larmes en perdant un des leurs, lorsque leur père n'avait eu à vouer de haine à l'égard d'un frère dont l'imprudence avait conduit au décès du plus jeune de leur clan. Il se souvenait parfaitement de la rage de Mikael, des pleurs de leur mère, des cris de tristesse de sa sœur, des yeux brillants de Finn, des traits blêmes d'Elijah ainsi que de ses mains fraîches déposées contre ses épaules tandis que l'incompréhension, et une mélancolie sans pareil, officiait au creux de sa poitrine. Tous les regards du village étaient vides et appuyés sur leur fratrie, sur Niklaus dont les yeux rougis de regret ne retiraient pas le sang qu'il avait sur les mains, ni n’effaçaient la mort du benjamin qu'il tenait contre lui. Mikaelson se remémorait cet instant comme s'il datait des minutes précédentes, simplement car, quelques jours avant le drame, il avait enfin osé quitter la demeure familiale dans le but de choisir un endroit où, sans doute, verrait-il enfin les créatures de la lune... Ce soir là, il avait croisé Harley sans douter d'elle, imaginant, tout comme souvent Alexander le leur soufflait, qu'elle était partie cueillir les fruits qu'on ne trouvait guère dans les environs du village et, fort heureusement pour lui, la jeune femme lui avait interdit de la suivre. Obéissant, n'espérant nullement la contrarier ou se voir ôter l'amitié inestimable qu'il partageait avec elle, le jeune sorcier avait pris ses conseils à la lettre puis regagné sa couche. Alors, lorsqu'il avait fait face à la mort de son plus jeune frère, les jours suivants, la première pensée qui lui était venue était celle-ci : sans doute aurait-il été dévoré par ces étranges créatures, comme Hendrick, si la jolie Fowler n'avait été présente pour le dissuader d'une idée somme toute stupide. Ce fut stupide oui, il en avait eu conscience en déposant les prunelles sur le corps ensanglanté de son petit frère, les larmes avaient peiné à percer ses cils car avant tout il avait imaginé sa famille pleurer deux enfants et non un seul puis, quand son père avait laissé déferlé une haine incommensurable sur Niklaus, les premiers sanglots avaient entravé sa trachée jusqu'à s'écouler contre ses joues et ce durant de nombreux jours.

Il faisait quasiment nuit ce jour là, Kol n'avait pas passé beaucoup de temps auprès des siens, préférant se murer dans un silence visant au recueil d'un des leurs, même Abigail n'était parvenue à lui arracher les sourires qu'elle gagnait souvent auprès de lui, c'était comme si quelque chose, une partie de lui, s'était éteinte et ne renaîtrait sans doute jamais. Là haut, perché sur l'une des branches de l'arbre qui abritait le donjon que son frère l'avait aidé à bâtir pour la blondinette, le jeune homme observait cette lune en croissant, mystérieuse et meurtrière, en espérant que lorsqu'elle redeviendrait pleine, aucun membre de sa famille n'y succomberait. Son prénom retentit alors entre les arbres à l'en faire baisser les yeux sur le sentier en contrebas, Elijah et Finn le cherchaient et, bientôt, il se laissa tomber sur la terre caillouteuse, désormais plus enclin à faire preuve d'obéissance avec leur père qu'il avait vu extérioriser une fureur telle qu'il espérait ne jamais en être à l'origine.

-Mère et père te cherchent, le dîner est prêt Kol. Kol lui offrit un simple regard et le bouscula de l'épaule en un unique sourire à l'attention de son frère bien aimé, reprenant le chemin de la chaumière sans imaginer que, dans quelques heures, le destin de leur fratrie serait scellé. Ce fut peut-être la première fois qu'il eu droit à boire du vin, tout comme sa jeune sœur, sans doute car leurs parents désiraient rendre hommage à leur frère disparu mais, en réalité, une toute autre chose habitaient Esther et Mikael, une chose dont il ne prit conscience que lorsque son père lui ôta la vie en une épée plantée dans le cœur. Ce fut la chemise ensanglantée que le cadet reprit conscience, étrangement brumeux, comme manquant de force alors qu'il en avait eu assez pour survivre à pareil geste paternel. A son flanc, Finn tentait de se redresser, les mains ancrées au sol, recrachant quelques brides du vin consommé plus tôt, en remarquant aussitôt le sang qui maquillait l'endroit où battait son cœur. Est-ce un cauchemar ? Interrogea-t-il. Elijah ! Reprit-il, comme pour le tirer de sa léthargie, en contemplant subitement l'hémoglobine qui tâchait la chemise de ses deux frères. Comme prit de panique, imaginant son aîné ne pas revenir de ce qu'il imaginait encore être un simple songe, Kol tenta d'utiliser ce que sa mère lui avait légué à la naissance mais pourtant rien n'y fit, il fut incapable d'user de sa magie comme si cette dernière avait quitté son corps pour ne jamais y réapparaître.

-Je ne peux rien faire, je ne peux pas le sauver ! S'enquit-il, les mains tremblantes, en s'approchant d'Elijah qui revenait pourtant à lui. Je n'ai plus de pouvoir, ils ne sont plus là !

-Qu'aurais-tu fais Kol, la magie n'est jamais d'aucune utilité face à ça, sans quoi pourquoi n'as tu pas aidé Henrick ? Son regard devint plus sombre, s'ancrant à celui de l'aîné de la famille comme pour lui intimer de se taire au plus vite, cependant, Elijah mit fin à ce début de querelle en évoquant les autres membres de leur famille, ici absents. Rebekah était avec Niklaus, il faut qu'on les rejoigne. Décréta-t-il, se redressant sur ses jambes, pour mieux se figer lorsque la porte s'ouvrit sur la silhouette de leur mère accompagné d'une jeune femme.

-Vous devez vous nourrir pour achever le sortilège. Souffla-t-elle en approchant ses enfants. Kol ne comprenait rien, quel sortilège ? Quelle magie puisque visiblement la sienne l'avait abandonné ? Ces deux frères furent les seuls à offrir de leurs voix pour mieux comprendre. C'était bien un sort, un sort visant à les protéger des loups, un sort leur offrant là la puissance, la résistance et l'immortalité. C'était insensé, plus encore que leur père ait eu à leur ôter la vie pour mieux qu'ils reviennent changés, qu'ils dussent ingérer du sang de cette jeune fille afin de sceller à tout jamais le sortilège que venait de leur jeter leur mère. Je vous en conjure mes enfants, buvez vous serez à l'abri, en sécurité, jamais rien ne vous arrivera, je vous le promet....

Chacun d'eux suivit alors les suppliques de la sorcière et tout ce qu'elle leur avait promis combla leur veine. Le sang, que Kol imaginait incomestible lui parut aussi délicieux que les mets les plus raffinés de la terre, aussi alléchant qu'un sucre trempé dans l'eau de vie, aussi nécessaire que l'était l'eau pour ne pas mourir.... Mais il y avait des prix à payer pour devenir immortel, des prix qu'il devrait payer, comme chacun de ses proches, dans les jours à venir....
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Elijah Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Dim 24 Juil - 16:50

   

-Dark Village-



Une mauvaise intuition s’était logée au creux de son cœur depuis qu’il avait surprit en pleine nuit Esther entrain d’échangé une conversation houleuse auprès d’une vieille amie. Le jeune homme n’avait entendu un mot de leur discussion, mais il se souvenait parfaitement des traits suppliants de sa mère, de ses paumes implorantes agrippées aux frusques d’Ayana qui la repoussait sèchement en une attitude qui ne lui ressemblait pas, comme si cette dernière était contrariée. Jusque là, Elijah avait tenté de ne pas s’inquiété, préférant y voir une simple querelle amicale, cependant, les messes basses des derniers jours entres ses parents, n’avaient fait qu’attiser cette sensation en sa poitrine. Au plus profond de lui, sans qu’il n’en ait pipé mot à ses frères et sœurs afin de ne pas les affoler, il avait l’impression que quelque chose de malsain se tramait. Toutefois, en jeune homme optimiste ayant foi en ce couple, il avait mit tout ceci sur le compte du décès d’Hendrick, pensant simplement être tourmenté par sa disparition au point d’y voir des signes n’en étant surement pas. Il s’était accroché fiévreusement à cette explication, même lorsque le vin avait coulé au sein des coupes en terre cuite des plus jeunes de leur fratrie, imaginant là encore qu’ils rendaient honneur à leur benjamin, malheureusement, quand la lame de l’épée de son paternel avait traversé les chaires innocentes de deux de ses frères, puis les siennes, Mikaelson avait regretté le port de ses œillères. La douleur physique avait été extrême, mais bien moindre en comparaison à la tristesse qu’il ressentait, à la contemplation des corps étendus et sans vie près de lui. Faute de force, il n’était parvenu à poser les questions qui lui brulaient la langue, en croisant le regard déterminé de Mikael, qui le forçait à pousser son dernier soupir.  Il se demandait ce qui avait pu le conduire à un tel geste contre sa progéniture à laquelle il était pourtant dévoué comme peu d’homme sur terre, et c’est sur cette interrogation, que le cadet de Finn s’était éteint en fermant les paupières.

-Je ne peux rien faire, je ne peux pas le sauver ! La tête tout aussi lourde que sa poitrine, comme s’il venait d’être écrasé par une masse rocheuse, Elijah entendait en des bourdonnements intenses, l’inquiétude de son petit frère. Je n'ai plus de pouvoir, ils ne sont plus là ! L’air revenait emplir ses poumons tandis qu’il déglutissait, ravalait sa salive pour tenter d’amoindrir cette sécheresse qui contractait sa trachée.

-Qu'aurais-tu fais Kol, la magie n'est jamais d'aucune utilité face à ça, sans quoi pourquoi n'as tu pas aidé Henrick ? Lentement, ses cils vibrèrent, tout était flou, pourtant il les savait près de lui, il percevait leurs mots, les prémisses d’une dispute qu’il ne désirait voir éclater, par respect pour leur deuil. Une poignée de seconde, tandis que sa vision se stabilisait progressivement, il songea avoir fait un malaise accompagné d’un mauvais songe, c’était l’explication la plus plausible quant à son réveil.

- Arrêtez… Souffla t-il en redressant difficilement le buste. Là, en une pulsation cardiaque qu’il ne ressentit malheureusement pas, Mikaelson dénota les taches sanguines contre leurs bustes, tout était parfaitement réel, puis, après un coup d’œil autour de lui, il déplora l’absence de deux d’entres eux. Où sont les autres ?

-Rebekah était avec Niklaus, il faut qu'on les rejoigne. Opinant, saisissant la paume que son cadet lui tendait, il se redressa sur ses jambes, mais avant même qu’il n’effectue un pas, la porte s’ouvrit sur les silhouettes de sa mère et d’une jeune femme apeurée.

-Vous devez vous nourrir pour achever le sortilège. Sourcil arqué, il échangea un rapide regard avec Finn qui s’empressait de l’interroger. Tout devint plus clair, Esther leur avait jeté un sort afin qu’ils soient en mesure d’affronter les loups en cas d’attaque, cependant, il ignorait encore les tenants et aboutissants de la magie dont elle avait usé à leur encontre. Malheureusement, l’une des premières réponses à ses questions lui fut offerte, à l’en faire sourciller.

- Es tu devenue folle ? Souffla t-il en la scrutant effaré quant à ce qu’elle leur quémandait.

-Je vous en conjure mes enfants, buvez vous serez à l'abri, en sécurité, jamais rien ne vous arrivera, je vous le promet.... Face aux suppliques de leur mère et à cette alléchante odeur qui émanait de la gamine capturée, d’étranges reliefs apparurent sous son regard, puis, des crocs aiguisés invitèrent la souffrance à marteler ses gencives. Premièrement, Elijah recula, peu enclin à s’exécuter, cependant, en voyant ses frères s’abreuver de cette hémoglobine, la tentation quant au parfum chatouillant ses sens, fut plus grande, presque impossible à refréner, qu’il termina par river ses mâchoires, sous une impulsion bien plus forte que sa raison, aux poignets de cette victime. Ils étaient désormais ce qu’on nommait des vampires, et cette révélation, lorsqu'il eut terminé de se sustenter de ce liquide pourpre, qu'il s'essuyait les lèvres, lui revint en pleine poitrine avec chagrin, en comprenant que leur survie dépendait maintenant des existences de ce qu'ils étaient encore il y'a peu.... celles des humains.
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Rebekah Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Dim 24 Juil - 18:10

Dark Village




Rebekah peinait encore à réaliser ce qu’elle était désormais, malheureusement, l’exacerbation de ses sens ainsi que cette soif perpétuelle de sang, la confrontait à la triste vérité. Le cœur chantant de la jeune humaine qu’elle était autrefois, s’était éteint pour laisser place à une créature dangereuse, incapable de contrôler les reliefs et les crocs qui trahissaient sa nouvelle condition. Elle était devenue une abomination, cependant, malgré les jours s’étant écoulés, elle croyait pouvoir demeurer celle qu’il aimait, cette jeune femme contre laquelle ses paumes, baisers et souffles, glissaient durant des instants volés à l’abri des regards inquisiteurs. La veille, le chêne blanc avait prit feu sur la place, tirant et alarmant les villageois de leurs couches, qui s’étaient empressés de maitriser l’incendie, créer par l’un des siens dans le but de les protéger. C’était la seule solution afin qu’aucun d’eux ne goute au baiser de la faucheuse avant l’heure, anéantissant ainsi, l’unique arme pouvant contrer la magie de leur mère, si quelqu’un venait à découvrir leur terrible secret. Pour l’instant, la famille Mikaelson parvenait à dissimuler leur récente nature, à ne pas attirer l’œil sur eux, cependant, la benjamine se demandait combien de temps tout ceci allait durer. Et en cette nuit où elle arpentait solitairement la forêt bordant leur bourgade, alors que tout le monde dormait, elle était sur le point d’obtenir la réponse à sa question. La blondinette était descendue au creux de la clairière pour savourer les reflets du croissant de lune contre l’eau, plusieurs heures s’étaient écoulées sans qu’elle ne bouge, jusqu’à sourire aux premières lueurs du soleil qui s’élevait. Perdue dans ses pensées, elle en fut tirée à l’écho de son prénom, formulé par l’un des hommes du village, vers lequel elle se retourna en un sursaut.

- Tu es bien matinale. Lui sourit il en s’approchant davantage à l’en faire reculer doucement, chose qui n’échappa guère à Manuel. Est-ce que tout va bien ? Que fais tu ici toute seule ?

- Oui, je voulais juste voir le levé du soleil. Prétexta t-elle. S’il vous plait ne m’approchez pas ! Implora t-elle en sentant son parfum s’insinuer en elle, qu’elle se mit à craindre ses propres gestes, ceux qu’elle ne souhaitait guère commettre quant aux effets vampirique qui sévissaient en elle. Quand il avança à nouveau dans sa direction, elle fut contrainte d’immerger ses chevilles au sein du lac pour creuser de distance entre eux.

- Ca suffit maintenant Rebekah ! Sors de l’eau ça peut être dangereux pour une jeune femme ! La réprimanda t-il alors qu’elle soulevait les pans de sa robe et sentait la roche sous ses pieds presque s’ébranler. Je te ramène à tes parents ils ont perdu assez d’enfant ! Gronda t-il en empoignant sèchement son bras. L’odeur de son sang fut si alléchante qu’elle ne pu empêcher les veines sous son regard d’apparaitre. Immédiatement, en les capturant, il la relâcha, recula d’un pas puis la pointa d’un doigt tremblant. Qu’es tu devenue ?!

- Rien du tout…. Murmura t-elle en sentant les larmes rouler contre ses joues. Je vous en prie ne dite rien aux…

- Tu ressembles à un monstre ! La coupa t-il. Le diable t’as envoyé…. Souffla t-il sous le choc. Il faut que je prévienne notre village.

- NE FAITE PAS CA !!! Le supplia t-elle alors qu’il remontait la ravine à grande enjambée. Consciente du danger que cette révélation représentait pour sa famille, Rebekah gomma rapidement ses larmes, et fila à toutes allures lui barrer la route. Pitié écoutez moi… Brusquement ses paumes entrèrent en collision avec ses épaules, il la repoussa si fortement qu’elle en tomba au sol, sous les arbres la protégeant encore de l’astre dont ils ne se méfiaient encore pas. Les insultes, les humiliations qu’il lui cracha en plein visage, atteignirent son cœur, elle allait tout perdre, sa vie, son foyer, son amour et ceci lui était inconcevable. Cependant, à cet instant, elle ne se doutait pas posséder un pouvoir de persuasion, alors, elle agrippa fermement sa jambe pour l’empêcher de s’en aller. Malheureusement, son genou vint s’écorcher contre un morceau de roche, bientôt, la fragrance de son sang l’invita au pire des pêchers, et sans plus aucun contrôle, elle se jeta tout crocs sortit contre sa victime. Ce gout était un véritable supplice pour elle, exquis, d’un délice sans nom, qu’elle en oublia tout ce qu’elle était. Elle n’avait plus qu’un désir s’en délecter jusqu’à la dernière goutte, cependant, un bombardement martelait ses oreilles, un son dérangeant qui n’était autre que le cœur battant de sa proie. Alors, inconsciente, ses doigts transpercèrent ses chaires pour se saisir de cet organe, qui une fois en paume, et malgré le danger qu’il représentait pour leur secret, la déstabilisa à un tel point qu’elle regretta son acte.

- Qu’est ce que tu as fais petite sœur ? Chuchota t-il soufflé par son ignoble geste. Apeurée, elle relâcha le palpitant qu’elle avait en paume, scruta le corps sans vie de Manuel, puis, les prunelles de ses frères.

- Je ne voulais pas je vous le jure…. Il…. Il a tout vu et… je voulais seulement l’empêcher de tout raconter. Pleura t-elle en se reculant rapidement contre le tronc d’un arbre, où, une intense brulure lui rongea le derme. Vivement elle retira son bras, contempla cette plante autrefois inoffensive pour eux puis les jeunes hommes près d’elle. On est une menace pour eux…. Fondit elle en sanglot. Même si on ne le veut pas on fera du mal aux gens qu’on aime et respecte… Nous sommes devenus des monstres pour eux…. Jamais ils ne nous accepterons…. S’effondra t-elle assise contre le sol, ses mains entachées de sang contre ses genoux et offertes au ciel, au sein duquel les rayons de l’astre perçaient les branches, sous lesquelles elle était encore à l’abri de l’ombre. Kol fut le premier à s’approcher d’elle, cependant, lorsqu’il embrassa la lumière du soleil, sa peau se mit à fumer, elle vit aisément ses traits se déformer quant à la douleur. On est maudit…. Il faut partir d’ici….

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Kol Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Lun 25 Juil - 20:01


   
Dark village
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Etait-ce le fait de ne plus avoir l'utilité de ses pouvoirs qui le chagrinait ? Ou encore celui d'apparaître tel un prédateur, un charognard, assoiffé par le moindre parfum sanguin qui lui revenait comme une gifle en plein visage ? Kol n'avait jamais fait d'erreur pouvant lui coûter l'estime des siens, des gens qui l'appréciaient, du moins jusqu'ici mais désormais, cette sorte de strangulation qu'il ressentait quand la soif d'un tout autre vin, celui des veines et du corps, celui de la vie, se faisait ressentir le poussait vers des instincts bestiaux, sauvages même, dont il ne parvenait à se défaire. Depuis l'instant où il avait pris plaisir à se délecter du fluide vitale de cette innocente, celle là même que leur mère les avaient poussé à vider de son sang, Mikaelson avait comme enterré l'être humain, sensible à sa manière, rieur et débordant de vie, qu'il était autrefois. Chaque seconde devenait pénible, sans doute car le jeune homme imaginait voir encore ces filigranes bleus ronger le dessous de ses prunelles, ces dernières s'injecter d'un rouge profond, et saisir la présence des crocs qui remplaçaient ses canines. Désormais, la crainte était ancrée en lui, à tout instant, le destin pouvait encore basculer, les livrer au Diable duquel il semblait descendre malgré sa nature humaine des jours précédents, à l'heure actuelle, son aspect monstrueux pousserait les gens qu'ils connaissaient à le fuir comme la peste, peut-être même à tenter de le tuer du moins.... Sans doute les villageois en seraient-ils venus à cet extrême si, toutefois, l'immense chêne qui trônait au centre de la citée, symbole de cette renaissance horrifique, n'avait été brûlé lorsqu'ils s'étaient rendus compte qu'en leur ayant offert l'immortalité, cet arbre magnifique était désormais tout aussi capable de la leur reprendre.

Kol l'avait regardé brûler par delà les fenêtres de la chaumière, il l'avait observé un long moment se mourir sous les flammes protectrices sous lesquelles l'avait noyé un membre de sa fratrie, espérant que jamais plus ses parents, sa sœur et ses frères, n'auraient à vivre à nouveau la perte d'un proche, de belles pensées qui, à peine Abigail passa sur le sentier menant à sa demeure, s'estompèrent au profit d'un profond désir que de percer sa peau, fragile et parfumée comme nulle autre ici bas, à coup de crocs afin de savourer l'arôme qu'il n'avait jamais humé chez elle avant de devenir une créature immonde. Le prédateur en lui ne pouvait être maîtrisé, il l'avait sentit l'envahir, le pousser à quitter la hutte pour la suivre, quasiment tapi dans l'ombre, jusqu'à heurter de plein fouet l'épaule d'une toute autre jeune fille puis là, les battements de cœur de cette dernière lui firent oublier sa première idée, du moins l'espace d'un instant durant lequel il put assouvir la sécheresse de sa gorge au cou de l'orpheline du village qui termina par rendre un dernier soupir. Reput, son humanité reprit ses droits, lui offrant là la vision d'horreur dont il était l'auteur et malgré le désir cuisant de vouloir un de ses frères auprès de lui, dans l'unique but de n'avoir à porter ce crime seul, un fardeau de plus sur les épaules, le cadet préféra taire cette ignominie. Alors, grâce à la force que leur avait promis leur mère, les larmes aux yeux qu'il versa en silence pour n'alerter aucune autre âme innocente ici, Kol fit disparaître un être dont l'absence, aussi affreuse était cette conclusion, ne manquerait à personne. Cet acte démontrait sans doute l'égoïsme que reflétait l'homme qu'il était devenu bien malgré lui mais au fond, ce n'était là qu'une manière de se protéger, de protéger sa famille qui, tout comme lui, devait lutter plus que jamais pour garder leur place dans un village les ayant vu naître et grandir. A bout de nerf ce soir là, il avait rincé ses traits, noyés du sang de cette pauvre fille, à même une flaque d'eau jusqu'à entendre la voix d'Harley au delà des quelques troncs alentours puis là, la peur au ventre, s'était empressé de rejoindre la demeure afin d'éviter à son amie de payer les frais d'une métamorphose contre nature. Le sommeil ne l'avait pas gagné et ce fut la voix de son frère, qui, alors que le jour se levait doucement, l'invita à chasser les mauvais songes de la nuit dans le but de retrouver leur sœur visiblement absente. Sur les traces de son parfum, il sourcilla, le poids d'une vie sur la conscience, une boule au ventre que de taire un secret pesant comme nul autre, un secret qu'il était certain de ne laisser solitaire d'ici peu car la soif, aussi rapidement était elle assouvie, aussi vite revenait-elle saisir sa trachée brûlante.

-Elijah ? L'interrogea-t-il pour capturer son regard tandis qu'ils évoluaient dans les bois à l'abri du soleil levant. Je...

Les pleurs de sa sœur retentirent alors, comme la voix d'un des hommes du village, des timbres qui le poussèrent à ravaler l’aveu qu'il désirait lui faire pour se rendre rapidement à l'endroit où éclataient les pleurs de sa sœur et constater, comme la veille, les horreurs dont était capable sa fratrie désormais muée en créature sanguinaire. Là, le sang qui s'échappait du corps que retenait Rebekah fit jaillir les pulsions monstrueuses sur ses traits juvéniles, saillir les crocs de ses lèvres autant qu'il réveilla la soif qu'il pensait avoir fait taire en infligeant la mort sans véritable intention de la donner. Ce cœur semblait encore battre entre les phalanges fines de sa petite sœur, il l'entendait doucement se taire puis se figer, subjugué par la teinte du fluide qui maquillait terres, fibres et lèvres. L'envie de goûter aux restes de ce qui n'était plus qu'un repas à son regard, le tint aux tripes et ce jusqu'à ce que la voix plus rauque de son frère, et ce malgré la douceur dont il tentait de faire preuve auprès de l'unique fille de leur famille, parvint à le dissuader tout comme elle tirait Rebekah de cette affreuse psychose sanguinaire.

-Je ne voulais pas je vous le jure…. Il…. Il a tout vu et… je voulais seulement l’empêcher de tout raconter. Kol retint son souffle, espérant qu'ainsi plus une marque de soif ne viendrait le torturer ni même le pousser à désirer réitérer les gestes dont il fut l'auteur tout autant qu'elle. Il ne la jugeait pas, du moins, il n'en avait pas le droit car lui aussi avait humé cette odeur délicieuse, ce parfum entêtant capable de faire éclater en morceaux leur bienveillance pour ne laisser d'eux que d'affreuses monstruosités avides du sang de leur prochain. Le palpitant qu'elle relâcha roula sous un bosquet, il suivit sa course et la traînée d'hémoglobine qui indiquait sa loge, puis revint considérer l'état de sa petite sœur, celle dont la douceur et la bienséance ne lui avaient pourtant été d'aucune aide afin d'épargner la vie d'un des hommes qui, encore quelques semaines plus tôt, chassait auprès de ses frères.  On est une menace pour eux…. Même si on ne le veut pas on fera du mal aux gens qu’on aime et respecte… Nous sommes devenus des monstres pour eux…. Jamais ils ne nous accepterons…. La voir ainsi s'effondrer humecta son regard, l'empêchant de songer à autre chose qu'à cette tristesse et crainte maladive qui lui grignotait l'âme, c'était fort, plus puissant que ce qu'il avait pu ressentir lorsque Hendrick était mort, tout semblait l'accabler pour mieux lui rappeler qu'il n'était plus un homme mais bien ce que sa propre sœur venait de sangloter en se recroquevillant sur elle même.

-Rebekah.... La héla-t-il, tentant de la tirer de cette mélancolie qui, peut-être, lui déchirait l'âme autant qu'elle l'avait cloué sur place face au corps sans vie de l'orpheline la veille.

Doucement, il s'approcha, tendit sa main dans le but d’ôter les mèches qui obstruaient son visage humide avant de la retirer, aussi rapidement qu'il le put, lorsqu'une brûlure intense lui calcina l'épiderme à peine son membre eut rencontrer l'un des rayons de l'astre jaune.  Mikaelson étouffa un cri, retenant sa paume qu'il rapprocha de son buste, à l'abri du jour, pour mieux le voir effacer la trace de ce qu'il imaginait pourtant rester graver, comme une immonde cicatrice, contre sa peau désormais neuve comme celle d'un nouveau né.

-On est maudit…. Il faut partir d’ici…. Incrédule, il fixa sa main puis sa sœur et les quelques endroit où, entre les feuillages, le soleil s'échappait.

-Ne reste pas là. Souffla-t-il en lui tendant sa main à distance raisonnable. Son frère avait déjà comprit, le soleil rongerait leurs corps si, toutefois, ils s'entêtaient à vouloir le contempler à nouveau. Une fois encore, ils se retrouvaient face à un caprice de la nature qui, pour leur avoir offert la vie éternelle, quémandait son du d'une manière ou d'une autre. Le soleil se levait, bientôt retourner au village serait impensable sans offrir à toute la peuplade l'image des flammes qui les consumeraient sur place pour ne laisser d'eux que de vulgaires cendres à l'image de celle du chêne blanc. Il faut aller chercher mère.... on ne peut pas rester comme ça, on va mourir, on va mourir et brûler en enfer pour avoir tuer sans le vouloir. Les larmes roulèrent d'elles même sur son visage, des larmes qu'il partageait avec sa petite sœur, des larmes qui l'empêchaient de penser de réfléchir au mieux comme il l'aurait fait avant. J'veux pas mourir, j'veux pas vous perdre........ j'veux pas finir en enfer Elijah pitié.

La magie avait encore eu place en eux, leur offrant ainsi une protection face au soleil, un soleil capable de leur infliger des souffrances qu'il n'imaginait pas lorsqu'il n'était encore qu'un jeune homme sans histoire. Tout devenait pénible, autant que le regard de certains qui semblaient désormais douter d'eux, comme s'ils étaient capable de voir sur leurs traits, pourtant intacts, qu'ils n'étaient plus des leurs. Kol subissait ce sort comme chacun de ses frères et sœur, il devait s'éloigner au mieux des gens qu'il appréciait, préférant rentrer au sein de la chaumière lorsque Abigail ou même Harley s'approchaient sur le sentier, ainsi terrer, sans doute ne leur ferait-il aucun mal, du moins, ce fut ce qu'il imagina les derniers jours où ce village demeura encore sien. Ce soir là, l'air était pesant comme si l'orage préparait son assaut, le ciel s'assombrissait à vue de nez comme pour annoncer, à qui désirait s'y attarder, que le sang coulerait encore. Seul sous la voûte noire de nuit, perché sur l'une des branches qui donnaient vu vers la demeure de celle qu'il évitait depuis quelques temps, Kol esquissa un sourire en la voyant tresser ses cheveux sur le perron, un sourire qui s'estompa à peine eut-il vu son père, rouge de haine, lui asséner une gifle qui la fit vaciller vers l'intérieur de la maisonnette. Là, son cœur mort se pressa comme il aurait battu de fureur s'il fut encore humain, il entendit les suppliques de la petite blonde, ses pleurs, l'écho déchiré de ce qui devait être sa robe, et les râles suffocant de Mayers. La haine le gagna rapidement, emplit alors ses veines, et dans la chaleur de cette nuit orageuse, le jeune Mikaelson quitta son perchoir pour rejoindre cette chaumière avec des intentions peu brillantes et louables en tête. Là, ses paumes heurtèrent brutalement le bois du battant qui vint s'encastrer dans le pan de mur voisin, faisant ainsi cesser l'imbécile violent qui s'apprêtait à s'approprier le corps de sa propre fille. Son regard reflétait celui d'un fou, d'un homme dont les méfaits n'avaient que trop durer, quant à celui qu'Abi redressa sur lui, il était injecté de larmes, de honte, de regrets que d'offrir cette vision au jeune homme avec lequel elle avait partagé bien des choses.

-Qu'est-ce que tu fais chez moi petit rat ? Beugla-t-il en titubant sur les pans de ses frusques qu'il avait maladroitement retiré pour assouvir une pulsion qu'un père n'aurait jamais du avoir envers sa propre chair. SORS DE CHEZ MOI MIKAELSON !!!!!

Furieux, une lueur massacrante dans les yeux, Jonh s'empara d'un coutelas à viande et s'approcha, le menaçant sous les cris suppliants de la blondinette. Ce fut plus fort que lui, plus fort que la raison qu'il tentait de retrouver ces derniers jours en espérant contrôler ce qu'il ne pouvait pourtant brider, ici, la rage fut aussi puissante que la tristesse et la peur ressentie auprès de sa sœur. Elle l'engloba totalement, ne laissant plus que le monstre en lui rejaillir et prendre en paumes les rennes de son corps. Kol se rua sur lui, sans effort aucun, sans être effrayé par l'arme que brandissait ce qui désormais n'était plus qu'une âme en sursit. Avec force, il lui brisa le poignet, recueillant avec un certain plaisir décuplé les hurlements de douleur qu'il termina par étouffer en l'enroulant de son bras, le retenant captif de son étreinte dos à son torse, sa carotide offerte à sa nature sanguinaire. Cette veine battait la chamade, elle pulsait au plus son membre l'étranglait, au plus l'air se raréfier dans la poitrine de cette proie, dévoilant les veinures bleutées sous son regard désormais rouge de fureur. Il n'entendit pas même les hurlements terrifiés d'Abigail quant à ce qu'il lui révélait de lui, il se délectait déjà du sang qu'il n'avait encore goûter, de ce désir de tuer à tout prix, au point de passer la langue contre ses lèvres retroussées pour enfin planter les canines dans la peau dure d'un homme n'ayant que trop péché. Les yeux clos, la gorge emplie de sang, Mikaelson jubila pour la première fois d'entendre un cœur se mourir, se lasser de vivre et plus encore quand ce dernier laissa frétiller la note ultime lui assurant que jamais plus il ne ferait de mal autour de lui. D'un geste las, la dépouille de Mayers rejoignit le sol poussiéreux de la loge et lentement, un sourire naquit sur ses traits plus humain quand il croisa les billes bleues de celle qu'il avait juré protéger. Elle pleurait, tremblait, malgré ça, Kol ne vit là que le contre coup de ce qu'elle aurait pu une fois encore subir, et non pas la crainte que sa propre présence lui inspirait désormais.

-T'as plus rien à craindre... Souffla-t-il, jusqu'à contempler son propre reflet, lèvres sanglantes et teint blafard, dans les bris de ce qui jadis devait être un miroir. D'un revers de manche, il estompa cette rougeur macabre tandis que la jeune fille, encore secouée, reculait doucement contre le mur, laissant ainsi la lourde table de bois entre eux. Abi, t'es libre.... viens avec moi, tu seras heureuse je te le promet, je te ferai jamais de mal, jamais.

-Tu.... tu......, tu es le diable ? Cette question l'invita au rictus, le força même à s'approcher jusqu'à la voir se ruer vers la sortie qu'il barra rapidement à l'en faire retomber contre le parquet près de la dépouille sanguinolente de son père. Je t'en supplie vas-t-en........ PARS D'ICI, tu es monstrueux, autant que lui !!!!!

Son cœur fut transpercé par la pire des lames, et malgré le désir de la raisonner, Kol ferma les yeux jusqu'à sentir une main agripper son membre pour le sortir d'un endroit qu'Abigail fuyait à toutes jambes. Entraîné malgré lui, le jeune Mikaelson rouvrit doucement les yeux, espérant que tout cela ne fut qu'un méprisable songe jusqu'à voir les troncs défiler autour de lui, et son frère aîné l'emporter à grandes enjambées au plus loin des terres les ayant vu naître.

-N'y penses plus, oublie..... C'est fini Kol on doit partir. Sa voix le fit grimacer, comment diable ne pouvait-il plus songer aux mots de celle qu'il pensait épouser un jour, aimer jusqu'à ce que leurs derniers soupirs s'unissent dans la mort ? C'était impossible alors, l'incompréhension, les regrets, la haine et la tristesse revinrent le saisir au point qu'il vira sèchement son propre membre des phalanges de Finn. On va quitter le village, c'est mieux pour nous, pour tout le monde.... c'est mieux pour elle.

-Elle me hait, j'croyais qu'elle serait heureuse, qu'elle serait libre. Là, quand il vit apparaître Elijah et sa sœur et Niklaus sur le chemin, les larmes fusèrent. Je croyais qu'elle m'aimerait........ Rebekah a raison.... on est maudit, personne ne nous feras plus jamais confiance, plus jamais !!!!!! Hurla-t-il à s'en arracher la gorge. Pourtant à cet instant, Kol ne savait encore que sa mère avait perdu la vie, tout comme l'amour d'un de ses frères, tout comme Klaus venait d'achever celle qu'il ne reverrait plus jamais et à qui il n'avait pu faire ses adieux.
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Elijah Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Jeu 28 Juil - 0:32

   

-Dark Village-



Rebekah, cette jeune fille si douce et inoffensive, à la joie de vivre communicative, venait d’étancher cette soif incontrôlable qui les contenait tous depuis leurs métamorphoses, mais tenait également aux creux de ses doigts tremblants, une partie de la poitrine de sa malheureuse victime. Aujourd’hui, outre leurs apparences inchangées, la famille Mikaelson n’avait plus rien de semblables aux êtres humains au sang et cœur chaud, pourtant, en dépeignant cette tristesse sur le visage de sa petite sœur, il comprit que l’unique chose pouvant faire perdurer l’homme qu’il était, celui qu’il s’était activé à devenir, n’étaient autres que les émotions qu’il ressentait à l’instant. Cette douleur, cette tristesse, cette culpabilité, ce tout hantant l’esprit de sa benjamine, lui transperçait l’âme de part et d’autres, et bien qu’il s’était toujours attelé à être un pilier pour les plus jeunes d’entres eux, à leurs venir en aide au grès de conseils, enseignements et soutient divers et variés, pour la première fois, il lui semblait être impuissant, incapable d’apporter une solution, afin de gommer ces larmes qui dévalaient ses traits autrefois si souriants. Tout lui échappait, il ne maitrisait plus rien, pas même l’expression que son visage affichait, devant pareille situation. Sous le choc, comme s’il avait été la paume extirpant cet organe de sa loge, que ses yeux ne cessaient d’observer, il revint subitement à lui, lorsqu’une souffrance quitta les pétales de son cadet.

- Mon dieu qu’est ce qu’ils ont fait de nous…. Murmura t-il en voyant la peau de son frère renaitre suite à la brulure du soleil. Comme les loups maudit par l’astre d’argent, eux semblaient l’être par la comète de feu, ils payaient le prix d’une magie dont Esther n’aurait jamais du user pour leurs survies. Certes, leurs parents n’avaient désiré que les protéger, et même s’ils comprenaient leurs motivations, les faits étaient là, les dieux leur en voulaient, ils étaient en colère contre eux et tentaient de les punir d’un geste qu’ils n’avaient pas véritablement commit, autre que par amour et respect pour leur famille. Reculez vous…. Souffla t-il en repoussant doucement Kol à l’ombre.

-Il faut aller chercher mère.... on ne peut pas rester comme ça, on va mourir, on va mourir et brûler en enfer pour avoir tué sans le vouloir. J'veux pas mourir, j'veux pas vous perdre........ j'veux pas finir en enfer Elijah pitié. Cette fois, les sanglots et suppliques retentissant autour de lui, le tirèrent de sa léthargie, le poussèrent à prendre sur lui, pour apparaitre plus fort et courageux, dans l’unique but de ne pas effrayer ces deux enfants l’étant déjà suffisamment. Immédiatement il agrippa la nuque de son frère et ancra son regard au sien.

- Tout va bien se passer Kol, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, le temps fera son œuvre, et nous en ressortirons plus fort que jamais. Tu ne nous perdra pas je te le promet. Chuchota t-il convaincu par ses dires. Jamais il n’abandonnerait ses frères et sœurs, au contraire, Mikaelson se jurait de lutter et de puiser jusqu’à ses ultimes forces s’il le fallait, pour que rien n’entache le bonheur de leurs existences, quitte à mettre le sien de côté. Va prévenir mère, je m’occupe de Rebekah et de…. Il lissa ses lèvres et revint considérer le corps sans vie à leurs pieds qu’il devait impérativement dissimuler pour ne pas attirer les soupçons ou la paranoïa dans leur village mais plus particulièrement sur leur clan.



- NIKLAUS !!!! Héla t-il à nouveau aux creux des bois. La nuit était tombée depuis quelques heures et son frère était introuvable. Soucieux pour lui, il tenta tant bien que mal, au grès de ses nouveaux sens qu’il peinait à apprivoiser de suivre son parfum. Tournant sur lui-même entre les arbres, humant l’air pour capturer sa fragrance, subitement, une odeur fit jaillir les veines sous son regard, surgir les crocs au creux de sa bouche, à l’en inquiéter davantage. Non…. Soupira t-il en entendant de l’agitation près d’un bosquet, mais plus précisément des bruissements de sucions, qu’il se hâta de courir dans cette direction. Rapidement, les derniers branchages lui obstruant la vue, furent écarter par ses paumes, et là, il se statufia sur place. Des corps sans vie étaient allongés contre le sol, du sang en profusion maquillait la végétation, les rayons de l’astre illuminait cette scène macabre où son frère s’acharnait sur une victime, dont il reconnu sans mal le regard éteint et sans plus de lueur, appartenant à la sœur d’Alexander. Niklaus ! S’exclama t-il un sanglot obstruant sa gorge tandis qu’il lui empoignait vivement l’épaule afin de le repousser. Harley… Chuchota t-il en cerclant avec la plus grande des douceurs sa nuque pour la soulever contre lui. Qu’est ce que tu lui as fais ? Interrogea t-il en détournant lentement ses prunelles aux creux des siennes.

- Eli…. Elijah je… je voulais l’aider elle… Soudainement des craquements de brindilles les coupèrent. Son prénom fut soufflé par la plus magnifique des voix, à l’en faire se redresser vivement, contraint d’abandonner avec délicatesse la dépouille d’une jeune femme que bientôt le village pleurait, certes bien moins que son frère qui se retrouverait sans plus de famille à lui en déchirer le cœur. Prêt à empoigner son frère pour prendre la poudre d’escampette, le visage effaré de Tatiana l’en empêcha.  C’est un accident… il faut que tu nous crois… Pleura t-il tandis que l’ainé avançait d’un pas.

- Elijah qu’est ce que... ? Sanglota t-elle en reculant si rapidement qu’il s’arrêta.

- S’il te plait n’ait pas peur je vais tout t’expliquer… La jeune Petrova le scruta en secouant de la tête et des mains, continuant de marcher à reculons, puis, lorsqu’elle le put, redressa vivement les pans de sa robe verte qui lui allait si bien, afin de s’enfuir. TATIANA !!!! S’époumona t-il quittant son frère pour tenter de la rattraper, ce qu’il parvint à faire en utilisant par mégarde cette capacité particulière, qui lui permit d’arriver face à elle. Je t’en supplie écoute moi… L’implora t-il en saisissant avec légèreté ses bras.

- Ne me touche pas s’il te plait… Fondit elle en larme en secouant des épaules, apposant même une paume contre son ventre, afin de le pousser à hauteur de ses forces, qu’elle en tomba à la renverse. Son poignet s’écorcha contre l’écorce d’un arbre, et l’odeur de son hémoglobine fut si prenante, que les filigranes ne tardèrent pas à naitre et affoler davantage son amour. Elijah mon dieu qu’est ce qui t’arrives… Questionna t-elle en une paume contre sa bouche. Il essaya de faire un pas en avant mais aussitôt elle se recroquevilla. Tu me fais très peur…. Pitié… si tu m’aimes laisse moi ce soir…. L’appel de son cœur eut raison de lui, et il s’exécuta en lui demandant de le pardonner.

[…]


Cette même nuit, la lune avait atteint son sommet, leur révélant la véritable nature de Niklaus, différente de la leur, car en réalité, il n’était pas l’un des fruits issu du même arbre qu’eux. Mikael avait découvert la trahison de son épouse, lui l’infidélité d’une mère qu’il avait toujours cru droite, cependant face à la violence de son cadet, l’impossibilité de contrôler ses gestes, il n’avait pu s’épancher sur un sujet, qui avons le, ne le concernait pas afin d’épauler ses parents. Avant le rituel visant à brider son côté loup, Elijah avait informé Finn et Rebekah de leur imminent départ, ils ne pouvaient plus rester au sein du village, la menace était trop grande, qu’il valait mieux pour eux de partir. Suite à cela, son ainé s’était éclipsé dans l’intention de cueillir Kol, puis, pour que sa sœur n’assiste pas à un spectacle cruel, pouvant la marquer à tout jamais, il l’avait poussé à s’éloigner. Ca n’avait pas été des plus simples, cependant, pour la protection des humains mais également celle de Klaus, ils n’avaient eut d’autres choix que de procéder ainsi. Le sortilège exécuté, sur le départ, Mikaelson hésita longuement à aller faire ses adieux à Tatiana, sans doute ne souhaiterait-elle pas le voir, et à juste titre, elle avait été témoin d’une sauvagerie sans nom. Désireux de lui laisser quelques mots accompagné de cette bague de fiançailles qu’il était sur le point de lui offrir, le jeune homme regagna la demeure familiale dans le but de la récupérer, mais lorsqu’il en passa le seuil, son âme se déchira en un millions de morceaux. A court de souffle, des larmes vinrent inonder ses prunelles, celles là même qui contemplaient avec douleur et incompréhension, la silhouette inerte de la douce et merveilleuse femme de sa vie. Ses genoux embrassèrent lourdement le sol, ses ongles s’écorchèrent à même le plancher, tandis que des sanglots martelaient sa gorge, ses tempes, puis son cœur mort et brisé.  

- Tatiana…. Lentement, ses doigts s’approchèrent de son visage, repoussèrent en une extrême douceur, telle la poupée de porcelaine qu’elle était à son regard, la soie brune de ses mèches, l’empêchant de scruter ses prunelles ambrées ouvertes au ciel. Délicatement, assit en indienne, il la souleva contre lui, la blottit aux creux de ses bras, puis laissa, en un ultime espoir au ventre, son pouce caresser cette veine autrefois si palpitante, ici entachée de sang, pour découvrir l’absence de pulsations. Mon amour… Pleura t-il en berçant ses courbes aux creux des ailes qui auraient du la protéger contre vent et marrée, comme il se l’était promit, lorsqu’il avait gouté pour la toute première fois, à la saveur de ses roses sucrées, avec l’envie de s’y unir jusqu’à la nuit des temps. Il avait faillit, il n’avait su la préserver de sa famille, de sa mère qui, à en juger le coutelas ensanglanté lui appartenant à proximité, ainsi que les grimoires disposés contre le sol et les signes magiques étant dessinés autour de sa victime, s’était servit d’elle en cette lugubre soirée pour étouffer l’un des pêchers qu’elle avait commit, en lui arrachant l’unique être pour lequel sa poitrine avait vibré. Effondré, la serrant contre lui, Elijah s’essouffla sous le mal qui le rongeait, qui grignotait les dernières parcelles humaines qu’il possédait, tant il n’imaginait pas pouvoir avancer sans elle. Des flashs vinrent envahir son esprit, ceux de leurs tout premier regard, de leur tout premier sourire, de leur toute première danse, de leur toute première entrevue à l’abri des maux, de leur toute première attention et caresse, jusqu’à leur tout premier baisé échangé quelques jours plus tôt. Il revivait tel un boomerang les tracées qu’elle avait esquissé en lui, ces magnifiques parchemins qu’il aurait tant souhaité continué à écrire en tenant sa paume au creux de la sienne, main qu’il vint baiser avec tendresse, en prenant de plein fouet la fraicheur de son derme, qui le poussa à hurler aux cieux sa colère à s’en époumoner, sans s’imaginer qu’au même instant, un autre que lui pleurait son aimée. Deux paumes délicates s’apposèrent à ses épaules, puis le tirèrent doucement, sans qu’il ne daigne relâcher sa silhouette. Non…. Etouffa t-il en un énième sanglot.

- Il faut partir Elijah… Secouant de la tête il continua de bercer le corps de sa dulcinée jusqu’à sentir les phalanges de sa benjamine cercler ses joues, le forçant ainsi à rouvrir ses yeux pour fondre au bleu des siens humides. Laisse la partir…. Qu'elle puisse trouver la paix vers les anges.... Le ramena t-elle doucement à la raison en fermant les paupières de Tatiana avant d’embrasser son front. En entendant des échos de voix à proximité de leur maison, Rebekah se fit plus pressante. Tu as fais une promesse à Kol… Murmura t-elle qu’il du se résigner à l’abandonner. Le jeune homme déposa un dernier baiser sur ses lèvres, puis, la bague qui aurait du sceller leur amour contre sa poitrine, avant de saisir les phalanges de sa sœur pour mieux la suivre à l’extérieur. A quelques pas du village, ils croisèrent Niklaus déboussolé, et c’est à cet instant, qu’ils apprirent le décès de leur mère.

-Elle me hait, j'croyais qu'elle serait heureuse, qu'elle serait libre. Le vent lui porta le timbre de son petit frère et rapidement il le rejoignit. Je croyais qu'elle m'aimerait........ Rebekah a raison.... on est maudit, personne ne nous feras plus jamais confiance, plus jamais !!!!!!

- C’est faux ! Le coupa t-il en s’approchant de lui pour saisir sa nuque qu’il pressa délicatement. Nous allons partir d’ici et recommencer une nouvelle vie…. Souffla t-il en considérant les autres membres de leur famille. Une nouvelle vie où nous apprendrons à contrôler ce que nous sommes devenus… Nous pouvons y arriver, nous devons même y parvenir, et faire en sorte que…. Là, la trachée serrée, les larmes aux bords des cils, il déglutit. Que Tatiana n’ait pas été injustement sacrifié par notre mère pour rien…. Murmura t-il. En voyant la peine dans le regard de son frère, Elijah n’eut à cœur de lui avouer le décès d’une femme ayant toujours veillé sur lui, alors, silencieusement, ses billes croisèrent celles de Niklaus pour qu'il se taise à son tour, afin que Kol n'endure pas davantage de souffrance en cette nuit. Ce n'était pas un mensonge pour lui, il s'évertuait simplement de le préserver, d'éviter à son coeur de saigner encore.

- Il a raison… Sanglota Rebekah en s’approchant pour cueillir sa paume et celle de Kol. Ensemble…. Pour toujours et à jamais… Promit elle en un sourire de coin malgré les larmes roulant contre ses joues à l’en faire opiner.

- Pour toujours et à jamais… Murmura t-il en enlaçant la main de Finn.

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-Elijah Mikaelson-

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Rebekah Mikaelson

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MessageSujet: Re: Dark village Dim 28 Aoû - 15:00

Dark Village




Le chêne blanc, les plantes, le soleil, ces éléments qu’ils avaient appréciés étaient devenus des armes contre leur nouvelle nature et Rebekah se demandait combien d’autres verraient le jour afin de les punir sans qu’ils ne soient véritablement responsables, si ce n’est, de l’amour et du respect qu’ils éprouvaient envers leurs parents au point d’avoir capitulé à leur requête pour se métamorphoser à tout jamais. Aujourd’hui, elle n’était plus la jeune fille sans défense d’autrefois, qu’on pouvait désarmer en un simple geste, désormais elle était capable d’arracher la vie, il lui suffisait de plonger sa main dans la poitrine de ses victimes, ou encore, de planter ses crocs à leurs carotides pour les vider de leur sang en s’en sustentant. Sa famille à l’exception d’Esther avait changé, et au fil des jours s’écoulant depuis cette nuit où leurs destins avaient été scellés, certains regards sur leur chaumière étaient différents, comme s’ils se doutaient que le diable avait frappé à leur porte en apportant leurs âmes. Ce fait la rongeait chaque minute, l’oppressait, l’étouffait qu’elle préférait se mettre à l’écart des habitants plutôt que de prendre le risque de commettre un nouveau crime dont les images ne quitteraient plus son esprit. Cependant, il existait une unique personne dont elle n’arrivait à s’éloigner, un ange qui pendant quelques secondes, minutes, heures, parvenait à lui faire oublier ses tourments, invitait ses lèvres à se fendre juste pour lui, et sa respiration à s’intensifier sous les baisers et caresses qu’ils s’accordaient, comme si rien n’avait changé. Durant ces instants, Mikaelson avait l’impression que cette situation n’était qu’un cauchemar duquel il la tirait en chassant ses maux, mais dès que leurs chemins se séparaient, la noirceur revenait emplir son existence de supplices. Malgré les sentiments et la confiance qu’elle nourrissait à son encontre, elle n’avait pu se résoudre à lui faire part de son terrible secret, parce qu’elle craignait de voir son regard emplit d’amour se muer en haine, dégout, torpeur, peur, à n’en plus être la princesse de leur univers mais la bête qui le saccageait. Pleinement consciente qu’elle ne pourrait jamais se remettre de voir Alexander la dépeindre comme une erreur de la nature telle que l’étaient les loups aux yeux de beaucoup, la jeune blondinette préférait se taire et savourer ces moments auprès de lui, où parfois elle cessait de respirer lorsque l’arome de son sang prenait le pas sur son parfum humain. Jusqu’à lors, à son plus grand soulagement, les filigranes et autres méfaits de sa récente caste, ne s’étaient manifestés en sa compagnie, ainsi, elle pouvait encore s’accrocher à ce qui comptait le plus pour elle en ce monde, n’étant autre que leur histoire et passion, dont les notes étaient plus cuisantes qu’à l’origine.

Mais en cette nuit, la paume déposée contre une poitrine dont l’organe ne chanterait jamais plus, la terre se dérobait sous ses pas, son univers volait en éclat, et ses larmes ne cessaient d’inonder son visage à en rougir ses prunelles tristes. Niklaus était à l’origine d’un véritable massacre ayant révélé une facette qu’ils ignoraient tous jusqu’à ce jour, mais également, une trahison conjugale qu’ils n’auraient jamais soupçonné. Impulsif, instable, ingérable, violent, dangereux, un tas de qualificatifs quittaient les lèvres de son père alors qu’il l’attachait avec l’un de ses frères dans le but de faire taire ce côté sombre de sa nature, et au plus les mots virevoltaient dans les airs au plus la jeune femme comprenait, davantage au regard d’Elijah, qu’ils devaient quitter leur foyer. Alors, quand il lui annonça de vive voix, ses doigts s’entremêlèrent à ceux de Finn, et elle se contenta d’opiner puis d’exaucer sa demander que de s’éloigner. Effondrée par la nouvelle qui lui couterait son cœur, déterminée à ne pas filer sans lui dire au revoir, Rebekah se dirigea vers leur point de rendez vous, et lorsque sa stature se dessina entre les arbres, elle l’observa une dernière fois, tapis dans la pénombre pour graver cette sublime image qui, comme toutes les autres auprès de lui, ne s’effaceraient jamais de sa mémoire. Ses ainés avaient raison, ils se devaient de partir car personne n’était à l’abri de leurs crocs, et plus particulièrement de ceux de Klaus, pas même cet ange blond qu’elle se devait de protéger comme elle se l’était promit. Un instant, elle songea à ce qu’elle allait lui dire, à ses adieux déchirants qu’elle s’apprêtait à vivre, mais ne pu se résoudre à lui offrir la vérité sur son statut de vampire, car elle ne désirait pour rien au monde voir l’horreur s’installer sur ses traits qu’elle avait tant choyé. Inspirant profondément l’air, le temps étant compté, elle s’approcha lentement de lui, et lorsqu’il se retourna, malgré ses joues maquillées de perles salines quant au chagrin qui l’envahissait, ses lèvres s’étirèrent en un fébrile sourire.

- Bonsoir… Murmura t-elle en s’arrêtant devant son ange. Ses cils papillonnèrent et sa peau se mit à frémir à la douceur de ses doigts s’apposant contre elle tandis que ses phalanges cerclaient ses poignets et qu’elle tentait de reprendre son souffle entrecoupé de sanglots. Face à son inquiétude, cette détresse qu’elle entendait de part les battements de son cœur, elle rouvrit les yeux à ces deux somptueuses pierres d’océan que bientôt, elle n’aurait plus loisir de contempler si ce n’est dans ses souvenirs. Je t’aime…. je t'aimerai toute ma vie.... éternellement…. Mais… Secouant de la tête en ravalant aux mieux les émotions torturantes qui sévissaient en elle, elle remonta ses paumes à ses mâchoires. C’est la dernière fois qu’on se voit… ma… ma famille s’en va ce soir et je dois aller avec eux…. Là où nous allons c’est beaucoup trop dangereux pour Harley et toi, je peux pas t’emmener avec moi, ça me tue mais j’ai pas le choix mon ange… alors… Fermant brièvement des paupières afin de respirer les notes de son parfum, de savourer les dernières brides de douceur qu’ils pouvaient s’octroyer, tandis qu’elle souffrait des paroles qu’elle formulait, et de cette prochaine séparation qui la tuerait à petit feu, elle cajola ses traits de ses pouces. Serre moi dans tes bras, embrasse mes lèvres et laisse moi partir…

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Alexander Fowler

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MessageSujet: Re: Dark village Mar 20 Sep - 18:49


Dark Village
Ft Harley

Les choses avaient changées depuis quelques nuits, elles touchaient plus particulièrement les Mikaelson qui, depuis la mort d'un des leurs, d'un garçon qu'il avait connu, étaient devenus plus distants, plus secrets alors que jadis rien n'aurait pu les pousser à ainsi se retrancher. Alexander ne jugeait nullement ce comportement, après tout comment aurait-il réagi si toutefois sa sœur était passée de vie à trépas ? Sans nul doute se serait-il terré dans la chaumière ayant vu changer leurs corps d'enfants en ceux d'adolescents, puis d'adultes, peut-être n'aurait-il supporté au point d'envoyer paître ceux sur qui il pouvait compter depuis toujours... Ces idées sombres voguaient en lui depuis quelques jours, car même s'il avait eu l'opportunité de revoir celle à qui il offrirait un jour sa vie en gage, il lui semblait qu'une certaine retenue émanait d'elle comme si, par Dieu savait quel procédé, Rebekah tentait de le préserver d'elle même et de sa nature jusqu'à lors délicate comme un pétale de rose. Les événements avaient fait que, pour autant bien des villageois posaient des regards inquiets, quasiment apeurés même sur des êtres qui, encore quelques semaines plus tôt, étaient les voisins les plus paisibles du monde. La mort d'Henrick avait secoué le village entier, sa famille davantage... Quant à la sienne, après avoir vu l'état de la dépouille que Niklaus avait serré en mille pleurs et regrets, Fowler avait déglutit en espérant que Harley n'y était absolument pour rien sans quoi, sa tendre sœur ne se le pardonnerait jamais. Alors, quand elle avait serré sa main, puis plongé les yeux dans les siens, une brise de soulagement malgré l'instant avait saisi son cœur. C'était sans doute égoïste, même peu évident de réagir ainsi alors qu'un enfant venait de trouver la mort mais Harley était tout ce qui lui restait outre Rebekah, elle était sa dernière famille, celle sur qui il espérait veiller longtemps, celle qu'il espérait voir un jour s'épanouir pleinement au point de ne plus craindre avoir de progéniture, ni même d'époux, simplement car la lune avait décidé de son sort pour elle.

Ce soir là, Harley était partie depuis plusieurs jours déjà, préparer la prochaine pleine lune et ce dont elle aurait besoin durant cet instant auquel, malheureusement, il ne pouvait assister pour l'épauler. Quant à lui, paisiblement installé au coin de l'âtre, subitement des éclats de voix au dehors l'intriguèrent au point de tirer doucement le voilage qu'avait déposé Harley contre l'une des fenêtres. Les gens s'agitaient, comme si l'orage allait gronder d'ici peu, mais malgré ça ce fut une toute autre chose qui le tarauda. Nul autre qu'une fleur, déposée contre l'appuie de fenêtre, lui indiquant simplement qu'à heure précise et choisie, sa promise désirait le voir dans la clairière ayant abrité les prémices de leur histoire. Sans attendre, alors que la nuit dansait dans le ciel lourd, Fowler quitta l'habitation pour gagner cet endroit. Le cœur battant, les poings serrés, Alexander emprunta le chemin habituel, l'esprit divaguant aux divers odeurs jusqu'à la voir apparaître au creux des arbres. Un sourire étira ses pétales, n'importe quel maux n'avait plus de sens lorsqu'il l'entrevoyait, qu'il avait plaisir à contempler ses traits parfaits mais ici, en s'approchant d'elle, en voyant ses yeux briller comme rarement, ses mains trembler entre elles, même le doux sourire qu'elle lui tendit ne put effacer la tristesse qui semblait s'amouracher d'elle.

-Bonsoir…  Pour unique réponse, il approcha pour englober ses mains, soufflant son prénom d'un ton inquiet. Bientôt, ses gestes devinrent plus évasifs, plus distants, au point que son cœur saigna de doutes encore plus dérangeants que ceux ressentis jusqu'à lors. En témoignaient les plumes graciles qui retenaient ses poignets, un peu comme pour se priver de lui ou pour s'obtenir une attention toute particulière quant aux mots qu'elle allait prononcer. Je t’aime…. je t'aimerai toute ma vie.... éternellement…. Mais… C’est la dernière fois qu’on se voit… ma… ma famille s’en va ce soir et je dois aller avec eux…. Là où nous allons c’est beaucoup trop dangereux pour Harley et toi, je peux pas t’emmener avec moi, ça me tue mais j’ai pas le choix mon ange… alors… Même s'il avait désiré la repousser, s'il avait tenté de la faire réagir, cet aveu l'avait figé sur place et seul son cœur se mourrait lentement. La douceur des paumes qu'elle avait apposé contre ses mâchoires ne semblait plus suffire et, malgré tout, durant de nombreux jours suite à la révélation de ses sentiments à l'égard de l'unique fille Mikaelson, Alexander savait qu'elle pourrait un jour se défaire d'un lien n'étant en rien scellé aux yeux des Dieux que leurs peuples vénéraient. Soufflé, cœur battant la chamade, la douleur se répandit dans sa poitrine, puis son ventre, jusqu'à son âme qui le serra comme pour l'empêcher de la retenir. Elle devait fuir, elle l'aimait malgré tout, il l'aimait à son tour mais qui était-il pour la pousser à rester, à renier les siens, à faire défaut à ceux qui seraient toujours présents pour elle contrairement à l'homme qui, devant elle à l'instant T, n'avait pas pu se résigner à avouer qu'il l'adulait, ni même à quémander sa main auprès de l'individu qui aujourd'hui, en cette soirée pénible, désirait l'emmener loin des terres l'ayant vu naître. Serre moi dans tes bras, embrasse mes lèvres et laisse moi partir…

Une boule dans la gorge, les yeux vides et scintillants, Alexander ne lui bouda nullement cette requête, préférant garder d'elle sa douceur, son parfum, son odeur et la délicatesse qui était sienne. Lentement, il lui baisa les cheveux, s'y enivra durant les quelques secondes ou minutes où elle lui appartenait encore puis recula tendrement pour glisser un ultime baiser contre ses lèvres pleines. Il chassa ses larmes, lui quémandant un sourire, et le rire étranglé, emplit de mélancolie, qui s'en échappa fit rouler une perle unique contre sa joue.

-Je te laisse partir... mais j'emporte une part de ton cœur si tu veux bien. Lui dit-il en caressant les mèches qui entouraient ses joues. Je ne peux pas te le retirer, ça serait trop égoïste car tu auras le droit d'aimer, même si c'est moins fort, ou plus fort, je ne peux pas te le retirer Rebekah.... Amoureusement, il ôta de sa poche de chemise un ruban natté de fleur et l'accrocha au lacet de son corset en un ultime baiser offert à l'endroit où pulsait son cœur. Je t'aimerai jusqu'à la mort et sans doute encore après. Leurs mains s'éloignèrent puis, bientôt, sa silhouette ne fut plus qu'un mirage dans la prénombre bleutée des bois qu'il quitta à son tour. Les yeux rougis par les larmes, le cœur lourd de chagrin, Fowler regagna la chaumière pour subitement se stopper net face à la porte qu'il était certain d'avoir fermé, du sang maquillait les dalles de l'allée, des empruntes sanglantes qui se hasardaient jusqu'à l'intérieur de la demeure. Harley... Souffla-t-il comme si l'évidence s'imposait à lui. Rapidement, alors que la peine ne faisait qu'endurcir la crainte qui le possédait, le jeune homme s'engouffra dans la chaumière pour y découvrir sa sœur, couverte de sang, blême, les iris injecté de pleurs et tremblante comme jamais elle ne l'avait été. Flower qu'est-ce que tu as, qu'est ce que..... qu'est-ce qui c'est passé ? Sans attendre, il agrippa la vasque de cuivre remplie d'eau, puis un linge. Essoré, les fibres gagnèrent les bras de sa cadette puis doucement, alors que ses paumes dévalaient ses courbes pour la débarrasser du fluide écarlate, il cessa pour la voir éclater en sanglot... Qu'est ce qui s'est passé, j'ai besoin de savoir Harley.



Alexander Fowller
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Dark village

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