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Hurting ft Jelena, Caroline, Warren

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Tyler Lockwood

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Emploi/loisirs : Etudiant
MessageSujet: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Lun 2 Jan - 16:50




Les raisons de sa venue ici, du travail qu'il avait accomplit pour y parvenir, des mois de souffrance à muter, encore et encore, en ayant l'assurance qu'au bout du tunnel la liberté lui tendait ses bras plaisants, tout cela n'avait subitement plus aucune saveur. En un claquement de doigts, en un battement de cils, le but de sa vengeance perdait du goût acide qu'elle avait eu jusqu'à lors. Sa mère était morte, il l'avait pourtant tué, uniquement par perfidie, pour être certain que jamais le pantin qu'il voyait en lui ne fusse capable de se rebiffer, de lutter contre l'asservissement qui le hantait grâce aux grands yeux larmoyants de l'unique parent qui lui restait. Ce monstre face à lui, Tyler le haïssait comme jamais il n'avait eu de haine à l'égard de quiconque mais malgré tout, cette rancune en lui, aussi puissante la sentait-il se manifester ne serait-ce que quelques heures avant d'arriver sur les terres étant siennes, semblait s'étouffer au sein des entrailles du jeune hybride. Cette soif de justice s'éteignait pour mieux nourrir de fureur une toute autre partie de lui, la plus importante malgré le silence qui en avait soufflé la nature humaine, son cœur qu'il sentait se tordre si fort qu'un instant, une unique seconde, Lockwood crut que les doigts de son ennemi venaient de crever sa poitrine pour s'en emparer. Un sourire ravi naquit alors sur les lèvres desquelles était sortit cette lame tranchante, il ne faisait pourtant que le fixer sans agir, désormais bien incapable de retrouver les forces l'ayant éloigné d'elle avant de l'amener ici.

-Intéressant... Lâcha-t-il en un rictus à mi chemin entre l'amusement et la satisfaction que lui procurait l'état dans lequel, sans le savoir précédemment, il venait de plonger celui en qui il avait fondé de grands espoirs. Niklaus s'approcha du bar, ce dernier désert depuis l'instant où l'ex loup en avait foulé le seuil. Dédaigneusement, d'un geste las, en un sourcil arqué, l'originel fit glisser un verre sur la laque puis y fit couler l'ambre d'un bourbon sans âge. Tu vois, Ponctua-t-il, le récipient rejoignant ses pétales avant qu'il le pointe de l'index sans le relâcher. si tu étais resté bien sagement là où était ta place, à savoir à mes côtés pour servir ma cause, tu n'en serais pas là Tyler. Glorieux, Mikaelson écarta les bras en lui offrant sa mine faussement navrée. C'est mathématique, tu restais, elle n'aurait pas souffert de cette rupture et ne se serait jamais jetée dans mes bras, elle n'aurait pas osé faire ça en te sachant dans les parages, mais là... Un soupir amusé quitta sa gorge tandis qu'il ramenait l'alcool à ses lèvres fendues. Elle semblait se ficher éperdument que tu viennes à le savoir un jour ou l'autre car tu n'étais pas sensé revenir, pas après l'avoir lâchement abandonné pour élaborer un plan qui, si tu n'avais pas été imprégné, se serait sans doute bien mieux dérouler, même si de toute évidence, Le verre claqua bruyamment contre le bois du comptoir puis le vampire lui fit face, à une vitesse folle, pour mieux observer la douleur dont le regard ennemi était noyé. tu serais mort.

-Imprégné ? Le fait qu'il ne retienne que ce mot parmi toutes ses informations fit sourire l'originel dont les sourcils se arquaient.

-Tu sauras bien assez tôt ce que ça engendre, tu le sais déjà au fond de toi, mais tu es trop emplie de rage et de fureur pour faire la part des choses mon petit loup, et je suis sûr que tu n'as qu'une envie désormais, parce que tu es persuadé que rien est vrai au sujet de l'adorable Caroline... Murmura-t-il à son oreille. c'est de m'oublier un temps pour t'assurer de la véracité de mes aveux. D'un geste brusque, Tyler le repoussa cherchant simplement à faire revenir sa haine première, désireux d'y mettre un terme et d'ainsi venger celle qu'il ne verrait plus ici ni même de l'autre côté auquel son âme appartenait depuis qu'il s'était changé en créature lunaire. Le dos de Klaus rejoignit les rebords du bar, il le maintint ainsi, ivre de haine, prêt à mettre un terme à toutes les souffrances que cet abominable personnage avait engendré autour de lui. Son rire le poussa à afficher les stigmates de sa nature, à sortir crocs et griffes pour lui prouver qu'il n'allait guère abandonner si aisément. Vas y qu'est ce que tu attends, mais saches que tu ne reverras jamais tes amis, et la plupart d'entre eux, tout comme la jolie Forbes te remercieront d'avoir mis un terme à la nouvelle existence qu'ils tentent de se construire loin de toi. Feula-t-il. Et, je m'assurerai que tu n'puisses jamais quitter le voile, ça te hantera pour les siècles à venir et même ta mère ne pourras pas te consoler car... Elle ne sera pas là où tu te trouveras, certes il y aura bien ce cher papa Lockwood mais rien ne sera jamais pareil. Es tu prêt à t'attirer la haine de celle qui t'empêche d'arriver aux fins que tu t'étais fixé Tyler ? Si oui alors n'hésite pas, même si tu n'as aucune assurance d'y parvenir avant que je t'arrache ce qui te lie à elle.

Aussi rapidement l'avait-il saisi, aussi vite l'hybride relâcha sa prise pour reculer, le cœur fêlé, prêt à se fendre au moindre impact, à exploser si les lèvres de la concernée prononçaient les mots que son créateur venait de lui servir de but en blanc. Dès lors, la vengeance laissait place à cette quête de vérité essentielle, c'était son unique désir, comme capitale pour qu'à nouveau ses priorités changent, redeviennent celles qu'il s'était fixé, malgré elle, malgré la peine qu'il avait du lui faire, concernant le décès de Carole. Sa mère n'aurait jamais du mourir, en un sens malgré sa caste, malgré le fait de n'être qu'une marionnette, Tyler avait encore celle qui avait revu ses convictions pour l'accepter tel qu'il était devenu, mais désormais, outre sa liberté, plus rien ne semblait attiser le feu vengeur qu'il avait érigé pour elle. Carole Lockwood était morte et peu importait le sang qui coulerait pour elle, peu importerait qu'il offre sa vie pour venger la sienne, rien ne la ramènerait jamais auprès de lui. A l'instant ou Klaus avait évoqué ce rapprochement avec Caroline, le brasier en ses tripes s'était éteint, il était mort pour mieux raviver une flamme occultée par ses désirs personnels, apportant avec elle la jalousie, le doute, et tout ce qu'était capable d'engendrer le fait même d'imaginer leurs corps s'unir en maints gémissements de plaisir. Depuis ce moment auquel il n'était prêt à faire face, l'hybride entendait les paroles de Niklaus résonner dans son crâne, des touts premiers aux derniers, à cette phrase qu'il n'oublierait sans doute jamais tant il ne l'imaginait avoir de sens, tant il pensait encore, à s'en fourvoyer même, que cet aveu n'avait aucune valeur dans la bouche d'un ennemi, qu'il ne serait réel que lorsque Caroline lui le soufflerait. Malgré leur rancœur, Klaus n'avait encore jamais mentit, il n'en avait guère besoin pour s'assurer que les choses tournent en sa faveur, mais le simple fait qu'il ne l'ait pas tué prouvait déjà qu'il ne s'était nullement moqué de son ex pantin. Te voir souffrir est sans doute plus plaisant que de te savoir mort Tyler, et quand tu seras certain de ce que j'avance, crois moi la mort te paraîtras bien plus douce que la douleur qu'est capable de ressentir un imprégné. Ces mots, Lockwood tentait d'en comprendre le sens, jusqu'ici, jamais il n'avait entendu parler d'imprégnation, ni même pu savoir de quoi il en retournait, mais bientôt, les paroles de l'originel s'avéreraient plus vrais que toutes celles entendu jusqu'à lors.

Il avait donc quitté la Nouvelle Orléans, le feu au cœur, le doute imprimé sur un visage où la souffrance des transformations ne réapparaîtrait plus jamais. Au grès des kilomètres qui le ramenaient dans sa ville natale, auprès de celle dont il désirait des réponses, Lockwood songeait à ce qu'il ressentirait si tout était vrai, ou encore à ce soulagement qui le lécherait si Caroline lui certifiait que rien ne s'était passé comme Klaus l'avait décrit, sans doute serait-il plus apte à se pardonner d'avoir douté d'elle, peut-être pourraient-ils envisager un nouvel avenir ensemble... Tout cela le taraudait alors qu'il se retrouvait accoudé à un bar des environs, préférant s'enquiller divers verres d'alcool pour tempérer les hardeurs néfastes qui le poussaient à la haine. Fermé dans une bulle n'appartenant qu'à lui, le jeune hybride redressa néanmoins les yeux quand une voix féminine perça le silence dans lequel il se réfugiait. Brune, la peau hâlée, de grands yeux clairs, se révélèrent à lui alors qu'il la dévisageait sans désirer converser. N'importe quel type de ce bar aurait pu lui suffire, cependant sa nature, qu'il sentait voguer autour d'elle comme une aura insignifiante aux regards humains alentours, la poussait sans doute à s'intéresser à celle capable de la comprendre, mais au delà, et pour avoir rencontré celui de qui tous deux descendaient plus tôt dans la journée, Tyler vit l'esquisse d'un piège pointer son nez entre les courbes aguichantes de cette hybride.

-Je vois, Sourit-il sarcastique en soupirant sans encore observer le minois de son interlocutrice. le petit toutou obéit à son maître pour lui rapporter un jouet dont il s'est pourtant lassé... C'est pas contre toi tu sais mais, Ramenant un énième verre à ses lèvres, Tyler se redressa sur ses jambes, emportant le litre qu'avait abandonné le barman auprès de lui, puis percuta l'épaule de la beauté frappante dans le but de rejoindre le seuil qu'il avait franchit plus tôt. j'croyais qu'il voulait que j'souffre, qu'me voir claquer serait pas assez satisfaisant pour lui, alors pourquoi il m'envoie une de ses marionnettes uhm ?! L'ivresse au corps, il ouvrit les bras en arquant les sourcils, chancelant sur ses pieds face aux regards du peu de clients présents. Bah qu'est ce que t'attend, viens, si tu veux qu'on règle ça y a un parking d'enfer devant, ça ira vite, mais faut qu'tu saches chérie, Souffla-t-il la pointant du goulot qu'il venait d'emporter. j'ai un gros avantage sur toi, j'suis libre moi... Glissa-t-il entre deux vapeurs d'alcool, certain que peu d'entre eux savaient les secrets menant à la fin de l'asservissement.



Tyler Lockwood
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Jelena Kovac

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Mer 4 Jan - 1:36


Hurting


« Tu es libre » Lui avait-il soufflé deux ans plus tôt, un sourire énigmatique aux lèvres, après l’avoir tourmenté durant plusieurs heures. Jelena se souvenait des moindres fractions de secondes de ce calvaire qu’elle avait enduré, de cet assassinat qu’elle avait commis involontairement sous sa contrainte, activant une malédiction dont elle n’avait eu connaissance jusqu’à sentir ses os craquer, ses chaires se déchirer et sa gorge bruler sous les hurlements qu’elle avait poussé, puis, de son réveil où sa trachée avait été forcée, sous sa puissante poigne, d’embrasser divers fluides sanguins la transformant à tout jamais. « Louve », « Vampire », « Hybride », « Hémoglobine », « Pleine lune », « Immortalité », ces informations qu’il lui avait servies en un long monologue, la belle les avait enregistrées, bien que, sur l’instant, elle n’avait assimilé ce qu’elle était devenue tant tout était flou. Ce ne fut qu’au fil des heures se succédant, la ramenant au sein d’un foyer dont elle n’avait pu franchir le seuil, que le brouillard s’était dissipé, la laissant réaliser le danger auquel elle exposerait l’entourage pauvre qu’elle possédait si elle restait. L’astre d’argent était devenu son ennemi, alors, pour ne pas nuire à l'être vivant près d’elle, celui l’ayant couvert de ses ailes depuis sa naissance, Kovac s’était enfuit d’un cocon dont elle ne retrouverait jamais plus le confort et le bonheur qu’il lui avait procuré. A titre d’au revoir, la jeune femme avait laissé derrière elle une simple lettre, intimant à son père de ne jamais la rechercher et lui assurant, en de poignantes paroles, l’incommensurable amour qu’elle éprouverait toujours à son égard. Son compte épargne vidé, sa carte bleue coupée, en un dernier regard à cette fantastique ville, Jelena avait tourné le dos à son ancienne vie sans même prévenir et dire adieu à celui pour lequel elle n’avait eu aucun secret.  

Son passeport était l’unique moyen de la pister, cependant, la croate prenait soin d’effectuer la majorité de ses déplacements en bus ou en stop, afin que jamais, ils ne puissent la retrouver. Désormais nomade, la belle avait humé l’air de l’Europe, de l’Asie, de l’Amérique du Sud et d’un tas d’autres continents et pays, sans qu’elle ne s’y attache ou ne s'y attarde par crainte que leurs visages ne s’imposent sur sa route. Au fond, elle savait que si ce jour arrivait, elle réussirait à tourner les talons devant Luka, certes, avec souffrances et peines, mais face à « lui », cet être capable de percer son âme et son cœur sans qu’elle ne prononce un mot, ses semelles ne feraient plus qu’une avec le sol, tant elle serait incapable de détourner ses prunelles des siennes. Les milliers de jours s’étant écoulés, avaient creusé en sa poitrine un manque qu’elle ne pouvait reboucher, mais, en cette même partie elle sentait son emprise régner, c’était comme si elle lui appartenait, comme si son libre arbitre, bien qu’elle parcourait le globe sans embuches, lui avait été retiré pour ne jamais plus lui revenir, alors, consciente que sa marque demeurait en elle, Jelena ne désirait courir le risque d’épouser à nouveau ce passé qu’elle avait abandonné. Pourtant, malgré cette fiévreuse envie, ce puissant souhait de les épargner, notamment après avoir réalisé que la lune n’était plus un obstacle quant à sa condition d’hybride, pas une semaine ne passait sans qu’elle ne compose le numéro de son père. Trente secondes maximums de bonheur où elle pouvait savourer le son de sa voix, se nourrir de la force qu’elle lui apportait, de l’apaisement qu’elle lui procurait avant de devoir raccrocher pour poursuivre son chemin. En cette nuit, après ce moment vital logeant une boule douloureuse en son ventre, Jelena avait trouvé refuge au sein d’un bar, une carte routière sous les yeux à déterminer la prochaine étape d’un voyage n’ayant aucune date de fin. Les minutes et verres se suivirent jusqu’à celui manquant d’épices au point qu’elle se redressa, puis, s’avança près du comptoir pour quémander l’objet de ses convoitises au client y étant accoudé. Subitement, son odorat lui rapporta la fragrance d’une caste à laquelle elle n’avait jamais été confrontée depuis qu’elle l’avait pleinement embrassé. Ses yeux transpercèrent ceux du premier hybride qu’elle croisait, à l’exception de son « créateur », ses sens s’y attardèrent un instant jusqu’à cesser à l’entente de son timbre.

-Je vois, le petit toutou obéit à son maître pour lui rapporter un jouet dont il s'est pourtant lassé... C'est pas contre toi tu sais mais, Sur ses gardes quant à son comportement, la jeune femme l’observa se relever et emporter sa bouteille, puis, ravala la nervosité que son geste, celui de percuter dédaigneusement son épaule, fit gronder en son organisme. j'croyais qu'il voulait que j'souffre, qu'me voir claquer serait pas assez satisfaisant pour lui, alors pourquoi il m'envoie une de ses marionnettes uhm ?! Rencontré un an plus tôt, Jelena n’aurait eu aucune idée de l’identité de l’homme qu’il évoquait, mais, un séjour passé en compagnie de quelques sorciers, lui avait permis d’en apprendre davantage sur sa nature ainsi que celles des différentes espèces arpentant ce monde jusqu’à ce chien de Niklaus Mikaelson. Bah qu'est ce que t'attend, viens, si tu veux qu'on règle ça y a un parking d'enfer devant, ça ira vite, mais faut qu'tu saches chérie, j'ai un gros avantage sur toi, j'suis libre moi... Impassible, froide et peu amicale, finalement comme elle l’avait toujours été jusqu’à lors, Kovac tendit le bras, sans quitter ses prunelles, pour attraper le flacon de tabasco qu’elle lui avait précédemment demandé, puis, s’approcha afin de lui rendre la pareille en bousculant sa stature enivrée.

- On a l’même ennemi pauvre con. Siffla t-elle en passant à ses côtés pour rejoindre la table qu’elle occupait. Sans s’y installer, faisant pleuvoir quelques larmes dans son breuvage, elle enquilla son verre d’une traite, récupéra veste, carte et bagage, afin de quitter cet endroit. L’écho de ses pas contre le plancher poussiéreux retentit entre les murs, le visage fermé, son regard soutint lourdement le sien jusqu’à ce qu’elle pousse la porte de ce rade qu’elle ne franchirait jamais plus.

[…]

La musique avait été son allié durant cette nuit de marche, plutôt que de se reposer, la jeune femme avait préféré parcourir les premiers kilomètres d’une destination encore inconnue. Tous les chemins menaient à Rome, peu importe où elle terminerait, tant qu’elle creusait de distance entre son avancée et la sienne, car, il le lui avait soufflé la veille, Luka n’était pas enclin, malgré ses volontés, à délaisser ses recherches afin de la retrouver. Elle ne pouvait guère lui en tenir rigueur, son cœur de père et son rôle de protecteur, le poussaient à agir ainsi, à lui dicter sa conduite envers son unique enfant s’étant évaporé du jour au lendemain sans une explication. Le soleil cognait doucement contre ses traits porcelaines ne souffrant pas des températures fraiches de cette saison où les festivités étaient à l’honneur. Une année s’apprêtait à fermer son livre, une nouvelle à l’ouvrir pour en écrire les premières lignes, certains s’aventuraient à quelques résolutions, d’autres comme elle, voyaient en ce réveillon un jour comme tous les autres. Jelena se contenterait d’une chambre de motel, d’un repas et d’un verre, bercée entre souvenirs et rêveries impossibles jusqu’à ce que ses paupières ne tombent d’elles-mêmes. Néanmoins, avant de s’adonner à de telles activités, elle devait quitter cette interminable ligne droite, vide de tout passage, qu’elle suivait ou trouver un moyen de locomotion pour s’en éloigner. Son ouïe lui porta le ronronnement d’un moteur, alors, elle pivota sur ses rangers, marcha à reculons, le pouce lever pour signifier ses intentions, s’attendant à voir l’automobile continuer sa course, comme il en était souvent coutume, mais là, à sa grande surprise, la première qu’elle croisait depuis des heures s’arrêta un peu plus loin.

- La seule bagnole faut qu’je tombe sur le type bourré que j’ai insulté. Soupira t-elle après s’être approché de la vitre ouverte côté passager. L’hybride de la veille en était le conducteur, par conséquent, Kovac ne se fourvoyait pas une seconde quant à un possible voyage ensemble. Compte pas sur moi pour m’excuser. Siffla t-elle en remettant sa bandoulière en place. Prête à reprendre sa folle traversée, elle fut soudainement étonnée par la question qu’il lui posa sur sa destination et qu’elle lui retourna du tac o tac. Et toi ? La réponse offerte, elle jeta un rapide coup d’œil à la carte pour repérer l’endroit qu’il lui évoquait. Ca fera l’affaire. Indiqua t-elle avant d’appuyer son avant-bras contre la portière tandis que la pointe de sa langue lissait la pulpe de sa lèvre inférieure et qu’elle jetait un bref regard à l’horizon pour ensuite l’ancrer au sien. Qui m’dit que c’est pas toi qui veut m’ramener vers lui ? Interrogea t-elle en un furtif coup de menton. L’inconnu était peut être un très bon acteur, qu’en savait elle après tout, si vraiment il était clean, alors, il comprendrait aisément et sans se vexer qu’elle puisse douter une poignée de secondes de ses « bienveillantes » intentions envers elle. Les expressions de son visage suffirent à lui apporter avec certitude sa neutralité à l’en faire opiner brièvement et émettre un rictus. Jelena. Se présenta t-elle, sans sourire, une fois sa ceinture bouclée.






-Jelena Kovac-


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Tyler Lockwood

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Mer 4 Jan - 22:15




Il l'avait longuement observé, même après la réplique cinglante qu'elle lui avait balancé au visage, simplement pour ne pas oublier ses traits, être capable de les remettre si toutefois elle venait encore à croiser sa route. Il ne savait ni son nom, ni ce qu'elle foutait là ce soir là, cependant et même si l'alcool l'avait engourdie, Tyler n'en oubliait pas moins les mots qui avaient quitté ses lèvres. « On a le même ennemi », ce n'était qu'une phrase balancée en guise de défense, comme pour lui éviter un clash n'ayant guère de sens, mais lorsqu'elle les avait prononcé, Lockwood s'était revu des années plus tôt, lorsque Niklaus avait semé la pagaille dans sa ville natale au point de métamorphoser bon nombre de ses amis. Certes il n'était pas l'auteur propre de tous ces méfaits, mais les dommages collatéraux furent provoqués uniquement par sa faute. C'était ainsi que Caroline était devenue un vampire, que son propre oncle avait commis l'erreur qui lui gâcherait la vie à chaque pleine lune, qu'il était mort pour protéger les secrets d'une garce ne désirant que se racheter une conduite auprès de celui qu'elle avait berné cinq cent ans plus tôt, ainsi qu'une fois Mason à six pieds sous terre, mort sous les mains du pire des frères Salvatore, lui même avait vu son existence réduite à néant. Katherine Pierce était certes l'instigatrice de toute cette foutue merde, mais en y regardant de plus près, ses actes avaient été dictés par la crainte que lui inspirait celui que tous redoutaient depuis qu'il avait foulé le seuil d'une ville étant leur. Niklaus Mikaelson avait poussé chacun d'eux vers leur perte, et pourquoi ? Pour briser un sortilège permettant de préserver le monde des sombres desseins d'un seul et même homme dont l'égoïsme atteignait son paroxysme. Cet Originel méritait de souffrir, de vivre les pires tortures qui fussent, puis de mourir en une lente agonie... Tous ceux ayant eu à faire à lui se rejoignaient sur ce point, cependant, le tuer reviendrait à anéantir bien des existences gâchées par sa faute, dont la sienne et surtout, sans doute celle qu'il jugeait la plus importante depuis que son prénom avait vibré entre les lèvres ennemies, celle qu'il avait mis de côté uniquement par soif de vengeance.

Les doigts serrés à craquer sur le volant, Tyler ferma les yeux une seconde pour reprendre doucement ses esprits, tenter d'évacuer les sensations désagréables qu'il ressentait depuis l'instant qu'il n'imaginait jamais vivre. Rien y faisait pourtant, le calme acquis depuis qu'il avait brisé l'asservissement en souffrant plus que de raison, semblait bien incapable de balayer les émotions qui grouillaient dans ses veines. Cette impression d'être devenue une bombe à retardement le tenait depuis la révélation de l'Originel, la pression en ses artères était plus vive que d'ordinaire, quasiment similaire à celle l'ayant envahie quand il avait à nouveau croisé les billes de ce satané Hybride. Mais malgré tout, la différence qu'elle engendrait parvenait presque à le rendre dingue, à cran comme jamais il ne l'avait été. L'unique chose qui l'apaisait encore, était l'hypothèse que tout ne fut que foutaise, qu'en réalité, l'escapade charnelle dont Klaus lui avait parlé, n'était qu'une fourberie lancée à l'aveugle pour tenter de l'éloigner de ses macabres intentions envers lui, mais outre ce peu d'espoir vivace en lui, Tyler était aussi persuadé, dans les tréfonds de son âme damnée par la magie, qu'en réalité pas un mot n'était faux. Ne pas croire l'ennemi était peut-être une faute, mais tenter d'obtenir la version de Caroline devenait cette échappatoire à la vérité capable de le faire exploser à tout moment. En un sens, son humanité était encore bien présente, si profondément inscrite en lui que le jeune hybride avait encore le désir d'offrir le bénéfice du doute à tout ce qu'il l'avait subitement foudroyé, anesthésié, et figé dans une torpeur de laquelle cette jolie blonde était la seule à pouvoir le sortir ou l'enfoncer davantage. Il rouvrit les yeux, les os de sa nuque craquant une nouvelle fois face à la tension qui grimpait au plus la gomme des pneus avalait de kilomètres, au plus sa destination se rapprochait, au plus l'échéance approchait. Ce désert de bitume se prolongerait encore de nombreuses heures, mais au bout du compte, il saurait enfin ce qu'il désirait y trouver du moins... Si personne ne tentait de lui barrer la route. Lentement, malgré les rayons du soleil qui l'éblouissaient, Lockwood vit une silhouette se détacher près du bas côté. Bras tendu vers la voie, le pouce levé vers le ciel, la grande brune de la veille espérait préserver ses semelles en regagnant l'habitacle d'un carrosse inespéré. Il n'eut besoin que d'un coup d’œil furtif pour la reconnaître, et d'un simple coup de tête accompagné d'un soupir las pour presser la pédale de frein après l'avoir dépassé. Elle n'avait pas tort la veille en l'insultant de con, il l'était réellement, sans doute plus encore pour avoir fait de mauvais choix depuis l'instant où il avait oublié combien celle qu'il désirait rejoindre avait de valeur à ses prunelles, comment elle l'avait épaulé alors que rien ne l'y obligé, et comment il l'avait abandonné sans raison valable dans l'unique but d'anéantir ce qu'il imaginait être la source de ses déboires. Le regard rivé au rétro centrale, il l'observa avancer, ruminant déjà quant à ce qu'il venait de faire, quasiment prêt à reprendre sa route sans lui venir en aide, cependant, ce qu'elle avait sifflé dans ce bar le rappelait à tout ce que Caroline avait fait pour lui, tout ce qu'il aurait pu faire pour d'autres comme il avait apprécié être épaulé durant les pires instants de sa jeune vie. En un soupir, les mâchoires serrées, Tyler pressa l'interrupteur près de sa portière pour ouvrir le vitrage passager où elle ne tarda plus à apparaître.

-Compte pas sur moi pour m’excuser. Salua-t-elle sans surprise.

S'il avait douté de sa caste, présentement il n'y avait plus aucun doute à avoir, à cent pour cent, Tyler était capable d'assurer à quiconque émettait de potentielles réticences quant à la nature de cette fille qu'elle était belle et bien louve d'origine. Froide, peu enclin à la sympathie, sur la défensive et emplie de fureur, elle n'avait rien des gamines innocentes qu'on aurait pu duper avec aisance, au contraire, cette brune baiserait le premier enfoiré avant qu'il ne lui fasse la nique. A cette pensée, l'ombre d'un sourire étira la commissure qu'elle ne pouvait voir depuis sa position. Elle ne s'excuserait pas certes, cependant il ne le ferait pas lui non plus, du fait, pour gagner ce dernier mot que tous désiraient avoir lorsqu'ils étaient en proie à un profond égo, elle allait très sûrement reprendre sa route et le laisser en plan avec ses intentions bien loin de celles de la veille.

-Tu comptes aller où comme ça ? Soupira-t-il en redonnant un léger coup de patin afin de revenir à sa hauteur. La question retournée, Tyler inspira une grande goulée d'air puis observa les mirages que le soleil créait au lointain contre le bitume. Mystic Falls, à prendre.... ou à laisser. Reprit-il en la voyant d'ores et déjà fixer la carte chiffonnée qui lui indiquait qu'elle n'en était pas aux prémices de son road-trip.

-Ça fera l’affaire. Parfait, la présence d'un passager lui permettrait sans doute de se focaliser sur l'histoire qu'il cachait plutôt que de remuer les appréhensions qui, bientôt, s'avéreraient fondées ou non. Sans douceur aucune, il agrippa le bagage sur le siège voisin et l'envoya vers la banquette arrière pour mieux froncer les sourcils en remarquant qu'elle se penchait davantage vers l'intérieur sans encore y grimper. Qui m’dit que c’est pas toi qui veut m’ramener vers lui ? L'arc de ses sourcils se rehaussa subitement. En un rien de temps, Lockwood se redressa, un bras en appuie au dosseret du siège passager, la langue glissant contre ses pétales, l'air aussi amusé qu'il était surpris par ce retournement de situation.

-Sérieux ?! Lâcha-t-il en un rictus. Il n'avait rien à ajouter, ses traits parlaient pour lui, le haussement de ses sourcils tout autant. C'était la meilleure qu'il avait entendu depuis longtemps, si forte qu'il ne put s'empêcher de ricaner en secouant le minois comme pour minimiser l'impact de ce qu'il venait d'entendre. Il avait douté d'elle la veille, elle lui rendait la pareille aujourd'hui, légitime certes, mais au delà de ce rendu de monnaie mérité tant son attitude fut déplorable dans le bar, Tyler pouvait désormais certifier qu'elle n'était pas l'un de ces pantins envieux de lui nuire pour satisfaire les attentes silencieuses de son « maître » et, visiblement, cette absence de réponse sérieuse lui suffit à ouvrir la portière puis à boucler sa ceinture en lui délivrant enfin une manière de la nommer différemment que par sa condition. Tyler. Lui répondit-il tandis que sa semelle enfonçait le champignon qui les rapprocherait de leur but.

Le 4x4 avala des kilomètres de macadam, les heures filèrent et malgré tout un silence religieux régnait dans l'habitacle. Il la comprenait parfaitement, lui même s'il n'avait eu l'épaule qu' « elle » lui avait offert, se serait replié de la sorte, n'aurait fait confiance à personne pas même si le confort qu'autrui avait à lui offrir lui permettait de rejoindre le but qu'elle s'était fixée. Au fil des minutes et heures, Tyler l'observa sans le laisser paraître. Jelena fixait tantôt le paysage qui s'évaporait aux lueurs plus obscures du soleil couchant, tantôt l'astre solaire qui disparaissait derrière l'horizon et, parfois, elle laissait vagabonder son regard le long des artères esquissées sur le papier froissé de la carte qu'elle possédait. Pas de bagage encombrant, pas d'attache sans doute, on pouvait penser mille et une chose de cette fille, imaginait des tas de scénarios l'ayant poussé à prendre la route sans pour autant désirer rejoindre l'endroit qu'il avait cité plus tôt. D'après ce qu'elle avait dit quand il lui avait parlé de sa destination, Tyler retenait qu'elle fuyait tout simplement, quant à savoir de quoi elle s'éloignait, il n'y avait qu'à sentir son parfum pour le comprendre. Son subterfuge fonctionnait jusqu'à lors, il ne songeait plus à l'impatience qu'il sentait prendre de gigantesques proportions en lui, il se focalisait sur elle et uniquement elle, se hasardant à trouver des réponses aux questions qu'il ne lui poserait certainement pas. Une hybride, loin de celui l'ayant forcé à embrassé cette nature, Tyler n'en avait encore jamais croisé et, encore la veille, il était certain de ne jamais en voir capable de créer de distance entre Niklaus et lui uniquement car l'asservissement ne se brisait qu'en faisant ce qu'il avait appris être son échappatoire auprès du père de Caroline. Peut-être en avait elle conscience, peut-être l'avait elle testé elle même, peut-être n'était-il pas l'unique créature engendré par l'Originel ayant recouvré son libre arbitre. Toutes ces hypothèses lui tournaient en tête, comme un disque usé sur lequel, parfois, quelques aspérités saccadaient la musique et invitaient à prolonger la réflexion sur un sujet en particulier. Ici il s'agissait de cette liberté qu''il n'imaginait possible des mois plus tôt et qui, malgré ce qu'il essayait de chasser depuis des heures au point de n'avoir vu la nuit envelopper le décor, le ramenait encore et toujours à ces sensations déchirantes.

Les phalanges subitement plus blanches contre le volant, Tyler observa l'ondulation de ses veines, cette chaire de poule étrange qui grainait son épiderme comme si, de nouveau, il fut capable de ressentir la fraîcheur des températures en baisse. Le froid ne l'atteignait pourtant pas, il était incapable de le discerner, mais ce ressentie désagréable le poussa à bifurquer rapidement, et sans prévenir, vers le parking quasiment désert d'un motel dont les néons l'aveuglaient. En un clignement de cils, le palliatif qu'était sa passagère ne suffit plus, la brisure en son cœur revenait réveillait la souffrance dont elle était la cause, il la sentait s'éventrer davantage, bander ses muscles qui en devenaient plus que douloureux, forcer la prise qu'il avait contre le cercle de cuir à gagner en puissance au point d'en fêler cette dernière. Jelena aurait beau parler, le questionner, il n'entendait que de vagues bruissements, des grésillements des luminaires alentours aux sifflements stridents du système de chauffage du motel. Il ne put que fermer les yeux, déposer les avants bras contre les manettes qu'il relâcha pour ne pas les endommager davantage, et enfin enfouir le visage entre le vide de ses membres afin de quérir l'air qui s'amoindrissait face à l'angoisse qui l'obsédait. Les yeux clos, Tyler ressentit les méfaits d'une métamorphose le posséder sans que la lune fusse pleine, sans qu'il l'eut désiré puis, subitement, lorsqu'il sentit une pression contre l'un de ses bras tendus, ses traits stigmatisés se redressèrent pour croiser les billes de leur propriétaire.

-On s'arrête ici pour la nuit. Lâcha-t-il sans répondre aux questions qu'elle pouvait se poser, préférant quitter l'habitacle plutôt que de commettre ce qu'il redoutait se produire. A bout, le jeune homme glissa les phalanges à ses tempes puis fit quelques pas en se focalisant sur celle qui l'accompagnait. Les formalités remplies, les bagages emportés, ils rejoignirent une chambre dans laquelle l'hybride relâcha son sac pour mieux se laisser tomber contre le rebord d'un lit. Pas un mot n'avait quitté ses lèvres depuis cette « crise » qu'il ne comprenait pas. C'était la première fois qu'il ressentait pareille chose, et légitiment la possible cause le ramena à ce qu'il avait entreprit pour gagner son droit à la liberté. Le regard fixe sur un point invisible, l'odeur de sa partenaire fut salvatrice, il maintint alors son intention sur elle, les épices poivrées qui en émanaient, ce qu'elles étaient capables de lui remémorer sans laisser place aux souvenirs dont elle n'avait conscience et à ceux qui n’appartenaient qu'à elle. La Nouvelle Orléans. Dit-il. Ce ne fut que lorsqu'il sentit son regard peser sur lui qu'il redressa les traits, agrippant les pans de son tee shirt pour l'ôter sans aucune pudeur à l'égard de la brunette. De nouveau debout, Tyler s'approcha du sac abandonné contre le guéridon face à la couche puis en extirpa une poche de sang qu'il lui envoya. c'est là qu'il est, si tu veux pas lui retomber dessus c'est de là qu'il faut éviter de s'approcher. Elle était peut-être au courant, peu importait, parler, lancer un sujet de conversation en rapport avec leur nature mutuelle, semblait faire taire le brasier dangereux qui s'étoffait au creux de ses entrailles... Lockwood l'observa assécher la soif qu'ils ne ressentaient que peu mais dont ils nécessitaient pour tenir debout, il décrivit ses traits, ne sachant leur donner d'âge ou d'origine, au point de songer à ceux qu'il voyait encore se déformer de plaisir sous les mains qui avaient arracher la vie de sa propre mère. Subitement, il pressa ses paupières pour chasser ce songe immonde, puis agrippa les rebord du meuble dans son dos, l'interrogation tourbillonnant dans son crâne quant à ce que Niklaus avait soulévé lors de leur dernière confrontation. Ça...ça te dit quelque chose l'imprégnation?



Tyler Lockwood
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Jelena Kovac

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Dim 8 Jan - 23:24


Hurting


-Tyler.

Son identité, la jeune hybride l’enregistra au mieux dans l’un des recoins de sa mémoire, cependant, elle se souvenait davantage des caractéristiques physiques d’une personne que de son prénom. Il lui était plus important d’immortaliser des images car ces dernières formaient un film tandis que les mots, à son sens, n’avaient aucun impact sans cliché capable leur donner vie… ils ne restaient que du vent, bien que, même si elle ne le voyait pas lorsqu’il décrochait le combiné, ces notes étaient capables de forger son imagination simplement parce qu’elle connaissait ses expressions et manies sur le bout des ongles, au point de leur donner du crédit. Ce fut à son père et à « lui » qu’elle songea durant ce long trajet, où le silence était maitre, seuls les bruissements de leurs corps et les souffles de leurs lèvres retentissaient à l’intérieur de l’habitacle. Ils n’échangèrent pas une parole, pas un regard, se contentant de régner dans leurs bulles personnelles avec leurs pensées secrètes, sans désirer en sortir. Ils étaient peut-être de la même caste, mais, leurs histoires et passés étaient différents, en somme, malgré leurs ressemblances rien ne les rapprochait si ce n’est une unique personne, leur ennemi mutuel. Cependant, l’évoquer semblait faire naitre en eux, haine, réticence et dégout, alors, il valait mieux ne pas prononcer ce nom ayant entaché leurs existences à tout jamais. Niklaus Mikaelson était la pire ordure sur terre, un pseudo roi en quête de sujets, se fichant éperdument du mal qu’il était capable de semer dans son sillage tant qu’il obtenait ce pourquoi il se battait indignement. La gloire, la puissance, le monopole étaient ses combats, ses aspirations au cours d’une vie où malheureusement, il était intouchable car la mort ne pouvait le lécher sans inviter les âmes qu’il avait engendré par cupidité à trépasser. Pourtant, cette corde précieuse les reliant méritait d’être sectionnée, son cœur de le lui être arraché en lui infligeant les douleurs qu’il avait incombé, mais, Jelena savait que ce jour ne subviendrait jamais. N’importe qui descendant de lui, serait assez lucide pour ne pas tenter le diable à moins de souhaiter mourir, quant aux autres, se frotter à un tel rocher sans une bonne garde à ses côtés relevait du suicide, tant son âge avancé, lui permettait de gagner en avantage. Il y’avait bien cet Originel assoiffé de vengeance capable de faire la différence car il détenait, d’après ses sources, l’arme ultime pour venir à bout de ce monstre mais, s’il parvenait à ses fins, alors, tous les innocents ayant croisé le chemin du bâtard, soupirerait injustement leur dernière flamme. On pouvait retourner le problème dans tous les sens, la finalité était toujours la même, s’il vivait eux aussi, s’ils décédaient… ils suivraient, c’était une boucle infernale à laquelle elle était désormais condamnée, seulement, Kovac se félicitait d’un fait… elle ne les entrainerait jamais vers leurs pertes. […] Subitement, le cuire du volant craquela à ses oreilles à l’en faire scruter du coin de l’œil le conducteur à ses côtés. De ce qu’elle dénotait, grâce à la nudité de ses bras, une étrange chair de poule venait sévir son épiderme sous lequel ses veines roulaient dangereusement. Rapidement, les flashs de sa transformation en louve animèrent son esprit tandis qu’il bifurquait sur le premier parking à proximité, n’étant autre que celui d’un motel. Tyler semblait en pleine souffrance, comme s’il allait, d’une seconde à l’autre, se métamorphoser sous son regard attentif et ses émotions étonnées car, les hybrides étaient normalement maitres de leur mutation, c’était d’ailleurs le seul point positif qu’elle avait trouvé en sa nouvelle condition. Ses muscles se comprimaient, s’apprêtaient à se déchirer sous les halètements qu’elle entendait fébrilement provenir de ses lèvres.

- Hé reprends toi ! Siffla t-elle en serrant brièvement son bras entre ses doigts pour obtenir son attention. Ils étaient entourés d’innocents, les battements de leurs palpitants lui revenaient aisément depuis les chambres, un loup incontrôlable lâché ici, serait capable du pire carnage inimaginable, d’autant plus, que le jeune homme se réveillerait, s’il n’était pas dénué de cœur, emplit de remords et de dégout envers lui-même. Cette sensation, la belle la connaissait parfaitement, elle la suivait à la trace partout où elle se rendait, ne se détachait jamais de son âme et elle ne la souhaitait à personne, sauf à son pire ennemi, mais… lui se fichait de tout comme de l’eau de roche.  

-On s'arrête ici pour la nuit. Un simple « Okay » fila ses pétales avant qu’elle n’embarque ses affaires pour quitter l’habitacle. Une sobre pièce s’offrit à ses prunelles, elle ferait amplement l’affaire pour les quelques heures qu’ils y passeraient, où, si le sommeil était clément, ils se reposeraient avant de reprendre la route pour une ville qu’elle n’avait jamais arpenté. Sans poser de questions quant à ce qui venait de se produire, Jelena s’installa en indienne sur la couche qu’elle occuperait et tourna les traits en direction de l’unique fenêtre afin de contempler l’extérieur noircissant au grès des minutes s’écoulant. La Nouvelle Orléans. Le timbre de sa voix la poussa à ramener son menton vers sa position sans qu’elle ne daigne lui accorder le moindre regard jusqu’à ce qu’une poche de sang ne lui soit envoyé. c'est là qu'il est, si tu veux pas lui retomber dessus c'est de là qu'il faut éviter de s'approcher. Il parlait de celui qu’elle n’avait souhaité évoquer dans l’unique but de converser. La carte déposée sur le chevet, Kovac s’en munit et ratura l’endroit qu’elle ne foulerait jamais, pour ne pas courir le risque de croiser l’Hybride Originel et confirmer ses soupçons, ceux que de lui appartenir s’il l’ordonnait. Ça... ça te dit quelque chose l'imprégnation?

- T’es entrain d’me demander si j’ai lu Twilight ? Plaisanta t-elle sans sourire, en un certain sarcasme tandis qu’elle s’envoyait la première rasade d’hémoglobine qu’il lui avait gracieusement offert. « Gentille » serait le qualificatif de l’attention qu’il venait de lui accorder en plus du fait de l’avoir transporté, alors, face à cette étrange « bienveillance » venant d’un Tyler enclin à lui venir en aide malgré leur houleuse rencontre de la veille, Jelena se radoucit sans pourtant demeurer infidèle à son caractère. Outre la définition du petit Larousse qu’tout le monde connait j’en ai aucune foutue idée. Souffla t-elle en virant sa veste pour appuyer son dos au mur derrière elle. C’est trop vague pour qu’je puisse te répondre. Ca ne semblait guère éclairer sa lanterne, elle le concevait entièrement même si elle n'avait aucune idée des raisons, et le voyait clairement au travers des expressions qu’il affichait. Visiblement, du moins, si elle retenait l’once de réticence dont il avait fait preuve en la questionnant, ce sujet lui tenait surement à cœur ou le tourmentait suffisamment pour qu’il ose lui poser franchement la question. J’suis hybride depuis pas longtemps… enfin ça dépend pour qui, mais si ça concerne notre nature, sans l’contexte, j’peux malheureusement pas t’aider. Avoua t-elle en haussant des épaules, désolée sans le démontrer, son attitude pouvait transpirer l’indifférence, mais il n’en était rien, contrairement à ce qu’elle pouvait laisser penser, Kovac faisait, aussi rarissime soit il, preuve d’empathie à cet instant. T’es pas forcé d’me le dire, après tout, t’es libre nan ? Servit elle en un rictus, l’argument qu’il lui avait craché, sans qu’elle n’en comprenne réellement le sens. Si elle prenait note de ce que Klaus lui avait envoyé en plein visage, alors, elle aussi l’était, pourtant, une partie de son être paraissait dépendre de son « créateur ». C’était inexplicable, elle le ressentait simplement, comme si une marque déposée au fer brulant contre sa peau attendait de rougeoyer à son contact. Garde juste en tête que si ça vient d’lui… Entonna t-elle en un regard sur sa poche qu’elle redressa au sien. c’est pas à prendre à la légère mais avec des pincettes. Le mit elle légèrement en garde, bien qu’elle se doutait, qu’il avait suffisamment côtoyé l’énergumène pour savoir à quoi s’attendre. A part faire chier son monde il est pas doué pour grand-chose.






-Jelena Kovac-


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Tyler Lockwood

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Lun 9 Jan - 15:25




T’es entrain d’me demander si j’ai lu Twilight ? Cette réponse le poussa à plisser les traits. Y avait-il un rapport entre cette saga, autant littéraire que cinématographique, et ce qu'il venait de lui demander ? Tyler n'avait jamais lu ces bouquins, ni même regardé ces films, après tout sa transformation à elle seule lui suffisait concernant le sujet « surnaturelle » d'une vie qu'il imaginait jadis aussi ordinaire que le fait de voir la lune remplacer le soleil une fois la nuit tombée. Outre la définition du petit Larousse qu’tout le monde connait j’en ai aucune foutue idée. C’est trop vague pour qu’je puisse te répondre.

-Super... Soupira-t-il en relâchant les contours de la console pour se laisser retomber dos au lit qu'il avait choisi.

Même elle, ayant un gros point commun avec lui, était incapable de soulever le mystère que Klaus s'était plu à entretenir en ne lui dévoilant rien de cette fameuse chose. Après tout, c'était peut-être une manière de détourner son attention du but qu'il s'était fixé, à savoir le crever comme il le méritait, une façon de faire travailler sa matière grise sur le point d'interrogation gigantesque que ce mot avait logé au creux de son crâne. Peut-être avait-il menti, inventé une fumisterie aussi perceptible à l’œil nu qu'elle vous semblait réelle et imaginable. Peu importait, il n'aurait guère de réponse ce soir, et quant à l'intention de jeter le nez dans un dico afin de relire une définition qu'il connaissait déjà, Lockwood n'en retirait rien de nouveau capable de faire lumière sur les questions qu'il se posait à ce sujet. Dépité, les prémices d'une migraine lui signifiant qu'il réfléchissait trop se pointant à l'horizon, l'hybride colla l'avant bras sur son front, les yeux clos, désireux de faire le vide pour éventuellement trouver le sommeil d'ici peu.

-J’suis hybride depuis pas longtemps… enfin ça dépend pour qui, mais si ça concerne notre nature, sans l’contexte, j’peux malheureusement pas t’aider. A l'entente de sa voix, il tourna le regard dans sa direction. Bien que froide et peu loquasse, Jelena semblait soucieuse de n'être capable de lui apporter de réponse concrète. Elle n'était en rien fautive, ne savait rien de lui tout comme il ignorait tout d'elle, et malgré ça jusqu'ici il n'avait été le type le plus sympa du monde si on retirait la poche de sang et le voyage en bagnole. T’es pas forcé d’me le dire, après tout, t’es libre nan ? Une pic, ce fait eut au minimum le mérite de lui arracher un rictus tandis qu'il revenait observer les quelques aspérités du plafond. Lui parler de lui, à quoi ça aurait pu servir ? Après tout avait-il le désir qu'on s’apitoie sur son sort, sachant parfaitement que l'interlocutrice près de lui avait très certainement une vie aussi merdique que la sienne ? Il n'y avait pas à chercher midi à quatorze heures pour le comprendre, il suffisait simplement de connaître sa nature pour être certain que ces derniers temps, même si elle avait pu un jour être heureuse, Jelena avait connu les pires souffrances qui soient. Garde juste en tête que si ça vient d’lui… c’est pas à prendre à la légère mais avec des pincettes. A part faire chier son monde il est pas doué pour grand-chose.

Klaus n'était pas humain en effet, et ce n'était pas qu'en connaissant son espèce, de laquelle il faisait parti désormais, qu'il pouvait le certifier. Ce type n'avait aucune once d'humanité, il était de ceux ayant muté pour faire payer à d'autres sa condition, de ceux qui désiraient toujours plus de pouvoir, toujours plus de possessions au détriment de la vie des autres. Peu lui importait de foutre en l'air l'existence de millier de gens tant qu'il obtenait ce pourquoi il n'avait aucun regret à les sacrifier. Tout cela avait commencé bien avant que lui même ne vienne au monde, sans doute cet originel avait manqué de quelque chose dans sa vie humaine, mais bien que Tyler s'y serait penché, aurait sans nul doute pu comprendre cette rancœur chez autrui, face à ce monstre il en était incapable. Niklaus avait cherché à se faire haïr de toute la communauté surnaturelle, de sa propre famille, de tas de personnes qui auraient peut-être pu l'aider, mais quand bien même des mains s'étaient potentiellement tendues vers lui, cette raclure préférait encore la toute puissance au fait de se faire apprécier de quiconque. En y songeant, Tyler fronça les sourcils à l'évidence qui s'imposait à lui. En ayant réagi de la sorte, abandonné les siens sans désirer ne serait-ce que considérer l'aide ou les conseils qu'ils auraient pu lui apporter si toutefois il leur avait parlé, il avait simplement agi comme celui qu'il détestait le plus au monde. Cette révélation le poussa à coller les paumes contre ses traits, tiraillé par ce qui malgré tout le rapprocherait toujours du pire monstre qu'ait pu engendrer l'univers, et par la véracité différente des propos que sa voisine de couche venait de lui répéter. Libre... En réalité il ne l'était que physiquement, n'avait plus et n'aurait -l'espérait-il- plus aucun compte à rendre à cette saloperie d'Originel, mais en ce qui concernait le côté psychologique de la chose, Lockwood devait se rendre à l'évidence qu'il serait toujours lié à lui, autant par la vie que par la mort, que par le fait de lui ressembler sans l'avoir jamais désiré. Son impulsivité l'avait poussé à agir comme Niklaus l'avait toujours fait, à trahir un cœur qui avait confiance en lui pour mieux gagner et, après mûre réflexion, la victoire sur lui même n'avait qu'un goût amer depuis l'instant où il avait quitté la Nouvelle Orléans. Mikaelson se fichait bien que le premier de ses pantins ait réussi là où d'autres avaient échoué, il se fichait éperdument de sa vie à contrario de ce que Tyler avait pu penser... Il n'avait été qu'une manière de comprendre comment créer des soldats, engendrer une armée, et une simple marionnette dont la valeur avait tari à peine son manipulateur avait trouvé d'autres objectifs bien plus palpitants. Par sa faute, il avait failli tué Caroline, s'était mit à dos nombre de ses amis, tout cela n'était donc qu'une orchestration afin de l'éloigner d'eux, d'elle, pour mieux faire place libre quant aux diverses intentions qu'il avait eu à l'égard de ceux restés à Mystic Falls. Ces idées, plus sombres les unes que les autres, firent dévaler les paumes encore ancrées sur son visage, jusqu'à son cou où les échos de son cœur ne vibreraient jamais plus.

-Combien ? Se décida-t-il à l'interroger sans encore revenir considérer ses prunelles. Ça fait combien de temps que tu es devenue hybride ? Sa réponse l'invita à opiner puis à considérer le fait que Klaus ne s'était très probablement pas cantonné à transformer la majorité des loups de sa ville natale. Il continuait sans doute encore, dans quel but ? Lui seul le savait mais on pouvait imaginer qu'il s'agissait là d'une manière de s'entourer de gens qui pourraient « l'apprécier » de part leurs conditions semblables. C'était en sommes forcer des personnes à embrasser votre cause, de l'artificiel ni plus ni moins, l'asservissement se chargeant pour vous de vous persuader que ce que demandait cet abruti était ce qu'il y avait de mieux à faire, mais ce que Tyler peinait à comprendre, c'est que là bas, lorsqu'il avait foulé le seuil d'une ville dans laquelle l'Originel s'était établi, aucun hybride ne semblait demeurer. Je t'ai mal jugé hier car j'ai encore jamais croisé d'Hybrides capables de creuser l'écart entre eux et cet enfoiré. Concéda-t-il ensuite, tournant le menton vers elle afin de croiser ses billes claires. Et si tu t'posais la question à mon sujet, j'suis le premier qu'il a créé, en sommes c'est un peu à cause de moi que t'es comme ça aujourd'hui, car si ça n'avait pas fonctionné, s'il n'avait pas pu tester parce que j'étais au bon endroit au bon moment, avec tous les ingrédients réunis, personne n'aurait fait les frais de sa mégalomanie. C'était ainsi qu'il voyait les choses, en un sens, Tyler se sentait plus que coupable pour tous ceux sur lesquels Klaus avait jeté son dévolu car s'il n'avait été présent auprès d'Elena Gilbert ce soir là, si Mikaelson ne s'était pas rendu compte que le sang ayant scellé son sort jadis était celui qui pourrait briser sa capacité à engendrer une toute nouvelle espèce, sans doute cette jeune fille, comme tous ceux qu'il ne connaissait guère, ne serait pas à la recherche d'un endroit où leur « créateur » serait incapable de l'atteindre. Lockwood l'observa un moment, tout comme le tracé au feutre qu'elle avait dessiné sur la carte où, désormais, la Nouvelle Orléans était barrée d'une croix rouge. Jelena fuyait, sans doute avait-elle abandonné ses proches, sa vie précédente, pour tenter de survivre sans plus d'aide, comme si le fait d'être loin effacerait la douleur du simple bénéfice que de ne plus se métamorphoser à chaque pleine lune. J'suis désolé pour toi, alors si je peux faire quoi que ce soit pour t'aider, si t'as besoin de savoir des choses que tu pourrais encore ignorer, et dans le cas ou j'aurai les réponses aux questions que tu te poses, j'y répondrai.



Tyler Lockwood
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Jelena Kovac

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Mar 10 Jan - 20:32


Hurting


-Combien ? Perdue aux creux de ses songes durant ce silence s’étant étiré entre eux, Jelena revint lentement à elle et se contenta de dévier légèrement le menton dans sa direction afin de lui accorder son attention. Ça fait combien de temps que tu es devenue hybride ?

- Bientôt deux ans. Murmura t-elle les yeux perdus sur une couverture qui n’aurait jamais la douceur, la tendresse, le réconfort et la sécurité que celle l’ayant autrefois bercé. Les souvenirs étaient encore vivaces en sa poitrine, son cœur ne battait peut être plus mais elle ressentait toujours, c’était sans doute là, l’ultime preuve qu’elle n’était pas le monstre que son « créateur » avait voulu faire naitre, l’unique chose qu’elle possédait encore la différenciant de cet être abjecte qu’elle ne souhaitait guère recroiser, ce qu’il restait d’une petite fille élevée par un pilier n’ayant quémandé les tourments qu’elle était malheureusement forcée de lui infliger. Luka était un père exceptionnel, fort et courageux, généreux et protecteur, il avait déjà tant enduré par le passé qu’il ne méritait aucunement ces maux, davantage en ayant emprunté un chemin où peu d’homme ne se serait aventuré. Psychiquement, elle voyait au fil des jours ses traits souriants se métamorphosés par l’inquiétude grandissante s’éprenant de lui, et lorsqu’elle y songeait, la culpabilité et l’écœurement envers sa propre personne venaient la châtier telle la lame d’un bourreau tranchant sa nuque, sans lui procurer les méfaits physiques bien qu’elle les aurait préféré.

-Je t'ai mal jugé hier car j'ai encore jamais croisé d'Hybrides capables de creuser l'écart entre eux et cet enfoiré. Un simple rictus, presque inaudible, fila sa gorge tandis qu’elle se hasardait à croiser ses prunelles. Pour la première fois, elle considérait l’état de ses billes sombres, elles apparaissaient froides, indestructibles, infranchissables, mais, en s’y attardant on pouvait voir ce voile flou flotter, dissimulant toutes les émotions qu’il enfouissait en lui, haine, rancune, dégout, incompréhension, tristesse… en somme, le lot quotidien d’un homme n’ayant rien quémandé, d’un Hybride perdu face à un avenir qu’il n’avait soupçonné aussi obscure. Et si tu t'posais la question à mon sujet, j'suis le premier qu'il a créé, en sommes c'est un peu à cause de moi que t'es comme ça aujourd'hui, car si ça n'avait pas fonctionné, s'il n'avait pas pu tester parce que j'étais au bon endroit au bon moment, avec tous les ingrédients réunis, personne n'aurait fait les frais de sa mégalomanie. Le front brièvement plissé, la belle considéra et retourna intérieurement ses paroles dans l’unique but de mieux les comprendre, de relever le mystère qui semblait en émaner afin de cerner le personnage à ses côtés. J'suis désolé pour toi, alors si je peux faire quoi que ce soit pour t'aider, si t'as besoin de savoir des choses que tu pourrais encore ignorer, et dans le cas où j'aurai les réponses aux questions que tu te poses, j'y répondrai.

- A cause de moi, bon endroit, bon moment, tu parles comme le coupable que t’es pas. Souligna t-elle, les sourcils froncés en le fixant. De ses aveux, Jelena retenait l’important, Tyler n’avait rien à se reprocher, il n’était aucunement responsable de sa transformation et des désirs d’un autre, il n’était qu’une victime prise aux pièges de filets qu’il n’avait pu, car il n’en avait pas les facultés ni les moyens, sectionner afin de s’en libérer pour s’échapper. Avec des « si » on refait l’monde mais on évite surement pas les guerres. Souffla t-elle plus douce que les minutes précédentes. Ses pieds vinrent embrasser la moquette, assise sur le lit, elle poussa un soupir en ancrant ses avants bras contre ses cuisses. Le bien, le mal, Entonna t-elle en un regard entendu tandis que ses paumes mimaient ses paroles. les gentils et les monstres… tout c’bordel ça forment l’équilibre. Toi, moi, personne peut changer ça ! On en a pas les capacités, tout ce qu’on peut faire c’est combattre pour se positionner, amoindrir, atténuer, soulager, aider… En réalisant ce qui quittaient ses pétales, un rictus nostalgique et amusé se fit la malle, simplement parce que ce discours, maintes fois entendu, ne provenait pas d’elle mais de la meilleure personne en cet univers à ses yeux. Que t’y crois ou non, on a tous un destin… parfois on a l’opportunité de l’écrire d’autres fois non. On nomme ça les aléas. Dit-elle en plantant, pleine d’assurance, ses mirettes aux tréfonds des siennes comme pour lui transmettre la profondeur et la véracité de ses propos. Même s'il avait foiré avec toi, je l’aurai de toute manière croisé… j’aurai fini louve à souffrir pendant les pleines lunes ou morte et balancé dans l’caniveau. Quel est l’mieux à ton avis ? Crever ? Vivre ? Souffrances physiques ou psychologiques ? Interrogea t-elle en fouillant son sac pour en sortir une bouteille de laquelle elle bu une gorgée avant de la lui tendre. Pose toi les bonnes questions et arrête toute cette merde de culpabilité. Avant qu’il ne saisisse la boisson, Jelena la recula en un regard entendu. Parce que là tout c’que j’vois c’est qu’tu le laisse gagner du terrain sur ta liberté alors qu’tu devrais en profiter. Tout l’monde n’a pas ta chance. Dit elle en lui cédant désormais la vodka qui l’accompagnait. A un moment d’nos vies, on fuit tous quelque chose Tyler, reste à savoir si c’est pour d’bonnes raisons et pas par égoïsme… parce qu’un jour il est trop tard on s’retrouve tout seul et la claque qui suit, Elle haussa légèrement des épaules. y’a plus personne pour la soigner ou s’en soucier.






-Jelena Kovac-


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Warren Crawford

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Mer 11 Jan - 20:54

Hurthing
Tyler - Caroline - Jelena - Lola



Trois mois, ce n'était pas grand chose et malgré tout, Warren avait l'impression qu'il s'agissait d'une éternité. Caroline semblait être la jeune femme qu'il avait attendu une longue partie de sa jeune vie, le genre de jeune femme douce, joviale, présente dans les pires comme dans les meilleurs moments, et tout aussi jolie qu'elle était tendre. Si on lui avait certifié qu'il connaîtrait une telle personne, qu'il aurait la chance de partager un coin de son cœur, Crawford en aurait fortement douté. Ses études avaient toujours primées sur le reste, l'amusement auprès des filles ne lui était pas coutumier, et à bien des reprises, alors qu'il bûchait ses cours à la faculté, il avait imaginé passer à côté d'instants importants qui ne se représenteraient jamais plus. Pas qu'il se voyait finir ses jours seuls, ça non, mais en regardant les étudiants qui rejoignaient de multiples soirées en alliant à la fois la détente et les études, Warren avait cru n'avoir aucune étincelle particulière lui permettant de se détacher d'un lot. Depuis toujours, les filles adulaient les sportifs, les bad boy, et lui n'avait rien de ceux-ci, car hormis le basket auquel il s'adonnait de temps à autre en compagnie de Kay, simplement pour parfois décompresser, Crawford n'avait guère de véritable passion pour des loisirs capables de vous bâtir une carrière si vous y mettiez toute votre âme. La médecine lui tenait à cœur plus que tout autre chose en ce monde, elle avait avalé une grande partie de son temps, lui avait parfois volé les semblants d'histoire qu'il avait pu partagé avec des jeunes femmes qu'il imaginait réfléchies, loin des stéréotypes actuels, et qui en définitif se lassaient de sa gentillesse qu'elles bradaient aux bras d'autres gars qui se fichaient éperdument d'elles. La gente féminine était aussi mystérieuse qu'elle demeurait complexe, capable de s'amouracher d'un type qui ne se souciait guère de son cas, la traitait comme un membre inférieur de l'humanité, et de s'ennuyer à mourir lorsqu'elle avait le malheur de craquer pour un homme bien. Certes il y avait des exceptions, mais elles se faisaient rares, quasiment secrètes, alors aujourd'hui, avoir la chance d'en compter une auprès de lui, et pas des moindres, le ramenait à tout ce qu'il avait pu rater jusqu'à présent.

Ses lèvres étaient douces, enivrantes et parfumées comme aucunes autres. A chaque baiser, Warren sentait son corps se tendre, ses muscles rouler dans leur loge respective, et s'imbiber du sang qu'il n'imaginait pas une seconde être vitale à cette princesse aux boucles blondes. Tout chez elle était d'une perfection telle qu'il n'aurait pu la rêver sans l'avoir croisé avant, d'une délicatesse exquise semblable aux chefs d’œuvre de maîtres d’antan. Sa peau laiteuse appelait aux embrassades les plus charnelles, le sucre qui en émanait depuis quelques minutes paraissait se cristalliser contre ses courbes, briller comme les facettes d'une pierre précieuse sous les lueurs de la lune qui perçait entre les stores vénitiens. Ses souffles se suspendaient dans l'atmosphère où la chaleur remplaçait la fraîcheur d'une panne de chauffage imprévue, ils murmuraient à ses tympans tout ce qu'il n'avait jamais pris le temps d'écouter, ces soupirs qu'un corps peu vous chuchoter au point de vous rendre plus sûr de vous, de vos gestes qu'ils poussent à se faire plus éloquent au grès des secondes. S'il avait pensé à ça en la voyant rejoindre la clinique ? Pas une seconde, mais les choses étant, les baisers parlants sans plus qu'un mot ne s'échappe de ses lèvres imbibées des savoureux soupirs qui s'échappaient des siennes, Warren n'imaginait plus cesser de dévorer son épiderme lui criant de continuer. Aucune lumière artificielle ne gâchait l'instant, seul les astres extérieurs, dissimulés sous les lames du store, rendaient grâce à la beauté de Caroline qu'il invitait à quitter ses étoffes comme on retire une perle de son écrin de satin. Ses doigts voguaient au sentier de ses courbes, à son ventre qui se soulevait lorsqu'il relâchait ses lèvres, emprisonnait l'une d'elle entre ses dents, poussait son bassin contre le sien pour lui confier l'envie furieuse qu'elle logeait en lui. Tout avait le goût de l'interdit, d'un bien être inégalable, d'une plaisance telle que les bruits extérieurs à la salle qu'il avait verrouillé, n'existaient plus. Sous les faisceaux d'argent, ses mèches d'or scintillaient, ses yeux d'un bleu lagon brillaient comme deux Aigle-marine, ses lèvres humides miroitaient en chantant le désir dont son organisme était emplie. Si elle était belle ? Il en était certain, aussi sensuelle qu'il aurait été aisé de définir le charme par cette image précise que lui rendait cette somptueuse jeune femme. Débarrassée de sa robe, qu'il envoya s'étaler contre l'un des lits de garde, la pâleur divine de sa peau parut plus précieuse encore, plus gracieuse, plus délicate qu'elle ne l'était les secondes précédentes au point que ses propres envies prirent le pas contre les restants d'une raison pourtant féroce comme aucune autre connue jusqu'ici. Lentement, Warren glissa les mains à sa nuque, l'observa comme pour garder ce cliché d'elle pour des années à venir, ses lèvres s'évadèrent aux siennes, sa langue rencontra sa jumelle puis pansa la pulpe de ses pétales qu'il quitta au profit de sa mâchoire.

Chaque ligne de cette fille semblait avoir été sculptée dans un marbre inestimable, la moindre veine qui saillait sous sa peau, paraissait le guider vers l'extase de ses sens. La pointe de son nez y dévala donc, ses lèvres rencontrant son épaule, ses clavicules, le galbe de sa poitrine encore gardée par les barrières de dentelles qu'il fit céder en invitant les phalanges vers son échine creusée. Au fil du temps qui lui échappait, le jeune homme ne sentit nullement ses frusques le quitter, mais lorsque son bas ventre à nu rencontra la chaleur que veillait son ultime étoffe, son cœur s'emballa plus vite encore. La main en tendresse contre sa joue referma davantage sa prise, son pouce s'évadant à la soie de ses pétales dont l'empreinte demeurait contre sa paume, l'autre dessina sa cambrure tandis que ses lèvres s'attardaient aux corolles rosées de ses seins, puis termina sa course sous l'ourlet délicat d'une frontière de fibre qu'il entendit presque rejoindre le sol. Cet écho sensuel le grisa, tout comme les caresses qu'elle lui offrait, tout comme les soupirs qu'il entendait se faire plus vifs, plus lourds, au plus ses doigts gagnaient de terrain contre elle. La cuisse sur laquelle s'attardait sa main était soyeuse, gracile et fuselée, il l'emprisonna sans que la douleur n'entre en compte, la ramena contre sa hanche où la brûlure fut semblable à celle du givre resté trop longtemps sur la peau et tandis que ses propres soupirs berçaient les baisers qu'il offrait à sa poitrine, Warren s'invita en elle et entrouvrit les lèvres en capturant l'exquise complainte de la silhouette qu'il désirait aimer.

Un coup de feu parut retentir dans son poitrail, porter son désir au point culminant d'une rencontre corporelle intense, tant que la voir le désirer tout autant qu'il l'enviait fut l'unique solution qu'il trouva pour apaiser l'incendie qui ravageait son organisme. Plus fort, Warren la repoussa contre le mur, s'appropria le corps de la belle avec davantage de fièvre, de vigueur, ses doigts contre la faïence qu'il empêchait de heurter cette nuque blonde. Son regard revint saisir le sien, s'y enliser, y capturer les vœux silencieux qui y jaillissaient avec hardeur, il l'embrassa à nouveau, le souffle saccadé par l'ondulation de son corps, le mouvement de ses hanches qui le rappelait à elle, la poitrine brûlée par la satisfaction qu'il sentait y fondre au plus la sienne gravissait d'échelons. Au fil des minutes, le dos de cette poupée de chair rejoignit la couche tandis qu'il ancrait les doigts à sa taille, glissait en elle avec plus de douceur, savourait l'effet que ses chairs bouillantes avaient sur lui, les contractions qu'elles lui rendaient en sonnant le prélude de l'extase qu'elle désirait cueillir auprès de lui. [….] Ce moment n'était pas prévu, sans doute particulier pour lui et malgré tout, le jeune interne ne le regrettait nullement en capturant les sourires complices que sa partenaire esquissait en rafraîchissant le maquillage qu'il lui avait ruiné. La chemise enfilée dont il refermait les pression une à une, il s'approcha d'elle, placée devant le miroir puis déposa le menton contre son épaule.

-T'es trop jolie... Chuchota-t-il en glissant le nez contre sa jugulaire. Plus encore toute nue, mais même si j'suis pas extrêmement jaloux le côté Eve je préférerai me l'garder. Plaisanta-t-il en lui mordant doucement le lobe de l'oreille. En tout cas, Amusé, un sourire de coin naquit à la commissure de ses pétales. Je m'excuse de nous avoir mis en retard, si Bonnie t'en veut tu n'auras qu'à dire que c'est d'ma faute.
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Warren Crawford
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Caroline Forbes

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Jeu 12 Jan - 3:29



Hurting

Très chère Caroline Forbes, pas du tout Lockwood, mais qui sait peut-être en devenir Crawford,

C’est fou ce que la vie peut nous réserver comme surprise. Y’a encore quatre mois j’étais entrain de te, me, nous écrire, véritablement parce que là je le fais mentalement vu que je n’ai aucun papier sous le coude, et je listais une tonne de résolutions histoire de ne pas refaire les mêmes erreurs. Alors non, je ne suis pas encore allée à Paris, je n’ai pas non plus mis un pied dans le grenier à désencombrer ni décroché à l’heure actuelle mon diplôme, je ne suis pas devenue la reine de la faculté cependant c’est en cours et je ne suis toujours pas prof de musique mais ! Je suis bel et bien à l’université comme je le souhaitais auprès de ma Bonnie d’amour et je ne priorise plus les gens n’en valant pas la peine, à ce sujet, j’ai fait le tri pour ne garder que le meilleur. Et ! Point plus qu’essentiel je ne porte toujours pas de babouches en plus de m’être trouvée un gentil chéri. Bon certes, il est loup mais pas actif ! Adios l’impulsivité, la jalousie, les risques fatals de morsures ainsi que toutes ces choses m’ayant blessé par le passé auprès de Tyler. En ce qui le concerne, j’ai décrété que désormais il ne serait plus qu’une ombre oubliée de mon parcours, de toute façon, il n’est plus là pour me renvoyer telle une gifle en plein visage tous les sacrifices que j’ai fait pour lui, et surtout, toutes les souffrances qu’il m’a infligé à maintes reprises en se fichant bien que je sois sa dévouée petite amie. En fait, quand j’y repense, j’ai l’impression qu’il a profité de mon naïf amour pour lui, j’en ai pris plein la poire pour pas un sou, simplement parce qu’il savait que je ne l’abandonnerais pas. Bonnie approuve grandement ma décision que de l’effacer pour mieux rebondir, d’ailleurs, sans elle je n’y serais sans doute jamais parvenue. De mon récent bonheur où aucune mauvaise aventure ne menace de ternir mes journées, elle y est pour beaucoup, elle m’a énormément soutenu, consolé, encouragé et grâce à elle, aujourd’hui je respire un nouvel air plus doux, plus serein, plus mélodieux. Franchement j’ai une amie en or qui enfin, dégouline de petits cœurs quant à cette romance qu’elle entretient avec Lorenzo. Certes, je ne l’aurai jamais imaginé au bras d’un vampire de ce type, mais qui suis-je pour la juger ? Si ce n’est une fille ayant fricoté avec le démon en personne pour une question d’attirance et de pulsion incontrôlable dont elle fut l’une des rares à ne pas m’en tenir rigueur. Moi, tout ce que je souhaite c’est qu’elle soit heureuse, vivante, protégée, épanouie auprès d’un homme, un vrai, peu importe sa caste, se rendant compte de la formidable jeune femme qu’elle est, alors, si c’est St John qu’à cela ne tienne ! Je suis même prête à péter le nez de la première qui tentera de le détourner d’elle, je sais, ça ne me ressemble pas mais solidarité oblige ! Depuis la mort d’Elena, on se sert davantage les coudes, pas qu’autrefois nous ne le faisions pas, mais, nos intérêts étaient souvent si ce n’est tout le temps relayés au second rang au profit des siens. Maintenant c’est terminé ! Nous ne nous écraserons plus par gentillesse, nous sommes devenus un seul et même rocher, si l’une des parties faiblit l’autre sera là pour la relever, en somme, nous ne laisserons plus personne tenter de nous mettre le nez dans la terre, qu’importe son nom, que ce soit Tyler Lockwood, Elena ou Jeremy Gilbert, même Damon qui semble avoir changé n’a qu’à bien se tenir car Forbes et Bennett ont grandement ouvert leurs mirettes !

Bref, si j’en reviens à ma toute première phrase, la surprise que mon existence a placé sur ma route c’est bien Warren. J’ai décidé de le surprendre à la clinique avant de rejoindre la fête signant la fin d’une année pour en ouvrir une toute nouvelle, et tu sais quoi Caroline pour une fois tes efforts ne sont pas vains… il te le rend vraiment bien. A l’instant où je grave ces lignes dans mon esprit, attention je suis quand même hyper concentrée par ce qu’il fait, ses mains sont entrain de courir ma silhouette à m’en mordre les lèvres celles qu’il captive depuis quelques secondes ou minutes… Lol il me fait perdre le fil du temps. Ses paumes sont d’une douceur à faire pâlir un vendeur de textile, tendres à en faire pleurer le mot en lui-même, assurées comme celles du super médecin qu’il deviendra à la force de sa détermination et de son courage. Elles m’éveillent un truc de dingue, j’en souris, j’en soupir, j’en transpire de plaisance tant elles me réchauffent alors qu’il fait si frais en cette saison. Dans cette chambre de garde, les radiateurs semblent avoir été éteint par souci d’économie, mais, je n’ai pas besoin de couvertures, ses bras, sa stature de rêve et ses lèvres suffisent à faire montrer le thermomètre de mon être. Warren est vraiment « LE » meilleur des garçons, gentil, attentif, délicat, il arrive à réveiller en moi ce que je m’étais jurée ne plus ressentir de la sorte aussi vite pour un homme, mais lui, c’est différent parce qu’il n’est pas comme les autres. Ses désirs sont tout autre que ceux de me blesser, au contraire, il me chérit comme une icône, me fait vibrer comme les cordes d’un violon, me donne envie de m’évanouir comme une fleur au contact de l’aurore, me fait brûler comme le soleil que mes cheveux arborent, c’est plaisant, extrêmement flatteur et… OMG, c’est exactement les syllabes que miment mes pétales alors qu’il dégrafe ma robe pour l’envoyer balader. Et quand il m’observe comme ça, en emprisonnant ma nuque entre ses doigts, ça vaut tout l’or du monde, je ne peux pas m’empêcher d’en mordre le sourire qu’il fait exister depuis le jour où on a échangé notre premier baiser.

Il me donne l’impression d’être unique et précieuse, importante comme aucune autre, et de ne plus d’être cette futile fille dont le nom figure sur la seconde voir même troisième quatrième ou dixième ligne d’une liste de priorités existentielles. Y’a que moi dans ses merveilleux yeux et au creux de sa poitrine, j’entends son cœur battre aussi vite que le mien aurait sursauté lorsqu’il m’embrasse de cette manière. C’est langoureux, c’est chaud, c’est doux, c’est excitant, c’est revigorant et après le regard qu’il vient de me lancer, c’est comme une piqure de rappel, au cas où j’aurais oublié alors que non, la fièvre que je partage avec ce garçon choyant les lignes de mon corps qui se tend encore et encore d’exaltation. J’ai la chair de poule, j’ai froid, j’ai chaud, j’ai la sensation de redevenir une humaine sur le point de tomber malade, et sur ce point, y’a qu’un truc de certain c’est que je vais finir au lit à me faire chouchouter telle une princesse en pleine agonie. Il est extra, en plus d’être monstrueusement sexy et je n’utilise pas ce qualificatif pour évoquer son côté surnaturel que j’espère, pour lui, qu’il ne réveillera jamais. De toute façon, je veille au grain, je prends soin de lui comme à l’instant où la patience, cette facette qui généralement fait partie de mon tempérament, s’évade et s’éteint me poussant à lui retirer ses vêtements. Je veux le sentir contre moi, je veux que le parfum de sa peau me revienne mieux, je veux pouvoir profiter de cette sublime soie bandant ses muscles parfaits que je me prive aucunement de caresser pour lui rendre la pareille des émotions qu’il fait grimper à un point que le baromètre va pas tarder à exploser de manière sensationnelle. C’est l’effet qu’il me fait, lui tout entier, sa personnalité exceptionnelle et sa renversante stature, puis aussi, son sourire chou, mignon tant il est à tomber, en toute objectivité, Warren n’a rien à envier à personne, il frôle l’absolue beauté et je sais de quoi je parle pour avoir été Miss Mystic Falls Wink

C’est hallucinant, il arrive à faire bouillir mon sang et en même temps à me faire mutinement rire, parce que ses doigts dessinant ma cambrure frôlent légèrement les zones sensibles de mes cottes tandis que ses lèvres offrent plaisir à mes seins n’arrêtant plus de se soulever d’euphorie. Mais en le sentant présent entre mes cuisses, j’ai plus du tout envie de rire, ma poitrine et mes souffles sont lourds, j’ai les yeux suppliants d’une femme qu’on a que trop brisé et qui souhaite simplement qu’il lui prouve à nouveau qu’avec lui ceci n’arrivera jamais plus. Je suis une fille pleine d’assurance mais à ce moment-là, j’ai juste besoin qu’il me rassure que je continue à croire qu’il ne désire que moi, rien que moi, uniquement moi, et Warren y arrive… J’ai plus aucun doute en tête, y’a plus que l’écho de son soupir répondant au gémissement qu’il m’arrache, je me sens protégée comme une fragile poupée, même quand il se fait plus franc, plus bestiale mais toujours en étant fidèle à la sublime personne qu’il est, il fait attention à moi et évite à ma silhouette de ressentir le moindre choc. La faïence du mur se réchauffe en rencontrant l’humidité de ma peau, j’arrive plus à respirer tant ma gorge est enrouée, mes jambes tremblent mais pourtant, elles s’accrochent alors que mon bassin ondule afin d’étreindre toujours plus le sien. J’adore tout chez lui, sa manière d’être et de raisonner, son enveloppe charnelle et dieu sait qu’ici elle transpire de charme et de sensualité, elle est même ultra torride, envoutante, magnétisante, hypnotisante, qu’elle me fait lentement disjoncter. Puis, cette façon qu’il a de me regarder durant cet instant délicieux et de m’embrasser, rend ce partage plus précieux, plus savoureux, plus exquis que je n’ai pas du tout envie qu’il se termine. Crawford me fait défaillir, j’ai du mal à me contenir et ça ne provient pas de ma nature mais seulement de lui, de ses caresses, de ses baisers et du creusement de ses reins, je m’efforce de tout, absolument tout lui retourner, qu’aucun de nous ne soit léser. Là, alors qu’il m’allonge sur cette couche, qu’il glisse doucement en moi en serrant ma taille pendant que mes hanches le bercent et que mes paumes savourent son être, je vais te laisser Caroline parce que je ne veux pas louper le glissement de terrain dans lequel il emporte ma silhouette direction les lagons paradisiaques des orgasmes… Je t’écrirai réellement plus tard…. Mais dès à présent y’a plus que lui qui compte….

Bonnie ne lui en voudrait pas, malgré les nombreux appels qu’elle avait passés sur son portable collé en silencieux, la petite sorcière comprendrait en un sourire et un regard qu’elle ne pouvait décidément pas faire autrement. D’ailleurs, si les rôles avaient été inversé, la blondinette ne l’en aurait pas blâmé et ne l’en accablerait jamais, sauf peut-être, si elle loupait les premières secondes de la cérémonie de son mariage car elle y tiendrait un rôle essentiel. Quoique, elle n’aurait qu’à faire patienter le futur marié. A cette pensée, un rictus quitta sa gorge alors qu’elle retouchait, revêtue, son maquillage de la soirée. Le rouge à lèvre prêt à faire son œuvre s’arrêta à quelques millimètres de ses pétales souriants, simplement parce qu’il s’approchait d’elle, qu’il venait déposer son menton contre son épaule à l’en rendre toute chose.  

-T'es trop jolie... Touchée par son compliment, ses joues ne tardèrent pas à rosir. Plus encore toute nue, mais même si j'suis pas extrêmement jaloux le côté Eve je préférerai me l'garder. Immédiatement un léger rire fit écho tandis que son épaule remontait automatiquement à la morsure qu’il infligeait au lobe de son oreille. En tout cas, je m'excuse de nous avoir mis en retard, si Bonnie t'en veut tu n'auras qu'à dire que c'est d'ma faute. Se retournant, elle enroula ses bras autour de son cou et se perdit aux creux de ses yeux.

- Tu fais médecine, par conséquent, elle sait à quoi s’attendre. Souffla t-elle amusée en capturant ses roses pour un tendre baiser. Et puis s’il faut je lui jouerais mon regard auquel tout le monde chavire. Plaisanta t-elle en jouant de ses mirettes.

Warren ignorait l’existence des créatures surnaturelles, d’ailleurs, pour son bien elle préférait ne rien lui dire. Seulement, parfois, parce qu’elle demeurait sa petite amie, Forbes avait l’impression de lui mentir, mais rapidement, elle se rappelait les fautes qu’avaient commises celui qu’elle ne nommerait plus pour ne jamais plus lui donner d’importance dans son existence, où le gêne filant ses veines avaient failli s’activer à de nombreuses reprises. Certes, l’événement l’ayant éternellement transformé, du moins à l’époque jusqu’à sa mort car il n’était pas encore hybride, n’était qu’un terrible accident pour lequel elle avait dû mentir à sa propre mère afin de le couvrir. Elle en était consciente, lui avouer la réalité d’un monde qu’il voyait tel qu’elle le discernait autrefois humaine, en revenait à l’effrayer inutilement, à lui faire craindre ses moindres faits et gestes, et c’est tout ce qu’elle désirait éviter. C’était une forme de protection, enfin, elle tentait de s’en convaincre quand le doute s’installait en elle, davantage lorsqu’elle songeait au futur, à ces mois puis années qui s’écouleraient sans qu’elle ne change pour autant. Tôt ou tard, la jeune femme serait contrainte soit de se révéler, soit de le quitter à contre cœur, mais, avant que ce jour n’arrive tous deux avaient rendez-vous pour célébrer une nouvelle année où elle n’avait pas à s’inquiéter de ses traits. La fête battait son plein, robe blanche à dentelles et escarpins scintillants, la vampirette se fraya discrètement un chemin au milieu de la foule afin d’aller rejoindre le couple que formaient Lorenzo et Bonnie. Puis, après quelques mots échangés en leurs compagnies, St John décida d’amener danser sa petite chérie qu’elle observa, les paumes jointes devant ses lèvres, en un sourire ne tarissant pas d’éloges au sujet de cette romance ayant débuté au sein de vacances qu’elle n’oublierait jamais, s’évader sur la piste. Crawford s’échappa à son tour dans le but d’aller lui chercher un verre, une attention adorable mais en rien surprenante venant d’un être aussi attentif que lui, tandis qu’elle s’hasardait à quelques pas en direction de connaissances qu’elle souhaitait saluer.

- On se voit plus tard ! Conclut-elle après une brève conversation et en une agréable esquisse avant de se retourner. Tyler… Murmura t-elle en un tour au cœur tant les souvenirs filèrent en elle comme si sa vie défilait brutalement sous ses prunelles, en une fraction de seconde, pour lui rappeler oh combien elle l’avait aimé, adulé, protégé, soutenu et pleuré… tellement pleuré qu’elle en avait senti le courage la filer, puis, cru impossible d’exister et d’être heureuse sans lui. Qu’est ce que tu fais ici ? Interrogea t-elle en une douceur capable d’inviter les prunelles du diable à rouler sur elles-mêmes, parce qu’en le revoyant, en un tic tac de chrono, les résolutions qu’elle avait prise à son sujet devenaient branlantes, instables au-dessus d’un vide prêt à les accueillir pour les réduire à l’état de poussière malgré la détermination qu’elle tentait de conserver, simplement pour lui remémorer qu’elle n’était peut-être pas aussi solide qu’elle l’imaginait quand il se trouvait face à elle. Il avait été son tout, elle se souvenait de son premier baiser, et plus important à ses yeux, de son premier je t’aime, malheureusement, il n’avait que peu retentit. Caroline savait pertinemment que les actes primaient sur les mots mais, au final, si elle faisait le tour de leur histoire, la colonne du contre, comprenant les douleurs et maux qu’il l’avait poussé à supporter par amour, était plus remplit que celle où elle aurait dû trouver les armes et les moteurs aptes à la secourir, lorsqu’elle s’enlisait, se noyait au creux d’une relation où elle n’avait jamais eu l’importance qu’elle recherchait et espérait, et que malgré tout, elle avait perduré à lui offrir. Tyler avait préféré sa rancune, privilégié sa vengeance au risque d’y perdre la vie ainsi que de tuer, sans état d’âme, tous les descendants de Klaus n’ayant rien quémandé, dont les vampires l’ayant toujours aidé et épaulé, Stefan, « Damon » puis elle, en se fichant éperdument des souffrances que son geste incomberait à ceux qui resteraient… A commencer par sa mère, Bonnie, Matt, Mason… et les inconnus tels que le l’épouse et l’enfant de Salvatore premier du nom… en terminant par Warren.  



   
Caroline Forbes

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Tyler Lockwood

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Lun 27 Fév - 15:22




-A cause de moi, bon endroit, bon moment, tu parles comme le coupable que t’es pas. Un rictus amer quitta ses lèvres alors qu'un bras revenait soutenir sa nuque et que son regard observait les pales inertes du plafonnier. Avec des « si » on refait l’monde mais on évite sûrement pas les guerres. Le bien, le mal, Étonnait par le son plus lisse de sa voix, puis du soupir qu'elle venait de pousser comme s'il lui fallait reprendre d'air afin de chasser la noirceur qui semblait l'embrasser sans intention de la lâcher, Tyler scruta ses traits touchés par les dires qui quittaient ses lèvres puis lui intimaient qu'elle ne bavassait guère dans le vent pour donner le change. les gentils et les monstres… tout c’bordel ça forme l’équilibre. Toi, moi, personne peut changer ça ! On en a pas les capacités, tout ce qu’on peut faire c’est combattre pour se positionner, amoindrir, atténuer, soulager, aider… Le bien et le mal avait toujours existé, Jelena n'avait pas tort et voyait parfaitement clair dans cette mélasse qu'on appelait la vie, mais en réalité jadis, lorsqu'il avait encore son père, sa mère, un quotidien qui parfois le chagrinait par sa banalité, jamais Tyler n'aurait cru que tout cela, tout ce à quoi il tenait sans penser qu'il finirait par regretter de n'en avoir assez joui, lui manquerait atrocement. Que t’y crois ou non, on a tous un destin… parfois on a l’opportunité de l’écrire d’autres fois non. On nomme ça les aléas. Même s'il avait foiré avec toi, je l’aurai de toute manière croisé… j’aurai fini louve à souffrir pendant les pleines lunes ou morte et balancé dans l’caniveau. Quel est l’mieux à ton avis ? Crever ? Vivre ? Souffrances physiques ou psychologiques ?

Toutes ces questions, auxquelles elle ne quémandait guère qu'il réponde, le jeune hybride n'en détenait pas les réponses lui même car jusqu'ici, et encore plus tard car personne ne semblait capable d'apaiser la soif qui le tenait droit sur ses jambes et l'empêchait de mettre un terme à l'éternité qui l'avait embrassé des années plus tôt, la vengeance semblait l'unique alternative envisageable pour chasser des maux qui, malgré tout, malgré la mort d'un bourreau, malgré le bien être qu'il ressentirait sur le fait, ne s'estomperaient guère mais donnerait naissance à d'autres douleurs et problèmes bien plus conséquents que de savoir son pire ennemi encore en vie.

-Pose toi les bonnes questions et arrête toute cette merde de culpabilité. Une bouteille tendue, Tyler se replaça assis contre la couche et ramena les doigts vers le récipient qui lui échappa afin de plonger son regard dans celui de face. Parce que là tout c’que j’vois c’est qu’tu le laisse gagner du terrain sur ta liberté alors qu’tu devrais en profiter. Tout l’monde n’a pas ta chance. L'alcool enfin entre ses doigts, Lockwood plissa les paupières quant à sa dernière phrase. A un moment d’nos vies, on fuit tous quelque chose Tyler, reste à savoir si c’est pour d’bonnes raisons et pas par égoïsme… parce qu’un jour il est trop tard on s’retrouve tout seul et la claque qui suit, y’a plus personne pour la soigner ou s’en soucier.

Fuir c'était exactement ce qu'il avait fait avec « elle », il n'avait ni considéré la manière avec laquelle elle lui était venue en aide, sans crainte, sans peur, et malgré les sentiments qui le liaient à cette fille, la soif de vaincre ses torpeurs avait tout balayer sans que son cœur ne pusse prendre le contrôle de son être. Avec faiblesse, Tyler avait remis tout ça sur le compte de sa nature, le fait d'avoir le feu au corps concernant cette domination qui prenait le pas sur le jeune homme qu'il était autrefois, ce désir d'obtenir gain de cause et justice par lui seul, sans plus scruter que pour gagner il mettrait en péril tout ce qu'il avait déjà. Sans le savoir Jelena avait pointé du doigt ce que beaucoup d'autres n'avaient pu ne serait-ce que frôler, quant à savoir s'il la comprenait davantage car elle était faite du même bois que lui, semblait avoir autant perdu que lui depuis sa mutation, c'était une autre paire de manches. Après les révélations de sa partenaire, la nuit n'avait pas été bonne pour autant, pas car les cauchemars l'avaient enveloppé durant le peu de temps où il était parvenu à trouver le sommeil, mais davantage car il se savait non loin de l'endroit qu'il n'aurait peut-être jamais du quitter. Niklaus en avait profité pour s'obtenir ce qui n'était guère à lui, jusqu'ici tout cela n'était qu'une plaie infligée par le type qu'il détestait le plus en ce monde, mais l'évidence que tout pusse être réel, car cet enfoiré n'avait jamais caché son attirance pour Forbes, devenait de plus en plus réelle au point de le torturer d'heure en heure et pire encore lorsque le nez du véhicule, qu'il conduisait en direction de son passé depuis deux jours, passa la frontière de Mystic Falls quelques heures avant le coup d'envoi d'une toute nouvelle année.

Rien avait changé, la bourgade était restée celle qu'il connaissait depuis sa plus tendre enfance, et outre les décorations puis luminaires installés pour les festivités de fin Décembre, Tyler reconnaissait les moindres recoins de sa ville natale. A son flanc, Jelena observait sans doute l'endroit où elle mettait les pieds pour la première fois de son existence et malgré le désir puissant qui le poussait à retrouver Caroline au plus vite, pour entendre de ses lèvres roses que tout n'était qu'un mensonge visant à le déstabiliser, à l'éloigner de ce qu'il projetait pour l'Originel, un soupir quitta sa gorge aux abords de l'hôtel aux abords de la place sublimée par les décors de Noël. Les yeux rivés sur l'asphalte humide devant eux, Lockwood tourna lentement le volant en direction du parking sur lequel il tira le frein à main avant de déloger le smartphone de son jeans pour le tendre à la passagère.

-D'accord j'te connais pas et toi non plus. Entama-t-il en croisant ses prunelles claires. J'ai aucune assurance qu'en te laissant ici tu écouteras ce que j'te proposes sans vouloir te tirer à la moindre occasion mais... Sa langue humecta ses lèvres alors que ce qu'elle lui avait dit la veille revenait heurter les parois de son crâne. j'peux t'aider, tu peux être libre toi aussi car... De c'que je retiens de ce que tu m'as exposé hier, tu ne l'es pas et tu sais parfaitement que s'il désire que tu sois sa marionnette tu n'pourras pas lutter contre, tu seras forcée de le suivre, de faire c'qu'il veut. Tandis qu'elle hésitait à s'emparer de l'appareil qu'il lui tendait, Tyler agrippa sa paume qu'il ouvrit pour ensuite en refermer les phalanges sur le téléphone. Tu m'as fait confiance alors que je t'ai traité comme une merde, que j'voulais carrément qu'on en vienne au pire dans c'bar, c'est à mon tour d'avoir confiance en toi, parce qu'hier tout ce que t'as dit c'est vrai, j'ai fuis ! J'me suis barré alors que des gens avaient besoin de moi, qu'ils tenaient à moi, qu'ils comptaient sur moi, j'ai préféré me servir de ce qu'il m'a fait contre lui sans songer que ça foutrait en l'air tout ce qui me restait, tout ce que j'ai abandonné pour m'venger.... Alors j'vais t'aider à te libérer toi aussi mais pour ça j'ai besoin que tu restes ici... je te laisserai pas tomber et je t'appellerai, mais avant faut que je règle quelque chose pour avoir l'esprit totalement clair. Les yeux plongés dans les siens, Tyler l'observa en une grande sincérité, prêt à lui offrir l'opportunité de jouir pleinement de l'atout qui était sien, de ce que Niklaus lui avait offert sans jamais pensé qu'il existait une manière de le priver d'un lien qu'il pensait infaillible. Prends une chambre ici, ne fuis plus, t'auras plus besoin de fuir très bientôt je te le promets...

Au fond de lui, même si son besoin de réponses était plus puissant que tout ce qu'il avait ressenti jusqu'à présent, Tyler espérait qu'elle l'écoute, qu'elle ait assez foi en lui pour choisir l'opportunité qu'il lui tendait et non celle qu'elle avait choisi pour terminer par croiser son chemin. Désormais, l'avenir lui dirait s'il pouvait être celui sur qui quelqu'un pouvait compter, mais alors qu'il approchait l'endroit où il était sûr de tomber sur elle, son cœur se remit à vibrer plus que de raison. Les abords de la salle où on fêtait la fin de l'année étaient bondés, plein à craquer de jeunes insouciants dont il aurait pu faire parti s'il avait pu accepter les « aléas » de la vie. La musique battait son plein, les basses vrombissaient autant dans les corps présents que dans les parois qui abritaient une fête mémorable. Ici chaque âme insouciante pensait balayer le passé et faire reluire l'avenir en de douces promesses personnelles qui, dans quelques semaines, rejoindraient la benne de l'oublie à contrario de leurs petits travers qui eux perduraient. En des mois d'absences, Tyler avait oublié les saveurs de Mystic Falls, les bals qu'on y organisait, les visages radieux qu'on y croisait, et surtout l’innocence qui se dégageait des personnes dont l'existence n'était guère éclaboussés par les histoires de magie, de vampires et de loups garous. Le volant abandonné, la silhouette bercée entre d'autres plus épanouies qu'il ne l'était, l'hybride la sentait toute proche de lui. Son parfum voguait dans la pièce envahie par les danseurs et fêtards, il ne l'avait guère oublié comparé aux autres plaisirs qui subsistaient dans cette ville. Ses notes s'imposaient à lui comme une douce évidence, un apaisement certain qui, sans qu'il ne s'en rende compte, invitait la bête en lui à sommeiller pour ne laisser transparaître que l'homme qu'il aurait du rester pour elle. Puis après quelques pas et êtres repoussés, il la vit enfin. En une seconde, les souvenirs rejaillirent à la surface de sa mémoire, le bon comme le mauvais, et ne demeurait désormais plus que le sourire qu'elle termina par figer sur lui et qui, lorsqu'elle croisa ses traits, disparu instantanément.

-Tyler… Si son cœur avait pu battre sans doute l'aurait-il fait à en crever. Sa voix, Lockwood ne l'avait plus entendu depuis son départ, du moins jusqu'à ce qu'il délaisse la messagerie de son téléphone sur laquelle elle avait parfois laisser couler ses larmes. Les yeux fixes sur elle, il approcha doucement pour se figer à quelques pas à peine afin de s'assurer qu'il ne rêvait pas et faisait bien face à l'un des pires regrets qu'il aurait au creux du cœur pour les années qu'il avait encore à vivre. Qu’est ce que tu fais ici ?

Muet en la contemplant, en se remémorant tout ce qu'elle avait fait pour lui, subitement l'hybride s'approcha plus encore puis riva les doigts à ses joues pour sceller ses lèvres aux siennes en un cri du cœur désespéré. Il lui suffisait de la voir, de la toucher, pour effacer chaque maux ressentis, chaque doute pensé, chaque erreur commise, il lui suffisait d'elle pour comprendre que sa place n'était nul part ailleurs qu'à ses côtés. Le sang bouillait en lui au rythme d'un baiser qu'il n'imaginait voir le jour, au grès de sa langue qui cueillait la sienne comme si la passion qui les consumait n'était pas morte, puis se tue d'une traite, sans prévenir, en mille questions rejoignant son cœur inerte, lorsqu'elle mit fin à se rapprochement en déposant les mains contre son torse pour lui échapper. Malgré l'instant, l'ardoise dénuée de craie qu'il venait de gommer, le geste de Caroline s'imposa à lui comme une vérité qu'il peinait encore à croire alors qu'elle lui avait éclaté au visage sous le timbre de Niklaus. Ne subsista que ces mots acerbes, les images flous et pourtant parfaitement claires d'un rapprochement entre ennemis qu'il n'aurait pu croire se produire car il l'aimait, ce film douloureux d'elle et du bourreau à l'origine de chacune de leur souffrance, qui s'offrait l'un à l'autre sans plus songer à la haine qu'ils s'étaient inspirés jusqu'à lors.

-Alors c'est vrai. Lâcha-t-il en sondant ses prunelles limpides. Malgré l’ignorance palpable qui flirtait contre ses traits de poupée éternelle, ce qu'il redoutait se métamorphosait en réalité délirante. Tout c'qu'il m'a dit était vrai, c'était pas juste pour se protéger... Un rictus fila ses lèvres alors qu'il reculait d'un pas titubant, secoué par ce qu'il voyait d'elle, dans les bras d'un autre, d'au autre qu'il détestait alors, quand elle laissa échapper son timbre pour l'interroger son propre ton se fit plus rauque. T'aurais jamais agi comme ça Caroline, t'aurais jamais agi comme ça si c'que Niklaus m'avait craché à la gueule n'était pas vrai, si tu n'avais aucune idée de quoi j'parle. En observant son visage, son regard changeant, une lame transperça profondément son cœur. J'pensais avoir tout foutu en l'air mais j'suis pas l'seul !!! Hurla-t-il si fort que quelques minois se tournèrent dans leur direction. Désormais, alors que l'amour avait été le premier facteur à entrer en jeu à peine avait-il à nouveau déposé les yeux sur elle, la colère s'appropriait chaque veine de son corps qui roulèrent avec fièvre pour l'inviter à se laisser happer par la rage étant sienne. Rongé par la rancœur, occultant tout ce qu'il ressentait pour elle, le tout pris des proportions inimaginable lorsqu'un jeune homme au sourire radieux s'approcha d'eux pour déposer la main aux reins de celle à qui il s'adressait. Son prénom fit échos dans son crâne, mais malgré la gentillesse que lui inspirait le regard de ce type, son innocence transpirante, tout ce que retint Tyler était ses doigts contre celle qu'il n'aurait du toucher de la sorte. Et ça en plus.... Grogna-t-il entre ses dents en évitant la main polie que lui tendait Warren. J'te conseille de t'éloigner d'elle si tu tiens à tes mains...

En un clin d’œil, la créature le possédant reprit les reines de son corps, le poussant à fermer les phalanges en poing qu'il riva dans la mâchoire du partenaire de Caroline. Ce dernier rejoignit le buffet qui plia sous son poids, sous les yeux horrifiés de l'assistance et les cris de certains qui ne comprenaient rien à la tournure des événements puis, quand elle s'interposa, ses crocs saillirent tout comme le loup tenta de s'inviter à la partie.



Tyler Lockwood
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Caroline Forbes

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MessageSujet: Re: Hurting ft Jelena, Caroline, Warren Sam 11 Mar - 21:56



Hurting

Le silence fut l’unique réponse qu’elle obtenue à sa question. Dès lors, la musique n’attira plus son ouïe, l’ambiance de la soirée ne parvint plus à réchauffer son derme, Caroline n’entendait que les tambours martelant ses tempes, cet afflux sanguin mimant les battements que son cœur auraient produit s’il était encore pourvu de cette source nommée vie. L’homme qu’elle avait fiévreusement aimé se tenait devant elle, et irrémédiablement, en ce jour qu’elle n’espérait plus, les souvenirs qu’ils avaient partagés, aussi tendres que destructeurs, remontaient à la surface d’une âme qu’elle avait contrainte d’avancer pour mieux l’oublier. Les douceurs et douleurs s’épousaient à nouveau, toutes ces émotions contradictoires qu’elle avait ressenties durant leur relation, revenaient choyer ses traits ne laissant qu’une femme immobile devant celui près duquel elle s’était rêvée vieillir puis immortellement demeurer. Alors, quand ses phalanges s’invitèrent à ses joues, que ses lèvres s’octroyèrent ses jumelles, ses paupières se verrouillèrent, mais en sentant la fontaine de ses larmes rouvrir ses vannes, pour qu’aucune goute ne s’en échappe, la blondinette déposa ses paumes contre son torse afin de délicatement le repousser.

- Tyler… Murmura t-elle en revenant saisir son regard.

-Alors c'est vrai. Très peu sure de comprendre, la jeune femme plissa du front pour l’interroger. Tout c'qu'il m'a dit était vrai, c'était pas juste pour se protéger...

- De quoi est-ce que tu parles ?

-T'aurais jamais agi comme ça Caroline, t'aurais jamais agi comme ça si c'que Niklaus m'avait craché à la gueule n'était pas vrai, si tu n'avais aucune idée de quoi j'parle. Derechef, à la simple prononciation de son prénom, ses traits se métamorphosèrent. Lockwood savait, l’hybride avait lâché la bombe, s’était sans doute servi de cet instant pour contrer ses attaques heureusement vaines, car elle était encore de ce monde et non pas de l’autre côté d’un voile qui, de seconde en seconde, recrachait les créatures magiques y ayant échoué. J'pensais avoir tout foutu en l'air mais j'suis pas l'seul !!! Figée, une boule en gorge, les prunelles de Forbes s’embuèrent aux premières reproches qu’il feula comme si elle était l’unique responsable de l’échec de leur histoire. Cependant, un léger gout d’amertume lui inonda progressivement la bouche quant aux aveux qu’il formulait sans même le remarquer. Ce tête à tête l’obnubilant au point de quitter la ville avait eu lieu, son ancien amant n’avait nullement reculé devant ses macabres intentions au détriment des existences l’ayant toujours respecté, épaulé, soutenu, considéré malgré ses impardonnables agissements. Subitement, en sentant un contact contre elle, sa silhouette sursauta à l’arrivée de Warren qui, en un geste amical, se présenta à l’en faire déglutir, car elle savait que le tempérament violent de Lockwood ne tarderait plus à éclater aux nez et à la barbe de tous. Et ça en plus.... J'te conseille de t'éloigner d'elle si tu tiens à tes mains...

- Ty… Là, sa coupe de tolérance atteignit son sommet, en ce coup déplacé qu’il venait de porter à celui sur lequel certain se penchaient par inquiétude. NON ! S’interposa-t-elle avant d’hoqueter à l’apparition de ses crocs. S’il te plait ne fais pas ça. Lui quémanda-t-elle en une perle roulant contre sa joue pour mourir à ses pieds. Cependant, sa requête et la brillance de ses yeux, n’eurent aucun effet sur le loup prêt à se jeter sur elle. Immédiatement, en un battement de cils, Caroline fut tirée sur le côté à l’en faire fermer des paupières qui, lorsqu’elles se rouvrir, capturèrent le visage d'un ami tandis que Bennett les protégeait en infligeant des migraines à celui ayant attenté à ses jours.  

- Est-ce que ça va ? Scrutant la scène s’imposant à eux, elle opina doucement puis tenta d’avancer mais se vit retenir par sa prévenance. C’est pas une bonne idée…

- Laisse-moi… Murmura-t-elle. Stefan laisse-moi gérer ça. Face à sa détermination, le vampire ne put qu’abdiquer et aussitôt, la blondinette fila vers celui qu’elle maudissait pour la toute première fois. Je t’emmerde ! Formula-t-elle des mots dont elle n’était coutumière au point de voir des paires d’yeux s’arrondir de surprise. T’es parti sans te retourner, en te fichant éperdument de ce que je ressentais, du mal que tu me faisais à MOI ! Ponctua-t-elle en pressant son index contre le cœur qu’il lui avait arraché à de nombreuses reprises sans jamais s’être excusé. Ta naïve petite amie, celle qui a toujours été là pour toi, qui n’a cessé de te soutenir, de te défendre devant ceux qui t’accablaient, celle qui a encaissé tes moindres excès de rage sans jamais broncher, sans jamais t’en tenir rigueur mais en continuant à t’aimer, celle qui t’as absolument tout pardonné et que tu as quand même abandonnée !!!!! Hurla t-elle, poings serrés, toutes les douleurs qu’elle ne lui avait jamais avoué bien qu’elles fussent clairvoyantes, ces souffrances qui l’avaient lentement dévorés, les mêmes ayant surgit lorsqu’il l’avait quitté sans même la considérer ou l’écouter. Tyler avait tourné les talons, n’avait donné aucune nouvelle et aujourd’hui, il revenait s’imposer au sein de sa vie, tentait de récupérer des droits qu’elle n’était enclin à lui céder, car désormais, la blondinette ne voulait plus endurer ces maux ayant rongé ce quotidien qu’elle avait eu un mal de chien à reconstruire quant à la lourdeur de son absence. Je n’ai aucun compte à rendre à un homme m’ayant laissé derrière lui pour préférer courir après une chimère. Que ça nous tue, que ça tue celle que t’as aimé, que ça blesse le reste de tes amis, tu t’en fichais bien jusqu’à présent, et là, tu oses revenir et m’accabler ?! Dit-elle en plaquant brutalement ses mains contre ses épaules afin de le pousser par colère. Pour qui tu te prends ?! Feula-t-elle en réitérant. Forbes n’avait cure des conséquences de ses gestes, n’avait d’ailleurs une once de crainte quant au loup capable de la décimer, peut être parce qu’elle avait déjà gouté à la torture de ses crocs. Cependant, la poitrine se soulevant fiévreusement, sa gorge la brulant atrocement, en capturant le regard de sa meilleure amie, ce dernier transpirant d’inquiétude à son sujet, la blondinette se tempéra et cessa d’élever la voix. Tu peux dire tout ce que tu veux sur Niklaus, mais contrairement à toi, il n’est pas parti dans le but de me faire souffrir. Il savait qu’il était toxique pour moi, et parce que j’étais importante pour lui comme aucune autre en ce monde, il a préféré s’en aller afin que je sois heureuse, pour que j’obtienne ce que je méritais, sans jouer avec mes sentiments comme tu l’as fait… Il m’a estimé comme personne, pas même toi, alors, malgré toutes ses mauvaises actions… sur ce point tu peux la fermer.



   
Caroline Forbes

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Hurting ft Jelena, Caroline, Warren

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