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Atlantis of the Sand ft Lalita

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Benjamin Khann

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MessageSujet: Atlantis of the Sand ft Lalita Lun 12 Déc - 21:57


Atlantis of the sand
Des résultats, c'était exactement ce que leur quémandait leur nouvel investisseur, cependant le temps impartit était cours, bien trop restreint pour permettre aux équipes de trouver ce pourquoi ils étaient payés, et ça, Ben avait beau le répéter, en long en large et en travers à ce cher Monsieur Danbury, riche propriétaire d'un musée de renom, c'était un peu comme pisser dans un violon : absolument inutile. Une fois encore, alors que le soleil brillait de ces derniers rayons automnales, que l'hiver menaçait les fouilles davantage que cet abruti de friqué, Khann sortait d'une visioconférence avec le gratin qui souhaitait voir sa prochaine exposition, annoncée au public dans un délais quasi irréalisable, s'ouvrir d'ici peu. A maintes reprises le jeune homme avait désiré mettre fin à cette collaboration pénible, mais sans investisseur, pas d'argent, sans argent, pas d'employés, et sans employés, Benjamin avait bon être d'une caste différente, et plus résistant que la majorité des êtres humains, le site en pleine expansion fermerait ses portes. Un soupir las quitta ses lèvres tandis que son dos rejoignait le métal chaud du toit du quatre quatre sur lequel il s'était installé. Bras contre les paupières, une certaine angoisse au creux du ventre, déjà son esprit songeait aux diverses éventualités, à la manière d'envisager les choses d'une toute autre façon, peut-être même à une solution capable d'assurer l'avenir d'un site qui lui tenait à cœur mais qui, pour le moment, n'avait pas donné grand chose bien qu'il fut certain qu'une ancienne civilisation avait vécu ici. Il entendait les pelles creuser, les pinceaux caresser davantage de poussière que de fossiles intéressants, l'odorat perdu entre les effluves de café, de gomme, de ferraille chauffée par l'effort quémandé aux instruments, puis... De sang... A cet instant, alors que les filigranes bleutés trahissaient cruellement sa nature, le vampire redressa le buste, coudes en appuie sur la carlingue, les sens à l'affût de ce parfum provenant d'une des fosses qui contournait le terrain.

-Pâris ?!! Héla-t-il assez fort afin d'obtenir l'attention de son associé jusqu'à ouvrir de grands yeux lorsque la brise, non contente de lui apporter la fragrance sucré, faisait voleter mèches brunes et linges souillés par les dernières intempéries. Immédiatement, les semelles de Khann rejoignirent la terre du chantier, ses pas s'activèrent vers la direction qui, de plus en plus proche, lui assurait qu'il ne délirait pas. merde, merde, PARIS !!! Alcès s'empressa à son tour, rejoignant Ben à la bordure friable du creux formé dans la terre, ce dernier déglutissant quant à l'image macabre que leur servait la fosse à ciel ouvert. Elle est vivante... J'entends son cœur....

Avec agilité, le buveur de sang glissa sur la pente jusqu'au corps inanimé d'une jeune femme inconsciente. La silhouette chétive était couverte de boue, de sang, quelques plaies en proie à l'infection. Déshydratée sans doute, les lèvres sèches, son pouls n'était plus qu'un faible bourdonnement, sa poitrine se soulevait de manière faiblarde, annonçant une mort prochaine. La voix de son comparse résonnait, il entendait son palpitant tambouriner dans sa poitrine alors qu'il le rejoignait dans le fond de cette tombe improvisée et à l'instant, Ben était ailleurs, à des kilomètres de cette place, face à une autre scène, sanglante et horrifique, où néanmoins il n'avait eu aucune crainte, ni même un regret, d'avoir révélé sa véritable nature pour le bien d'une fille l'ayant marqué jusqu'aux tréfonds de son cœur mort....

L'avion, sans doute la pire chose qu'ait pu inventer l'homme, la plus angoissante d'ailleurs, environ 20% de la population mondiale en était atteinte. Bien sûr vous pouviez aussi mourir en traversant la rue, en rentrant du boulot au volant de votre berline flambant neuve, tout autant que vous aviez une chance sur dix d'y rester lors d'une crise cardiaque, cependant ces trois derniers exemples ne généraient que peu de crainte contrairement à celle qu'inspirait le fait même que de grimper à bord d'un Boeing. Les raisons étaient toutes simples, l'homme ne savait pas encore voler, de deux, depuis peu de gros abrutis jugeaient bon de détourner les appareils pour les planter dans les plus grands édifices construits par l'homme, simplement pour revendiquer des causes complètement stupides souvent basées sur les divergences d'opinions, de manières de vivre et de religions. Il était donc légitime de baliser lorsqu'on n'avait pas d'autres choix que le transport aérien, mais s'il fallait continuellement penser à la mort, alors pourquoi donc exister ? C'était exactement ce que pensait Khann en dévisageant discrètement les personnes qui l'entouraient. Au plus l'heure du décollage approchait, au plus le stress se lisait sur bien des visages. Certains envoyaient de derniers messages à des proches, comme s'ils planifiaient déjà leur mort, pour n'avoir rien à regretter alors que, pour être honnête, une fois là haut, plus rien ne vous concernait vraiment, il était même judicieux de penser qu'une fois au paradis vos soucis s'envolaient, sinon pourquoi parler d'une paix intérieure et physique s'il fallait continuellement songer à ce que vous aviez raté dans une vie passée ? En bref, tout ce petit monde, rejoignant peu à peu les sièges que leur avait attitré la compagnie aérienne, réagissait d'une façon bien négative ce qui, malgré tout, parvenait à lui arracher un petit sourire alors qu'il parvenait à sa place et déposer son bagage à main dans le compartiment à disposition. Thermos en mains, Ben s'installa dans le cuir du fauteuil puis baissa le volume de son mp3 pour ensuite clore les paupières. Dans quelques heures, il rejoindrait la Turquie pour juger des avancements du site que Paris avait ouvert depuis l'été, ce dernier coincé ailleurs, il lui avait confié la gérance des opérations jusqu'à son retour. En sommes rien de bien sorcier, il lui suffisait de regagner la position des ces fouilles, de s'entretenir avec les types chargés des affaires, de prendre quelques clichés des dernières ruines déterrés puis de rentrer au bercail pour en faire part à son acolyte. Tout ce passerait pour le mieux, l'opération prendrait tout au plus quatre bons jours, et grâce à l'optimisme qui était sien, Ben ne se souciait d'aucune possible ombre capable d'assombrir le tableau lumineux qu'il se faisait de son premier voyage pour la Turquie dont lui avait mille et une fois parlé le Prince déchu. Serein, le son fluet d'une voix féminine l'invita pourtant à sourciller puis à rouvrir les yeux, certain qu'une hôtesse s'empressait de proposer aux passagers quelques produits duty-free.

-J'vous remercie mais.... Son regard croisa l'azuré de celui d'une jolie brune au teint d'épices sublimé par le reflet qui jouait entre les mèches entourant son visage angélique. Sa tenue, qu'il dénota rapidement sans y laisser trop planer les prunelles, n'avait rien de celle des employés qui s'activaient autour d'autres personnes. Elle souriait, quémandant sans doute une réponse, ou réaction de sa part tandis qu'il lui rendait l'esquisse que formaient ses lèvres, arraché à son nuage professionnel pour échouer droit sur celui qu'elle poussait vers lui avec grâce et douceur. Une seconde, peut-être une dizaine, passa le laissant bouche bée face à ce portrait délicieux d'une Inde qu'il n'avait encore jamais visitée mais qui, de part cette apparition délicate, l'invitait à rejoindre ses terres dès lors qu'il pourrait échapper à ses obligations. Ce ne fut que lorsqu'il considéra le billet qu'elle tenait, puis le numéro de ce dernier, qu'il percuta enfin au point de se redresser d'une traite et se glisser, pas moins sans la frôler et s'offrir les tendres brises de son parfum, dans l'allée centrale afin de la laisser prendre place sur le siège voisin au sien. Désolé, j'étais ailleurs. Souffla-t-il en revenant s'écrouler sur l'assise sans cesser d'observer son profil. C'était la première fois qu'il ressentait ce genre de chose, c'était à la fois exaltant et dérangeant, comme s'il n'y avait droit, comme si l’intérêt qu'il portait à cette douce icône n'était pas uniquement porté au sang parfumé qui battait dans ses veines, puis nourrissait son cœur pour pousser sa poitrine à créer d'adorables vagues sous le caraco qui préservait sa pudeur, mais au delà de l'attrait certain que tout vampire avait, et aurait toujours, pour les êtres vivants capables d'assurer leur propre survie. Lorsqu'elle revint scruter dans sa direction, Ben agrippa le premier magasine dans la poche dos au siège de face puis y enfouit le nez en grimaçant quant au ridicule d'une situation qui lui échappait totalement. Agir de la sorte n'était pas dans ses habitudes, cependant généralement il ne toisait pas les gens avec tant d'insistance, mais lorsqu'il l'entendit rire, il revint à lui pour contempler les lignes incompréhensibles du bouquin à quelques centimètres de ses traits. Dans l'empressement, il n'avait pas pris le temps de renverser les pages, par conséquent, le tout était à l'envers au point d'arracher quelques esclaffes à sa voisine qui bientôt le força au mimétisme gêné. C'est un nouveau défit que j'me suis lancé, lire à l'envers... Sourit-il, un rictus faisant tressauter son thorax. Mais celui de trouver les pires excuses bidons est encore mieux, je viens de gagner la palme je crois.





Benjamin Khann



Dernière édition par Benjamin Khann le Ven 3 Fév - 22:11, édité 1 fois
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Lalita Brown

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MessageSujet: Re: Atlantis of the Sand ft Lalita Lun 19 Déc - 10:44

Atlantis of the sand



Billets en paumes, parents sur les talons, Lalita arpentait les allées de l’aéroport à la recherche de la porte d’embarquement qu’elle devait emprunter. Destination le soleil de Turquie où elle se rendait pour son travail d’interprète, cependant, la jeune indienne escomptait bien profiter de ses heures de liberté afin de parcourir les plaines et de visiter les vestiges d’une ville méconnue à ses grandes prunelles. Ce n’était pas son premier séjour là-bas, mais, Paris étant trop gourmand, toujours la tête dans le guidon, un véritable bosseur acharné ne vivant que pour son métier, elle n’avait pu vaquer à ses occupations au point de remettre à plus tard son planning touriste. Sauf que cette fois, cet homme adorable avec lequel elle s’entendait à merveille, capable de lui transmettre milles émotions lorsqu’il évoquait sa passion pour les reliques, ne faisait pas partie du voyage. Elle ne détestait pas son emploi, au contraire, il lui permettait, à son plus grand bonheur, de se balader autour du globe, seulement, en pleine fleur de l’âge comme le soulignait sublimement sa maman, Brown aspirait à donner un tournant à sa vie privée, laissée de côtés durant ses longues études, bien que son père ne cessait de lui rabâcher les oreilles que « Tout vient à point qui sait attendre ». La patience était l’une de ses qualités professionnelles en plus de la discrétion, mais, quand il s’agissait de sa petite bulle existentielle, les choses étaient bien différentes. Découvrir le monde, sortir vers d’autres horizon, danser jusqu’au bout de la nuit, rencontrer de nouvelles personnes, discuter jusqu’au petit matin, logeaient en sa poitrine un empressement gargantuesque, à tel point que la petite brunette, malgré son calme omniprésent, vivait à mille à l’heure sans voir les aiguilles de ses journées tourner tant l’univers était pour elle aussi palpitant que magique. D’ailleurs, elle ne pouvait réfuter ce point, en témoignaient les nombreuses créatures sillonnant les même sentiers qu’elle, en premier lieu, le couple qu’elle entendait chuchoter dans son dos et qui tentait de suivre sa folle course sans être semé au travers de la foule. La frontière devant séparer leurs chemins se présenta à son plus grand enthousiasme, pas que sa famille l’insupportait, non, la brunette l’aimait profondément, cependant, cette ligne invisible représentait le début d’une nouvelle aventure qu’elle envisageait de croquer au maximum.

- Tiens ma poupette met ça dans ton sac. Chuchota sa mère de son accent en lui remettant un petit flacon opaque, ressemblant à ceux offert par les sorcières des dessins animés de son enfance, qu’elle déboucha. Prête à approcher le nez afin d’en sentir la fragrance, certaine qu’il s’agissait d’huiles essentielles, le soupir que poussa son père en formulant le prénom de son épouse la fit tiquer. Quoi ? Interrogea t-elle en une innocence effrontée quant au sang vampire que contenait la fiole qu’elle s’empressa de refermer.

- Et si son bagage à main est contrôlé ? Pénélope haussa assurément des épaules.

- Elle n’aura qu’à dire que c’est sa maman qui le lui a donné. Que c’est une recette de famille dont les ingrédients sont tenus top secret ! La fille du couple pinça son sourire entre ses dents et rendit, au premier homme de son existence, le récipient tandis que sa compagne tentait de remettre la main dessus. Imagine qu'elle se blesse ?.... Qu’elle se fasse piquer par une grosse bête… ou pire…. que l’avion s’écrase ? Javier roula des prunelles à l’en faire pouffer doucement de rire. Avec ça on est sûr qu’elle nous reviendra pour noël ! C’en suivit un flot d’arguments maternels tous contrés par la voix du chef de clan, puis, une tonne de recommandations, bisous et câlins plus tard, Brown parcouru enfin la moquette du Boeing à la recherche de son siège. Problème, lorsqu’elle s’en approcha, son voisin était déjà installé, rendant l’accès impossible sauf en lui grimpant dessus.

- Bonjour. Offrit elle en un grand sourire. Elle n’eut le temps de lui quémander de se déplacer que déjà sa voix résonnait.

-J'vous remercie mais.... Capturant son attention en ces étincelantes prunelles d’un bleu aussi profond que l’étaient les eaux tropicales, ces dernières ayant le mérite d’attirer longuement la sienne, l’indienne se racla discrètement la gorge afin de reprendre contenance et ne pas faire attendre les gens derrière elle.

- Est-ce que vous pourriez vous décaler s’il vous plait que je puisse m’assoir ? Le jeune homme ne bougea pas d’un pouce, se contentant de la scruter comme s’il était subitement victime d’une absence, à l’en faire remettre une boucle derrière son oreille. J’ai… le siège à vos côtés. Chuchota t-elle en redressant doucement son billet pour le lui prouver. Mais si ça vous dérange je peux… Immédiatement, sans avoir l’opportunité de terminer sa phrase, l’inconnu se releva presque d’un bond afin de lui céder la place. Merci.

-Désolé, j'étais ailleurs. En un sourire, la brunette lui indiqua aussitôt de ne pas s’inquiéter, après tout, il n’avait rien fait de mal juste pris son temps. Sans doute était-il en proie à l’angoisse que générait souvent les trajets en avion, surtout aussi longs que celui qu’ils s’apprêtaient à effectuer, alors, n’en sachant rien et n’ayant pas encore des pouvoirs pour entrer dans la tête des gens, Lalita ne lui en tenu nullement rigueur et s’installa confortablement. Un soupir conquis quitta ses lèvres lorsqu’elle jeta un regard au travers du hublot, bientôt, la chaleur et le soleil remplaceraient les températures fraiches sévissant sur une bonne partie du continent américain, et, elle avait hâte d’y être. Pensive, visualisant psychiquement son séjour en un sourire de coin, ses rêveries prirent progressivement fin quand elle captura, du coin de l’œil, les traits de son voisin braqués dans sa direction. Naturellement, elle s’assura ne pas déborder sur son assise mais, le simple fait de tourner le menton le poussa à réagir de manière surprenante. En effet, il venait d’agripper un magazine, jusqu’ici rien d’alarmant, cependant, ce dernier se trouvait à l’envers et visiblement il ne lisait guère les lignes, sinon, ce garçon au teint de miel se serait rapidement rendu compte de son erreur. Une seconde, pensant l’avoir mis mal à l’aise, Brown mordit l’esquisse formés par ses pétales, mais, la situation prêtant à rire, elle ne pu davantage se retenir et termina par laisser entendre ses timides esclaffes qu’elle s’empressa, par respect, d’étouffer au creux de sa main. C'est un nouveau défi que j'me suis lancé, lire à l'envers... Ses roses pincées pour taire au mieux son amusement afin de ne pas le vexer, elle opina. Mais celui de trouver les pires excuses bidons est encore mieux, je viens de gagner la palme je crois.

- Dans ce cas… Rit elle en fouillant son sac pour en sortir un stylo, puis, comme une enfant ne désirant guère que son camarade de classe ne pompe sur sa copie, lui tourna le dos, après avoir agrippé le gobelet à disposition, afin d’officier en toute discrétion. Langue sortit, la pointe noire du marqueur entre ses doigts dessina sur le plastique blanc deux yeux, un sourire, une truffe, une paume tenant ce qui se voulait être un trophée, ainsi qu’une touffe de cheveux sur laquelle était déposé un bonnet de noël. Son œuvre achevée, la brunette revint le contempler, puis, se servit du feutre à titre de micro. Dans la catégorie « excuse mignonne et risible » les nominés sont : Monsieur Patate, Barbie sans frontière, Monster High femme médecin et... L’interrogeant du regard, la petite indienne obtenu son prénom. Benjamin l’explorateur. Sans plus attendre je vais vous révéler le nom du gagnant ! Là, la demoiselle imita les bruits des tambours et froissa son paquet de mouchoirs déposé contre ses genoux afin de singer l’ouverture de la fameuse enveloppe. Et le Goblet Globe revient à BENJAMIN ! L’applaudit elle discrètement après lui avoir remis sa récompense en une gestuelle digne d’une maitresse de cérémonie. Toutes mes félicitations ! Dis-nous tout ! Quelles sont vos impressions ? Le questionna t-elle en approchant le bic de ses pétales. A l’image d’une journaliste, Lalita se fit sérieuse, opinant aux moindres propos qu’il formulait, et lorsqu’il termina, elle se prêta à quelques rires en sa compagnie avant de lui tendre sa paume. Lalita… votre folle voisine qu’il faudra malheureusement supporter durant tout le trajet, d’autant plus que, le ruban adhésif n’étant pas autorisé à bord, vous n’allez pas pouvoir me bâillonner. Plaisanta t-elle en bouclant sa ceinture sous les recommandations de l’hôtesse dont la voix s’élevait. Ces consignes, elle les connait sur le bout des ongles, alors, elle n’eut nullement le besoin de prêter l’oreille, cependant, par politesse, elle se fit silencieuse pour laisser au jeune homme à l’identité désormais révélée, le soin d’y être attentif s’il n'était au parfum des procédures à suivre durant le voyage. L’avion ne tarda pas à décoller, s’envolant aux creux des nuages qu’elle contempla un temps avant de préférer engager la conversation auprès de son homologue d’épiderme ensoleillé. Vous êtes natif de Turquie ou vous vous y rendez pour les vacances, voir même peut être, Une petite grimace compatissante, si ce qu’elle s’apprêtait à émettre était la juste réponse, étira ses traits. le travail ? Sachez que vous avez droit aux jokers que sont : le vote du public, le 50/50, l’appel à un ami ainsi que le « j’aimerai avoir la paix », ou encore, le « je ne veux pas répondre merci au revoir ». Confia t-elle en un tendre sourire se voulant rassurant quant au choix qu'il sélectionnerait et qu'elle respecterait.

© Truth.





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Benjamin Khann

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MessageSujet: Re: Atlantis of the Sand ft Lalita Mer 21 Déc - 18:01


Atlantis of the sand
-Dans ce cas… Intrigué par le suspens que laissait penser l'intonation de sa voix, Khann fixa ses faits et gestes, amusé par la manière avec laquelle elle prenait soin de ne rien lui divulguer de ce qu'elle entreprenait. Cette fille était naturelle, et d'après son parfum, elle n'avait rien des buveuses de sang qu'il avait pu côtoyer jadis sans jamais ressentir la légère attirance qui lui parcourrait les veines et la poitrine face à elle. Elle ne savait sans doute rien le concernant, il y avait bien longtemps que la créature qu'il était ne réagissait plus dans la paranoïa, à imagier -les premiers temps lorsqu'il venait de changer de nature- que l'espèce à laquelle il appartenait lui était gravée au milieu du front et poussait les gens à le fuir comme la peste. En réalité, Benjamin avait longtemps pensé que sa nature était forcément remarquable, cependant ce n'était nullement ça qui autrefois, et encore présentement bien que cela était plus ou moins caché car répréhensible par la loi, poussait les êtres humains à parfois le haïr si fort, il ne s'agissait simplement que de ses origines, qui elles très visibles, forçaient certaines personnes à le détester comme s'il n'était qu'une punaise à écraser. Ici, rien de tout cela n'émanait d'elle et à la contempler tandis qu'elle terminait ce qu'elle préparait, cette jeune fille avait peut-être vécu pareilles situations. Quelques secondes s'écoulèrent et enfin elle lui montra son œuvre, rien d'autre qu'un gobelet customisé à l'aide du feutre qu'elle tenait proche de ses lèvres comme si elle devait la présentatrice d'une cérémonie imaginaire. Dans la catégorie « excuse mignonne et risible » les nominés sont : Monsieur Patate, Barbie sans frontière, Monster High femme médecin et... Subjugué par sa manière d'être puis surtout friand d'en savoir davantage quant à cette invention risible, il ne percuta pas directement quant la question silencieuse que son regard clair lui posait.

-Ben. Réagit-il enfin en un léger rire. Euh Benjamin.

-Benjamin l’explorateur. Sans plus attendre je vais vous révéler le nom du gagnant ! La brunette avait le soucis du détail, qu'il fusse visuel ou sonore au point de l'inviter à sourire comme un gosse face à un spectacle de magie ou de marionnettes palpitant. Cette âme rieuse, amatrice des simplicités les plus douces et agréables desquelles bien des hommes ne se souciaient plus, le vampire l'avait toujours possédé et c'était d'ailleurs sans doute pour ça, et car il évaluait les choses sous les meilleurs angles avant d'agir, sous la bonté perpétuelle et l'amour qui émanait, même parfois peu, de chaque individu, qu'il n'avait jamais eu le soucis qu'ont généralement tous jeunes vampires. Et le Goblet Globe revient à BENJAMIN ! Rieur il engloba avec délicatesse la petite attention, une main sur le cœur, feignant les larmes qui naissaient et qu'il essuyait du bord de son écharpe alors qu'elle approchait le feutre de ses pétales.  Toutes mes félicitations ! Dis-nous tout ! Quelles sont vos impressions ?

-Je m'y attendais pas, je suis surpris et très heureux de recevoir ce prix. Jouant le jeu, il reprit. Sachant ô combien Monsieur Patate était bon dans cette catégorie, je reste sans mot. Je tiens à remercier mon scénariste, monsieur Conscience d'ailleurs car sans lui je ne serai jamais arrivé à ce résultat. Quand il termina, leurs billes se croisèrent et quelques éclats de rire retentirent de leur côté de l'avion. Le voyage serait sans doute très agréable auprès d'une fille qui ne semblait craindre les appareils volant et dont la langue se déliait sans qu'on ait à la pousser à converser. Ravi, le vampire ancra de nouveau la nuque au dosseret puis dévia les yeux dans la trajectoire de sa voisine. Comment s’appelle la maîtresse de cérémonie des Goblet Globe ?

-Lalita… votre folle voisine qu’il faudra malheureusement supporter durant tout le trajet, d’autant plus que, le ruban adhésif n’étant pas autorisé à bord, vous n’allez pas pouvoir me bâillonner. Amusé par la bonne humeur qu'elle lui communiquait aisément, Ben serra la main qu'elle lui tendait puis se racla la gorge alors que l'hôtesse venait offrir aux passagers les quelques conditions et conseils de vol. Certains la toiser avec angoisse, pire encore lorsque la voix off du boeing leur annonça où se trouvaient les issus de secours ou, encore que des masques à oxygène tomberaient sous leur nez en cas de désastre. Sans se moquer d'eux, Khann les observa sans dire un mot puis laissa se passer le décollage. Bientôt, les premiers à rejoindre les toilettes ne tarderaient plus à déboucler leurs ceintures et le voyage pourrait se dérouler paisiblement. La compagnie avait tout prévu, des oreillettes qu'elle vendait pour permettre aux gens de visionner les films durant le périple, ou encore des différentes douceurs à proposer aux passagers pour leur permettre de passer un moment agréable. Vous êtes natif de Turquie ou vous vous y rendez pour les vacances, voir même peut être, Sa grimace adorable l'invita à sourciller sous le sourire qu'il affichait à l'unique entente de sa voix fluette. le travail ? Sachez que vous avez droit aux jokers que sont : le vote du public, le 50/50, l’appel à un ami ainsi que le « j’aimerai avoir la paix », ou encore, le « je ne veux pas répondre merci au revoir ».

-J'ai jadis eut une tête de Turc mais non je n'en suis pas. Rit-il avant de reprendre avec plus de sérieux. Aucun joker, je pense qu'il est essentiel d'être honnête puis je n'ai rien à caché. Sa conscience bien alerte lui siffla néanmoins un en partie qui le força à se racler la gorge tandis qu'il revenait considérer sa voisine. Le travail essentiellement, je supervise un chantier qui n'est pas le miens, pour un ami. Je vais simplement vérifier l'avancement et si tout ce passe pour le mieux, il est trop occupé pour le faire du coup et bha, Claquant les paumes sur ses cuisses en haussant les épaules, Ben conclut avec amusement. j'rends service. Ah et pour répondre plus en profondeur, je suis d'origine Égyptienne, et j'imagine, peut être à tort d'ailleurs que vous êtes Indou, du moins le Gange coule dans vos veines non ? A cette métaphore, il grimaça subitement et secoua les mains comme si cela lui permettrait d'effacer l'ardoise marquée de ses dernières paroles. J'aurai pu choisir mieux sachant combien le fleuve est pollué, c'était pas du tout ce que je voulais dire je suis désolé.

C'en suivit une longue conversation qui ainsi, sans qu'ils s'en rendent compte, avalaient les heures de vol. Certains s'étaient endormis, d'autres lisaient ou encore écoutaient leurs mp3, puis quelques personnes suivaient les différents films projetaient sur les écrans à proximité. Comme il l'avait pensé, le voyage demeurait calme et sans encombre, de quoi rassurer les plus phobiques et apaiser les employés qui n'avaient plus à passer dans les allées que lorsque les petits boutons d'appel étaient pressés. Bientôt Benjamin rejoindrait la Turquie, et malgré tout en cinq cent ans d'existence, le vampire n'avait encore fait le tour du monde, préférant davantage se poser dans quelques villes ou l'une de ses cinq vies, si tenté qu'on puisse aisément vivre centenaire aussi facilement, avait été agréable. La passion de l'archéologie, il l'avait eu quelques années après sa rencontre avec Paris. Ce n'était pas la reconnaissance qu'il cherchait dans cet ouvrage, mais bien les connaissances qu'on pouvait y acquérir, le savoir et surtout les sourires qu'affichaient vos lèvres lorsque vous trouviez des reliques plus vieilles que vous l'étiez. Les artefacts comme le nommaient communément les gens du métier, avaient une histoire, un passé sur lequel rêvaient de nombreux hommes, et même s'il n'avait nullement de sang Chinois dans les artères, le jeune homme pensait tout comme les asiatiques, que  ces objets sans âge avaient une âme. C'était donc le rêve, l'aventure, le fait de ramener ces « fossiles » à la surface qui lui faisait adorer ce métier, sans doute pour cette raison première qu'à l'époque, alors qu'il avait rencontré un Alcès encore bien différent de celui qu'il connaissait désormais, que Ben avait apprécié vogué sur différents navires, qu'ils fussent marchands ou pirates, uniquement pour vivre des vies gorgées de recherches, de voyages et d'aventures palpitantes. Là ou d'autres vampires auraient vécu d'abus et de sang frais, lui avait vu en cette immortalité, l'occasion d'approfondir l'existence au delà de celle qui s'arrêtait une fois un âge butoir atteint. C'était une chance et non une tare, une chance dont il fallait prendre soin, savoir utiliser, pour ne jamais tomber dans les clichés des vampires sanguinaires qu'évoquaient ouvrages et films.

En pleine conversation avec sa jolie voisine, subitement quelques vibrations dans la carlingue l'invitèrent à sourciller puis observer les gens alentours. D'après leur réaction, qui ici n'existait guère, il était le seul à avoir senti ce qu'il apparentait à un trou d'air puis continua donc d'écouter Lalita jusqu'à ce qu'une odeur désagréable, d'essence forte, de feu et de chaud, ne lui parvienne au nez bien avant qu'elle ne pusse alerter ne serait-ce que l'équipage formé pour les potentielles catastrophes. Ces suspicions s'avérèrent bien plus précises que ce à quoi il avait pu penser car en observant les prunelles douces de la brunette à son flanc, subitement, par delà le hublot, des flammes s'élevèrent d'une des ailes de l'appareil. D'ici peu, la panique envahirait les lieux, à l'instant précis où le moteur, encore en marche mais en bout de course pour le moment, cesserait de fonctionner et ferait clignoter les voyants dans le cockpit. La pâleur envahit alors ses traits tandis que la jeune fille à son flanc gardait ce constant sourire aux lèvres, mais rapidement, en l'observant chopper les deux embouts de la ceinture qu'elle avait détaché plus tôt, Lalita l'interrogea.

-Vous allez pas crier ? Questionna-t-il en ancrant ses prunelles aux siennes. C'est capitale que vous ne paniquiez pas, parce que quand on panique l'entièreté de nos muscles se tend, on se crispe et là, en cas de choc il est fort probable d'être grièvement blessé, voir même pire... Ce « pire » en question, Khann le lui servit en une œillade persuasive. Lalita était intelligente et sensée, elle comprendrait forcément ce que conférait ce fameux mot qu'il ne prononçait pas pour n'alerter personne.  Lorsqu'elle opina, il esquissa un sourire se voulant rassurant puis lui boucla la ceinture pour ensuite prendre une inspiration tandis que les flammes voletaient de plus en plus derrière le hublot. L'appareil a un souci, pour le moment le moteur atteint fonctionne encore mais, étant donné ce qui s'en échappe je dirai que c'est qu'une question de temps avant que tout le monde se mette à hurler. Pour lui prouver ses dires, Benjamin l'invita à jeter un œil par le vitrage et lorsqu'elle murmura quelques mots, ses doigts englobèrent délicatement son menton pour la pousser à le fixer à nouveau. Je sais que c'que je demande est quasi impossible, mais restez zen... Si vous le restez y a plus de chance de votre côté. J'vais pas assurer que vous allez en sortir indemne, mais si vous vous en sortez avec peu de blessure je peux vous jurer que je remédierai à ça, d'accord ? Voyant la crainte dans son regard, il caressa du bout du pouce sa joue puis chercha des yeux le collier, bracelet ou bague, qu'elle pouvait porter sans malgré tout le trouver. J'aime pas faire ça mais c'est nécessaire Lalita, d'une je vais te tutoyer car c'est plus le moment pour les politesses, de deux dis moi si tu portes de la verveine sur toi. Il opinait à ses propres dires pour la forcer à lui répondre dans les plus brefs délais, quand elle le fit, ses doigts glissèrent au bijou qu'il ôta, les doigts brûlés par le contact et une grimace aux traits, pour le faire glisser dans sa poche de jeans. J'vais te l'rendre c'est juré, maintenant regarde moi... Ses prunelles se dilatèrent, laissant officier l'hypnose qu'il jugeait de bonne augure et nécessaire à, l'espérait-il, garder de chance de la laisser en vie contrairement à d'autres qu'il ne reverrait sans doute pas vivants suite au crash qui ne tarderait plus. Tu vas rester calme, tu vas te détendre même si tu as peur tu sais que tout se passera mieux si tu restes calme... Et quand tout sera fini, aussi calme et paisible que tu l'auras été, tu oublieras ce que je viens de dire.

Tandis qu'il terminait, l'alerte se déclencha subitement, les hôtesses n'eurent nullement le temps de s'adresser aux voyageurs que déjà les masques quittaient leurs loges et que les cris retentissaient dans l'appareil qui, soudainement et sans prévenir, piqua du nez en plein vers le sable du désert qu'il survolait.





Benjamin Khann

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Lalita Brown

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MessageSujet: Re: Atlantis of the Sand ft Lalita Sam 14 Jan - 21:42

Atlantis of the sand



-J'ai jadis eu une tête de Turc mais non je n'en suis pas. Le double sens de sa phrase l’invita brièvement à sourciller, cependant, un coupable ne se vantait jamais de ses « exploits » à moins qu’il ne soit stupide et ce garçon ne le semblait pas, alors, une moue désolée glissa contre ses traits d’imaginer Benjamin petit victime des railleries de ses camarades. Le monde de l’enfance était bien plus cruel que celui des adultes, les mignons étaient souvent forcés d’endurer en silence par manque de confiance, contraint de se recroqueviller faute de tempérament et de s’effacer afin de se faire oublier, et dans le pire des cas, la souffrance était telle qu’ils préféraient entièrement disparaitre. Ces dernières années, trop de faits divers pullulaient quant à ces dramatiques conséquences, le voile se levait enfin pour davantage les protéger, malheureusement, malgré tous les efforts d’anges gardiens, cette violence était loin d’être terminée. Aucun joker, je pense qu'il est essentiel d'être honnête puis je n'ai rien à cacher. Opinant en remontant la tablette devant elle, Lalita revint considérer ses adorables prunelles lui promettant un agréable voyage en leurs compagnie. Le travail essentiellement, je supervise un chantier qui n'est pas le mien, pour un ami. Je vais simplement vérifier l'avancement et si tout se passe pour le mieux, il est trop occupé pour le faire du coup et bha, j'rends service. Ah et pour répondre plus en profondeur, je suis d'origine Égyptienne, et j'imagine, peut-être à tort d'ailleurs que vous êtes Indou, du moins le Gange coule dans vos veines non ? Prête à s’exprimer, Brown se ravisa en le voyant s’animer comme un personnage de cartoon à l’en faire froncer. J'aurai pu choisir mieux sachant combien le fleuve est pollué, c'était pas du tout ce que je voulais dire je suis désolé.

- Oh ne vous inquiétez pas je ne l’ai pas pris mal. Le rassura t-elle en un léger rire capable de lui assurer la sincérité de ses propos. Mais effectivement je suis d’origine indienne bien que j’ai grandis aux Etats-Unis. Là, comme pour lui souffler une confidence, la jeune femme pencha le buste et murmura. Du coup je ne peux pas affirmer qu’il soit vraiment pollué. Plaisanta t-elle. D’autant plus que ça n’empêche pas les dauphins de s’y baigner ni même la population lors de rituel propre à notre culture. Tapotant brièvement le revers de sa paume au grès de la sienne, elle se réinstalla correctement. Ce fleuve est un merveilleux symbole pour les indiens, alors, vous n’auriez pas pu faire meilleur choix en l’évoquant. Lui servit elle en un sourire réconfortant.

Benjamin n’était pas de ces hommes collant dont on peinait à se dépêtrer et ses conversations ne ressemblaient en rien à un flot de propos visant à obtenir son numéro ou plus. Il s’avérait être un très gentil garçon, courtois, intéressant et amusant, auprès duquel, le voyage paraissait avoir débuté alors qu’en réalité nombreuses heures venaient de s’égrainer. Autour d’eux, certaines lumières s’étaient éteintes tout comme les âmes qu’elles surveillaient, le calme planait sereinement tandis qu’ils discutaient sagement ensemble en prenant soin de ne déranger personne. Tout se passait pour le mieux, aucun incident n’était à déplorer, en somme, elle rejoindrait le soleil de Turquie sans avoir l’esprit embrumé par quelques catastrophes. Lalita était une jeune femme sensible, soucieuse de son prochain, alors, dès qu’un événement se produisait, même s’il ne touchait pas son existence ou sa silhouette, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir de la compassion et du chagrin au point d’en être turlupinée par la suite. Les médecins nommaient les gens comme elle des empathiques, pourtant, à son yeux il ne s’agissait guère d’un syndrome mais d’une preuve d’humanité. Elle se faisait extrêmement rare avec les années, les guerres, les conflits, le système, une tonne de facteurs poussaient l’Homme à se montre plus égoïste qu’il ne l’avait autrefois été. Ces faits, elle ne les tirait nullement de son pouce, ce dernier n’étant pas encore pourvu de magie pour qu’elle puisse deviner quoique ce soit, mais d’un couple aimant ayant traversé les âges et les générations. Ses parents lui avaient souvent parlé des époques qu’ils avaient arpentées, certaines étaient magnifiques, d’autres, entachées de vilaines choses capables de loger des larmes au sein de ses prunelles en imaginant aisément la détresse et les multiples émotions ayant étreint les populations d’antan.  

- Est-ce que tout va bien ? Interrogea t-elle en un sourire, les mains relevées près de ses épaules tandis qu’il détenait les attaches de sa ceinture au creux des siennes.

-Vous allez pas crier ? Intriguée par cette étrange requête, la demoiselle sourcilla. C'est capitale que vous ne paniquiez pas, parce que quand on panique l'entièreté de nos muscles se tend, on se crispe et là, en cas de choc il est fort probable d'être grièvement blessé, voir même pire... Cette fois, sa gorge se mit à déglutir d’inquiétudes, pas qu’elle le craignait bien au contraire, mais, ses airs subitement tirés la poussèrent à redouter ce qu’il s’apprêtait à lui livrer. Acquiesçant, elle observa une seconde la ceinture qu’il bouclait, puis, le sourire confiant qu’il tentait de lui offrir pour la rassurer. L'appareil a un souci, pour le moment le moteur atteint fonctionne encore mais, étant donné ce qui s'en échappe je dirai que c'est qu'une question de temps avant que tout le monde se mette à hurler. Benjamin entendait et percevait des choses qu’elle n’avait aucunement discerné, alors, une poignée de secondes la nature de ses parents vogua au creux de sa tête jusqu’à ce qu’il pousse cette dernière à se tourner en direction des hublots. Des flammes rongeaient les ailes de l’avion, une importance fumée émanait des moteurs, et ce n’était pas du tout bon signe. Immédiatement, elle regretta amèrement avoir refusé la fiole que lui avait tendu Pénélope, car désormais, ses chances de survie étaient pratiquement réduites à néant si personne ne venait les secourir. Cette dernière pensée lui arracha un rictus, en réalité, même si le pilote donnait l’alerte, il était trop tard pour qu’on puisse faire quoique ce soit pour eux, bientôt, ils piqueraient du nez et s’écraseraient. A l’instant, son unique souhait fut que le crash soit bref, que la mort la happe rapidement sans douleurs ni agonie. Je sais que c'que je demande est quasi impossible, mais restez zen... Si vous le restez y a plus de chance de votre côté. J'vais pas assurer que vous allez en sortir indemne, mais si vous vous en sortez avec peu de blessure je peux vous jurer que je remédierai à ça, d'accord ? Opinant à plusieurs reprises, incapable de considérer ses paroles tant l’angoisse s’éprenait d’elle malgré la douceur qu’il lui accordait, la petite indienne ancra la nuque au siège comme pour s’éviter de trembler telle une feuille prête à tomber de son arbre. J'aime pas faire ça mais c'est nécessaire Lalita, d'une je vais te tutoyer car c'est plus le moment pour les politesses, de deux dis-moi si tu portes de la verveine sur toi.

- Les… Les perles… Bégaya t-elle avant de prendre une grande inspiration. Les perles de mes boucles d’oreille. Cette fois, elle ne put que constater, face aux brulures qu’il essuyait en lui retirant la première que ses sommaires soupçons étaient fondés.  

J'vais te les rendre c'est juré, maintenant regarde-moi... Elle savait parfaitement ce qu’il allait faire, et d’ordinaire, elle aurait fermé les paupières pour refuser toute hypnose. Cependant, la terreur omniprésente dans son cœur lui infligeait un terrible mal être, n’arrivant pas à contrôler les suffocations qui en découlaient, elle s’exécuta pour bénéficier de son aide afin d’y remédier. Tu vas rester calme, tu vas te détendre même si tu as peur tu sais que tout se passera mieux si tu restes calme... Et quand tout sera fini, aussi calme et paisible que tu l'auras été, tu oublieras ce que je viens de dire. Répétant ses mots, un étrange soulagement vint l’envahir tandis que les masques à oxygène quittaient leurs loges. Malgré les cris l’entourant et le pic de l’avion, Lalita apposa le sien contre son nez et effectua les consignes qu’elle connaissait sur le bout des ongles, celles qu’autrefois elle avait la certitude de ne jamais suivre pour demeurer optimiste.

- J’ai peur… Murmura t-elle en saisissant ses doigts. Après un regard échangé, sa tempe s’apposa contre son épaule, puis, elle sera plus fortement au rythme de leur dégringolade les membres qu’elle avait emprisonné. […] La tête lourde, l’esprit embrumé, l’ouïe sifflante, Lalita papillonnait difficilement des cils. Progressivement, le voile flou devant ses prunelles s’évapora tandis qu'un silence monotone sévissait autour d’elle, son corps encore engourdit, elle redressa doucement la nuque avant de recracher la poussière et les débris s’étant infiltrés au sein de ses bronches. Des morceaux de métaux, des vêtements, des éclats de verre, des affaires personnelles, du sang et des silhouettes inertes, jonchaient le sol où elle demeurait sommairement perdue jusqu’à ce que les souvenirs reviennent envahir sa poitrine. Alerte et paniquée, elle tenta immédiatement de bouger mais aux premières secousses de son organisme une douleur terrible, jamais ressentit jusqu’à lors, lui arracha un hurlement brulant sa trachée. Coincée, le cœur en pleine tourmente, malgré les souffrances, ses paumes se logèrent sous la carcasse la détenant prisonnière. Elle tenta de la soulever, une fois, deux fois, trois fois en mordant fiévreusement ses lèvres pour contenir les gémissements qui y naissaient, cependant, ne possédant pas la force nécessaire pour y parvenir elle fut contrainte de se résigner. Loin d’elle l’envie d’abandonner et de baisser les bras si vite, d’ailleurs, elle n’avait pas été éduqué ainsi, alors, elle chercha du regard quelque chose capable de l’aider à se délivrer... Vainement, rien n’était assez solide ou à sa portée. Subitement, en reposant la nuque contre la terre sous sa silhouette, Lalita sentit une étrange chaleur parcourir sa jambe. Tant bien que mal, elle y porta les doigts, puis, lorsqu’elle les ramena à ses yeux, la couleur pourpre les maquillant lui indiqua la gravité des nombreuses plaies se réveillant en d’infâmes maux. Merde… Jura t-elle en un sanglot au point que les iris réprobatrices de sa mère s’invitèrent en son esprit à l’en faire légèrement rire. J’aurai du vous coller dans mes bagages. Murmura t-elle en fermant les paupières avant d’entendre le craquement d’une branche retentir. Aussitôt, quelques espoirs prirent vie en elle tout comme un amas de réticences. Quelqu’un était peut-être présent… Cependant, une partie d’elle lui sommait de se taire afin de ne pas attirer de potentielles bêtes dangereuses et mangeuses de chaire comme celles présentes dans les histoires que son père lui narrait poupée lorsqu’il désirait l’effrayer avant de mieux l’embrasser en lui promettant qu’il veillerait et protégerait toujours ses jours. Morte pour morte… Chuchota t-elle en un rictus. Prête à élever la voix, à se manifester pour qu’on puisse la localiser, son cœur se souleva une immense seconde lorsqu’elle croisa des billes l’écharpe que portait son voisin. Abandonnée, déchirée et pendouillant sur un câble, loin de son propriétaire qu’elle ne trouva pas après un bref coup d’œil, la jeune indienne imagina le pire à son sujet. Certes, il était vampire mais rien ne lui garantissait qu’il était ressortit indemne de cet accident. Benjamin !!!! S’inquiéta-t-elle sans plus considérer l’intensité de son timbre.

© Truth.





Lalita Brown



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Benjamin Khann

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MessageSujet: Re: Atlantis of the Sand ft Lalita Jeu 2 Fév - 10:36


Atlantis of the sand
Les derniers mots qu'elle lui avait soufflé le marquaient encore. La peur était légitime, chaque être capable de ressentir les choses pouvait en être victime, comme ici, alors qu'il observait la panique s'approprier chacune des personnes présentes dans un appareil vivant ses derniers instants, impuissant comme il ne s'était jamais sentit incapable d'agir depuis le temps qu'il foulait la terre lui ayant donné le jour. Aujourd'hui, malgré son sang différent, celui là même qui pouvait épargner des vies autant qu'il pouvait en reprendre, Benjamin n'avait aucun moyen d'agir à hauteur de sa caste. Ces visages blêmes, torturés par l'évidence qui s'imposait à eux, l'informaient qu'il n'était qu'une poussière parmi tant d'autres, qu'il n'avait guère la faculté d'épargner le monde entier d'un destin scellé à l'avance. Il aurait pu agir, offrir du fluide qui voguait dans ses veines à tous ici bas, ainsi quoi qu'il adviendrait, que la mort les emporte ou non, le jeune homme se satisferait d'avoir sauvé quelques existences, du moins, il leur aurait tendu une seconde chance mais parce que tous n'étaient pas comme lui, que tous n'avaient pas forcément la force nécessaire afin de ne jamais devenir l'hypothétique monstre que pouvait engendrer l'hémoglobine vampirique, il était bien plus plausible que ce geste, qu'il préférait taire en observant la faucheuse s'étendre au dessus des âmes présentes, fusse capable de faire apparaître des créatures incontrôlables assoiffées du sang des quelques autres qui pourraient survivre.

Les cris, l'horreur, emportaient l'habitacle vibrant, au plus les flammes rongeaient l'appareil, au plus elles se frayaient un chemin pour s'emparer de ce qui avait encore de présence, au plus la frayeur et la désolation s'emparaient de ses propres traits. Bientôt, les ceintures teintèrent à ses tympans, bientôt des poignées d'hommes quittèrent leurs sièges, agrippèrent le employés, oublièrent leur bienséance, leurs caractères propres, ne laissant jaillir aux yeux vides du reste de l'assemblée, que la fureur d'un instinct de survie les vouant à l'égoïsme le plus sombre. Certains s'enfoncèrent d'eux mêmes dans un sommeil duquel ils ne se réveilleraient jamais, d'autres pleuraient en songeant aux proches qu'ils ne révéraient plus, quant au reste la violence générée par la terreur emportait déjà leurs âmes que la mort en aube noire toisait en un sourire morbide. La gorge nouée, les prunelles rivées sur ce scénario funèbre, Khann étreignit les phalanges de la seule qu'il espérait pouvoir épargner sans la pousser à muter d'une manière qu'elle n'aurait guère souhaité, jusqu'à suivre la projection des morceaux de la carlingue qui se désagrégeait, entrevoir l'incendie gagner du terrain, et là, alors qu'on aurait pu l'imaginer à l'abri des maux qui touchaient chaque être vivant présent, croiser les prunelles vives de la mort qui l'avait choisi sans être certaine de gagner droit à une âme différente des centaines d'autres. Un sifflement s'éleva au dessus des hurlements, des signaux sonores de l'appareil, puis un morceau de métal fendit l'air jusqu'à cesser de rugir en s'enfonçant dans les chairs du buveur de sang. La force le projeta loin d'elle, contre le fond de la coque en pleine chute aérienne, en une effusion de sang, en quelques gémissements étouffés, puis les pans de cette robe macabre l'enveloppèrent, choyèrent son organisme que la chaleur quitta totalement, ne laissant là que la froideur glaciale d'une mort qui l'emporta alors qu'il jetait un dernier regard à cette fille en souhaitant, plus fort que tout ce qu'il avait désiré jusqu'à présent, qu'elle pusse survivre, qu'il pusse se relever à temps pour l'aider et tenir la promesse qu'il lui avait faite. […] Le silence régnait comme un acouphène strident, tout n'était que désolation sur cette plaine de sable où avait échoué le vol. Tout autour, la mort planait, laissant émaner son parfum terrible qui se mélangeait aux restes des cendres qu'avaient générées les flammes. Pas un bruit ne quittait ce tombeau de métal, cette sépulture éventrée, offerte au ciel que tous regagnaient sans plus de contrôle sur la vie qui ne leur appartenait plus. Benjamin gisait là, à quelques mètres de cette stèle fumante, son propre sang imbibé par les grains dorés formant le lit funeste duquel il se réveillait lentement.

La première sensation envahit alors son corps, comme s'il rejoignait une lumière vive à laquelle son âme s'accrochait pour ne jamais suivre la noirceur ayant emporté les autres, puis ses phalanges s'attardèrent à la chaleur étrange du sol, vibrèrent une seconde face à la survie qu'il s'appropriait une fois encore. C'était douloureux, déchirant même, et là où la blessure aurait du faire taire toute trace de vie en lui, ici elle se révélait plus vive encore pour lui rappeler chaque aspect négatif de l'éternité. La gorge sèche et la tête lourde, la souffrance réelle l'obligea à rouvrir les yeux et à ancrer les ongles dans cette terre de désolation. Son organisme reprenait vie, se redressait naturellement, poussant ses poumons à avaler l'air s'y étant absenté, à lui brûler les bronches, à le faire réagir tout en s'agenouillant sans encore relever le buste, les bras tendus contre le sable rougi, la trachée brûlante, haletante, sifflante face à l’oxygène qui rejoignait son poitrail. Enfin, subitement, les maux s'étendirent pour mieux lui rappeler l'instant l'ayant emporté vers l'autre coté duquel aucun souvenir ne persistait. Tremblant face aux monstrueuses souffrances, Khann serra les mâchoires alors qu'une de ses mains tâtonnait sa propre silhouette et terminait par rencontrer, sans cesser de frémir, cette tige de métal encore prisonnière des chairs qui cicatrisaient autour d'elle.

-Lalita... Chevrota-t-il au grès des douleurs, des tremblements qui s'éprenaient de ses doigts faisant vibrer le corps étranger. Lèvres closes, le vampire reprit une grande inspiration, ferma les yeux, et souffla lentement l'air fiévreux au creux de ses poumons puis, quand il rouvrit les paupières, les prunelles rivées sur la léchée de sable qui s'étendait vers des kilomètres, sa main engloba la tige et l'arracha à la prison de muscles, de sang et de chair, qu'elle avait transpercé. Électrisé par le mal qui s'étendait en lui, comme les branches d'une étoile qu'on aurait incrusté dans son corps, Benjamin retomba sur le dos, les doigts épris par la tétanie subite de son geste, le regard rivé vers la voûte ensoleillée où se dressait les restes d'une colonne de fumée puis les échos de son cri de souffrance .... ça va aller.... ça va passer c'est.... En un ultime gémissement étouffé, puis d'autres inspirations saccadées, ses doigts glissèrent à la blessure qui se refermait avec bien plus d'aisance. c'est fini... Déglutissant, le vampire reprit lentement ses esprits tout en s'asseyant jusqu'à entendre sa voix faire vrombir le silence et subitement se remettre sur pieds. Lalita !!!! Lui répondit-il pour l'inviter à se situer encore, à l'appeler plus fort, tandis que ses pas encore titubants foulaient le sable en quelques émanations poussiéreuses.

Bientôt, il entendit les tambours sourds de son cœur, la main appuyée aux restes de métal vers lesquels il s'avançait en espérant la trouver à temps. Le chant de l'organe diminuait, lui indiquait qu'il n'avait que peu de temps pour tenir parole et, lorsqu'il la vit, prisonnière des déchets d'une aile, son propre sang fila ses veines à la vue de l'hémoglobine s'étendant sous sa silhouette fragile. Sa nature se révélait sans qu'il n'y ait de contrôle, réveillant l'animal qui enviait ce liquide pourpre afin de se remettre totalement des derniers instants. Conscient de son état et de la crainte qu'il pouvait lui inspirer, Ben ferma les yeux puis les baissa pour se heurter à ce bout de métal qui la tenait en tenaille.

-Faut que j'te sorte de là.... tu vas pas mourir je te l'ai promis. Siffla-t-il en agrippant cette prise chauffée aux rayons solaires, la repoussant de toutes ses forces, encore et encore afin de la déloger des griffes de la faucheuse encore présente. Par ténacité, aidé par ses désirs que de la voir respirer encore, bientôt la prison recula assez pour la libérer. Benjamin ne l'observait pas, n'osait guère sonder ses prunelles, mais ses genoux regagnèrent le sable, ses mains les plaies qui auraient raison d'elle et sans hésiter, son poignet rejoignit ses crocs puis se suspendit au sommet des lèvres bleuies de la jeune femme qu'il sentit s'abreuver au sang capable de la sauver. Un sourire naquit à la commissure de ses pétales, fit s'échapper un rictus nerveux de sa gorge puis, enfin, ses fesses s'ancrèrent au sol tandis que ses avant bras épousaient les genoux qu'il repliait en un soupir rassuré. Laisse moi soufflé un coup... Rit-il, stressé, désormais certain qu'on ne la priverait guère du souffle de vie qui l'habitait encore. La mort, malgré l'air mauvais qu'elle affichait, tira sa révérence et relâcha ce corps fébrile d'où provenait une mélodie plus énergique. Durant quelques minutes, le vampire écouta ce cœur qui chantait de nouveau normalement, fixa attentivement les plaies qui se résorbaient ne laissant là que sa peau intacte, sous des fibres déchirées, et l'assurance que plus rien ne l'emporterait ailleurs. Apaisé, ses doigts filèrent aux veinures sous son regard, cherchèrent à les faire taire jusqu'à redresser le menton vers celle qui l'y invitait. Fais attention j'ai pas envie que tu deviennes comme ça contre ton grès, j'ai pas envie d'te faire peur, alors.... N'ayant nullement l'envie de l'effrayer, il rouvrit doucement les prunelles aux siennes. Fais juste attention à toi, et pense pas qu'je suis un monstre, reste telle que tu étais y a une demie heure, à deux on s'en sortira, toute seule, A l'idée qui jaillissait dans son crâne, le vampire déglutit en sentant disparaître les stigmates de ses traits simplement car il se retenait de humer toute l'hémoglobine régnant en ces lieux. toute seule tu pourrais mourir, j'peux t'aider j'te ferai pas d'mal d'accord ?

Doucement, Ben se redressa et souffla en observant les contours de son écharpe attachée aux ruines de l'appareil. Lalita pouvait hurler, pouvait le détester pour ce qu'il était capable de lui inspirer mais, en un sens, il était certain qu'elle pouvait faire la part des choses, comprendre que s'il était si monstrueux que son esprit était capable de lui indiquer, il ne l'aurait guère épargné mais ce serait abreuvé du reste de sang qu'elle contenait encore. Ôtant l'accessoire de son perchoir, le vampire déglutit puis extirpa les perles de sa poche pour lui tendre alors qu'elle se redressait pour dépeindre les dégâts alentours, ce cimetière à ciel ouvert qu'il n'avait pu empêcher de fleurir au cœur du désert.

-C'est à toi, mais un dernier truc avant que tu les remettes, si tu veux oublier, tout... Reprit-il en ayant conscience que sans elle il était fini. C'que je suis, ce qui s'est passé, ce que j'ai fais, dis le moi. J'ai besoin d'toi pour m'en sortir autant que tu as besoin de moi, j'ai pas envie d'le faire mais.... j'peux compter que sur toi, t'es la seule qui pourra m'éviter de me dessécher, y a plus que toi et moi Lalita, sans toi j'peux pas te venir en aide... Faut que tu m'fasses confiance, alors oui je peux me l'accorder sans que tu sois d'accord mais j'suis pas comme ça. Ses yeux logés aux siens, il sentait l'angoisse jaillir de nouveau. Ce n'était pas car il manquerait potentiellement de sang qu'il craignait sa réaction, mais davantage que si elle décidait de fuir, de subsister seule dans cette vaste étendue désertique, Benjamin n'était pas certain qu'elle pusse survivre bien longtemps. On était toujours plus fort à deux, il y en avait toujours davantage dans deux têtes, plus encore dans un groupe innombrable, mais ici il ne pouvait s'en remettre qu'à elle pour l'aider au mieux qu'il pourrait. j'ai besoin de ton appuie et tout ira pour le mieux. J'ai besoin qu't'aies confiance en moi.





Benjamin Khann

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Lalita Brown

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MessageSujet: Re: Atlantis of the Sand ft Lalita Ven 3 Fév - 20:16

Atlantis of the sand



- Je suis là !!!! Renchérit-elle, après l’avoir entendu hurler son prénom, en frappant de toutes ses forces la carlingue afin qu’il puisse la situer. Je t’en prie viens m’aider ! Un sanglot douloureux vint obstruer sa trachée tandis que son crâne embrassait à nouveau le sol sous la perte d’énergie dont elle était subitement victime quant aux larmes conséquentes pleurées par son corps. J’ai besoin de toi… Progressivement, Lalita sentit son être s’engourdir, ses souffrances s’estomper, ses pensées s’embrumer, sa vision se troubler qu’elle n’eut nullement besoin qu’on lui explique ce qui était entrain de se tramer. Lentement, elle mourait et bientôt, elle franchirait les portes d’un ciel qu’elle n’avait aucunement envisagé de rejoindre pour désirer demeurer éternellement auprès des siens. Devenir vampire était l’un de ses vœux les plus chers, d’ailleurs, ses parents étaient prêts à l’exaucer moyennant quelques conditions à respecter afin que jamais elle ne puisse regretter son immortalité. Cependant, ce changement n’était pas prévu pour le moment tant il lui restait encore de choses à vivre à l’état d’humaine, des projets à concrétiser, des expériences à forger, des rencontres à effectuer et des étapes à traverser. Mais parfois, les aléas de la vie venaient entacher le programme qu’on s’était construit pour son avenir comme à l’instant où son cœur ralentissait dangereusement au creux de sa poitrine.

-Faut que j'te sorte de là.... tu vas pas mourir je te l'ai promis. Les paupières pratiquement closes, l’écho de sa voix fut son salut et la poussa à combattre la faucheuse qui tentait de jalousement l’emporter.

- Je ne peux pas t’aider… Murmura t-elle en un chevrotement tandis que ses paumes dévalaient le métal qu’il essayait de repousser afin de la libérer. Ben… je ne sens plus rien. S’inquiéta t-elle en une larme dévalant sa joue sans qu’elle ne panique pour autant, uniquement parce qu’elle était incapable de plonger dans cette émotion tant l’effort pour y parvenir était aussi fatiguant que courir un marathon. Pénélope et Javier Brown… dis leur que je les aime très fort. L’épuisement la gagnait, le froid et le chaud l’ensevelissaient, les fourmis la grignotaient, et soudain, la légèreté l’embrassa si fiévreusement qu’elle crut défaillir alors qu’en réalité, il venait simplement de déplacer le sarcophage que la mort avait battit pour lui voler ses derniers soupirs. Puis, une perle réchauffa ses lèvres, les fit doucement pétiller tandis qu’elles s’entrouvraient instinctivement, face à un arôme connu, afin d’y accueillir les bienfaits qu’elle lui procurait. Progressivement, la vitalité perdue revint la happer, l’envelopper chaleureusement, invitant son sang à filer avec allure au sein de ses veines, ses pulsations cardiaques à retentir à ses oreilles et enfin, ce voile flou à s’évaporer qu’elle puisse profiter de la lumière d’un soleil qu’elle avait cru ne plus voir se lever. Benjamin. Chuchota t-elle en reprenant peu à peu ses esprit après une monstrueuse trouille que de quitter ce merveilleux monde regorgeant de richesses qu’elle n’avait entrevues dans sa totalité.

-Laisse moi souffler un coup... Opinant, durant quelques instants elle fixa les nuages au-dessus d’elle puis, termina par se redresser en prenant soin de ne pas s’évanouir notamment lorsqu’elle captura ce désert mortuaire s’imposant à elle. Des corps inertes jonchaient le sable doré d’ordinaire si beau qui ci, était maculé d’un pourpre capable de faire briller son regard davantage en apposant les yeux sur les restants d’une peluche ayant bercé les jours d’un poupon dont les traits s’étaient sans doute éteint auprès de ceux qui s’étaient jurés le protéger. Déglutissant, le cœur lourd face à cet horrifique spectacle qu’elle n’aurait cru dépeindre de son existence, Brown déposa une paume contre ses pétales tremblants pour atténuer les sanglots y naissants.

- Mon dieu. Le vent souffla entre ses boucles, lui apportant le parfum que portait cette entité redoutée, celle ayant déposé son manteau d’épine et de ronces contre d’innocentes courbes pour lesquelles l’heure paraissait avoir sonné. De l’avion ne restait que des morceaux de carcasse, des bris de verres, des éclats de porcelaine, quant à l’équipage et ses passagers, visiblement, seules leurs silhouettes avaient été épargné. La mort avait ses raisons que la raison ignorait, en prenant conscience de ce fait, Lalita revint sonder son voisin sans lequel elle n’aurait bénéficié de cette chance et s’accroupit près de lui. Est-ce que tu te sens bien ?

- Fais attention j'ai pas envie que tu deviennes comme ça contre ton grès, j'ai pas envie d'te faire peur, alors.... Faisant fie des stigmates roulant légèrement sous sa peau, elle discerna la lueur soucieuse de ses prunelles lui prouvant, en plus des avertissements qu’il venait de lui servir, la bondé de son âme ne s’étant laissée atteindre par les ténèbres. Fais juste attention à toi, et pense pas qu'je suis un monstre, reste telle que tu étais y a une demie heure, à deux on s'en sortira, toute seule…. toute seule tu pourrais mourir, j'peux t'aider j'te ferai pas d'mal d'accord ? Lorsqu’il se releva, l’indienne en fit de même, les paumes jointes devant elle jusqu’à voir apparaitre les perles qu’elle ne se souvenait lui avoir remises. C'est à toi, mais un dernier truc avant que tu les remettes, si tu veux oublier, tout... C'que je suis, ce qui s'est passé, ce que j'ai fait, dis le moi. J'ai besoin d'toi pour m'en sortir autant que tu as besoin de moi, j'ai pas envie d'le faire mais.... j'peux compter que sur toi, t'es la seule qui pourra m'éviter de me dessécher, y a plus que toi et moi Lalita, sans toi j'peux pas te venir en aide... Faut que tu m'fasses confiance, alors oui je peux me l'accorder sans que tu sois d'accord mais j'suis pas comme ça. Silencieuse, l’écoutant avec la plus grande attention, Ben lui apportait la certitude qu’elle pouvait s’en remettre à lui sans craindre que sa nature reprenne le dessus. Certes, la tentation serait surement présente, cependant, empathique et altruiste, la brunette n’escomptait l’abandonner durant un désagréable état de détresse. j'ai besoin de ton appuie et tout ira pour le mieux. J'ai besoin qu't'aies confiance en moi.

- Je suppose que tu m’as hypnotisé. Murmura t-elle en un tendre sourire tandis qu’elle remettait ses bijoux. De leur chute, Lalita se souvenait de cette sensation de calme, de détente presque de sérénité l’ayant habité alors qu’elle se rapprochait dangereusement d’une fatalité n’étant heureusement venu l’embrasser. Généralement, son organisme jouait le yoyo émotionnel dans les meilleurs comme dans les pires moments, elle pouvait s’extasier et pleurnicher pour pas grand-chose, mais ici, aux prémices d’un tragique accident, elle s’était contentée de prier sans paniquer. Je sais que tu ne me feras aucun mal. Délicatement, ses phalanges vinrent soulever le menton de Benjamin qu’il puisse ressentir en ce geste la confiance qu’elle lui accordait. Et je vais même t’y aider. Son regard berçant le sien, bifurqua sur son propre poignet afin de lui lancer un message ne transpirant aucune crainte. J’ai été adopté par un merveilleux couple de vampires. Avoua t-elle, une sublime esquisse aux lèvres en pensant à ses parents qui, dès qu’ils apprendraient la nouvelle, feraient des pieds et des mains pour la retrouver. La demoiselle le savait, tant qu’ils ne verraient pas de leurs propres prunelles la dépouille de celle qu’ils aimaient, protégeaient, éduquaient et veillaient telle leur fillette de sang depuis qu’elle avait rejoint leur foyer, Pénélope et Javier garderaient espoirs non pas sans crever d’inquiétude et de chagrin. Ca va aller… Lui certifia t-elle fidèle à l’image emplit d’assurance qu’elle dégageait bien souvent. Je n’ai jamais voulu boire de verveine. A cette révélation, un rictus amusé fila sa gorge. Ma mère a tendance à se faire des scénarios catastrophes même pour aller à la superette. Rit elle en visualisant parfaitement les expressions et manières exagérées de cette femme ayant loupé sa vocation dans le cinéma. Je t’assure, elle voit une voiture garée moteur coupé à proximité elle m’agrippe aussitôt le bras en mode : « Attention Poupi il pourrait te rouler dessus ce fou du volant ». Imita t-elle les airs latinos de l’icône de son cœur en cajolant du pouce le rebond prisonnier de ses doigts. Par conséquent, tu comprends que je n’ai nullement l’intention de te demander de me jouer de ton regard braiseux. Le jeune homme n’ayant encore succombé à la tentation qu’elle lui offrait sur un plateau, alors, Brown se fit plus sérieuse et rassurante, sans pourtant, cesser de lui accorder l’éclat de ses yeux et de son sourire. J’ai foi en toi, je n’ai pas peur tu peux y aller. Comme tu l’as dit on a besoin l’un de l’autre pour s’en sortir et souffrir de la soif n’est pas quelque chose qui nous aidera. Tu le sais aussi bien que moi Benjamin.

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MessageSujet: Re: Atlantis of the Sand ft Lalita Ven 3 Fév - 22:11


Atlantis of the sand
-Je suppose que tu m’as hypnotisé. Affirma-t-elle en une assurance surprenante.

Sur le coup, il écarquilla grand les yeux puis croisa ensuite les bras sur son thorax en un petit « pfff » rieur, comme si tout cela n'était que le fruit de son imagination fertile, mais parce qu'elle l'observait avec sérieux, et qu'un sourire délicat étendait ses pétales, le vampire du se rendre à l'évidence d'une chose essentielle pour la première fois de son existence. Il ne savait guère mentir face à une personne capable de lui plaire sans même le soupçonner, alors et surtout car il ne désirait guère lui faire croire que la fournaise lui tapait déjà sur le système, qu'elle pusse être au courant ou non de l'existence de la caste à laquelle il appartenait depuis des siècles, Ben pinça les lèvres puis opina avant d'amoindrir cette révélation en rapprochant le pouce et l'index face à ses iris claires.

-Un tout p'tit peu... Lâcha-t-il d'une voix suraiguë. Vraiment trois fois rien et c'était pour avoir disons cinquante pour-cent de chances que tu restes vivante assez longtemps pour que j'puisse t'aider totalement. L'argumentaire faisait parti de lui, plus encore lorsqu'il se sentait coupable, mais ici, à dire vrai, Lalita ne l'incriminait nullement pour avoir osé désirer la voir vivre plus longtemps que ce que la faucheuse avait désiré pour elle. J'suis désolé si t'as l'impression d'avoir été manipulée.

Pas un seul instant il ne fit le rapport entre ce savoir concernant l'un des dons des buveurs de sang et le fait qu'elle était totalement au courant, ou déjà assez bien renseignée pour être certaine de ce qu'elle lui avançait. Sa franchise était délirante en sommes car il suffisait d'une attirance pour tout chambouler des choses qu'il s'était juré en devenant membre du club des canines rétractables... Benjamin s'était promis de ne jamais éclabousser les humains en leur révélant ce qu'il était, cela pouvait clairement perturber toute une vie, et parfois un secret bien gardé préservait bien des choses. Mais, ici, sans doute car elle le charmait, sans même qu'il ne se fut attardé sur ce point, ces belles promesses d'antan semblaient être passées tout droit au dessus de son crâne sans même le toucher.

-Je sais que tu ne me feras aucun mal. Elle en était certaine oui, ses prunelles transpiraient la sincérité et l'assurance à laquelle lui même désirait croire, mais il suffisait parfois de pas grand chose pour que même le plus humain des vampires ne dérape copieusement. Lui même n'avait jamais vécu pareille situation, il avait toujours su s'en tenir à ses propres limites, ce qui lui avait permis de ne laisser aucun mort dans son sillage, alors certes les premiers temps se contenter de peu avait été très difficile, mais aujourd'hui il pouvait se gratifier de ne pas être, ou même avoir été, un assassin en puissance. De ce fait, la certitude qui envahissait cet adorable icône l'effrayait alors qu'il ne l'avait jamais été jusqu'à présent en ce qui concernait le fait de se nourrir. C'était comme si à trop être sûr de réussir sans jamais l'avoir entendu d'une autre paire de lèvre que les siennes, on imaginait perdre les pédales et ne guère être à la hauteur des attentes déposées contre vos épaules. Soucieux, il baissa les traits, son côté humain revenant délicatement reprendre possession de son visage qu'elle poussa, avec tendresse, à revenir faire face au sien. Et je vais même t’y aider.  Ses yeux suivirent alors le chemin que prenaient les siens et là, quand il scruta ce poignet où se figeait son regard azur, son cœur roula dans sa loge tandis qu'il cessait instinctivement de respirer. Oui il lui avait soufflé le fait qu'à un moment ou un autre il nécessiterait de sang, du moins il ne lui avait pas clairement dit mais l'avait préparé au fait qu'il aurait certainement besoin de son aide, mais ici, alors qu'elle était prête à le faire pour lui rendre toutes ses facultés afin d'envisager quitter cet endroit, la panique s'emparait de lui. J’ai été adopté par un merveilleux couple de vampires.

Cette révélation l'invita à rouvrir plus grands les yeux, à le rassurer d'une part quant à ce qu'il s'était juré ne jamais faire et qui, face à elle, n'avait plus aucune valeur car il désirait simplement être le plus honnête au monde. Lalita n'était encore qu'une connaissance, une jeune femme n'ayant pour lien avec lui que le fait d'avoir partagé une rangée de sièges sur un vol commun, mais quelque chose s'était réveillé en lui à la vue de ces deux fascinantes topazes. C'était comme si elle tirerait de lui toutes les vérités de ce monde, le concernant personnellement ou non, comme s'il était certain que lui dissimuler des faits, d'une réalité parfois effrayante et morbide, serait capable de le blesser à l'unique pensée de l'imaginer se croire sotte, fabulatrice ou complètement folle. Il avait promis la préservé, mais ce qu'il ignorait encore et qui s'imposerait sans doute à lui plus tard, au grès des jours, semaines et mois qui le sépareraient d'elle, c'était qu'il avait juré le faire de toute les manières possibles et imaginables. Elle n'était pas ignorante concernant son état, elle savait à qui elle faisait face, grâce à des personnes qu'il put estimer au moins aussi courageuses que lui l'avait été, simplement car malgré leur nature, ces deux êtres avaient pris sous leur aile une âme fragile pour la façonner à l'image de la jeune femme devant laquelle il se tenait. Benjamin était certain de l'authenticité de deux inconnus, ceux qu'elle nommait sûrement papa et maman, car généralement la progéniture n'était que le doux reflet, amélioré, des personnes l'ayant élevé, aimé et protégé.

-Ca va aller… Elle était rassurante, jamais personne ne l'avait poussé à se sentir aussi bien, et malgré les appréhensions qui le tenaient encore, Benjamin crut en elle au moins aussi fort qu'elle avait cru en lui au point de lui indiquer quel était l'objet capable de faire barrage à l'hypnose vouée à la protéger. Je n’ai jamais voulu boire de verveine. Un rictus fit écho au sien, sans doute car des souvenirs peu agréables lui revenaient en mémoire concernant cette fleur aussi belle qu'elle était douloureuse pour les vampires. Ma mère a tendance à se faire des scénarios catastrophes même pour aller à la supérette. Je t’assure, elle voit une voiture garée moteur coupé à proximité elle m’agrippe aussitôt le bras en mode : « Attention Poupi il pourrait te rouler dessus ce fou du volant ». Cette imitation d'une femme qu'il appréciait sans la connaître le détendit plus encore.

-C'est dangereux les supermarchés, surtout les parkings, dans Américan Dad une femme se fait tuer, écrasée entre deux caddies... Plaisanta-t-il de moins en moins nerveux. J'approuve ta mère, à cent pour cent.

Par conséquent, tu comprends que je n’ai nullement l’intention de te demander de me jouer de ton regard braiseux Cet adjectif l'interloqua une seconde, une envie de zieuter par dessus son épaule le prit d'ailleurs, un peu comme si elle ne s'adressait pas à lui mais au possible type hyper musclé, hyper mauvais garçon qu'adoraient toutes les filles, derrière lui. Cependant il ne le fait pas, uniquement car il avait conscience que seules leurs âmes subsistaient ici, mais aussi car c'était lui qu'elle contemplait en un sourire qui ne pouvait qu'en inviter de timides à étendre ses lèvres. Jamais personne ne l'avait complimenté, du moins si, Pâris, mais ce n'était pas dans le but de lui certifier qu'il avait de beaux yeux, alors l'entendre d'une fille le toucha au point qu'une douce petite voix, celle de sa conscience flattée, minauda pour la première fois dans son crâne en invitant un air quasiment niais à s'emparer de ses traits qu'il du secouer pour revenir à l'instant présent et, intrinsèquement, à son interlocutrice. J’ai foi en toi, je n’ai pas peur tu peux y aller. Comme tu l’as dit on a besoin l’un de l’autre pour s’en sortir et souffrir de la soif n’est pas quelque chose qui nous aidera. Tu le sais aussi bien que moi Benjamin. 

Son sang, c'était ça le sujet et le pourquoi du comment de l'argumentaire qu'elle lui énumérait dans le but de l'inviter au geste qu'il n'aurait jamais imaginé avoir sur elle. Oui il avait bu du sang à la source, avait réussi à ne jamais tuer quiconque, avait joué de ses prunelles pour ôter ce souvenir de l'esprit de ses « victimes », et ce jusqu'à connaître la joie des poches de sang qui lui permettaient de ne plus se jouer des gens... Mais, ici, au cœur du désert, alors qu'il jetait un dernier coup d’œil aux alentours, certain que le vol 655 en direction de la Truquie ne dissimulait aucun trafic d'organes ou d'hémoglobine, Khann devait se rendre à l'évidence qu'il devrait passer par cette case, et parce que sa partenaire était très intelligente, Lalita savait qu'il valait mieux ici et maintenant que lorsque la soif serait plus présente encore et bien moins contrôlable. Prêt à le faire, le jeune homme opina pour subitement redresser les prunelles sur ce qu'il apparenta directement à un mirage. Ses sourcils se froncèrent alors qu'il observait par dessus l'épaule de sa compagne, qu'il tentait de distinguer, entre les émanations de chaleur que faisait le soleil contre le sable, une sorte d'ombre se dirigeant dans leur direction. D'abord lentement, quasiment titubante, ce spectre passant du noir au coloré au grès de ce qu'il apparentait à des pas, se figea net. Sans un mot, et alors que peu de seconde s'égrainèrent depuis l'instant où cette silhouette avait retenu son attention, Benjamin reprit sa respiration. Une brise légère soulevait le sable, à peine pour que quelques grains s'amassent aux dunes déjà présentes, mais suffisamment pour lui apporter une odeur familière. Premièrement celle du sang, mais parce qu'aucun stigmate ne vint métamorphoser ses traits, ni ne faire saillir ses canines, le vampire s'attarda à la fragrance globale que renvoyait ce point encore physiquement indiscernable  et là ses prunelles s'écarquillèrent quant à l'évidence que lui imposait ce qu'il n'imaginait, encore quelques secondes plus tôt, n'être qu'un mirage. Désormais, il était certain que la paire d'yeux au loin croisaient les siens, qu'on le jaugeait à distance, qu'on tentait de l'étudier sans être certain de parvenir au but fixé, à savoir la jeune femme, l'humaine, qui ne l'avait guère distingué. Puis là, cette silhouette se rapprocha à vive allure, plus rapidement que l'être qu'il aurait pu épargner s'il avait s'agit d'un cœur battant, et alors qu'il arrivait à quelques pas à peine de Brown, Ben abandonna sa partenaire, qu'il contourna aussi rapidement que le lui permettait sa nature, pour repousser l'assaillant de toute ses forces et l'accompagner dans sa chute puissante. Une tranchée de sable se forma sous la pression que le dos de cette autre créature fit dans le sol, un écran de poussière désertique se souleva, puis alors qu'il le surplombait avec force, Benjamin agrippa le col de sa veste, en lambeaux, pour le soulever légèrement afin de mieux le plaquer à nouveau entre les grains d'or, uniquement pour lui faire comprendre qu'ils ne jouaient pas dans la même tranche d'âge.

-Combien ? Les filigranes bleutés présents sur les deux faciès, celui de l'étranger se révélait néanmoins plus fourbe que Khann ne l'était. Combien de vampire y avait sur ce vol et combien t'en a engendré ?!! Un rictus fut l'unique réponse à sa question alors, pour le pousser à lui tendre la vérité sur un plateau, Benjamin enfonça le poing dans son thorax, à quelques centimètres du cœur qu'il n'avait plus qu'à extirper pour préserver les jours de l'unique femme encore vivante. Réponds... Feula-t-il.

-Je suis pas bienveillant au point d'sauver des pauvres humains inutiles... Cracha-t-il. on est pas fait du même bois toi et moi, ça fait dix minutes que tu aurais pu la vider de son sang, j'estimai juste de n'pas bouder ce que la providence a mis sur nos chemins, on est des prédateurs.... c'est dans nos gênes.

-D'accord, comme tu voudras. Sans prévenir, Ben serra l'organe qu'il convoitait et le pressa assez fort pour lui faire quitter sa loge et ne laissait là, sous lui, la dépouille grisâtre d'un semblable à des kilomètres de ce qu'il était lui même. Il n'aurait pu l'épargner, du moins pas avec Lalita dans les parages, pas en mettant sa vie en péril, et c'était là la seule et unique solution pour être sûr qu'il ne réitérerait pas ses actions concernant la jeune indienne. Lentement, par dégoût de lui même, Ben enfonça les doigts munis de l'objet de son crime dans le sable, puis les en extirpa pour fermer les yeux et redresser le nez vers le ciel. C'était là la meilleure solution, mais alors qu'il se redressait, et revenait doucement vers sa partenaire, tentant de faire disparaître l'hémoglobine ennemi de ses doigts, un pâle sourire étira ses lèvres dans le but de la rassurer. Faut pas qu'on reste trop longtemps ici.... j'vais voir ce que j'peux trouver, toi... Déglutit-il sans oser lui parler du vampire même si elle se doutait bien qu'il ne venait pas de mettre à mort un type par pur plaisir. Cherches de l'eau, de quoi te nourrir car j'ai aucune idée de l'endroit précis où on s'trouve mise à part le fait qu'on soit, en songeant aux heures de vol faites, quelque part en Egypte. Désireux de détendre l’atmosphère malgré le stress précédent, puis l'angoisse que de tomber sur d'autres spécimens assoiffés, Ben écarta les bras. Bienvenue chez moi, j'aurai préféré autrement vraiment... j'suis désolé. Ses membres claquèrent contre ses cuisses. Ton poignet peut rester intact encore un moment, ça ira, mais t'en fais pas, je te metterai pas en danger et personne, ni rien, ne te touchera tant que je serai bien là.





Benjamin Khann

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MessageSujet: Re: Atlantis of the Sand ft Lalita Sam 11 Fév - 18:36

Atlantis of the sand



Pour survivre et conserver ses capacités, Benjamin nécessitait de sang, une denrée qui ici, au milieu de ce désert mortuaire, n’était présente qu’au travers des veines qu’elle lui proposait afin de l’aider et l’alléger d’un poids conséquent par lequel était tiraillé tout vampire pourvu d’une douce humanité. Ensemble, en pleine possession de leurs moyens, ils parviendraient à demeurer, peut-être même, à s’extirper d’une situation qu’ils n’auraient cru devoir surmonter en grimpant à bord de cet avion dont le nez était désormais planté au sein d’un sable recouvert de poussières. Lalita n’avait pas peur que les instincts de son partenaire d’infortune ne prennent le dessus, simplement parce qu’il détenait un cœur pur, arborait des convictions honorables et ne désirait nullement la blesser mais seulement la voir continuer à respirer le même air que lui. Sans bouger, le poignet offert aux crocs qui bientôt le transperceraient, subitement, un tourbillon invita ses boucles à virevolter, ses cils à papillonner pour se protéger des grains dorés mais lorsqu’elle rouvrit ses persiennes, l’égyptien l’ayant sauvé d’une fatalité avait disparu.

- Benjamin. Murmura t-elle en le cherchant du regard sans jamais le trouver. Une poignée de secondes, Brown balaya l’horizon, l’imagina fuir par manque d’assurance, par crainte et dégout d’une caste qu’elle-même désirait épouser sans qu’il ne le sache, cependant, en se rappelant sa manière d’agir à son encontre, protectrice et bienveillante, ainsi que les mots qu’il lui avait adressés, ses soupçons furent chassés et remplacés par une oppressante hantise car elle était certaine qu’il n’irait jamais jusqu’à l’abandonner. Une menace rodait probablement autour d’eux, à moins qu’une lueur d’espoir, aussi rapide qu’un mirage, s’était présentée à ses prunelles au point de s’y ruer pour tenter de la décrocher. Les informations lui manquaient, néanmoins, par prudence la jeune femme ne s’éloigna pas du point où il l’avait laissé, ne s’approcha nullement de l’endroit où il semblait avoir filé, pour ne pas s’engouffrer dans une mélasse dangereuse où leurs vies pouvaient être soufflées. Certes, ils ne se connaissaient pas réellement, mais, s’il avait vraiment besoin de son appui, le vampire n’hésiterait surement pas à le lui hurler pour qu’elle vienne l’épauler.  

-Faut pas qu'on reste trop longtemps ici.... j'vais voir ce que j'peux trouver, toi... Benjamin était revenu, les phalanges et les fibres qu’il portait, couvertes d’un sang incapable d’animer les filigranes qu’il dissimulait. Ses expressions étaient douloureuses à observer, son cœur s’en tordait, cependant, elle ne posa aucune question et se contenta de l’écouter avec attention. Cherches de l'eau, de quoi te nourrir car j'ai aucune idée de l'endroit précis où on s'trouve mise à part le fait qu'on soit, en songeant aux heures de vol faites, quelque part en Egypte. Bienvenue chez moi, j'aurai préféré autrement vraiment... j'suis désolé.

- Ce n’est pas ta faute. Le rassura t-elle en une fine esquisse, consciente qu’il traversait là, des maux dont elle n’avait connaissance mais qui, par empathie, parvenaient à faire frémir son épiderme.

-Ton poignet peut rester intact encore un moment, ça ira, mais t'en fais pas, je te mettrai pas en danger et personne, ni rien, ne te touchera tant que je serai bien là.

- Je le sais. Opina t-elle en tirant doucement sur ses manches alors qu’elle jetait un coup d’œil à la carcasse encore fumante à proximité. Je vais aller voir ce que je peux trouver dans l’avion. Dit-elle en un pouce désignant, par-delà son épaule, l’épave au sein de laquelle elle trouverait des vivres pour les jours à venir.

Sans un mot de plus, en quelques pas à reculons, l’indienne se dirigea vers l’ouverture formée par le crash, s’y engouffra lentement, en prenant soin de ne pas se blesser mais se stoppa à peine eut elle capturer les silhouettes déchiquetées d’un couple dont les paumes étaient encore scellées. La boule au ventre, la gorge obstrué par des sanglots naissants, les narines agressées par cette odeur vivace et persistante, elle remonta doucement le foulard à son cou comme pour éviter d’être assaillit par les émotions qui pourtant commençaient d’ores et déjà à bercer sa poitrine. Des larmes roulèrent contre ses joues, imbibèrent l’étoffe de satin où triomphait le parfum d’une mère qu’elle désirait plus que tout retrouver, celui qu’un père lui avait offert et au travers duquel elle tentait de puiser force et courage pour avancer. Respectueuse, Lalita enjamba les corps, pris garde à ne pas les touchers, à ne pas les déranger du sommeil dont ils ne pourraient jamais s’extirper, puis fouina, sans un bruit, les placards aux services des hôtesses. Un sac attrapé, qu’elle remplissait au grès des denrées sur lesquelles elle tombait, en franchissant le seuil du cockpit sa paume s’abattue sur ses lèvres à la vision horrifique s’offrant à elle. Immédiatement, elle détourna les traits et ferma les yeux, mais, il était déjà trop tard car les images qu’elle venait de capturer, son esprit les lui renvoyait. Un palmier avait traversé le buste du pilote, ses prunelles étaient encore ouvertes, ses expressions transpiraient la souffrance et la peur, son sang roulait contre ses membres et inondait le sol à ses pieds, ce fut ce fait qui la poussa, en un mal certain, à revenir contempler ce spectacle réel loin des fictions qu’elle avait visionné. Tremblante, ses phalanges s’approchèrent de ces lagons éteints afin d’en fermer les paupières, puis, en prenant sur elle, elle vida le restant d’une bouteille qu’elle plaça sous cette rigole rouge. Par amour pour ses parents, Brown n’aurait pas hésité une seconde à agir de la sorte dans l’unique but de les soulager de cette angoisse qu’ils ressentiraient à l’idée de devoir se nourrir de son fluide et ici, même si le destinataire s’avérait différent, les raisons de son action étaient similaires. Le récipient remplit qu’elle referma de son bouchon, l’indienne rebroussa chemin pour embrasser à nouveau les rayons d’un soleil qui, la nuit tombée, irait pleurer son désarroi tout comme Benjamin paraissait le faire en s’acharnant contre les tâches à ses doigts. Discrètement, elle s’en approcha et engloba avec tendresse ses paumes pour les nettoyer à l’aider d’une lingette tirée d’un paquet recueillit au sein d’un couloir où la mort s’autorisait des droits.

- Tu n’avais pas le choix… Souffla t-elle en remontant ses prunelles aux siennes. Personne ne te condamnera pour ça. Tu as fait ce qu’il fallait, pas par égoïsme, pas par méchanceté, pas par pulsion, pas par instinct vampirique mais seulement par instinct de survie, parce qu’au fond de toi, Murmura t-elle en un doux sourire tandis qu’elle apposait délicatement sa main contre sa joue. humainement tu savais que tu ne pouvais pas prendre le risque d’accorder une chance, que c’était là la seule solution pour nous protéger. Certes, Lalita n’avait une bride d’information concernant ce qu’il venait d’endurer, mais, en le regardant tout devenait limpide. Tu es quelqu’un de bien. Alors que tu aurais pu m’abandonner pour ne penser qu’à toi, tu ne l’as pas fait… tu m’as sauvé. A mon tour… Dit-elle en lui tendant sa récolte. Ce n’est pas le mien mais, celui qui le perd n’en a plus besoin contrairement à toi.

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