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Gosths of the past

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Bonnie Bennett

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MessageSujet: Re: Gosths of the past Jeu 2 Fév - 22:09


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Gosth of the past
-Ne t’en fais pas pour moi. Lentement ses mains remontèrent au dos des siennes, comme s'il était irréel et qu'il s'évaporerait dans les secondes à venir. Je suis coriace, il faudra bien plus qu’une bande de loups pour avoir ma peau. On va rentrer tous les deux, La suspension de sa phrase l'invita à sourciller, puis à rire discrètement lorsque la conclusion passa le seuil de ses lèvres. On va le chercher.

Enzo revoyait sa rancune, pour elle peut-être, pour qu'elle ne s'en veuille pas plus tard, face à une future mère qu'elle ne connaissait pourtant pas, et reverrait en regagnant le monde qui était leur, en lui annonçant que celui qu'elle aimait n'était guère présent, ou justement pour cette fille qui n'avait rien à voir avec les rancœurs que pouvaient s'exprimer deux connaissances. Elle n'en savait rien et pourtant, malgré ce qu'elle avait pu entendre et voir sur le seuil d'un manoir où elle espérait faire taire les amertumes passées, la sorcière en avait appris plus au sujet de l'homme que son cœur avait choisi sans la prévenir que l'amour frapperait à sa porte aussi tôt. Il demeurait droit malgré cette haine que lui inspirait Damon, était prêt à le trouver et à rejoindre leur univers, dès qu'ils en découvriraient la sortie, sans l'abandonner. Jusqu'ici, Bennett n'avait jamais cru pouvoir apprécier un vampire à la hauteur de ce qu'elle ressentait pour lui, mais par la déception ressentie toutes ces années, les brimades et mensonges que lui avaient servi Jeremy, sa sœur, et leur entourage proche, sans doute avait elle comprit que malgré leur nature, certains, aussi peu nombreux fussent-ils, étaient bien plus droit que la majeur parti des êtres humains de cette terre. C'était le cas pour Caroline qu'elle avait vu changer pour se muer en une femme forte, déterminée, aussi courageuse que peu l'était, peut-être même que sa meilleure amie, meilleure vampire qu'être humain, était à l'origine même de ce revirement de situation concernant les émotions amoureuses que son cœur était capable de ressentir. Un sourire naissant aux lèvres alors qu'elle songeait à cela, à ce que St John faisait jaillir en elle, à la manière qu'il avait d'amener en surface des sensations et désirs étant siens mais muselés jusqu'à présent, comme celui de faire entendre sa voix, de faire passer ses envies, ses idées, avant celles des autres qu'elle avait toujours trouvé juste de préserver sans même exposer ses propres valeurs et convictions face à diverses situations parfois déplaisantes à ses prunelles, Bonnie regagna les quelques amas de végétaux blanchis où, subitement, toute esquisse s'effaça pour ne laisser qu'une appréhension palpable sur ses traits. L'assaillant n'était autre qu'une femme, une buveuse de sang... En témoignait son visage déformé par la soif que lui inspirait son sang, ses battements de cœur qu'elle associa directement à une mélodieuse torture qui la rendait ivre d'attitude sanglante. Immédiatement, ce tableau douloureux fut estompé par la silhouette rassurante de celui qui avait toute sa confiance et elle ne vit plus que cette fille, cette petite brune dont les boucles virevoltaient quant à sa ténacité soudaine, retenue par Salvatore qui leur assurait la connaître et ce jusqu'à ce que les choses dégénèrent au point qu'elle ferma les yeux, assez fiévreusement, à peine son protecteur logea les paumes à la nuque de cette créature encore inconnue.

-De suite les grands moyens, tu pouvais pas lui fiche une légère migraine plutôt que de jouer les demoiselles en détresse ?!!! Ordinairement, Bonnie aurait baissé les yeux face à la brutalité des propos servis, autrefois, elle craignait Damon à hauteur des dons qu'il possédait, mais ici, elle l'observa sans quitter ses prunelles, prête à agir, même si peu d'énergie lui restait encore, si toutefois les choses allaient de mal en pis.  

-Ravises toi. Ils se défiaient encore, comme deux prédateurs avides de conquérir un territoire, du moins Damon agissait de la sorte, prêt à tout foutre en l'air d'une seconde à l'autre. Déja la sorcière se préparait à agir, prête à faire claquer quelques une de ses neurones pour clairement lui indiquer qu'il n'avait guère le choix, qu'il n'avait guère le droit d'être aussi impulsif et d'agir face à la rage sans dompter cette dernière en réfléchissant une poignée de secondes pour s'éviter le pire. Je peux encore lui arracher le cœur. Elle connaissait le vampire qu'il leur faisait face, il n'était pas tendre, plus amateur d'action que de réflexion capable de changer la donne concernant la maladresse d'une situation. Damon avait toujours agi de la sorte, il blessait, asticotait puis portait son coup en se fichant bien que les choses pussent être plus difficiles à gérer que s'il avait revu son jugement à la baisse afin d'opter pour des solutions plus « pacifiques ». Alors, quand elle croisa le bleu de ses prunelles, qu'elle le vit reculer d'un pas et se placer à la hauteur du corps inerte allongé dans la poudreuse, ses sourcils se froncèrent face à la surprise soudaine que de dépeindre un vampire, dont la réputation semblait faite et inchangeable, préférer taire sa fureur pour épargner les jours d'une semblable. La maison....

Une demeure fut leur refuge, à l'abri des créatures dont les hurlements déchiraient parfois le silence, Bonnie terminait ce qu'elle jugeait bon de faire. Il avait suffit d'un couteau trouvé dans une cuisine sans âge, dont l'époque semblait révolue dans leur monde, pour s'ouvrir le creux de paume dont le poing termina par rejoindre le rebord d'un verre. Durant quelques secondes, malgré la légère douleur de son propre geste, la sorcière avait observé ce fluide carmin emplir peu à peu le récipient. Malgré l'assaut précédent, outre les désirs instinctifs ayant poussé cette vampire à tenter de lui arracher la trachée, Bennett n'avait aucune rancune la concernant. On ne pouvait guère juger les gens de part leur aspect, leur couleur ou leurs croyances, encore moins leur nature qui parfois n'avait été désirée. Jade, d'après le prénom que leur avait soufflé Damon, était ici depuis quelques temps, sans doute avait-il émit cette hypothèse, tout comme elle même l'aurait fait, après avoir observé sa tenue n'ayant rien de semblable à celles que portaient les gens de l'époque à laquelle tous trois appartenaient. Par conséquent, et parce qu'il fallait être aveugle et sourd pour ne pas le comprendre, le fluide dont elle avait besoin pour rester bien « vivante », était aux abonnés absent, de ce fait, il était presque légitime qu'en sentant un humain fouler une terre aussi désolée que désertée par la race humaine, cette jeune fille n'ait trouvé juste pour elle que de le traquer pour assouvir un besoin naturel. Le verre déposé sur le comptoir, Salvatore veillant avec douceur le réveil prochain d'une connaissance dans la pièce voisine, Bonnie fouilla dans les tiroirs, placards et autre remise, de la cuisine afin d'en sortir une étoffe qu'elle enroulait d'ores et déjà autour de sa main. Minutieuse, perdue dans ses pensées concernant Salvatore et sa manière d'agir inédite, elle redressa lentement les cils vers l'arche qui menait aux autres pièces et esquissa un sourire à l'intention de celui qui prenait soin d'elle depuis l'instant où ils s'étaient retrouvés dans ce monde.

-C'est rien du tout. Souffla-t-elle alors qu'il s'approchait puis saisissait délicatement ses doigts. Quelques picotements mais j'pense pas que je craigne l'infection. Plaisanta-t-elle en scrutant tendrement le profil d'Enzo.

-J’aurai du rajouter fais attention à toi. Amusée, mais aussi charmée qu'il était possible de l'être face à un tel être, Bonnie se laissa emporter contre lui puis glissa les bras à son cou pour toujours avoir d'yeux sur ses deux puits jumeaux. Courageuse, téméraire, altruiste. Un sourire étira ses pétales malgré les quelques froncements de sourcils qu'elle lui rendait. Qu’est-ce que tu me trouves ?!

Lèvres entrouvertes, Bennett plissa les traits, feignant réfléchir à ce qui lui plaisait tant chez lui mais, en réalité, tout lui venait d'une traite et il n'y avait guère besoin de tergiverser des heures pour lui certifier qu'il était tout bonnement parfait, fidèle à l'image de la perfection qu'elle s'était faite de l'homme de ses rêves alors qu'elle n'était qu'une gamine sans histoire.

-Tu es juste... sensible à ta manière, tenace et, Mordillant sa lèvre elle plissa les traits avec malice. tu es aussi très très très sexy, le charme Italien sans doute ou alors, ce petit flegme Anglais du à ton possible métissage. Tu es simplement ce que j'apprécie chez un homme, en plus d'être très surprenant.

Sourit-elle pour subitement se taire car les gestes plus suaves de son vampire l'y invitèrent, la poussant à s'attarder aux fabuleuses sensations qui léchaient son organisme face à la proximité de leurs silhouettes. Des phalanges qui cerclaient sa gorge avec présence mais sans douleur, à son nez qui vint rencontrer le sien, jusqu'à ses pétales qu'elle sentit baiser les siens à s'en retenir aux mèches de sa nuque. Une bourrasque bienfaitrice s'offrit de droits sur son cœur qui battit alors plus vite, sur sa peau qu'elle sentit s’électriser au contact de l'élixir de ses lèvres, de sa langue qui choyait la sienne avec ferveur, tendresse et douceur, au point que lorsqu'il recula la sorcière demeura les yeux clos, suspendue d'infimes secondes, à savourer chacune des notes enchanteresses qui se jouaient d'elle.

-Et en plus t’embrasse divinement bien. Une légère roseur lui saupoudra les joues alors qu'elle baissait les traits, gratifiée d'une ultime délicatesse, puis replaçait une mèche derrière son oreille en terminant de nouer le linge en pansement à sa paume sans encore remarquer ce qu'il venait de faire pour la préserver. Allons voir le duo insolite afin de trouver une solution pour sortir d’ici. T’approches pas trop d’elle. La belle aux bois dormants s’est enfin réveillée.

Soucieuse des demandes du vampire, mais tout autant attentive aux futures actes de celle qu'elle toisa en regagnant la pièce voisine, Bonnie resta légèrement en retrait. Jade revenait à elle, les joues déjà cerclées par les phalanges de Damon qu'elle dépeignait avec intérêt comme s'il jouait un rôle, endossait une étiquette n'étant la sienne alors qu'en réalité, elle était incapable de savoir ce qu'il avait été pour cette fille, de quelle manière ils s'étaient connus, à quelle époque et surtout, pourquoi elle semblait si proche de lui.  

-Je t'en veux pas. Déclara Bonnie en restant à distance car malgré sa mort précédente, l'ayant clairement prévenue que ses intentions envers elle n'étaient guère envisageables, les filigranes bleutés menaçaient ses traits quasi juvéniles. Mais je ne te laisserai pas faire, et avant que tu puisses recommencer, avant même que je puisse agir... Il t'aura déjà tué. Indiqua-t-elle en jetant un œil au profil du vampire tout proche d'elle. Tu peux la combattre, mais parce que j'suis consciente que ça n'se fait pas en un jour, et que tu sembles vivre ici depuis des années sans source de nourriture, sans ce qu'il te faut pour envisager de ne pas me sauter à la gorge... Doucement, Bonnie s'approcha puis déposa le récipient emplie de son sang contre la table basse, le faisant glisser du bout des doigts vers elle sous le regard attentif des hommes présents. je peux t'y aider parce que je ne suis pas comme toi, que je suis humaine alors... Si tu veux m'tuer fais le, mais ce sera finit et tu condamneras celui auquel tu tiens par la même occasion, tout comme tu te condamneras. Intentionnellement, et parce que Jade semblait extrêmement tenir au vampire qui la toisait désormais avec d'autres prunelles que celles servies sous le porche de sa demeure, Bonnie pointait ce qui la ferait souffrir si elle venait à se ruer sur elle. Certes, la sorcière avait conscience que Enzo ne la laisserait pas rejoindre l'autre coté, mais parce qu'elle espérait que les choses fussent aisées, non pas lamentables comme elle en avait connaissance auprès d'un Salvatore sur les nerfs, elle désirait simplement désamorcer les bombes prêtes à exploser aux traits du premier qui agirait de la mauvaise manière. Je ne prend pas de verveine, c'est pas piégé et ce n'est pas mon but de te faire souffrir, j'veux juste que tu sois plus calme, plus disposée à nous en dire davantage sur cet endroit pour qu'on puisse trouver une manière d'en sortir. Damon, Enzo et moi, on ne connait pas ce monde aussi bien que toi, on peut réfléchir davantage en étant plus nombreux, le nombre fait la force comme on dit.




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Bonnie Bennett
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] by anaëlle.

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Jade Duncan

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MessageSujet: Re: Gosths of the past Sam 11 Fév - 16:26

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-Gosths of past-



-Toi non plus. Un rictus fila sa gorge, il avait tout à fait raison, ces maudites sorcières n’auraient jamais dû l’envoyer dans ce monde prison. Sans doute étaient-elles mal baisées car généralement, personne ne résistait à ses traits poupins, à son air angélique et à sa posture enfantine, le tout arboré uniquement pour obtenir ce qu’elle désirait d’autrui. Ces salopes étaient probablement mortes, d’ailleurs, il valait mieux pour elles de l’être, faute de quoi, Jade s’empresserait de les traquer jusqu’à les trouver et se complaire des tortures qu’elle leur infligerait avec comme partenaire celui choyant ses joues en une douceur qu’elle n’avait plus touchée depuis qu’ils s’étaient séparés sur ce quai de gare. Indiquer à Damon les raisons de sa présence en ces lieux austères, n’était nullement le moment, les loups aboyaient autour d’eux, se rapprochaient tout comme cette fragrance capable de réveiller ses plus viles instincts.

- Elle est là. Murmura t-elle en un sourire étincelant, les prunelles brillantes d’exaltation tandis que les filigranes apparaissaient tels que ses crocs cajolant la pointe de sa langue. Son repas arrivait, Duncan entendait ses battements plaisants retentir à ses oreilles, humait ses notes savoureuses envahissant l’atmosphère, vivait mentalement les brides d’une attaque précédemment déjouée par un vampire que son acolyte s’empresserait, elle en était certaine, de se débarrasser qu’elle puisse assouvir cette soif la tiraillant outre mesure depuis son emprisonnement. Dès lors, plus rien n’eut d’importance pour elle, si ce n’est, cette captivante silhouette qu’elle discernait entre les troncs, capable d’apaiser la brulure au sein de sa gorge et de la faire perdurer sous ces flocons de neige omniprésents. D’accord. Répondit elle à sa requête, sans cesser de jubiler, alléchée par ce sang qui bientôt coulerait et réchaufferait son palet. Convaincue qu’il n’avait changé tant elle le connaissait, sûre qu’il était identique aux souvenirs de son passé, la brunette ne considéra nullement ses traits pourtant différents de ceux qu’elle avait côtoyés. Je vais la déchiqueter.

- Tout doux Jade, je les connais et on a vraiment, mais alors vraiment besoin d'elle et, surtout, si tu recommences ce que tu as essayais de faire plus tôt il voudra certainement ta mort, ce qui forcément me poussera à le tuer ensuite et on en sortira jamais...

- Parfait. Chuchota t-elle en se frottant les mains. Présentement, son esprit n’analysait et n’absorbait que ce qu’il voulait, le fait qu’il puisse les connaitre et qu’elle pouvait les aider à sortir de cet enfer, était rentré pour aussitôt ressortir, tout ce qu’il retenu à l’en faire vibrer fut ce verbe… tuer. Il rebondissait dans sa tête, électrisait ses veines, embrassait ses saillantes canines, dorlotait ses nervures et égayait sa poitrine d’une euphorie qu’elle sentait rarement l’envahir. Te voilà petit chat. Se détachant de son frère de cœur, elle se jeta bec et ongle en direction de sa proie, malheureusement, des paumes vinrent retenir ses hanches qui s’agitèrent avec acharnement. Je vais me la faire !!! Ricana t-elle déchainée, se débattant de toutes ses forces pour le faire relâcher. Qu’est ce qui te prend ?!!! Laisse-moi !!!! Feula t-elle mais, devant sa détermination et sa puissance, elle n’eut d’autres choix que d’opter pour la fourberie en lui collant violemment son coude dans les cottes. Enfin libre, la métisse entourée d’un halo pourpre dans sa ligne de mire, Jade se rua dessus, cependant, une poigne la freina en agrippant ses mâchoires…



- Han ma tête Damon… Bougonna t-elle, paupières closes, en déposant sa paume contre son genou. J’ai les chaussettes toutes mouillées… Se plaint elle en une petite moue alors qu’elle rouvrait, péniblement, ses persiennes au monde l’entourant n’étant autre que ce cocon où elle avait élu domicile pour se protéger des lacérations et morsures que pouvaient lui infliger les chiens qu’elle entendait encore beugler. Immédiatement, en songeant à eux, en constatant qu’elle se trouvait dans le salon du bas, Jade se redressa brusquement et planta ses ongles dans les vêtements de son frère. Faut monter !

- La belle aux bois dormants s’est enfin réveillée. Derechef, ses prunelles s’assombrirent et se tournèrent en direction de celui à qui elle devait tous les méfaits physiques léchant son être. Des tambours jouant dans sa tête, au voile floutant légèrement sa vue, en passant par l’inconfort de ses vêtements humides, ce vampire présent chez elle, parvenait à attiser la rage en son organisme, mais, en respirant ce parfum envoutant, en voyant cette silhouette enivrante, cette dernière se métamorphosa en désir oppressant. Cependant, le regard que Damon lui lança, puis, les souvenirs de ses dires venant enfin percuter son esprit, l’invitèrent à croiser les bras sous sa poitrine, moue boudeuse aux lèvres alors que son dos embrassait le canapé.

-Je t'en veux pas.

- Manquerait plus que ça t’es quand même chez moi. Siffla t-elle en une esquisse mesquine.

- Mais je ne te laisserai pas faire, et avant que tu puisses recommencer, avant même que je puisse agir... Il t'aura déjà tué. A cette information, la brunette roula copieusement des yeux. Sans invitation, ils s’étaient établit à son domicile et poussaient le vice jusqu’à lui imposer des conditions. Un coup d’œil jeté en direction de celui duquel elle attendait soutien et assistance, la poussa à réitérer des billes en pétaradant des lèvres. Tu peux la combattre, mais parce que j'suis consciente que ça n'se fait pas en un jour, et que tu sembles vivre ici depuis des années sans source de nourriture, sans ce qu'il te faut pour envisager de ne pas me sauter à la gorge... Un « cause toujours tu m’intéresses » inaudible fila ses pétales, simplement parce que cette fille ne la connaissait aucunement et ne savait nullement de quoi elle parlait, à l’en faire inspirer profondément mais se stopper à cette agression olfactive dont elle était victime sans pouvoir la détruire. Certes, comme tout vampire, à ses débuts Jade avait eu du mal à contrôler sa soif, mais, sous les enseignements et conseils de Salvatore elle y était rapidement parvenue, cependant, ici, chez elle, dans SON monde où ils n’étaient que des convives, les choses étaient différentes et cette greluche n’avait pas idée des tortures qu’elle avait endurées pour survivre. Insolente, scrutant ailleurs pour manifester son snobisme, lorsqu’un écho tinta à ses oreilles accompagné d’arômes éveillant ses papilles, la demoiselle obtenue toute son attention. je peux t'y aider parce que je ne suis pas comme toi, que je suis humaine alors... Si tu veux m'tuer fais le, mais ce sera finit et tu condamneras celui auquel tu tiens par la même occasion, tout comme tu te condamneras. Les billes rivées sur ce verre d’hémoglobine, un rictus se fit la male. Un vampire contre deux, autant dire que le duo face à elle ne ferait pas un pli, davantage parce qu’elle connaissait tous les pièges de cette demeure pour les avoir elle-même installés dans le but de se protéger des indésirables rodant à l’extérieur.

- Pourquoi devrais je te croire hum ? Interrogea t-elle les roses en canard. Rien ne m’affirme que ce n’est pas un guet-apens.

-Je ne prend pas de verveine, c'est pas piégé et ce n'est pas mon but de te faire souffrir, j'veux juste que tu sois plus calme, plus disposée à nous en dire davantage sur cet endroit pour qu'on puisse trouver une manière d'en sortir. Damon, Enzo et moi, on ne connait pas ce monde aussi bien que toi, on peut réfléchir davantage en étant plus nombreux, le nombre fait la force comme on dit. Suspicieuse, elle approcha les doigts du godet, le cercla puis le ramena à son nez, sans quitter des yeux celle qui clamait vouloir l’aider. Aucune note dangereuse ne vint meurtrir ses narines, lentement, elle y apposa ses lèvres afin d’en boire une première gorgée avant de soupirer de complaisance et se laisser aller au nectar tempérant légèrement ses aspirations sanglantes sans pourtant totalement les abreuver. Petite moue aux traits, elle tendit le verre dans sa direction, comme pour tenter d’en obtenir une nouvelle, mais en capturant le regard perçant de son mâle, Jade le reposa contre la table basse.

- Merci. La remercia t-elle en un sourire filou. Mais, à moins que tu n’aies des pouvoirs magiques... Entonna t-elle de manière désinvolte jusqu’à percevoir l’esquisse étourdissant les lèvres de celui lui ayant rompu les cervicales, puis, en s’assurant de ses soupçons auprès de Damon, la brunette bondit. Vous auriez dû commencer par ça bande de crétins ! Se braqua t-elle en allant ouvrir des placards afin de retrouver le bouquin qu’on lui avait laissé avec le dispositif qu’elle ne pouvait utiliser. Grimpant sur une marche, envoyant valser par-dessus son épaule les ouvrages inintéressants dans lequel, malgré elle, son nez s’était plongé pour passer le temps, elle remit enfin la main sur celui lui arrachant un immense soulagement. Tiens… t’as de la lecture pour cette nuit même si je t’ai mâché le travail. Lui tendit elle en des airs de duchesse hautaine. Quant à l’élément dont tu as besoin, Dit elle en descendant de son perchoir pour se planter devant elle, et en pénétrant cette bulle que tout humain possédait pour se protéger. ce soir il t’es inutile. Tu l’auras donc demain de quoi garder tranquille ton p.e.t.i.t ami. Car sans ça… vous serez condamné ici avec moi et malheureusement… Murmura t-elle en feintant la compassion tout en pointant des billes celui qui ne la quittait pas des yeux. tu deviendras notre gourde. En un haussement d’épaule accompagné d’un sourire, elle la contourna pour se diriger vers l’échelle conduisant à l’étage. En attendant je vous conseille de monter à moins que vous ne vouliez jouer avec nos petits copains.
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Jade Duncan

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Damon Salvatore

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MessageSujet: Re: Gosths of the past Sam 11 Fév - 21:47


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-Ravises toi. Qu'il s'en prenne à lui soit, passe encore Damon avait cru comprendre que son ex ami avait une sacré dent contre lui et ce pour un malencontreux assassinat. Malencontreux oui car à l'époque, où il avait arraché la gorge de cette jolie métisse aux yeux brillants, qui aurait pu le prévenir qu'il s'agissait là du même petit morceau de chocolat au lait qu'appréciait tant ce bon vieux Lorenzo ? Certainement pas le bon reflet de son âme qu'il avait troqué au profit d'un côté sombre n'ayant pour loi que cette vengeance insatiable à l'encontre d'Augustine. Mais ici, non content de le menacer, de soupirer à ses dires ou encore de siffler au sujet de sa sorcière perdue et retrouvée, l'Italien venait de briser la nuque d'une fille ayant gagné de valeur en son cœur au moment où il n'imaginait plus jouir de liens fraternels. Instinctivement, il s'était agenouillé au chevet de Jade, certes elle n'était pas morte à proprement parlé, du moins elle l'était déjà depuis l'instant de cette chute mortelle, mais ce geste, de la part d'un type en lequel il avait eu confiance autrefois, Salvatore ne l'oublierait jamais. Je peux encore lui arracher le cœur.

-Abstient toi Enzo. Feula-t-il en un murmure rauque tandis que son regard perçant croisait brièvement ceux de la partie adverse.

St John avait l'avantage d'une sorcière, des migraines que cette dernière pouvait lever au cœur d'un cortex surnaturel, alors certes s'il touchait Duncan il aurait eut un malin plaisir à s'en prendre à Bennett, car même s'il n'avait vu clair jusqu'à présent, depuis l'instant où ces deux là s'étaient retrouvés dans ce monde, Damon était certain de toucher son acolyte en pleine poitrine s'il s'attardait sur celle qu'il semblait protéger sans avoir eu recours au regard persuasif. Néanmoins, même si le blesser afin de lui faire comprendre qu'il n'avait aucune envie de rire, ni même de le laisser empiéter sur tout le bien qui l'avait baigné depuis que Tatiana était entrée dans sa vie, Salvatore restait convaincue qu'une magicienne, ici dans un univers inconnu, était plus un atout qu'une tare... Un potentiel billet de sortie qui l'empêchait, tout comme sa nouvelle nature plus sereine, d'imaginer le sang de la métisse couler chaudement entre ses phalanges. Tempérant donc ses ardeurs, et après qu'on eut indiqué que la meilleure manière d'échapper aux loups seraient sans doute de rejoindre la fameuse bicoque tant convoitée, le vampire souleva la silhouette légère de sa comparse et suivit le mouvement. Sur place, dans cette demeure illuminée contrairement aux autres qui témoignaient de l'absence de vie, Damon la déposa contre la soie d'un sofa puis glissa le dos des phalanges contre son front. S'il devait donner d'importance à chaque âme ici présente –du moins si on imaginait que celle de l'ex soldat n'était pas éteinte-, c'était celle ci qu'il sauverait avant toutes les autres, celle qu'il considérerait la première et ce même si, il devait l'admettre même si l'acide lui remontait en bouche en y songeant, il n'escomptait pas abandonner quiconque ici. Jade était blême, froide, touchée par un sommeil duquel elle se relèverait dans les minutes ou heures à venir mais cette fraîcheur, qu'il ne connaissait plus depuis des lustres tant il leur avait fallu, à son frère et lui, s'accoutumer aux habitudes humaines afin de passer inaperçu, l'inquiétait. Elle témoignait de la faiblesse de cette jeune fille, du manque cruel de sang qui lui aurait redonné des couleurs si toutefois elle en avait disposé à foison, mais par miracle, alors qu'il pensait bien qu'elle n'était pas prisonnière depuis peu, mais sans doute depuis un nombre d'années conséquent, sa douce petite figurine s'était battue, à hauteur de ce qu'elle possédait, du peu de moyens à sa disposition pour le faire, afin de ne pas se figer pour terminer dévorée par les bestiaux qu'il entendait encore hurler au dehors. Les secondes passèrent alors qu'il s'était installé près d'elle, avait pris soin de glisser sa nuque fragile contre ses genoux, qu'il retirait, avec douceur et tendresse, les boucles prises dans ses cils sans jamais dévier les yeux de ses traits paisibles, puis, quand ses paupières vibrèrent, sans qu'il n'ait plus prêté d'attention au couple s'attardant dans une autre pièce de la maison, un sourire rassurant migra au coin de ses lèvres.

-Han ma tête Damon… Pour seul réponse, sa main glissa contre celle dont elle se servait pour redresser le buste et il lui murmura être présent. J’ai les chaussettes toutes mouillées…  Elle était intacte, égale à la gamine qu'il avait connu alors qu'il n'était qu'un jeune vampire, aussi amusante que pourrie gâtée mais, pourtant, lorsqu'on connaissait son passif, ce qu'elle avait vécu auprès d'un frère qui n'aurait jamais du porter ce titre, elle aurait bien pu porter toutes les tares possibles au monde Damon la jugée en droit d'être ce qu'elle était. Attentif à ses maux, ce ne fut que lorsqu'elle l'agrippa fiévreusement, en bondissant sur ses genoux, qu'il engloba doucement ses doigts. Faut monter !

-Tu es en sécu... La voix d'Enzo retentit à l'en faire rouler des billes. rité.... Revoilà mes amis, quel bol, y a pas moyen d'avoir un peu d'intimité. Duncan ne semblait guère apprécier leur présence, qu'il s'agisse de St John ou même de Bonnie et à juste titre, l'une devait lui apparaître comme une friandise après la famine et l'autre ne lui permettait pas de s'en repaître, il y avait de quoi fulminer quand on se mettait à la place de l'affamée. Jade, je t'adore je tiens beaucoup à ce que tu restes en vie, qu'on évite le perpétuel brisement de nuque et surtout qu'on arrive pas au point de non retour alors, s'il te plaît, Lui assura-t-elle en englobant son menton afin qu'elle pusse croiser son regard sérieux, non pas comme au cœur de la forêt où, malgré l'importance qu'il avait à son regard noisette, la soif avait pris le pas sur la raison qu'elle possédait. concentre toi... et surtout ne boude pas tu veux ? Quand il la vit embrasser le dosseret du sofa, un rictus fila ses pétales quand à la moue à laquelle il s'attendait. Ou tu veux pas.

-Je t'en veux pas. Déclara Bennett sans trop s'éloigner du garde du corps sur lequel il gardait sa paire d'yeux braqué. 

-Manquerait plus que ça t’es quand même chez moi. Un « exact », susurré, passa le seuil des pétales qu'il lissait du bout du pouce. Ce n'était pas faux, ils étaient sur ses terres, et même si son territoire n'était pas des plus accueillants, il était logique qu'elle chasse les proies qui y étaient catapultées, surtout lorsque les denrées se faisaient rares. Néanmoins, Damon écouta la tirade de la sorcière, pas sans parfois sourire niaisement, surtout lorsque le sujet pointa du doigt la soif de sa jeune amie. A l'époque les choses étaient différentes, l'endroit où ils se situaient était peuplé de vie, il était donc aisé de se servir à la source, de déraper de temps à autres, ou d'ensuite hypnotiser la dite gourde pour lui éviter d'aller baver sur leur compte, mais ici, même si Jade n'avait eu aucun mal à se contrôler jadis, le gibier était aussi rare que de l'eau au cœur du désert, par conséquent, par mange et par faim, se tempérer était bien difficile, alors, quand il scruta l'objet odorant qui quittait les doigts de la sorcière pour glisser vers la poupée bouclée, une certaine intrigue assombrit ses traits. Bennett avait souvent agi de la sorte, ouverte aux autres et prête à leur tendre la main, Elena avait su parfaitement la manipuler d'ailleurs, de telle sorte à ce qu'elle en vienne à le détester pour ce qu'il n'avait commis à contrario de son ex petite amie. Pourtant, là, contre toute attente, alors qu'elle le haïssait sans doute encore, du moins assez pour amener Enzo jusqu'à lui et ce même si elle n'avait conscience de ce que son fichu vampire était prêt à lui faire subir, Bonnie lui venait en aide en proposant un peu de ce qui coulait dans ses veines à celle qui en avait plus que besoin et qui, de toute évidence, scrutait le nectar rouge en un sourcil arqué malgré la salive qui assaillait ses papilles. Pourquoi devrais je te croire hum ? Rien ne m’affirme que ce n’est pas un guet-apens. Malgré la méfiance, et ce uniquement car Bonnie-Bonnie fricotait avec celui dont le regard particulier les sondait, Salvatore ne remettait guère en doute les propos servis. Jade pouvait s'abreuver librement lorsqu'elle se sentirait prête, ce qu'elle fit après un temps à avoir analyser l'hémoglobine. Malgré le peu de sang, des roseurs saupoudrèrent ses joues, animèrent ses prunelles malicieuses qui redevinrent celles qu'il avait toujours connu dès l'instant qu'elle eut tendu le verre vers cette fontaine humaine. Un léger sourire étira ses traits mais malgré l'humour discret de ce geste, la situation ne plaisait guère au rabat joie de service sur qui n'importe quel clown aurait pu compter pour lui saper le moral. Merci. Mais, à moins que tu n’aies des pouvoirs magiques...

On y venait, l'instant qui brûlait toutes les langues, du moins celles qui n'avaient guère conscience que l'unique humaine des lieux était une sorcière, prenait vie mais parce que Jade était d'une intelligence hors paire, et ce malgré l'époque à laquelle elle appartenait et qui ne considérait guère les femmes comme elles adoraient l'être actuellement, à savoir à l'égale de l'homme, elle ne mit que peu de temps à comprendre le sourire perfide qu'affichait Enzo.

-Même s'il est sournois et assez blafard, je te garantie qu'il s'agit bien d'une sorcière. Lui murmura-t-il en un sourire éloquent tandis qu'elle bondissait tel un diable à ressorts.

-Vous auriez dû commencer par ça bande de crétins ! Moue septique aux traits, sourire inversé aux lèvres à l'encontre des « crétins » qu'elle venait de nommer, Damon logea une jambe sur son genou et un bras au sommet du canapé tandis que la figurine s'agitait déjà au cœur des placards. Des tas de choses volèrent par dessus son épaule, comme autrefois lorsqu'elle ne retrouvait plus un bijou précieux, un peu comme une madame mime, en bien plus mignonne cela va sans dire, qui nécessitait de tous les ingrédients pour mettre au point la potion qui lui sauverait la peau. Damon adorait cette fille, la retrouver était sans doute le plus beau cadeau de noël que lui faisait la providence, jusqu'ici il n'y avait plus cru, car après des mois de recherche, usage de pendule et de sortilèges en tout genre, rien ne situait cette adorable brunette et pour cause, en la voyant retourner ses rangements ici bas, dans un monde parallèle, il était évident que rien n'aurait pu lui indiquer où elle s'était terrée car ce « paradis » infernal n'existait sur aucune carte ni globe terrestre. Tiens… t’as de la lecture pour cette nuit même si je t’ai mâché le travail. Quant à l’élément dont tu as besoin,  Le grimoire entre les mains de la sorcière, Damon se redressa en visualisant une scène capable de hérisser le poil de l'autre mâle dans la pièce. ce soir il t’est inutile. Tu l’auras donc demain de quoi garder tranquille ton p.e.t.i.t ami. Car sans ça… vous serez condamnés ici avec moi et malheureusement… tu deviendras notre gourde. Sur ses gardes, prêt à agir si toutefois Enzo se sentait pousser des ailes quant à la proximité les deux femmes, il sourcilla une seconde sur le « notre » de sa phrase. Même ici, après des années sans plus l'avoir revu, Duncan était prête à l'épauler comme autrefois. Rien avait changé, c'en était rassurant, mais sans doute tout cela l'aurait été davantage s'ils n'avaient pas été prisonniers du monde l'ayant empêché de la retrouver plus tôt. En attendant je vous conseille de monter à moins que vous ne vouliez jouer avec nos petits copains.

-La nuit va être longue uhm... ? Sourit-il en revenant saisir les prunelles de son vieil ami. Mais quoi que t'en penses, que tu puisses imaginer, elle est assez intelligente pour savoir que la vider de son sang ne lui sera d'aucune utilité. Lui indiqua-t-il avec assurance. Jade n'était pas folle, du moins pas au point de gâcher toutes les chances qu'elle avait de quitter un endroit où on l'avait puni pour dieu savait quelles raisons qu'il ne cautionnerait jamais. Certes ce n'était guère objectif, mais il ne l'était pas auprès d'elle, pour lui et ce depuis toujours, depuis l'instant où il avait vu son frère ne pas la considérer comme il l'aurait du, cette poupée aux boucles brunes était sa petite sœur, celle qui avait comblé une plaie béante en sa poitrine, celle qui lui avait permis d'imaginer l'éternité sous d'autres atours bien moins solitaires et sombres qu'il les pensait lorsque son frère l'avait poussé à muter. Personne ne savait pour elle, du moins pas jusqu'au matin même où il en avait soufflé quelques mots à la personne qui le comprendrait toujours sans le juger et, en songeant à elle, subitement, Damon fixa son alliance puis la fit tourner autour de son doigts. Elle n'était pas ici, néanmoins et parce qu'il savait qu'une passion inimaginable les liait l'un à l'autre, il savait que des larmes perçaient ses cils et rougissaient ses joues, et s'il avait eu à souhaiter quelque chose pour la préserver de son absence, qu'il espérait n'être que temporaire, c'était que le temps du côté de sa précieuse étoile puisse s'arrêter afin que les tourments n'atteignent pas son cœur. Elle sait... tout comme tu sais parfaitement que je ficherai pas en l'air mes chances de rentrer. Reprit-il en jetant un œil vers une Bonnie studieuse qui, sans plus l'écouter, préférait trouver rapidement la solution au problème rencontré en feuilletant ce vieux bouquin. On a chacun des choses à protéger. Sur ses dernières paroles, Salvatore regagna l'étage où il repoussa une porte pour découvrir Jade, assise face à sa coiffeuse, soucieuse comme elle n'avait plus du l'être depuis qu'on l'avait catapulté dans ce monde. Doucement, il la fixa au travers du reflet que lui rendait le miroir puis agrippa quelques uns des ouvrages qu'elle avait parcouru par ennui. Un rictus étira ses lèvres alors qu'il entonnait les titres de roman à l'eau de rose, puis un soupir plus douloureux voleta dans cet atmosphère lourd des regrets qu'il ressentait à son égard. J'suis désolé, j'aurai du t'empêcher d'atterrir ici... J'aurai du te retrouver avant, être là pour toi comme je te l'avais promis mais, disons que les aléas de la vie d'un vampire sont pas toujours en adéquation avec ce qu'il désire faire. Lâcha-t-il en glissant les doigts dans ses boucles. Mais peu importe ce qui se passera demain, je te laisserai pas ici, tu seras plus jamais seule Jade... même si, Une drôle de poupée piqua sa curiosité de part sa ressemblance avec elle. j'étais visiblement pas très loin. Plaisanta-t-il en un sourire amusé.




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Lorenzo St. John

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MessageSujet: Re: Gosths of the past Dim 12 Fév - 20:56



-Gosths of the past-


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Méfiante fut la discussion entre sa jolie sorcière qui proposait sa patience, sa gentillesse et son sang à celle contre laquelle son regard ne cessait de peser, lui intimant silencieusement de ne pas bouger et s’essayer à un geste qu’elle regretterait, car cette fois, le vampire ne lui laissait guère la chance qui l’avait épargné. Jade pouvait connaitre à perfection ce monde dans lequel ils étaient tombés, détenir la clé de leur liberté, s’octroyer la bienveillance de sa poupée, il n’en aurait cure et laisserait place à ses plus viles instincts quitte à froisser celui qu’il rêvait écraser. L’unique option qu’il lui accordait, était celle de se tenir tranquille, à distance des traits merveilleux qu’il contemplait du coin de l’œil, en se montrant sous ses meilleurs atours afin de conserver cette existence qu’elle s’était attelée à faire perdurer loin des fontaines de jouvences qu’eux possédaient en leur année. Ici, en ce salon pesant d’animosités, son ennemi se retrouvait épaulé d’un allié au caractère similaire, sournois et sarcastique, qu’il n’avait plus qu’une envie, le lui faire ravaler tout comme les sourires satisfaits que Salvatore esquissait en les dépeignant. Mais bientôt, en arrivant au sujet magique de leur situation, ce fut le sien qui étira le coin de ses lèvres en une complaisance criante que son adversaire ne tarda pas à relever.

-Même s'il est sournois et assez blafard, je te garantie qu'il s'agit bien d'une sorcière.

-Vous auriez dû commencer par ça bande de crétins ! En constatant cet air jubilatoire qu’il arborait, Lorenzo pris enfin par à la conversation, en une seule phrase capable de ramener sur terre celui qui se sentait pousser des ailes.

- Si ton ami était aussi intelligent qu’il s’active à le clamer, il aurait pu t’en informer au lieu de garder ce détail sous silence. Ceci t’aurais éviter bien des malheurs. Dit il d’un rictus, soulignant ainsi ce brisement de cervicales dont il entendait encore les enivrants échos retentir à ses oreilles. Sous les ouvrages envoyés dans les airs, ses prunelles restèrent plantées au milieu de celles qui le défiaient et ce, pour les jours voir semaines qu’il avait encore à vivre.

-Tiens… t’as de la lecture pour cette nuit même si je t’ai mâché le travail. Quant à l’élément dont tu as besoin, En capturant ce rapprochement, cette intrusion au cœur d’une bulle où personne n’avait de droit pas même lui, sans quitter sa position, ses brilles se braquèrent sur cette image d’années passées, prêt à l’intercepter si elle déviait d’une conduite qu’il valait mieux pour elle de suivre. ce soir il t’est inutile. Tu l’auras donc demain de quoi garder tranquille ton p.e.t.i.t ami. Car sans ça… vous serez condamnés ici avec moi et malheureusement… tu deviendras notre gourde. En attendant je vous conseille de monter à moins que vous ne vouliez jouer avec nos petits copains.

-La nuit va être longue uhm... ? Mais quoi que t'en penses, que tu puisses imaginer, elle est assez intelligente pour savoir que la vider de son sang ne lui sera d'aucune utilité.

- Wouh ! Ricana t-il en croisant les bras contre son buste, le regard perçant et emplit d’une lueur que Damon connaissait parfaitement pour en être adeptes auprès de ceux qu’il ne respectait aucunement. Réfléchi… enfin un point qui vous différencie. Contrairement à ses habitudes, l’impulsif face à lui ne renchérit point, se contenta de fixer son alliance, cette bague qu’une femme avait glisser à son doigt par amour, en une promesse éternelle à laquelle il semblait se raccrocher.

-Elle sait... tout comme tu sais parfaitement que je ficherai pas en l'air mes chances de rentrer. On a chacun des choses à protéger.


Etendu contre la couche, un bras sous la nuque, Lorenzo observait sa métisse travailler à la lueur des bougies. Dehors, le chant des loups s’estompait, pourtant, ses sens aiguisés capturaient les grattements de leurs griffes contre les accès calfeutrés, l’acharnement de leurs truffes humidifiant les carreaux qu’ils ne pouvaient franchir, tel qu’à l’instant, mais cette fois, leurs déterminations parvint à déranger celle sur laquelle il veillait. Humainement, la peau de Bonnie se mit à frémir, son cœur à bondir, ses prunelles à se diriger vers l’unique porte permettant l’entrée à cette chambre qu’ils occupaient, alors, désireux de la rassurer au-delà des mots, de la tempérer au-delà des gestes emplit de tendresse qu’il avait à lui offrir, le vampire usa d’une capacité propre à sa caste, en s’insinuant au creux de sa tête.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] aux hauteurs d’un balcon, St John la contemplait au sein des jardins de cette immense propriété, figée devant une fontaine illuminée par les étoiles inondant le ciel. Les rayons de la lune se réverbéraient contre son épiderme halé, s’insinuaient à la douceur de ses boucles retombant gracieusement contre ses épaules dénudées, Bonnie était vêtue d’une robe aux tons verts contrastant parfaitement avec la teinte de ses prunelles dont il ne pouvait savourer l’éclat enchanteur qu’elles dégageaient. Divinement belle, captivante de sensualité, hypnotisante d’un charme naturel, son parfum lui revenait au souffle du vent étourdissant les pans d’une étoffe qui ne serait jamais aussi somptueuse qu’elle l’était. Sa fragrance aux notes des îles se mêla à celle de la mélodie s’échappant des fenêtres entrouvertes, et là, la tentation fut si forte qu’il dévala, à pas mesurés, les marches la conduisant à elle, traversa l’étendue d’herbe qui le séparait de sa sublime silhouette, foula le chemin de galets qui l’appelait à elle jusqu’à se figer à quelques mètres de cette merveille, profitant et gravant cette image qu’elle représentait pour ne jamais l’oublier.

- Tu es magnifique. Murmura t-il, attirant ainsi son attention, dénotant par la même occasion la surprise que transpiraient ses traits, parvenant à lui dérober un sourire enjôleur qu’il ne servait qu’à elle. Te changer les idées me paraissait être une bonne idée. Confia t-il en désignant, bras écartés, le paysage nocturne et végétale entourant leurs tenues d’apparts. A l’image de sa princesse, Enzo portait un costard trois pièces, une serviette en poche aux couleurs qu’elle arborait en une élégance effarante qu’aucun homme ne pouvait y résister. Viens danser avec moi love. Lui chuchota t-il, paume offerte aux doigts qui ne tardèrent pas à rejoindre les siens.

Lentement, il la fit tourner puis la ramena à lui afin de la bercer, entre ses bras, contre ses hanches, protégée de sa stature prête à affronter vents et marrées pour que jamais rien ne vienne entacher ses courbes fines qu’il sentait vibrer et s’émouvoir au rythme de leurs pas. Paupières closes, ses lèvres apposées à sa tempe, le vampire savoura cet instant de douceur, ce moment d’intimité, loin des tourments quotidiens capables de blesser la poupée qu’il chérissait, en se sentant à nouveau victime de cette sensation n’ayant plus léché son organisme depuis des années. Bonnie était une bouffée d’air frais, une étincelle dans son monde, une flamme contre laquelle il savait se bruler et pourtant, il lui était impossible de s’en éloigner tant il appréciait les supplices que sa marque incombait en sa poitrine inerte qu’elle ramenait, peu à peu, bien qu’il se mentait à ce sujet, sur les chemins que deux autres l’avaient conforté à suivre. Maeva et Lea n’étaient plus, du moins, elles n’arpentaient plus les sentiers de sa vie, leurs absences pesaient en ce cœur s’étant arrêté lorsque la fièvre s’était invitée, mais, leurs visages, leurs sourires, leurs rires, leurs courages, eux, demeuraient éternels en ses souvenirs qui progressivement, au fil des jours qu’il passait en compagnie de sa précieuse métisse, revenaient envahir ses pensées comme pour lui rappeler celui qu’il était auprès d’elles. Un homme bon, droit, généreux, compréhensif, apte à pardonner tandis qu’aujourd’hui, ce dernier était recouvert d’une couche de noirceur, révélant un être habité par la soif de vengeance, oubliant complétement les plaies s’étant ouvertes en lui, celles qui, cette nuit se réveillaient en lui remémorant les pertes qu’il avait essuyé. Et là, le souffle subitement coupé, Lorenzo prit conscience d’un fait, conséquent et torturant, celui que sa sorcière n’était pas immortelle que, tôt ou tard, elle disparaitrait tandis que lui, perdurerait sur cette terre qu’on priverait à nouveau d’une merveille. Sa stature se raidit, se stoppa totalement alors qu’il englobait ses joues pour contempler cette indéniable beauté qui semblait l’aimer au péril de ses jours, en se fichant de passé sanglant qu’il transportait sur ses épaules, telle une coquille dont il ne pouvait se séparer parce qu’elle faisait partie intégrante de celui qu’il était.

- Promet moi de mourir très… très… très vieille. Lui quémanda t-il les iris brillantes d’émotions avant de sceller ses lèvres à ses roses, de les dévorer comme si le temps était soudainement compté, comme si d’une seconde à l’autre elle allait lui échapper, comme si d’une minute à l’autre il allait s’éveiller seul dans ce logement new yorkais qu’il occupait les jours précédents leur marquante rencontre. Sa langue savoura la soie de la sienne, s’y complut un temps tandis que ses doigts courraient le satin d’une robe dont le touché n’égalait nullement la douceur de son derme, celui qu’il avait imprimé à plus d’une reprise auprès d’elle. Sa taille pressée entre ses phalanges, ses pétales dévièrent à son oreille, la chouchoutèrent, puis, la pointe de son nez fit tomber cette brettelle contre son bras qu’il parsema de baisers jusqu’au coude, poignet et creux de paume qu’il ramena à son cou pour qu’elle puisse s’y accrocher, alors que ses genoux fléchissaient, que ses gants saisissaient ses cuisses, pour la surélever au rang qu’elle méritait. Délicatement, il la déposa contre la pierre de cette fontaine, les gouttes embrassèrent ses courbes sans les noyer, furent sublimées par les lueurs argentées qui contemplaient leurs gestuelles, devenant plus explicites, en symbiose avec les sentiments qu’ils nourrissaient l’un et l’autre sans s’en être susurré un mot. Lentement, sa robe remonta ses jambes entre lesquelles il s’invita qu’elle puisse sentir les sensations qu’elle faisait naitre, qu’elle puisse prendre conscience du désir qui le possédait et dont elle était maitresse, qu’elle puisse comprendre qu’il était à elle, qu’elle était à lui, le temps d’une nuit où rien ni personne ne les arrêterait si elle le décidait. Embrassant son buste, choyant ses dentelles, Lorenzo épousa sa cambrure, l’accompagna progressivement sous ce rideau de pluie alors qu’il s’imposait en elle et savourait les premiers soupirs qu’elle lui offrait. L’eau formait des merveilleuses rigoles contre sa gorge près de laquelle il vint s’abreuver en creusant doucement des reins, la berçant tout en délicatesse et langueur jusqu’à la redresser brusquement contre lui pour capturer ses étoiles contraires… […] L’italien avait quitté la couche, s’était rapproché d’elle, l’avait poussé à se redresser sans qu’elle ne s’en aperçoive, et la détenait entre ses doigts, présents contre ses joues qu’il choyait, les yeux plongés aux creux des siens qui se rouvraient sur son énigmatique sourire. Embrasse-moi love.



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Lorenzo St. John
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Bonnie Bennett

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MessageSujet: Re: Gosths of the past Mar 14 Fév - 10:00


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Gosth of the past
La méfiance générale se manifestait dans la pièce, chacun se jaugeait du regard, espérant trouver la faille de l'autre camps qui permettrait d'avancer sans plus craindre de mauvais actes de la partie adverse. Deux clans s'étaient naturellement formés, le sien où la protection d'Enzo l'enlaçait tout autant que celle qu'elle lui portait officierait si les choses tournaient mal, puis celui  face à eux, dont les prunelles froides, et les pics verbaux, démontraient clairement qu'on ne désamorcerait aucune bombe mais qu'avec un peu de chance, de compromis, on parviendrait à étendre le compte à rebours n'ayant pour seul plaisir que de voir le groupe se déchirer de la plus sanglante des manières. Bonnie n'avait jamais été adepte des guerres, ni amatrice de scénario dramatiques, et c'était sans doute pour cela qu'elle avait choisi d'offrir un peu de ce qui coulait dans ses veines à celle qui, de toute évidence, ne se contenterait guère de si peu si toutefois ils parvenaient tous quatre à quitter cet univers. Ce n'était nullement de l’empathie, elle n'avait aucune idée de ce que pouvait ressentir cette fille, de ce qui l'avait poussé à devenir telle qu'elle était, de ce qui l'avait emprisonné ici, simplement elle pouvait l'imaginer, se rappeler qu'autrefois Jade n'était qu'un cœur battant, tout comme elle, et qu'elle n'aurait très certainement jamais pensé faire couler le sang d'un innocent.  Néanmoins, là où l'explication se serait conclue autrefois, lorsqu'elle croyait fiévreusement en l'honnêteté de ses proches, à leur sincérité qu'elle avait cru sans faille, aujourd'hui une autre raison la poussait à sustenter la soif maladive d'un vampire et elle n'était nul par ailleurs qu'à son flanc. Si elle laissait les choses se faire d'elles mêmes, si elle n'y mettait pas un peu du sien, alors toute cette histoire finirait au plus mal, et même si Enzo arrachait le cœur de cette étrangère, alors ne demeurerait plus que lui et Damon, et malgré tout, malgré sa confiance en lui, elle craignait que la finalité d'un affrontement soit fatale à celui pour lequel son cœur s'était à nouveau ouvert. En sommes, il valait mieux faire un pas vers l'autre plutôt que d'attendre qu'une lame vous sectionne la nuque, apaiser les tensions sans les étouffer puis espérer que ce geste, quasiment futile, serait utile pour qu'à votre tour vous puissiez voir une main se tendre dans votre direction. Le temps se suspendit aux lèvres que la brunette amenait au contour du verre, puis reprit sa folle ascension lorsqu'après l'avoir vidé elle le tendit vers elle en un aplomb qui l'invita à sourciller.

-C'est suffisant pour l'instant... Lâcha-t-elle.

-Merci. Mais, à moins que tu n’aies des pouvoirs magiques... Les sourires et œillades qui c'en suivirent l'invitèrent à pincer les lèvres à peine Damon eut-il vendu la mèche. Ce n'était pas un secret, néanmoins le fait de ne guère le crier sur tout les toits, et surtout pas face à une dangereuse inconnue, n'était qu'un instinct de préservation. Et d'ailleurs, depuis l'instant où cette fille lui avait sauté à la gorge sans se soucier de son sort, sans imaginer qu'elle pourrait l'aider en restant bien vivante, en ayant suivi que ce que lui dictait son organisme sans plus réfléchir rationnellement, Bonnie n'avait guère eut le temps de l'informer de sa propre condition. Vous auriez dû commencer par ça bande de crétins ! Il n'en fallut pas plus à Damon pour minauder quant à l'insulte que venait de servir sa comparse avant de s'activer vers les armoires alentours.

-Si ton ami était aussi intelligent qu’il s’active à le clamer, il aurait pu t’en informer au lieu de garder ce détail sous silence. Ceci t’aurais éviter bien des malheurs. Déclara St John face à cette réaction puérile. Désormais tout ce que Bennett désirait, était que quelque chose, un talisman ou même un grimoire indéchiffrable, lui fut tendu pour orchestrer une prochaine fuite. Bientôt, Jade lui offrit cette chance, les traits hautains, sûre d'elle, en lui collant un vieil ouvrage entre les paumes.

-Tiens… t’as de la lecture pour cette nuit même si je t’ai mâché le travail. Quant à l’élément dont tu as besoin,  Ses doigts caressant déjà la couverture de cuir où le relief des lettrines avait perdu sa brillance, la sorcière redressa les cils pour scruter les traits perfides de l’éternelle s'étant cruellement rapprochée d'elle. ce soir il t’est inutile. Tu l’auras donc demain, de quoi garder tranquille ton p.e.t.i.t ami. Car sans ça… vous serez condamnés ici avec moi et malheureusement… Sourcils froncés, Bonnie n'avait guère besoin d'être éclairée sur le sujet qu'abordait son interlocutrice, mais son allure, sa détermination à feinter se préoccuper de son sort, fit dévaler un frisson le long de son échine. tu deviendras notre gourde. Bennett déglutit en silence, préférant clore les paupières quant à ce qui bouillait en elle à l'instant T. Les menaces, les attaques personnelles concernant sa nature humaine, la jeune femme en avait reçu à la pelle autrefois, et depuis peu, elle refusait catégoriquement de s'y enliser, quitte à faire comprendre à son ennemi qu'elle n'était peut-être qu'une innocence petite humaine, elle n'en demeurait pas moins capable de faire souffrir ses assaillants elle aussi, mais ici, et parce qu'elle aurait potentiellement besoin de l'appuie de cette petite bourrique à l'attitude impératrice, la sorcière préférait encore mordre sur sa chique pour ne guère engendrer pire situation. En attendant je vous conseille de monter à moins que vous ne vouliez jouer avec nos petits copains. […]

La nuit s'était installée pour de bon, cependant rien n'était plus lugubre que l'atmosphère lourde rôdant autour d'eux, car à chaque minute, après de brèves secondes de répit, griffures et hurlements retentissaient au rez de chaussé qui semblait avoir ouvert ses portes sur l'enfer. Jusqu'ici, Bonnie s'y était accommodée, peut-être car quelqu'un veillait sur elle, aussi car elle se persuadait que les barricades, qui empêchaient aux loups d'étendre leur territoire sur celui qui les préservait d'eux, seraient assez solides pour résister jusqu'à ce que la lune tire sa révérence. Silencieuse, installée en indienne sur le parquet contre lequel reflétaient les flammes des bougies qu'elle avait allumé pour continuer sa lecture, Bennett étudiait le sortilège qui -quand Jade lui confierait la clé des portes de cet ossuaire à ciel ouvert- leur permettrait de rentrer. Elle aurait besoin du sang de chacun, associé au sien, versé sur le talisman dont aucune image n'était représentée sur ces pages jaunies, puis de l'instant propice créé par la nature elle même. La pleine lune... Pensa-t-elle en parcourant l'ouvrage. D'après les annotations de Jade, sur les restes d'un papier autrefois vierge, ce phénomène n'était pas particulier, ni même rare, mais continuellement répétitif. Chaque nuit, depuis qu'elle avait échoué sur les terres qu'on avait choisi pour être sa prison, la lune se remplissait et offrait aux loups l'opportunité de chasser. Les sorcières l'ayant puni savaient pertinemment ce qu'elles faisaient à l'époque, car même si elles laissaient à leur victime l'espoir de vivre encore malgré la solitude, la réalité était bien différente et pointait tout droit vers une fatalité que Duncan avait pourtant contourné jusqu'à lors. Même si ses sœurs avaient eu des raisons louables pour l'envoyer ici, même si tout était d'une logique entre nature et malfaisance, Bonnie peinait à comprendre pourquoi des magiciennes avaient pu être cruelles au point d'imaginer un « jeu », dans lequel elles avaient certainement longuement imaginé Jade se débattre. Sans doute étaient elles mortes à l'heure actuelle, mais malgré ce qu'elles avaient cru être les derniers instants du vampire qu'elles avaient banni, la paix n'avait très probablement pas léché leurs âmes aussi sombres que devait l'être celle à qui appartenait l'écriture que poursuivaient ses prunelles studieuses.

Plongée dans ce monde d'amertume et de vengeance, qu'elle n'aurait pu croire émaner d'êtres dotés des dons qu'elle même possédait, son cœur se mit brusquement à battre lorsque les râles des canidés se firent plus menaçants qu'ils ne l'étaient jusqu'à présent. D'instinct, Bonnie redressa rapidement les yeux vers l'unique issue et intrinsèquement l'unique entrée par laquelle pouvait apparaître l'un d'eux. Elle ne les détestait pas, les craignait simplement car bien qu'humains en plein jour, cette nature n'avait plus aucun impact sur leurs formes animales, alors imaginer qu'un des spécimens pusse se frayer un passage, au point de menacer les jours de celui qu'elle savait non loin d'elle, invitait ses sens à frémir plus qu'elle ne l'aurait du.  Il suffisait d'une morsure, d'une griffure, et malgré tout ce pouvoir qui était sien et qu'elle peinait encore à contrôler à hautes doses, elle serait incapable d'épargner les jours de l'homme auquel elle pensait en fixant ce battant de chêne. Déjà, ces songes fictifs grainaient sa peau, hérissaient le duvet invisible contre celui-ci, asséchaient sa gorge et poussaient ses phalanges à frémir simplement car elle n'était pas totalement prête à essuyer l'intense panique d'une attaque. Pour survivre, la sorcière avait épuisé ses ressources, et bien que l'univers en lui même était capable de lui fournir les réseaux dont elle avait besoin pour œuvrer encore, ses propres limites l'en empêchaient dans l'unique but de préserver l'organe qui battait furieusement en elle. Aucune prêtresse n'était infaillible, Bennett le savait parfaitement, tout comme elle connaissait sur les bouts des ongles les lois de la sorcellerie, celle-ci était aussi clémente que sadique, à chaque offrande elle s’octroyait un présent en retour et, parfois, ce dernier n'était autre que la vie de l'hôte qu'elle avait choisi d'inonder de sa lumière. Sans quitter des yeux le bois face à elle, les pires scénario possibles en tête, subitement ses cils s'épousèrent tendrement tandis qu'une odeur familière la poussait à savourer ses notes apaisantes... […]

Quand elle rouvrit les paupières, Bonnie entrouvrit les lèvres face au décor bien différent de celui qu'elle venait de quitter sans même bouger. La noirceur n'était plus, elle avait été engloutie par ce ciel marine constellé d'étoiles, par cette végétation dense et parfumée, par le chant divin de la pluie rejoignant la surface, tout simplement par la beauté d'un endroit qu'elle ne soupçonnait exister au cœur de l'enfer des loups. Fascinée par les lieux, ses cils dévièrent vers l'édifice de pierres dans son dos d'où provenait la tendre mélopée des eaux. Celle ci lui rendit son propre reflet, vêtu de mousseline légère aux teintes du splendide décor, et un sourire fila ses pétales tout comme son écho rejoignit la sérénité de ce jardin sublime. Apaisée des maux ayant saisi son organisme, la jeune femme glissa les doigts vers la surface où dérivait l'image de ses traits, et bientôt, son regard capta la présence des fleurs appréciées de son enfance. C'était cette fragrance qu'elle avait suivit sans plus lutter contre elle même, cette odeur sucrée, appelant aux plus agréables de ses souvenirs de gamine, qui avait occulté sa crainte, ses frayeurs, ses doutes, pour la ramener au cœur d'un paradis où tout n'était que calme et plénitude. Pour compagnie, la flore se ravissait des notes qu'on entendait parvenir d'une immense bâtisse, de la brise légère qui soulevait le velours gracile de leurs pétales, puis de la fraîcheur suave que la fontaine leur prodiguait tout en les sertissant des perles éphémères qu'elle avait à leur offrir. La sorcière se sentait bien, sereine, prête à perdurer ici éternellement, plus encore quand elle entendit sa voix retentir, et que son cœur pulsa donc plus fort en capturant son élégante silhouette tandis que ses prunelles l'interrogeaient en silence quant à leur présence ici.

-Te changer les idées me paraissait être une bonne idée. Naïvement, en une innocence qui ne l'avait jamais quitté malgré les années l'ayant mué en femme, la sorcière suivit des yeux la gestuelle de ses membres vers le paysage, puis revint contempler la plus belle des raisons qui la poussait à désirer s'y attarder des heures durant. Il était cette ombre sublime au cœur d'une lueur trop vive, l'endroit même où on désirait s'abriter pour ne plus sentir sa peau brûler, l’abri au creux duquel on se savait en sécurité sans même avoir à l'entendre, sans même avoir à le lire, simplement par instinct sans plus réfléchir. Enzo était cet arbre aux branches tortueuses et pourtant majestueuses, résistant comme aucun autre face au gel et à la pluie, au soleil et aux vents violents, il était cet arbre que personne n'avait choyé, ni même regardé ou considéré, qui au grès du temps et de ses changements, s'était imposé à elle en une évidence parfois effrayante mais pourtant si réelle. Et aujourd'hui, alors qu'il lui assurait en quelques regards qu'il ne s'agissait que du fruit de son esprit, de ce que lui désirait lui faire vivre pour oublier les craintes qui la léchaient face à cette porte close, Bonnie comprenait en silence qu'aucun autre, plus jamais dans cette vie et dans la prochaine, ne serait capable de l'éblouir comme lui l'éblouissait. Viens danser avec moi love.

Un sourire étira ses pétales au surnom qui choyait ses tympans, et face à cette paume tendue qui n'attendait plus qu'elle, la belle ne résista pas une seconde. Lentement, ses doigts glissèrent contre les siens qu'elle pressa délicatement comme pour s'assurer, que même s'il n'était présent que dans son esprit, Enzo était véritablement face à elle. Les pans de sa robe voletèrent une seconde puis revinrent épouser ses jambes quand enfin, et un sursaut de son cœur, son buste épousa les courbes du vampire. Ce rêve pourrait vivre encore et encore, s'étirer sur des siècles, elle n'en serait que plus charmée, prête à lui céder ce qu'elle s'était interdit offrir à nouveau car sa douceur était inédite, jamais touchée ni vécue, unique et fascinante comme s'il n'était qu'un personnage irréel inventé par son propre imaginaire. En lui émanait cette séduction indiscutable, celle à laquelle elle était définitivement réceptive, de laquelle elle ne saurait plus se passer à l'avenir et qui, si elle venait à disparaître, la pousserait à se battre pour la retrouver même dans les contrées les plus désolées. Bonnie ne savait presque rien de lui mais pourtant, il avait réveillé son cœur, les sensations bouclées dans sa poitrine qui de nouveau flirtaient avec ses veines, et lorsqu'elle plongeait les yeux au creux des siens, y capturait son propre reflet sublimé par tout ce qu'il ressentait à son égard, alors elle n'avait plus peur de l'avenir incertain qui se profilait à chaque nouveau jour simplement parce qu'elle désirait vivre l'instant présent, celui auquel il appartenait, ce moment dans lequel il était présent et la protégeait d’absolument tous les maux que recelait la terre. Ivre de vivre dans ses bras, bercée par la musique et ses charmes, Bonnie fronça les sourcils lorsque son cavalier se figea puis ramena les phalanges à ses joues.

-Promet moi de mourir très… très… très vieille. Un baiser scella ces paroles vives et évidentes alors que le cœur de la sorcière se tordait tant par l'émotion que par ce que cette phrase imposait en elle.

Sa mort, c'était là la hantise qui le saisissait et à laquelle elle n'avait guère songé. Peut-être était ce trop récent, sans doute leur relation n'était elle encore qu'une jeune pousse, ne quémandant qu'à grandir, l'ayant empêché de songer plus loin dans l'avenir mais subitement, sans prévenir, tout s'insinuait dans son cœur pour le déchirer quant à l'idée d'un jour être séparée de lui. Comme si le monde se dérobait sous ses pieds, comme si la terre tremblait pour disparaître et l'emporter loin d'elle, Bonnie se suspendit à ses lèvres puis les caressa comme si la vie en dépendait elle même. C'était la réponse à cette promesse qu'il lui quémandait, sa manière à elle d'effacer ses craintes, d'apaiser le cœur qui autrefois battait dans sa poitrine, et plus rien n'exista sauf eux et la passion qui balayait les aspérités de la vie. Au moindre de ses gestes, Bonnie sentit l'embrassade cruelle des frissons dévaler ses membres, filer droit vers le moteur qui la tenait debout, tout comme les larmes pointaient à ses cils face à ce qu'elle ressentait pour lui et qui n'avait jamais été si fort pour un autre. Il choyait son corps comme la plus précieuse des pierres, comme un trésor inestimable, les émotions l'emportaient sur les rives charmeuses de sa sensualité, vers les sentiers de l'amour physique où plus aucune peur ne la saisissait car il l'accompagnait puis écoutait son âme lui parler. Tout lui parut lourd, peser des tonnes contre son corps, et pourtant le vent soulevait sa robe sans peiner, mais face à lui et au poids qui naissait en ses entrailles, qu'il attisait en un tact qu'elle n'aurait jamais imaginé lui être réservé, même le plus volubile des tissus se muait en métal brûlant. Elle n'était plus qu'une sphère de sensations à vif, malléable et réceptive, offerte au soin que lui apportait son socle, l'unique qui lui correspondrait toujours et qui détruisait les portes de son cœur pour s'y inviter et ne plus s'enfuir. La chaleur envahissait ses sens, la bousculait d'une manière si pure que rien ne l'effraya, pas même lorsqu'un coussin de fraîcheur baisa ses courbes en la maculant de frissons qui s'étendirent à l'instant même où Enzo vint s'unir à elle. leurs soupirs devinrent alors l'unique mélodie qu'elle entendit, poussèrent ses hanches à suivre les siennes, à s'en éloigner puis à y revenir tandis que l'amour qu'elle lui portait se révélait au creux des paupières qu'elle n'osait guère rouvrir sous peine qu'il disparaisse. Puis à nouveau sa peau rencontra le parfum de l'air, abandonna la surface, et ses yeux s'ouvrirent délicatement afin de s'évader aux siens  Ses mains pressèrent ses bras tandis qu'elle se figeait contre lui, mourrait au creux de ses prunelles, désireuse de savourer encore ce baiser différent, les émotions que faisait jaillir cet homme en elle, et qui  se matérialisaient en une unique larme qui mourut à la commissure de ses lèvres qu'elle revint sceller aux siennes tant elle se sentait précieuse dans ce regard intense. […] Cette larme était bien réelle, malgré tout dans l'univers qui était leur, qui n'avait guère changé contrairement à cet endroit merveilleux ou chacun de ses sens avait été éveillé, Bonnie revenait saisir la lueur jaunâtre des chandelles. Doucement, ses paupières dévoilèrent la brillance de ses yeux, et la perle qui y était née s'écoula contre sa joue tandis qu'elle entrouvrait les pétales en saisissant les traits d'Enzo tout proche des siens. Éprouvée par ce songe, le souffle lui manquait, des tas de choses lui passaient par le crâne mais tout ce qu'elle vit, et qui poussa ses lèvres à s'étirer, fut le sourire de l'homme face à elle.

-Embrasse-moi love.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] deux inspirations plus lourdes, la sorcière glissa les mains contre les siennes puis les cercla avec tendresse pour doucement les ramener à son cœur contre lequel elle les retint. Pas un mot ne fila sa trachée, pas une objection ne traversa ses pensées plus claires qu'elles ne les avaient jamais été, puis tandis que la pointe de ses pieds se hissait sur le parquet, ses lèvres s'apposèrent tout contre les siennes en une tendresse aussi grisante que gorgée des réponses qu'elle rencontrait dans son propre organisme. Enzo pouvait entendre son cœur battre la chamade, le sentir vibrer au cœur de ses paumes, lui être offert sans plus que rien ne l'empêche de le lui tendre.

Jusqu'ici elle était restée réservée, prenait simplement ce qu'il avait à lui donner, ce qu'il était prêt à lui céder, en retrait comme si elle n'était que la spectatrice d'une histoire magnifique dont les prémices laissaient entrevoir une fin des plus magiques. Sa confiance ébranlée, Bennett n'imaginait guère qu'un homme pusse être si droit, si fiable, et encore moins que chacun des gestes qu'il faisait pouvaient lui être réservés. Brisée par son premier amour, qu'elle pensait être le plus important, celui qui graverait son esprit à jamais, la sorcière s'était refermée face aux saveurs de l'attirance du cœur mais lorsqu'elle l'avait vu, pour la toute première fois, que leurs regards s'étaient croisés, une tendre douleur avait lézardé son âme sans crier gare. Cette fêlure s'était creusée au son de sa voix, davantage étendue lorsque ses pétales avaient cueilli les siens dans ce bar de New York, puis, suite à ce songe d'une intense douceur, cette plaie s'était révélée à elle pour pousser les émotions à atteindre l'organe qui pulsait en elle avec hardeur.

Désormais, elle se hasardait à l'embrasser sans plus craindre les sensations qui ne feraient d'elle qu'une humaine en proie aux arômes de l'amour, du désir profond inspiré par l'homme qui en possédait les clés. Lorsque sa langue heurtait passionnément la sienne, des joutes bellissimes meurtrissaient sa poitrine, noyaient ses doutes dans les tréfonds de son âme qui se débarrassait des chaînons qu'elle y avait cadenassé, et la jeune fille avait tout loisir de s'évader aux ressenties les plus purs, sans artifice ou poudre aux yeux, que le vampire logeait en elle d'une façon unique. Les mains tremblantes, Bonnie relâcha les siennes puis les fit dévier contre ses bras, ses épaules, puis sa nuque qu'elles terminèrent par sertir en une confiance aveugle.

-Prends le... Murmura-t-elle en redressant les cils pour sonder les puits jumeaux où s'enliser devenait plus plaisant que briller dans mille autres iris. Ses pouces choyèrent sa peau givrée, s'y attardèrent de longues secondes alors qu'elle s'accrochait à ce cliché de lui, plus humain que jamais malgré l'absence de rebond dans sa poitrine. personne d'autre ne le mérite plus que toi. Sourit-elle envahit pas les sanglots libérés noyant sa gorge puis ses paupières. Doucement, la jeune femme recula d'un pas, puis de deux, sans jamais quitter ses yeux, sans jamais fuir cette accroche qui lui permettait d'être libre de ses envies, de ses gestes, de ses pensées puis, ses doigts glissèrent au col de sa veste qui ne tarda plus à glisser contre ses bras pour terminer sa course contre le sol. Sa respiration vibrait, sifflait presque face à la prestance de celui qu'elle désirait rencontrer ailleurs que dans un songe, celui qu'elle enviait sentir brûler en elle tout comme il la consumerait pleinement. Aucun autre ne m'a considéré comme toi. Reprit-elle en ôtant ses boots qu'elle balaya délicatement d'un geste de jambe.

La sorcière quitta un étage sans y prendre peur, se révélait face à lui et lui certifiait peu à peu que sa confiance était entière le concernant. Lentement, Bonnie agrippa les pans de sa tunique, puis le tissu quitta ses courbes avant de rejoindre le cuir étendu sur le parquet. Malgré les frémissements, elle n'avait guère peur de ce qui découlerait, son bien être grandissait au fil des minutes qui s'écoulaient et où les étoffes qu'elle portait abandonnaient son corps pour le rendre à l'image avec laquelle elle avait embrassé le monde qu'il foulait depuis bien plus longtemps qu'elle. Peu à peu, son jeans accompagna ses vêtements, ses écrins de soie dévalèrent ses courbes, tirant leur révérence au profit des bras croisés qui les remplacèrent en une pudeur ébranlée tandis que son sang se réchauffait simplement par les à coups que son cœur faisait au creux de sa poitrine. Elle ne portait plus que cette barrière qui signait là sa méfiance face à la caste à laquelle il appartenait, alors, doucement, ses cils épousèrent la silhouette de ce bracelet de verveine et elle se contenta d'un murmure, faible et presque chanté, pour en ouvrir le fermoir. La chaînette d'argent glissa contre sa peau, chuta vers le sol et son tintement sonna le glas de son appartenance à celui qu'elle revenait contempler en une infinie douceur.

-J'ai confiance en toi Enzo... pleinement confiance en toi. Souffla-t-elle en s'approchant de lui, s'offrant la présence de son corps contre le sien, le chant de son âme contre sa tempe qu'elle déposa là où autrefois elle aurait pu entendre la mélodie de son moteur. Délicatement, ses mains cédèrent à la douceur de ses courbes, filèrent à ses épaules qu'elle délesta de la veste qui les couvrait, puis ses phalanges sertirent sa nuque où elle approcha le seuil de son timbre pour qu'il soit le seul à recevoir la promesse qui désirait s'en extraire avec sincérité. Je t'aime Lorenzo.




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Lorenzo St. John

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MessageSujet: Re: Gosths of the past Mar 14 Fév - 21:29



-Gosths of the past-


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ses pouces furent privés de la soie de ses joues, mais, gratifiés par le velours recouvrant ses gants afin de rejoindre une place où, l’organe qu’il ne souhaitait voir cesser d’officier, reposait en des battements plus lourds sans qu’il ne s’en inquiète, malgré cette rigole brillant aux lueurs des chandelles que ses cils avaient libérés. Lorenzo savait que les émotions étaient venues étreindre sa silhouette, d’ailleurs, elle les lui apporta en une caresse de ses lèvres tandis qu’il soutenait délicatement sa taille en équilibre sur un cordage où il ne l’abandonnerait pas, tout comme il ne l’avait pas délaissé en ces jardins occupés par une race dont chaque vampire redoutait la morsure. Cette nuit, les loups auraient pu planter leurs crocs en ces chaires qu’il se serait redressé pour continuer à la chercher, même victime de tremblements, d’hallucinations et d’une terrassante fièvre, à avancer sur les genoux, à se trainer au sol, l’italien n’aurait déclaré forfait avant que la mort ne le lèche. Bonnie avait décroché sa place en cet endroit où trois poupées s’étaient autrefois glissées, un coffre qu’un ami avait préféré quitter, un refuge où ses promesses personnelles veillaient sur chacun de ceux trouvant le chemin menant à ce couffin. Elle avait détruit les rochers qu’il avait entreposés, avait escaladé les montagnes qu’il avait dressées, puis, s’était débarrassées des ronces s’entortillant autour de son cœur dans l’unique but d’atteindre le véritable homme qui se cachait derrière le monstre. Sa patience avait trouvé récompense, désormais, il se révélait à elle, lui démontrait toute la douceur dont il savait faire preuve, toute la tendresse qu’il dissimulait, toute la bienveillance qui l’habitait à l’égard des êtres chers qu’il pouvait compter sur les doigts d’une paume. Alors, face à l’importance qu’elle possédait en sa poitrine inerte, sa langue vint serpenter auprès de sa promise, scellant une promesse muette, celle de la protéger jusqu’à ce que l’univers où ses frères et sœurs l’attendaient, vienne l’arracher aux creux de ses bras aimants.

-Prends le... Ce murmure le poussa à rouvrir lentement les yeux pour fondre à l’ambre des siens, pour y voir briller les milles chandelles qu’elle éclairait en son être sans qu’il ne lui en souffle la mèche. Ici, sa sorcière lui offrait ce que nombreux hommes auraient rêvé s’octroyer, ce que d’autres avaient sans doute négligé sans s’intéresser à la pureté qui y régnait, à la beauté qui y trônait, aux blessures qui y résidaient et qu’il désirait plus que tout refermer quitte à s’écorcher les doigts au grès des fils et des aiguilles qu’il utiliserait pour y parvenir. personne d'autre ne le mérite plus que toi. Touché, un fébrile sourire tenta d’étirer la commissure de ses lèvres tandis qu’elle reculait, que ses prunelles scintillaient, qu’elle saisissait le col de sa veste pour s’en séparer sans jamais cesser de l’observer. Aucun autre ne m'a considéré comme toi.

Lentement, les étoffes composant sa tenue qui lui saillait à merveille, qui correspondait parfaitement à la personnalité attirante qu’elle véhiculait, moururent aux pieds du vampire immobile. Sa magnificence était percutante, son charme hypnotisant, son naturel bouleversant, sa sensualité renversante et sa fragilité flagrante, elle la lui soufflait en ce  bras remplaçant les écrins que ses paumes jalouseraient pour les nuits et jours à venir, ces moments où il aurait l’immense honneur de la compter à ses côtés, comme à l’instant où leurs natures respectives n’existaient plus, ne restait qu’un couple se révélant en silence les sentiments et émotions que l’autre avait su faire naitre sans le préméditer. Cette immense offrande qu’elle lui accordait en cette image qu’il gravait intérieurement pour ne jamais l’oublier, ce cliché somptueux d’une femme se désarmant pour ses yeux, Lorenzo s’en serait suffi tant elle dépassait ses espérances, pourtant, sa douce ne s’arrêta pas là et défit l’unique garantie qu’elle possédait, l’unique moyen de contrer ses sens en une foi qui percuta lourdement son poitrail tout comme elle le rassura.

-J'ai confiance en toi Enzo... pleinement confiance en toi. Ses cils vibrèrent une seconde à la sensation que lui incomba sa tempe en se déposant contre une loge d’où aucune mélodie ne retentirait jamais plus. La pointe de son nez vint choyer ses boucles et ses phalanges s’y convièrent aux premiers frémissements qu’elle lui arrachait en quelques caresses puis, en le séparant d’un vêtement qu’elle jugeait inutile pour la suite, pour ressentir réellement les vertiges d’un songe qui ici, prenait lentement vie aux creux de son oreille attentive. Je t'aime Lorenzo.

A cette déclaration, aussi torturante que réconfortante, les paupières de St John se pressèrent davantage, ses phalanges resserrèrent leur emprise en ses mèches parfumées dont la fragrance vint hanter les moindres parcelles de son épiderme réagissant aux volutes dessinées par ses plumes qui progressivement le happaient au sein d’une bulle aux spirales aussi étourdissantes qu’enivrantes. Les bruissements de son être, les bombardements de son cœur, les souffles que chuchotaient ses pétales, les notes vahinés que dégageait le climat tempéré de sa nudité contre sa stature, eurent raison de l’homme respectueux demeurant perpétuellement à ses côtés. Dès lors, ses sens s’accentuèrent et s’exaltèrent, logeant une unique envie en son organisme, celui de la séduire en faisant grimper le mercure de ses veines, en honorant chacune des requêtes muettes que susurrait sa silhouette, en s’offrant corps et âme à la déesse qui le quémandait et à laquelle il n’avait encore répondu. Conscient du mutisme aux creux duquel il se ressourçait, cet endroit magnifique qu’elle avait construit en lui pour qu’il puisse redécouvrir les gourmandises d’une vie dont on l’avait privé, ses paumes vinrent lisser les rigoles sensibles et sanguines à sa gorge, ses pouces cajoler les contours de ses mâchoires tandis qu’il la poussait à remonter le regard à l’obscurité du sien qui, en cette soirée tourmentée, révélait la première bougie qu’elle avait allumé.

- Tu n’es pas la huitième merveille du monde Bonnie Bennett… tu es l’unique.

Ses pétales capturèrent tendrement les siens, sa langue vint s’enrouler autour de sa promise tandis qu’il saisissait ses mains, qu’il les poussait à le découvrir dans le but de savourer les délices de ses caresses, mais surtout, celui de sentir les réticences coulant dans les veines de sa belle afin d’ériger les armes capables de les écarter, qu’elle puisse vibrer pleinement à la sensualité transpirante d’un moment où ils demeureraient égale sans que rien ne vienne entacher l’échéance qu’il avait longuement repoussé pour ne jamais la brusquer. Sans cesser d’étourdir ses roses imbibées d’un élixir auquel nombreux auraient aimé s’abreuver, celui pour lequel ils auraient sans doute tué pour y gouter les mielleries qu’elles préservaient, les frusques du vampire recouvrirent peu à peu le plancher d’une chambrée accueillant progressivement la passion qu’ils s’insufflaient en des embrassades, gestes et murmures envieux d’arpenter ce chemin brumeux qu’ils n’avaient encore foulés ensemble. Sur le même pied d’égalité que sa princesse, Lorenzo dévala son buste de baisers, s’attarda à chacune des nervures qui la constituaient jusqu’à celles plus sensibles de ce royaume qu’elle l’autorisait à conquérir en des caresses humides d’une fièvre inspirée par la déesse qu’elle représentait. Il s’y complu longuement en serrant sa taille de ses paumes, en rassurant ses hanches de ses pouces, en choyant ses pétales brulants de ses souffles, en franchissant de la pointe de sa langue les portes d’un royaume qu’elle escomptait le voir fouler d’une toute autre manière alors que ses prunelles revenaient l’aduler. Ses phalanges marquèrent, sans douleurs, la cannelle de son derme tandis que ses lèvres escaladaient les courbes de son ventre, y voguaient pour ensuite gravir les monts et vallées d’une poitrine qu’il sentait se soulever d’une ivresse qui s’imposait à lui, à l’en faire saisir ses cuisses pour l’élever au rang qu’elle méritait. Délicatement, les draps accueillir sa somptueuse silhouette qu’il surplomba, son genou sépara lentement ses jambes l’une de l’autre alors qu’il immortalisait cette photographie d’elle, qu’il l’enveloppait d’une couverture de cuire pour la ranger là où étaient immortalisés les trésors de sa vie. Chassant les boucles obstruant son magnifique regard s’immergeant au sien, sa paume sertit une poignée de seconde sa gorge pour y sentir son sang affluer, puis, dévala son buste pour oppresser son bas ventre d’une lourdeur qu’il soulagea en s’imposant en elle. La vue de ses roses s’entrouvrant, lui livrant son ressentit, délivra une joute intense au vampire à l’en faire serrer des mâchoires, elle fit frémir son derme, pétiller ses prunelles s’étant brièvement détournée de ses étoiles contraires pour mieux revenir s’y accrocher.

Celles ayant battit ce monde pouvaient mettre toute les créatures existantes sur leurs passages, tenter d’avoir leurs peaux, jamais elles n’obtiendraient ce moment qu’ils partageaient, cet instant unique, magique et teinté de délice s’évaporant dans les airs, en quelques soupirs que sa belle poussaient à ses oreilles attentives. Le toit de cette maison pouvait bien s’effondrer, les loups entrer et hurler, une tempête se mettre à souffler, les murs à trembler que ses reins ne cesseraient d’officier pour conduire en ce paradis la poupée contre laquelle ses lèvres se sustentaient des larmes qu’elle versait. S’évadant aux plaisances que ses courbes lui renvoyaient, celles qu’il regardait rouler, vivre et s’émanciper sous sa stature pour épouser chastement de baisers sa stature luisante, Lorenzo termina par glisser ses gants sous sa cambre, la ramena soudainement à lui pour, en un claquement de doigt du à sa nature, et tandis qu’il dévorait sa gorge, l’assoir sur lui, ses mèches offertes au vide duquel il la protégeait. Son front s’attarda contre les tourments que sa poitrine lui chantait, ses souffles se perdirent entre ses deux trésors contre lesquels sa langue chemina, ses mains retenaient ses lignes dorsales alors que ses hanches s’extasiaient aux baisers brulants qu’elle lui rendait, ceux qu’il intensifiait en une fièvre dévorante, en se noyant aux charmes exaltants desquelles elle ressortait plus femme et affranchit qu’il ne l’avait contemplé. Bonnie s’octroyait ses tremblements, lui arrachait des soupirs qu’il tentait tant bien que mal d’étouffer entre ses dents, et là, il eut l’impression qu’elle le tuait alors qu’en réalité, il s’immolait lui-même de cette essence brulante que leurs corps passionnés formulaient en une symbiose parfaite. A l’instant où il la sentit défaillir, sur le point d'abandonner leur combat, St John remonta le menton en direction de ses traits, les engloba d’une paume tandis que l’autre pressa le bas de ses reins assaillit par les embrassades des siens. Puis, à cette seconde où son regard rencontra l’or de ses prunelles, qu’il y vit la faucheuse scintiller et la happer, la mort vint à son tour capturer son être, s’empara de ses membres, dévasta ses veines et fit tonner sa poitrine sur des notes qu’il n’oublierait jamais….

Eprouvé, pour l’une des rares fois de son existence, Lorenzo eut la sensation de redevenir humain, les mêmes émotions voguaient en son sang, pulsaient à même sa cage inerte, vibraient en ses lèvres qui revenaient avec douceur, langueur, tendresse et délicatesse, saisir celles pour lesquelles il se perdait sur un chemin autrefois clair. Contre lui, sa belle demeurait encore brulante, éprise des mêmes sensations que lui, alors, pour la préserver des températures mordantes dont il ne souffrait pas, il agrippa les pans d’un draps afin de l’enrouler autour de ses courbes qu’il vint ensuite étreindre de ses bras.

- Tu es la surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Confia t-il, les yeux clos, son front épousant le sien. Tu remets tout en cause love… et étrangement… Lissant ses pétales, il rouvrit son regard au sien en un sourire de coin. j’aime ça. Dit il en effleurant de la pointe de son nez sa tempe avant de pincer délicatement le lobe de son oreille.




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MessageSujet: Re: Gosths of the past Lun 27 Fév - 22:07


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Gosth of the past
La sorcière ne désirait lui soutirer aucune réponse concernant ce que son cœur lui avait livré sans plus réprimander ce qu'elle ressentait. Un « moi aussi » ou encore un « idem », n'aurait guère changé le sens de ses propos précédents. Elle l'aimait et en était pleinement consciente, à quoi bon le lui cacher, se taire, alors que ce qui battait en elle désirait s'extirper de la loge le préservant pour rejoindre celui qu'elle imaginait pulser contre son oreille. Désormais, peu importait ce qu'il ferait d'elle, ce qu'il pourrait lui dire, Bonnie se sentait simplement libérée comme elle ne l'imaginait l'être auprès d'un homme. Les paupières closes, les sens allégés de toutes barrières, qu'elles fussent de fibre ou d'or et d'argent, la jeune femme ne sentait que les délices qu'il lui tendait en un naturel exaltant. D'une simple pression contre ses mèches, à l'effleurement de l'épiderme de sa gorge, toutes les sensations s'étiraient à leur summum pour faire de son corps un écrin de révélations délicieuses où elle l'invitait à se perdre pour y faire nourrir les braises d'un incendie qu'il avait allumé lors de ce premier baiser. Lentement, ses cils papillonnèrent dans l'obscurité que les bougies se plaisaient à faire virevolter contre les murs, révélèrent la brillance unique de son regard à celui dans lequel il lui plairait de se perdre des heures entières, et chassèrent les dernières notes réservées qui n'avaient plus leur place au creux du corps qu'elle lui cédait sans plus de crainte ou d'idées noires.

-Tu n’es pas la huitième merveille du monde Bonnie Bennett… tu es l’unique. Même si elle n'attendait aucune réponse de sa part, celle ci réchauffa les attentes muettes qu'elle ne lui avait guère livré et lorsque ses lèvres s'attardèrent aux siennes, que sa langue rechercha la douceur à laquelle se bercer puis qu'elle y trouva ce réconfort unique, la sorcière céda sa place à la jeune humaine qui ne désirait qu'être aimée à sa juste valeur.

Charmée par la sensualité qui émanait de l'être pour qui son cœur luttait comme un lion, Bonnie se laissa transporter par ses propres ardeurs, ses propres désirs. Elle oublia ce monde et le cauchemar qui y rôdait, occulta la pleine lune et ses dangers, opacifia les hurlements extérieurs, afin de ne laisser de place qu'à cet instant qui déjà gravait les parois de son esprit. Abandonné aux saveurs exquises de ses lèvres, aux arômes exaltants de ses baisers, ses doigts cheminèrent contre cette stature imposante sculptée dans un marbre inestimable. Ils esquissèrent ses muscles, s'abreuvèrent des roulements divins qu'ils généraient sous les frusques qui couvraient encore cette peau dont elle sentait le manque la saisir. Son propre corps se tendait, sachant parfaitement ce qui suivrait sans malgré tout être effrayé, il saisissait chaque frôlement, chaque caresse, puis s'en sustentait tout comme la fièvre grimpait aux esquisses brûlantes que dessinaient leurs lèvres unies. Délicatement, Bonnie le dévêtit peu à peu, au rythme que lui imposait l'organe enragé dans sa poitrine, elle découvrit son torse et cette perfection baignée entre les lueurs orangées d'une pénombre sublime, la contempla du bout des doigts pour la découvrir davantage au fil des secondes qu'elle ne voyait plus passer, s'en abreuva sans jamais s'y enliser, sur le fil comme une funambule que la perche menaçait de faire choir à tout moment. Pour lui, Bennett espérait ne pas se perdre dans ses propres ressenties, être capable d'être présente et de lui offrir tout ce qu'elle enviait lui donner, sans restrictions, sans stress ni doutes, juste entièrement comme il se livrait à elle sans émettre la moindre objection.

Sur le même piédestal, à armes égales, la jeune femme se hissa davantage contre lui, désireuse de s'enivrer au contact de sa peau aussi froide qu'elle était fébrile, mais il lui échappa en un chapelet de baisers dont la saveur n'eut d'égale que la chaleur intense qu'ils lui arrachèrent puis des soupirs gémissants l'accompagnant. Il parcourrait son corps sans contrainte, et elle, s'attardait au plaisir immense qu'il amoncelait en elle comme les trophées chéris d'une étagère. Enzo se muait en trésor qu'elle désirait préserver de tout, du bien, du mal, comme s'il était la neutralité à laquelle elle prétendait sans jamais l'avoir croisé, il était cet être sans valeur tant il était précieux, qu'elle ne saurait jamais éloigner d'elle sous peine de flétrir par son absence, et la façon qu'il avait de l'adorer était aussi sensationnelle qu'il était merveilleux en son cœur épris. Ses lèvres la savourait, quant à elle, ses doigts s'attardaient au jais de ses cheveux jusqu'à la roche de sa nuque qu'elle lissait avec tendresse et précaution. Ses soupirs se répétaient, toujours plus lents, entrecoupés et parfois plus forts, face à ce qu'il retirait d'elle et laissait exploser dans cet atmosphère chargé. En elle se formait cette sphère qu'elle imaginait saline, pesante et délicieusement sensible, contre laquelle il luttait pour la voir céder et l'enterrer sous une vague de plaisir unique. Bonnie imaginait avoir quitté le sol, abandonné la terre, pour gagner un endroit qu'eux seuls connaissaient, et lorsqu'il serra sa taille, qu'elle rouvrit doucement les cils sur l'ange qui la gardait entre ses ailes inébranlables, que ce dernier baisa son ventre, sa poitrine sous laquelle hurlait son cœur amoureux, ses mains englobèrent ses joues tandis qu'elle quittait enfin le sol sous l'unique volonté de son amant.

La fraîcheur des draps, qu'elle sentit épouser son échine, n'apaisa en rien le feu qui crépitait contre ses reins qu'elle cambra à peine sentit-elle son genou embrasser le galbe de ses cuisses. Le feu au corps, Bonnie mordit sa lèvre inférieure, saisissant le moindre détail des traits face aux siens, la moindre sensation qu'il logeait en elle, jusqu'à battre des cils qu'il débarrassait des boucles s'y étant prises puis lorsqu'il sertit sa gorge, que la délicate pression de ses phalanges l'emporta dans le monde qui était sien, un soupir sourd s'échappa de ses pétales. La course de ses doigts glissa contre ses seins, à la ligne de son buste qu'elle arquait face au désir ardent qui la possédait, puis s'échoua contre son ventre qu'elle sentit se tendre quand il s'invita en elle. La saveur de son corps la possédait, il était sien et elle était sienne, unie à lui au cœur d'un acte qu'elle n'aurait imaginé si plein de promesses et en une réponse aux délices que rencontrait son organisme, la belle laissa échapper les brides brumeuses de sa voix. Ses propres mains serrèrent sa nuque et durent la délaisser afin de dévaler les courbes de ses bras tendus aux poignets desquels elle se raccrocha. Son cœur battait désormais dans le moindre recoin de sa silhouette, rebondissait contre la sienne prisonnière de ses chairs, l'empêchant de contrôler ses émotions qu'elle sentait se déployer en elle d'une manière unique aux creusements des reins qu'elle suivait en un plaisir intense. Ses hanches baisèrent les siennes, parfois sur le même ton, d'autres à l'inverse, dans l'unique but de ressentir chaque détail d'un acte qui la marquait au fil des secondes. Bientôt, ses mains abandonnèrent leurs attaches et s'évadèrent à la chute des reins du vampire, uniquement pour en assimiler les ondulations, se les approprier et les lui rendre aussi langoureusement que possible. Bonnie ne réprimait plus ses gémissements, elle les lui offrait au plus son corps entravait le sien, au plus la sphère en son être grandissait et menaçait d'exploser, au plus elle se languissait de lui lorsqu'il allait, et au plus elle se mourrait de plaisir lorsqu'il venait. Ses hanches abandonnaient les draps, préférant y sentir la fraîcheur du vide capable de lui servir l'ardeur de celui dont le regard inondait le sien. Pas un instant elle ne ferma les yeux, préférant contempler l'homme que le destin avait mis sur sa route pour lui apprendre à nouveau à aimer sans contrainte ni barrière. L'huile que versait son corps reflétait les lueurs uniques de la pièce, pleurait contre les larmes que versait sa propre silhouette éprise plus qu'elle n'était éprouvée par leur union divine. Sa beauté n'avait d'égale en ce monde, il était désormais l'univers auquel elle appartenait, cette terre contre laquelle elle échouerait sans peur, ce foyer auquel elle reviendrait toujours....

Chacun de ses gestes était une merveille décuplant toutes les choses qu'elle ressentait à son égard, du moindre baiser qu'il offrait à son corps humide de plaisir, au moindre regard transperçant le sien et lorsqu'il la ramena contre lui, qu'à son tour elle surplomba cette stature sculpturale, qu'elle sentit les baisers sulfureux qui s'étendaient à sa gorge, la sorcière déposa les paumes contre sa nuque tandis que ses traits magnifiques se perdaient contre le coffre qui retenait son humanité. Ses lèvres s'attardèrent à sa tempe, cherchant ses jumelles dont elle manquait alors que la sphère s'effritait en elle, qu'à chaque va et vient, Bonnie laissait échapper les tourments délicats de sa voix, que son corps se contractait contre le sien, que sa propre respiration devenait dense et presque manquante jusqu'à s'emballer lorsqu'il revint contempler ses yeux où brillait l'éclat de ce qu'il y avait déposé. Ses doigts resserrèrent leur emprise, sans douleur aucune, mais elle se suspendit à sa nuque alors que ses reins ondulaient contre son bassin, qu'elle ne désirait que toucher l'aboutissement d'un acte fabuleux, qu'elle enviait simplement entendre son corps la chérir, l'aimer, sans qu'il n'ait à lui souffler. A bout de souffle, la sorcière déposa le front contre le sien, invita ses paumes à choyer ses joues tout comme l'une des siennes étreignait sa pommette, puis laissa la fougue de son amant l'emporter sur les rives exquises de la jouissance. La sphère explosa à peine eut-il glissé la main contre la chute de ses reins, constellant chaque nerf, chaque veine, chaque particule en elle, des cristaux de sel dont la lourdeur s'évapora en une légèreté séduisante. Les yeux ouverts, Bonnie ne quitta guère ses prunelles sombres, préférant se hisser plus encore contre lui et s'attarder à l'accroche qu'il était pour elle, qu'il serait toujours à son regard, pour se mourir au creux des seules billes qui l'avaient contemplé ainsi. Les éclats de sa voix parsemèrent l'air ambiant, rejoignirent les souvenirs qu'ils partageraient, puis estompèrent les soupirs charmeurs qu'Enzo laissa échapper en suivant le sentier des plaisirs inavouables qu'ils avaient tracé ensemble. Tremblante, sensibilisée par cette image exquise qu'il lui cédait sans pudeur, elle lui abandonna ses pétales une fois encore, les doigts rivés à sa mâchoire, tandis qu'un ultime baiser signait la fin d'un acte mais le début de quelque chose à laquelle elle n'aurait osé rêver car un autre avait piétiné ce qui renaissait dans sa poitrine. Fébrile, le corps humide de sensations inoubliables, lorsqu'il l'enroula dans les drapés ayant accueillis leur ébat, un doux sourire étira la commissure de ses lèvres tandis qu'il l'étreignait avec tendresse.

-Tu es la surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Les paupières closes contre lui, Bonnie ne cessa de sourire encore envahie par l'émotion qui s'éprenait d'elle sans que les doutes ne l'effraient. Tu remets tout en cause love… et étrangement… Délicatement, elle rouvrit les cils à la lueur obscure de ses prunelles pour lui accorder toute l'attention qu'il méritait. j’aime ça.

Éprise, amoureuse alors qu'elle imaginait ne plus l'être avant des années, peut-être plus impliquée qu'elle ne l'avait jamais été auprès d'un autre, Bennett le repoussa contre la couche et étendit le drap contre leurs silhouettes alors qu'elle se lovait près de la sienne et déposait une main là où elle entendait spirituellement les échos d'un cœur qui ne battrait plus jamais. Premièrement silencieuse, la sorcière se contenta de contempler l’œuvre d'un Dieu bien inspiré, puis ramena les phalanges à sa mâchoire pour plonger les prunelles dans celles auxquelles elle appartenait.

-J'ai aimé ça moi aussi, être bousculée alors que je m'étais interdit de vivre de telles choses... Souffla-t-elle en un sourire sincère. J'avais peur de souffrir, mais pour vivre pleinement quelque chose il faut s'y laisser prendre et éviter de songer au pire, sans quoi on ne vit qu'à moitié. Et j'avais très envie de me laisser emporter par toi. Mordant son pétale, qu'elle déposa ensuite contre les siens, Bonnie glissa le menton contre son torse puis scruta les billes onyx qui la toisaient. J'ai très envie de voir ce que ça donne et d'être surprise comme je l'ai été ce soir, tant par toi, que par ce que je suis capable de ressentir à ton égard... et maintenant, Reprit-elle doucement en revenant se lover sous l'un de ses bras qu'elle souleva avec amusement. ne m'en veux pas si je m'endors surtout. Amusée, ses rires légers s'étouffèrent contre le cou du vampire capable de faire chavirer son cœur et sa tête de mille et une façons possibles.




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Bonnie Bennett
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Jade Duncan

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MessageSujet: Re: Gosths of the past Sam 11 Mar - 17:32

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-Gosths of past-



-La nuit va être longue uhm... ? Les oreilles trainantes, un sourire migra contre ses lèvres alors qu’elle grimpait l’échelle conduisant à l’étage les protégeant de ceux qu’elle savait déterminés à les dévorer. Mais quoi que t'en penses, que tu puisses imaginer, elle est assez intelligente pour savoir que la vider de son sang ne lui sera d'aucune utilité. « Mais après rien ne m’en empêchera » pensa-t-elle en lissant ses pétales ayant encore la saveur d’un nectar dont elle devrait combattre l’appât une nuit entière. Curieuse de nature, entrant dans la chambre qu’elle occupait, s’installant devant sa coiffeuse, Jade sourcilla subitement en capturant le timbre différent d’un frère ne partageant son sang que depuis qu’elle s’était métamorphosée en une créature aussi mythique que réelle. Elle sait... tout comme tu sais parfaitement que je ficherai pas en l'air mes chances de rentrer. Intriguée par ce changement duquel le vampire qu’elle retrouvait n’était que peu coutumier, la brunette empoigna sa brosse en cherchant les raisons poussant Damon à se montrer si craintif. Autrefois, celui qu’elle connaissait ne se serait jamais démonté face à un ennemi, n’aurait eu que faire des conséquences découlant de ses actes, mais ici, l’homme qu’elle respectait autant qu’elle l’aimait, semblait préoccupé par une cause qu’elle ignorait. On a chacun des choses à protéger.

- Chose. Mima t-elle de ses roses en contemplant son reflet. Nez plissé, espérant qu’il ne venait pas d’évoquer sa petite personne tel un vulgaire objet duquel on se fichait, en le voyant fouler la pièce où elle s’apprêtait, Duncan le fixa longuement évoluer, tripoter et entonner le nom des ouvrages qu’elle avait parcouru au point de rouler copieusement des yeux. J’aurai bien aimé t’y voir à ma place. Ronchonna t-elle en un coup de brosse sous lequel l’une des mèches capitula.

-J'suis désolé, j'aurai du t'empêcher d'atterrir ici... J'aurai du te retrouver avant, être là pour toi comme je te l'avais promis mais, disons que les aléas de la vie d'un vampire sont pas toujours en adéquation avec ce qu'il désire faire. Soudainement, des émotions tristes vinrent s’abattre contre ses traits, au sein de sa poitrine, aux creux de ses prunelles scrutant celui qu’elle n’imaginait plus jamais revoir. En sentant ses plumes courir ses boucles, un frisson dévora l’échine de son dos tandis qu’un soupir fébrile glissait entre ses pétales quant à cette affection, cette marque de tendresse dont elle n’avait plus gouté, ni touché les merveilleux éclats depuis qu’elle avait rejoint ce monde renfermant tous les démons qu’elle redoutait. Mais peu importe ce qui se passera demain, je te laisserai pas ici, tu seras plus jamais seule Jade... même si, Suivant son regard qui pointait la poupée à son effigie, celle qu’elle était mordilla l’esquisse malicieuse illuminant ses traits. j'étais visiblement pas très loin. Lentement, la vampirette pivota sur son siège, agrippa ses bras pour l’inviter à s’accroupir, puis, en lissant ces derniers, elle découvrit les attraits d’une bague cerclant une phalange particulière. Délicatement, elle en caressa l’argent, le filigrane coloré y étant incrusté, puis, remonta le menton afin de contempler les émotions naissantes, nouvelles pour elle, qu’exprimaient ses mirettes.

- Elle doit être très belle. Souffla t-elle, comprenant désormais ce qu’il souhaitait plus que tout ré embrasser. Salvatore était attendu par une épouse qui, elle l’imaginait aisément pour avoir été éprise de ce sentiment, devait se faire un sang d’encre au point de crever de chagrin de ne voir celui qu’elle aimait rentrer au sein de leur foyer. Comment s’appelle-t-elle ? Se renseigna-t-elle avant d’hocher légèrement. Tatiana Salvatore… ça sonne bien. En une petite moue, elle se mit à rire. Parle-moi d’elle. Je veux absolument tout savoir de ce que j’ai manqué dans ta vie. Entonna-t-elle en se redressant pour ouvrir, après un tour d’une clé qu’elle ne quittait jamais, les portes de son chevet. De ce dernier, Jade en sortit la carafe recueillant annuellement l’hémoglobine dont elle se nourrissait, puis, une très vieille bouteille d’un alcool que Damon appréciait. Comme auparavant, quand elle n’était encore qu’une humaine victime de son propre sang, Duncan renfila cet habit invisible de maitresse de maison, en servant deux verres de chacune des boissons, au point d’en vider ses réserves nutritives. Cependant, en dénotant l’air qu’il affichait, la brunette répliqua avant qu’un mot ne soit formulé. Quoi ?! Interrogea-t-elle yeux ronds en haussant des épaules. On a une gourde dans le pire des cas. Sourit-elle grandement, après tout, s’ils restaient bloqués en ces lieux, la sorcière n’aurait d’autre choix que de donner de sa personne afin de maintenir les vampires présents en vie, et puis, si son petit ami s’y opposait, les deux autres n’auraient qu’à le faire taire. Qu’importe ce qui se passerait, la fameuse Bonnie ne leur ferait pas faux bond car, tout comme eux, elle désirait sans nul doute retrouver son univers, les êtres pour lesquels elle comptait, et dans le pire des scénarios, fuir le duo terrible pour qui elle ne serait plus qu’une fontaine de jouvence si elle ne parvenait pas à les ramener. Sadique ? Non réaliste et machiavélique nuance. Amusée par ses pensées, la brunette fit tinter son verre pourpre contre celui qu’elle lui offrait, mais après une gorgée souriante, son esquisse disparue tandis que son regard se braquait sur la paroi séparant les chambres qu’ils occupaient. Je le crois pas. Siffla t-elle en un murmure. Elle est censée plancher pas batifoler dans mes draps. En un grognement, la jeune femme vida son cristal au profit d’un autre plus fort. Les nécromanciennes de ton époque n’ont visiblement plus aucune décence. A moins, qu’elle fasse partie des Marine couche toi là. En un coup d’œil partagé, quant à cette expression dont elle avait modifié le prénom par celui que portait l’une des catins de son village, ayant la réputation d’écarter les cuisses pour un sac de graine ou une poignée de pièce, que son compère avait lui-même connu en arpentant la dite bourgade, la brunette se mit à rire et logea sa tempe contre son épaule. Raconte-moi maintenant.
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Jade Duncan

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Gosths of the past

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