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I belong to you

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Clyde Barrow

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Emploi/loisirs : Criminel
MessageSujet: I belong to you Sam 30 Juil - 22:33






« I belong to you... »
La vie, ce petit tour sur une planète somme toute ennuyeuse était, d'après quelques affolés de la croyance, l'enfer. En gros, on y passait un certain temps, plus ou moins court, dans le but de gagner son droit à un ticket de cinoche pour un film qui, encore d'après ce qu'on entendait dans la bouche des bibleux, devait être bien plus pénible que celui dont chaque ligne de scénario s'écrivait au plus vos jours s'étendaient. Il valait donc mieux profiter au maximum de cette première projection, tester, essayer, jouir parfois de choses qui, d'après les bonnes mœurs, n'étaient en rien risibles mais plutôt stupides et dangereux, et ce dans l'unique but de n'avoir à rien regretter une fois que quiconque là haut, si tenté qu'il ait un jour existé, eusse décidé de vous envoyer directement dans la salle où le film n'était pas des plus captivants. Au paradis, de ce qu'on lisait sur un bouquin qu'il n'avait que peu ouvert sinon pour éviter de se manger les coups de plat de paume de son père, des nourrissons ailés voletaient ça et là sous le regard admiratif de celui qui avait tout créé, celui à qui on devait le respect et croyance dans le but d'être, une fois là bas, accueilli à bras ouverts. Ce n'était que des conneries, après tout personne ne s'était relevé, après avoir passé l'arme à gauche, pour venir assurer à ses petits copains combien l'existence éternelle, sur un nuage à gratter une harpe en compagnie de chérubins dont la conversation devait avoisiner celle d'un gosse de quatre ans, était passionnante. Non... au contraire, et d'après Clyde, ici à fumer tranquillement une clope offerte par son frère, à peine sorti de taule -vers laquelle il s'empressait de démontrer toute son affection en un magnifique bras d'honneur-, personne n'était revenu tout bonnement car, au delà d'être raides, tous ces abrutis étaient de nouveau morts d'ennuis à s'emmerder de la sorte dans cet Éden qu'il n'espérait guère rejoindre trop vite.

Barrow n'était pas le genre de type à s'enticher d'une religion, ou alors si, la sienne, celle d'une vie qu'il espérait riche, loin d'une enfance piteuse et aussi pauvre qu'on pouvait l'être, comblé de rires et de profits simplement gagnés en dépouillant ceux qui auraient mieux fait de partager leur fric plutôt que de le dissimuler dans l'attente d'un enterrement décent. C'était là son idéal, ne pas s'emmerder plus que cela à trimer comme son vieux père l'avait fait pour gagner une misère, mais plutôt pécher l'or à la source afin d'être certain de se faire suffisamment d'argent pour ne plus jamais connaître la misère. Il n'y avait rien de mal là dedans pour lui et ce même si, depuis sa toute première incarcération pour un stupide oublie, sa famille lui avait tourné le dos simplement car il n'était pas à l'image de celui qu'ils auraient espéré voir faire leur fierté. En ce jour ensoleillé, où l'existence lui tendait à nouveau les bras, Clyde Barrow se sentait revivre, bien décidé à reprendre la vie là où il l'avait laissé et ce même si quelques membres des forces de l'ordre le tiendraient à vue.... Ce qui l'ennuyait d'ailleurs, cependant et d'après ce que lui disait Buck, sur les nouvelles qu'il lui apportait ça et là sans qu'une table de parloir ne les sépare, il devait cette liberté, pourtant peu gagnée d’avance étant donné ses derniers petits crimes, à la grande bonté d'une pépée s'étant entichée de lui sans que ce fut pourtant réciproque.

Son nom était Mona, une jolie gamine certes, petite brune des yeux noisettes, mais tout ce qu'il espérait d'elle était qu'elle pusse jouer les jeunes filles libérées, parlant de la chose, afin de combler des besoins qu'un homme avait sans avoir à s'étendre plus que cela sur les sentiments qui régissaient un couple digne de ce nom. Carlson était venue plusieurs fois le quémander au parloir, il lui avait souri, lui avait parlé de choses et d'autres puis sa petite gueule avait fait le reste pour la convaincre de verser ses économies dans sa précipitée libération. Alors oui, il lui avait laissé penser plus qu'il ne lui offrirait du moins, étant homme de parole malgré ses méfaits, Barrow escomptait bien tenir cet "engagement", lui porter un peu d'attention, le temps qu'elle l'amuserait et le distrairait, jusqu'à la quitter pour mieux se pencher sur ce qu'il préférait ici bas : banques, commerces, en bref tout ces coffres de bitumes qui, une fois forcés et braqués, recrachaient des billets verts à foison. C'était bas certes, mais aller quémander à une greluche, car oui malgré son physique attrayant cette fille n'avait pas beaucoup de jugeote, de rallier votre embrassement à la criminalité, équivalait sans nul doute à se faire pendre haut et court dans les mois à venir simplement parce qu'elle serait foutue de faire une bourde plus grosse qu'elle encore, cependant, pour le moment, elle lui servirait d'hôtel gratuit, pour une nuit minimum, ensuite, Dieu seul savait ce qu'il ferait, après tout il n'avait guère pu projeter grand chose derrière les barreaux rouillés de cette saloperie de clapier.

Ce fut donc souriant, discutant avec son frère, que Clyde voyait déjà les premières minutes de libertés s'égrainer, plus ravi encore lorsqu'il revêtit des frusques plus décents, et bien moins brouillons, que ceux qu'on tolérait les voir porter en prison. Vivant, amoureux fou de cet enfer sur terre et ce malgré la bourse qui se cassait copieusement le nez, Barrow s'apprêtait donc à rejoindre celle grâce à qui, et même si d'une manière ou d'une autre il aurait quitté sa cage, il avait droit à goûter encore au bonheur d'être là. D'après Buck, Mona donnait un petit barbecue le soir même, il y aurait donc d'autres que lui, des amis, peut-être même des femmes, de la musique, boissons et repas, en somme c'était l'endroit où il fallait se trouver pour effacer les derniers mois passés à l'ombre pour, comme il aimait le dire, trois fois rien. Chemise rouge aux manches retroussées et barmaid sur le dos, pantalon à pinces, puis mocassins aux pieds, le jeune homme se retrouva rapidement, après un tour dans la guimbarde de son frangin, sur le seuil de la dondon, la visière de son feutre adoré minutieusement inclinée sur les yeux.

-Tu vas m'laisser seul avec elle ? A l'autre bout de l'allée, Buck ricanait dans sa carcasse sur roues. Tu m'laches encore une fois, déjà pour les volailles de l'autre crétin tu m'as laissé payer pour ta poire Bucky, t'es qu'un vendu.

-C'est pas le bagne, t'en sors, dis toi que là tu vas boire sur le compte de madame, te faire lustrer ce que tu veux par cette même dame et que tu n'auras pas un centime à débourser. La moue que Clyde lui servit le fit marrer plus encore. Penses à toi, ton bien être physique, profites de dieu puis.... Elle est sacrément bien roulée la pépée. Là, Barrow éclata de rire au point que quelques voisins, à soigner leurs fichues fleurs, se retournèrent vers lui.

-Elle est surtout terriblement bête, sérieusement une coquille de noix est mieux remplie. Leurs rires faisaient échos, mais Buck, ayant vue sur la porte de la baraque, logea l'index sur son chapeau en inclinant le menton pour saluer celle qui, merci la musique qu'il entendait tourner depuis l'intérieur, n'avait rien entendu au point d'apparaître sur le perron en un sourire ravi. Mona, mon petit cœur ! Lâcha-t-il en la dépeignant d'un vulgaire coup d’œil, lui agrippant les hanches pour sceller les lèvres dans son cou. Elle se raidit, la bienséance étant le maître mot de sa vie, simplement car les quelques invités l'observaient se donner ainsi en spectacle auprès d'un homme dont ils n'avaient connaissance.

-Clyde..... Sois sage s'il te plait et rentre..... Sage, ce mot l'invita à rire dans son cou tandis qu'il la relâchait et jetait un œil à la bagnole de son frère qui prenait la poudre d'escampette. Viens, je vais te présenter. Sa main agrippa donc la sienne, naturellement, il roula des yeux face à cette attitude trop prude à son goût, après tout cette fille lui avait tout de même parlé d'un ton bien plus suave, promettant -au delà de la niaiserie certaine qui la possédait- qu'il passerait un bon moment assouvissant ses besoins masculins. Voici... Là, un panel de noms prénoms fila la pièce, pourtant il n'en retint pas la moitié, trop préoccupé par les fesses de la demoiselle, saillantes sous sa jupe couleur des cieux, qui l'invitaient à sourire sous les regards parfois amusés, ou outrés pour les plus pieux, de ce qu'elle disait être ses amis. Il n'y avait pas grand monde, grosso modo, pas plus d'une dizaine de personnes était présente, la plupart déjà installée dans le jardin où l'un des gars, son frère s'il avait bien retenu ce qu'elle disait en pointant ce dernier de l'index, préparait le charbon dans le but de griller la viande bien avant que le soleil se couche. Légèrement soûlé, voyant déjà la soirée devenir pénible, la providence le fit alors sourire lorsque le prénom de la donzelle retentit à l'en faire lâcher prise tandis qu'elle le poussait vers la terrasse. Puis là Bonnie.... Je reviens mon gratin brûle. A l’abri des regards, du moins peut-être pas à celui de la jeune femme dont elle venait de citer le prénom et qu'il n'eut cure d'observer sur le fait, Mona riva ses lèvres aux siennes avant de sourire aux anges. Qu'est-ce que t'es beau, puis ici, c'est merveilleux.


-Pour être là j'suis là... Soupira-t-il profitant qu'elle lui tourna le dos afin de gifler son postérieur en un ricanement qu'il étouffa au contour d'un filtre blanc de poison en tube.

La foule était présente, pourtant elle parlait de choses qui ne l'intéressaient que peu, ça badinait ça et là sans véritablement donner son avis, à croire qu'il valait mieux se taire pour ne froisser personne. Les yeux sur la tige qu'il allumait, Clyde rempocha son briquet puis extirpa la fumée de sa gorge pour enfin, en redressant le menton, voir apparaître une silhouette agréable malgré la brume qui voletait face à son regard. Jolie maintient, un éclat sublime de soleil contre des mèches feux.... Au plus les volutes se dissipaient, au plus ce jolie portrait lui apparaissait et forçait naturellement, instinctivement, comme si il avait toujours su qu'il s'agissait d'elle, la seule l'unique, ses lèvres à se tortiller à leur commissure. Cette fille apparaissait comme un ange entre les brides de tabac qui s'estompaient pour ne laisser plus qu'elle. Désormais il avait là, en pleine figure, la grâce de deux émeraudes contre sa personne, comme si deux joyaux lui faisaient de l’œil dans une vitrine, lui intimant d'en briser la vitre pour les dérober et les garder jalousement à l’abri d'autres mains moins soigneuses.

En une seconde, une évidence vint s'imposer à lui, en son âme et son cœur qu'il sentit se soulever quand cette Bonnie, la seule dont il retiendrait le nom ici bas, tortilla ses pétales carmins uniquement pour lui. Elle était belle, à couper le souffle, à tuer un mort mais pas d’ennui plutôt d'extase tant la regarder était comme contempler une merveille sous un couché de soleil. Ici, le soleil n'était pourtant pas encore éteint et, de ce fait cette vision n'était encore que plus belle, l'astre reflétait dans ses cheveux, offrant cette teinte cuivrée aux quelques boucles qu'elle avait soigneusement placée, il jouait dans les pans de sa tenue lui dévoilant ainsi ses jambes, fines et sûrement douces comme la soie qu'on aimait étreindre et frôler, par légère transparence mais, quant à la rose qu'était ses lèvres pleines, Clyde se promit d'un jour, peu importe le temps et ce qu'il lui faudrait faire pour ça, d'en embrasser les pétales à en perdre une part de lui même uniquement pour briller au creux des deux pierres précieuses qu'étaient ses magnifiques prunelles. Sans encore dire un mot, il lissa ses propres lèvres, une main en poche qui doucement extirpa l'étui à cigarettes qu'il possédait afin de lui en loger une entre les pétales à peine fut-il assez proche. Il recula d'un pas puis s'empara de son zippo dont la flamme fit briller les traits divins de cette somptueuse gamine.

-Bonnie, jolie Bonnie.... Chantonna-t-il en rempochant ses effets, glissant doucement les doigts à sa taille de guêpe, avec le peu de convenance qui le possédait, la rapprochant de lui pour la bercer, contre sa propre hanche, sur les notes qui défilaient depuis le tourne disque. D'où est-ce que tu sors bébé ? Reprit-il d'un ton mélodieux, chantonné sur la mélodie qui voletait autour d'eux, tout en glissant le filtre de sa cibiche au creux de ses propres pétales.

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Dernière édition par Clyde Barrow le Mer 3 Aoû - 9:41, édité 4 fois
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Bonnie Parker

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MessageSujet: Re: I belong to you Mar 2 Aoû - 20:19

I belong to you


On dirait que les dés sont déjà jetés avant même notre arrivée sur terre, si c’est cela la vie, alors je préfère encore crever sur le champ, fauchée par un train plutôt que d’attendre que mes os soient douleurs, au moins, ma mort aura quelque chose d’exaltant en comparaison à cette existence morne emplit de solitude, qu’au final je subis bien plus que je ne la respire. On dit de moi que je suis une très belle femme, qu’un avenir merveilleux m’attend, que je n’ai qu’à patienter, mais au fond, je suis loin d’embrasser ces palpitantes aventures que vivent ces actrices du cinéma parlant. Leurs quotidiens pleins de rebondissements, font qu’aucun jour ne se ressemble, ils sont tous uniques, marqués par un événement ou une rencontre, capables de changer la donne. Ce que j’aimerai être l’une d’elles et non plus cette petite serveuse qui passe son temps à servir les autres, en écoutant leurs récits et ragots au détour d’un café. Le temps me file entre les doigts, mais j’ai l’impression que mon histoire s’est déjà arrêtée alors qu’elle ne devrait que commencer, c’est comme si cette salope s’était figée afin de correspondre à toutes celles des femmes de mon âge, me forçant malgré moi, à grimper dans cette locomotive infernale, pour n’être plus qu’une marionnette à laquelle on impose un avenir. Le mariage, voilà avec quoi on bourre le crane des gamines, on leur apprend les bonnes manières, on les conditionne aux bonnes mœurs, en somme, on les formate depuis leurs enfances à devenir de parfaites épouses et mères, en leur promettant au cours de cette propagande nommée éducation, monde et merveille, en leur subtilisant leur libre arbitre, mais qu’on se le dise, un anneau si on ne sait s’en défaire à temps, est plus signe de captivité et de soumission que de libération. Je suis tombée dans ce panneau en épousant Roy, j’ai cru à mon tour à ce ramassis d’inepties, jusqu’à ce que mes œillères tombent, heureusement rapidement, pour me rendre compte qu’en réalité, le processus me condamnant était déjà en marche. Malgré les convenances, j’ai eu le cran de demander le divorce, avant de m’évanouir au sein d’une conspiration sociétaire, visant à faire de la femme un objet de décoration, une poupée dont les mouvements devenaient des automatismes, une machine étouffant ses rêves au profit de ceux d’un époux et d’un foyer. Je préférerai me trancher les veines en fumant une dernière cigarette, que de revivre ces mois, si longs qu’ils me paraissaient être des années, où tout n’était que routine, nostalgie, et faux semblants. Je n’ai pas envie d’être l’impeccable ménagère, à qui on jalouse l’entretient de ses jardins, ni même l’infaillible mère à laquelle on quémande la recette du gâteau qu’elle a préparé, encore moins, l’irréprochable épouse sans droit de parole et d’aspirations, forcée de dissimuler les discordes car elles ne font pas bonnes réputations au sein du quartier. Je ne souhaite pas de ce foutu rôle que Dieu semble m’avoir écrit. J’aimerai être plus, être cette femme que l’on désire autant qu’on l’adule, cette icône pour laquelle on se damnerait à s’en saigner le cœur, au point d’en faire la déesse d’un univers passionnel n’appartenant qu’à elle. Je ne veux plus être aux yeux d’un homme, ce coup de vingt heures à vingt heures trois, ce jardin qu’on arrose les minutes précédent le match en pensant que ce serait suffisant pour que je sois heureuse, jusqu’à se dire puis merde, qui s’en fou tant que j’y ai pris mon plaisir c’est ce qui fait son bonheur, car le sien passe au travers du mien. Stop ! Si je pouvais exiger, alors, je voudrai un homme spontané qui m’arracherait mes dentelles en se fichant bien du prix qu’elles ont coutées, qui me saisirait aux creux de ses bras en se foutant de la bienséance, qui s’efforcerait de gonfler mes veines de plaisir, d’étourdir ma tête d’un merveilleux vertige, qui privilégie la démonstration de sa virilité et sa bestialité, plutôt que de vouloir atteindre au plus vite ce qui lui ferait tant de bien si ceci était partagé, je veux qu’il me prouve son côté male à en assécher ma gorge, à en faire pleurer ma peau, quitte à ne plus avoir la force de me relever ensuite, et qu’il fasse de nos vies le scénario d’un film. Je préférerai me jeter d’une falaise que d’être à nouveau cette saloperie de réceptacle dont on se contrecarre des émotions et sensations...

- Bonnie tu vas être en retard chérie. La voix de sa mère retentit à l’en faire redresser les yeux de l’écrit auquel elle apposait le dernier point de suspension.

Ce soir elle était invitée chez cette courge de Mona, une jeune femme certes charmante mais dont les sujets de conversations ne volaient jamais très haut, ou tournaient toujours autour de son être. Premièrement, Parker avait été réticente à cette proposition, apercevant gros comme une pendule, l’ennui courir ses mèches rousses ce jour, mais lorsqu’elle avait évoqué la présence d’autres convives, elle avait accepté, y voyant là, une opportunité de passer un moment plus agréable et intéressant qu’un diner en tête à tête seule avec Carlson. Jarretelles en dentelle noire sous une robe bleutée dénudant une partie de son dos, elle se rendit à l’heure convenue à l’adresse indiquée, et fit la connaissance d’un panel de personnes, qui s’attelaient à venir en aide à l’hôte ayant organisé cette Garden party. Préférant le calme du jardin à l’euphorie régnant à l’intérieur de la bâtisse, la jeune serveuse fut rapidement alpaguer par l’homme affecté au feu du barbecue. Ce garçon n’étant autre que le frère de la maitresse de maison, était un véritable moulin à parole, elle n’avait nullement le temps d’en placer une, alors, pour ne pas paraitre impoli, elle se contenta de lui répondre en quelques fébriles sourires. Ainsi, elle lui donnait l’impression d’être absorbée par ses dires, ou plutôt, son monologue, bien qu’en réalité, elle constatait qu’il était aussi stupide que sa benjamine. Subitement, les secondes lui parurent être des minutes, et celles-ci des heures, annonçant à son grand regret, le vent de solitude qu’elle allait enlacer jusqu’à son départ pour ses quartiers.

-Puis là Bonnie.... Je reviens mon gratin brûle. A l’entente de son prénom, elle détourna les traits en direction du dernier arrivé afin de le saluer, puis, nez plissé, se hâta de revenir contempler les braises lorsque Mona riva ses lèvres aux jumelles du jeune homme. Qu'est-ce que t'es beau, puis ici, c'est merveilleux. Désormais elle comprenait, il s’agissait du garçon avec lequel elle lui avait rabattu les oreilles durant des semaines, au point qu’elle avait fini par faire semblant d’écouter, tant son récit était rébarbatif, et en rien, palpitant.

-Pour être là j'suis là...

L’écho d’une gifle mais plus particulièrement d’un cri de surprise attira son attention. Un rictus quitta sa gorge, elle ne s’attendait tout bonnement pas à voir ce genre de personnage auprès d’elle, tant Mona était conventionnelle et puritaine. Lentement, sans mauvaise curiosité, ses prunelles remontèrent sa silhouette, de ses mocassins à son pantalon à pince, des boutons de son barmaid au col rouge de sa chemise, puis, sans encore entrevoir ses iris dissimulées par la visière de son chapeau, ses traits carrés, la finesse de ses pétales, la pointe de son nez, et enfin, sous un nuage de fumée, ses billes bleutées. Transperçant, renversant, élégant, charismatique, furent les mots qui lui vinrent en tête pour le décrire, au point, qu’elle sentit au creux de son cœur une touche de jalousie sévir. Comment Carlson pouvait elle souhaiter transformer cet homme forçant le respect en un regard, en un époux conforme aux bonnes mœurs d’une société ennuyeuse ? Il dégageait tellement en un coup d’œil contre sa personne, du danger, au mystère, en passant par la virilité incarnée, qu’il lui était inconcevable de l’imaginer se cantonner à une existence routinière, n’étant autre que métro, boulot, dodo et câlins dans les règles de l’art d’une religieuse. Subjuguée sans le démontrer, préférant garder ses ressentit au fond d’elle, qu’elle s’empresserait sans doute de mettre sur papier, Bonnie n’écouta plus un traitre mot de ce que lui disait le frère de celle ayant disparu de son champ de vision, pour ne laisser plus que lui, s’approchant d’elle. Une cigarette rejoignit ses roses qu’elle pinça afin d’aspirer lentement le poison émanant du bâton qu’il venait d’embraser.  

-Bonnie, jolie Bonnie.... Sa voix rauque était aussi, si ce n’est plus, mélodieuse que les notes retentissant autour d’eux. Soupirant la fumée, son dos se cambra naturellement lorsqu’il glissa les doigts à sa taille pour la rapprocher de lui dans le but de la bercer. D'où est-ce que tu sors bébé ?

- Le fameux Clyde Barrow pour lequel mes oreilles ont saigné durant des semaines…. Souffla t-elle, en apposant une paume contre son épaule, tout en se noyant aux creux des deux lagons bleus qu’il arborait, dévoilant ainsi, le fanatisme que nourrissait Mona à son encontre. D’où je sors… Un rictus quitta ses lèvres qu’elle vint lisser brièvement. Ses doigts filèrent lentement à ses mèches blondes, pour d’un touché délicat, lui faire pencher la nuque, afin que ses pétales carmins puissent murmurer à son oreille. De la boite de pandore trésor… Dit elle en inclinant une seconde les cils en direction de leurs hanches s’épousant, avant de revenir puiser le charme émanant de son regard mystérieux. Et toi où te cachais tu ? Interrogea t-elle en ramenant la cigarette à ses roses. Me dit pas que tu l'aimes... Au-delà de la bulle qui semblait se former autour de leurs silhouette, un bruissement de verre martelant le sol se fit entendre à l’intérieur de la maison, puis, des échos de voix suivit de pleurs, cependant, charmée par l’homme près d’elle, Bonnie ne les considéra pour rien au monde, jusqu’à être héler par un timbre nasillard.

- BOooniiiie !! Répondant à cet appel provenant d’une blondinette, elle détourna les traits en direction des escaliers de la terrasse, que cette dernière s’hâtait, malencontreusement du haut de ses escarpins, de dévaler. Tu es serveuse de ce que m’a dit Mona ? L’interrogea tout sourire cette femme tandis qu’elle opinait en arquant d’un sourcil. Super ! On a besoin de quelqu’un d’expérimenté pour servir les petits fours. Là, Bonnie redressa machinalement ses prunelles en direction de la cuisine, où elle dénotait le regard particulier que lui adressait l’hôte de la soirée. Je le ferais bien mais… je ressors de chez l’esthéticienne. Enonça t-elle en agitant ses ongles manucurés.

- Je vois… Dit elle en un rictus. Parker comprenait, ces personnes avec lesquelles elle pensait passer un agréable moment, étaient toutes de rangs sociaux confortables, et elle, n’était à leurs yeux qu’une petite serveuse probablement sans intérêt. Malheureusement, vous allez devoir vous passez de mes exceptionnelles compétences en la matière, car il est temps pour moi de vous quitter. Annonça t-elle. Merci pour la cigarette Clyde. Lui servit elle en un dernier sourire et regard avant de regagner l’intérieur pour saisir ses effets, et quitter les lieux. Quelques secondes ou minutes s’égrainèrent, tranquillement elle marcha au milieu de la route, sous les lampadaires de ce lotissement, jusqu’à se stopper en entendant son prénom retentir. Lentement, elle se retourna pour découvrir Barrow. Est-ce que j’ai oublié quelque chose là bas ? Questionna t-elle.


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Bonnie Parker

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Clyde Barrow

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MessageSujet: Re: I belong to you Mar 2 Aoû - 22:18






« I belong to you... »
-Le fameux Clyde Barrow pour lequel mes oreilles ont saigné durant des semaines… Pour être séduit, Clyde l'était, préférant de loin cette fille au panel d'autres ici présentes, même à Mona qui, malgré sa niaiserie qui se passait de tout commentaire, lui aurait offert son corps sur un plateau au départ des convives. Là, cette insatiable envie masculine s'évapora comme la fumée des cibiches qu'ils fumaient, peu importait de satisfaire quelques besoins primaux ce soir, peu importait même que cette Bonnie, cet adorable petit ange à la voix mélodieuse et à la franchise acerbe, ne désire rien lui donner car, à la seconde, Barrow ne désirait plus qu'elle, sa peau, ses lèvres, le reflet de lui même que lui offraient ses émeraudes brillantes, et ce timbre délicieux qu'il était certain de le faire frissonner si des mots plus suaves s'en extirpaient. Un rictus au coin des lèvres, Le jeune homme observa le chemin que prenait sa paume libre, puis arqua doucement les sourcils quand cette dernière gagna sa nuque. D’où je sors… Donnant plus de corps à sa question il opina, curieux d'en apprendre davantage sur une icône tout droit sortie d'un des polars qu'il avait eu l'occasion de lire dans une geôle qu'il n'espérait jamais plus rejoindre.  La subtile caresse de ses phalanges lui arracha un sourire plus dur, plus charmeur qu'il n'était charmé, une esquisse qui s'élargit encore à peine l'odeur sucrée de son cou, que la pointe de son nez frôlait dangereusement mais en un certain plaisir,  inonda ses sens tout autant que son tympan, où la réponse s'apprêtait à glisser comme du miel, se préparait à frémir encore quant à la mélodieuse vibration de ses pétales. De la boite de pandore trésor…

-On sait bien que les plus belles choses naissent du mal incarné. Sourit-il en s'attardant à la courbure gracieuse des cils qu'elle inclinait. Une jolie plaie, très agréable à regarder. Conclut-il en saisissant derechef les puits jumeaux qu'étaient ses grands yeux verts. Avec douceur et tact, afin de ne pas lui infliger de brûlure quant à la cigarette qui fumait entre ses deux doigts, Clyde tira délicatement le lobe de son oreille. J'peux donc me réjouir de t'avoir fait saigner, même si.... Là, ce même index glissa contre sa gorge jusqu'à l'endroit où pulsait son cœur de jouvencelle. j'aurai préféré qu'tu saigne ici, juste pour moi.

-Et toi où te cachais tu ? Reprit-elle tandis que sa paume cheminait de nouveau vers sa taille.

-En taule. Sourit-il, un rictus filant ses traits en quelques brides de fumée blanche dessinant la bulle dans laquelle plus rien ne semblait les atteindre.

-Me dis pas que tu l'aimes... Un autre rire glissa entre ses pétales qu'il pinça. La jalousie ? Peut-être, cependant qu'une telle fille fusse jalouse d'une autre bien moins séduisante qu'elle le fit rire. Bonnie n'avait clairement pas à envier Mona, simplement car cette dernière n'était plus un obstacle entre eux, face à elle, sincèrement elle ne faisait plus partie de ses projets présents ou futurs, en sommes, en l'invitant ici, en quémandant à la jolie rousse de faire de déplacement pour une soirée des plus ennuyeuses, la brunette avait définitivement fait une croix sur ce qu'il avait à lui offrir et ce n'était pas pour lui déplaire. Prêt à répondre, il dut mordre sa langue quand le doux prénom de cette convoitise fut hurlé par l'une des invitées. Cette dernière, sur laquelle son regard plus sombre s'étendit, dévala la poignée de marches en extérieur afin  de quémander de l'aide de la plus étrange manière qui fut. Depuis quand avait-on besoin d'assigner les gens aux rangs qui leur appartenait afin d'obtenir leur aide ? Visiblement depuis toujours cependant, pour n'être qu'une graine de voyou -comme aimait assez le gueuler son paternel- Barrow n'y avait jamais prêté attention jusqu'à ce soir. La greluche agita ses ongles parfaitement vernis à l'en faire soupirer, plus encore lorsqu'il remarqua, au delà des vitraux qui menaient vers la cuisine, le regard pesant de Carlson restée en retrait à l'abris de ses fourneaux. Je vois… Malheureusement, vous allez devoir vous passer de mes exceptionnelles compétences en la matière, car il est temps pour moi de vous quitter.

Son cœur loupa un battement, pas de crainte de ne plus jamais revoir cette merveille non, après tout il s'en débrouillerait afin d'obtenir de nouveau droit à la contempler, mais davantage car ces grues la poussaient vers la sortie de la plus cruelle des manières. Pour le moment, et tandis qu'il la relâchait en une dernière pression à sa taille, Clyde glissa son poing en poche et lui offrit un ultime sourire quant aux remerciements qu'elle lui délivrait afin de mieux lui échapper. Et la voilà partie, la porte ne claqua pas assez fort à son goût sur le passage de cette princesse, elle aurait pu hurler, même agripper fiévreusement cette petite pimbêche aux lèvres écarlates, qui celle-ci souriait de nouveau suite à son départ, Clyde n'en aurait été que plus charmé encore. C'était ce genre de fille qu'il appréciait, cependant elles n'étaient guère nombreuses, même cruellement transparentes en ce monde, alors en voir apparaître une, une qui paraissait lire en lui en un simple regard, le poussait à la choyer, et ce même loin de ses prunelles menthes, pour que tous sachent combien elle méritait plus qu'eux n'en auraient jamais le quart. Sans un mot, il termina les restants de son poison puis, quand la voix du frangin de l'hôte retentit, Barrow balança le mégot dans les braises fumantes tandis que Mona, et son fameux plat gratiné, se présentait au centre du jardin en compagnie des divers pédants de la classe aisée à laquelle ils disaient appartenir.


-Clyde, tu viens t'installer chéri ? Il en avala sa salive tant le rire oppressa sa trachée. « Chéri », elle était totalement sérieuse cependant, en témoignait l'air intrigué qu'elle lui servit à l'écoute des tressauts de sa voix. Le silence se fit, les convives l'observaient elle, puis lui, ne sachant trop comment réagir où s'ils devaient eux aussi, afin de faire bonne figure, ricaner comme certains s'y laissaient aller par grande stupidité. Ça va refroidir... Gloussa-t-elle afin de garder cette fausse pointe humoristique intacte.

-J'ai aucune envie de manger avec un ramassis de cons, doublés d'abrutis. Là, la rouquine, ayant « insulté » la petite plus tôt, avala rond son vin à s'en étrangler au creux de sa serviette. J'dis ça car j'pense pas que vous ayez la moindre idée de qui j'suis, du type avec qui désirait s'envoyer en l'air la maîtresse de maison.

-Clyde !!!! Le reprit-elle alors qu'il claquait des doigts.

-Ta gueule Mona, ferme ta jolie gueule et laisse moi parler, expliquer à tes amis ce que tu es. Les larmes lui montèrent aux yeux mais Barrow s'en contrefichait, elle n'avait qu'à encaisser tout comme Bonnie l'avait dignement fait plus tôt. Oui m'sieurs dames, Mona Carlson est une sale petite menteuse, elle dit lire la Bible, se confesser chaque dimanche, suivre aveuglément le troupeau de moutons dirigé par un Dieu quelconque, elle n'en demeure pas moins une pécheresse..... Voyez vous, je sors de prison grâce à elle, grâce à ce qu'elle a claqué simplement pour s'assurer que j'irai poser ma langue entre ses cuisses, c'est aussi simple que ça. Alors, Dit-il en passant le pouce contre ses pétales tandis que les premiers chuchotis de la honte s'élevaient. vous avez bon croire que vous sortez de la cuisse de Jupiter, j'peux vous assurez que c'est plutôt de son trou d'balle. Faux riches, bande de prétentieux ingrats, vous savez même pas ce qu'est la misère et vous vous permettez de la renvoyer à la gueule d'un agneau noir, j'pense vraiment pas que votre Gus là haut a quémandé de n'pas apprécier votre prochain comme vous même. Là, tandis que Mona versait ses premières larmes, il émit un rictus. C'est ça, chiale Mona, tu pisseras moins et tu feras peut-être moins chier le monde, ou saigner les oreilles des gens avec tes conneries, sur ce, Replaçant délicatement la visière du feutre contre ses traits, Clyde entrechoqua ses paumes puis leur offrit un large sourire. vous avez un sujet de conversation pour meubler une atroce et répugnante garden-party, aussi répugnante que ses invités, cogitez bien mes gens et j'vous dis pas à la revoyure. Barrow pivota sur ses talons, emporta quelques cerises, dont une qu'il fit sauter au dessus de lui pour la voir rejoindre sa langue, puis quitta la demeure où plus rien ne demeurerait secret. Mona passait pour la pire des salopes ? Et alors, il ne lui avait rien promis même s'il était prêt à tenir des engagements qu'elle seule espérait obtenir, cependant son attitude, le peu de franchise dont elle faisait preuve au point de pousser une de ses amies à parler à sa place, puis sa rencontre avec Bonnie, avait terminé par lui faire revoir ses projets à la hausse. Des cons, Barrow en avait connu, des pelletés d'ailleurs, et ce depuis son plus jeune âge, un fait qui lui avait fait apprécier les billets verts non pas pour l'estime qu'ils pourraient générer de lui aux regards extérieurs, mais bien plus par la jalousie et le confort que ces derniers pouvaient lui procurer. Alors certes il n'avait pas dîné, ni déshabillé quiconque, cependant en embrassant de nouveau l'air pur du quartier, il espérait bien faire tout autre chose du restant de la nuit. L'horloge, qu'on voyait de la tour rivée à la place de la ville, lui indiquait que peu de temps était passé depuis le départ de Bonnie, alors, avec un peu de chance, et si toutefois elle n'avait pas de véhicule, Clyde pourrait-il marcher sur ses pas pour mieux la rejoindre. D'un pas alluré, mains en poches, le jeune homme vit son vœux se réaliser lorsque cette silhouette gracile lui apparut entre ombre et lumière. Hey, Bonnie Pandore. La héla-t-il pour enfin capturer son regard lorsqu'elle se retourna. D'un pas plus lent, Clyde approcha, jonglant avec l'ultime fruit, dérobé aux riches connards de l'avenue des bleuets, qui rejoignit ses lèvres alors qu'il arrivait à hauteur de la princesse.

-Est-ce que j’ai oublié quelque chose là bas ? Amusé, Barrow écarta grand les bras et balaya des yeux les alentours.

-Moi pardi ! Sourit-il faussement outré par sa question. Tu m'as abandonné Bébé, j'ai du plaider ta cause et fiche la honte à tout ces sales pécores. Reprit-il, rieur en songeant à la tête que tous tiraient à son départ. D'un petit bond habile, joignant les pieds sur le trottoir puis glissant la main contre le réverbère duquel elle était toute proche, il chantonna les paroles d'une chanson d'époque, révélatrice à son regard concernant la demoiselle et ce qu'elle générait en lui en à peine quelques secondes. Never know how much I love you, never know how much I care. When you put your arms around me... I get a fever that's so hard to bear. Clyde la jaugea d'un regard, s'enivra des quelques mimiques sur ses traits juvéniles, du mouvement de ses lèvres qu'il imaginait douces comme le plus coûteux des velours. Cette fille était une bombe à retardement, elle exploserait au nez de quiconque oserait la toucher, de près ou de loin, et cela, sans même la connaître, sans même être sien et qu'elle fut sienne, Clyde se le promettait. Il conserverait le détonateur de sa petite bombe et le déclencherait pour mieux la préserver des maux qu'on pouvait possiblement lui infliger, d'ailleurs ne l'avait-il pas fait plus tôt ? Souriant, le membre agrippé au métal froid se tendit, tout comme ses deux jambes jointes, puis sa silhouette se pendit naturellement dans le vide, ce vide entre elle et lui, ce vide qui lui offrit droit à heurter ses lèvres, chastement mais divinement, pour la première fois en une fièvre légère et entêtante voguant d'ores et déjà au creux de ses veines. When you kiss me, fever when you hold me tight.... Dis moi si j'ai le goût d'la cerise mon Bébé... Sourit-il en reculant doucement les traits. Sans la prevenir, Clyde ancra la paume libre à sa hanche, puis se laissa retomber sur le bitume, sa deuxième main rejoignant l'opposé où était greffée sa jumelle, pour mieux réinviter cette bulle à les choyer. C'est quoi ton p'tit nom mise à part Pandore ? Comme un mimétisme, ses lèvres mimèrent les syllabes du patronyme de la jeune femme et il mordilla son pétale inférieur. Donc Bonnie Parker, ça te dirait de m'accompagner cette nuit, j'connais un bar sympa où on peut danser sans qu'on nous emmerde... ? La laissant réfléchir, ses paumes pressèrent sa taille en un regard possédé par l'envie de la séduire plus qu'il n'avait désiré charmer une femme jusqu'à présent. J'ai envie de voler la perle que tu es, j'irai en prison pour autre chose que des petits braquages sans intérêt, on m'pendrait pour avoir osé arracher tes si jolis yeux mon p'tit cœur, tu devrais dire oui je t'assure ! Rit-il sans relâcher l'étrange tension qui semblait les saisir mutuellement. Puis, je l'aime pas, sûrement pas d'ailleurs.... Je t'aime toi ma Bébé.

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Bonnie Parker

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MessageSujet: Re: I belong to you Jeu 4 Aoû - 22:15

I belong to you


-Moi pardi ! Tu m'as abandonné Bébé, j'ai du plaider ta cause et fiche la honte à tout ces sales pécores. Sous le charme du charisme qu’il dégageait, imaginant aisément tant elle était prévisible, les expressions et les larmes arborées par une Mona vexée jusqu’au trognon, quant à la défaite qu’elle venait piteusement d’essuyer au départ de Clyde de sa petite sauterie, un sourire fendilla ses lèvres. Carlson lui en tiendrait rigueur, elle ne doutait pas sur ce point, cependant, à cet instant où il grimpait le trottoir tels ces artistes qu’elle adorait contempler sur toile blanche, Bonnie se fichait éperdument des futures retombées, préférant mille fois se sustenter d’un morceau de parchemin qu’écrivait son avenir par surprise. Never know how much I love you, never know how much I care. When you put your arms around me... I get a fever that's so hard to bear. L’esquisse de ses roses s’agrandit sous un léger rire tandis qu’elle le scrutait avec attention évoluer, chantonner, virevolter comme un oiseau qui retrouvait ses ailes, celles qu’on lui avait scellées derrière le dos pour le contraindre à la captivité, en l’empêchant de savourer sa liberté. Barrow ne le soupçonnait pas, mais il ressemblait à cet homme qu’elle évoquait au travers des lignes qu’elle consignait sur papier, entre désespoir et rêverie, l’âme en proie au doute quant à son existence, tant il paraissait irréel au creux de son esprit. Son regard d’un bleu envoutant pleurait le mystère, la violence et le danger, son parfum embaumait la sensualité, la passion et la virilité, sa stature transpirait la force, le courage et la détermination. Cet ange au plumage sombre n’avait rien de conventionnel, il rejetait les diktats d’une société qu’elle même détestait, afin de s’affranchir, de s’extirper d’un moule préconçu, en suivant ses propres valeurs et convictions, qu’elles choquent ou heurtent, il s’en foutait comme de l’eau de roche, car en découlait son bonheur. Anarchiste et rebelle, il aiguisait ses propres armes, se jetait le cran aux tripes, la rage au cœur, le sourire aux traits, dans la gueule du diable, préférant la bouche de l’enfer que l’herbe verte d’un paradis inexistant en ce monde de pécheurs, prônant les bonnes mœurs. En cette douce nuit, Parker semblait enfin toucher du bout des doigts, puis, du bout des lèvres ce feu sacré duquel elle espérait tant, telle que, cette chaste fièvre s’éprenant de sa silhouette en des frissonnements qui lui rappelèrent qu’elle était encore vivante. When you kiss me, fever when you hold me tight.... Dis moi si j'ai le goût d'la cerise mon Bébé... Séduite, à son touché, ses paupières se rouvrirent aux lagons de ses prunelles, ces deux billes où le démon lui hurlait d’y plonger, puis de s’y noyer, pour mieux lui dérober son âme, afin de la détenir entre ses griffes, dont la caresse n’était que brulure exquise. C'est quoi ton p'tit nom mise à part Pandore ? Elle lui souffla la réponse en ancrant une paume contre son épaule, tandis qu’elle sentait cette bulle revigorante, et porteuse d’espoirs l’envelopper à nouveau, comme dans ce jardin qu’elle avait préféré quitter plutôt que de subir les tourments que son cœur lui auraient infligés, à la contemplation d’une femme détenant ce que jalousement elle lui avait envié, dès l’instant où son regard s’était éprit du sien. Donc Bonnie Parker, ça te dirait de m'accompagner cette nuit, j'connais un bar sympa où on peut danser sans qu'on nous emmerde... ? La pression qu’il exerça à sa taille, poussa naturellement sa silhouette à se cambrer, son bassin à épouser le sien, afin que la magie puisse opérer, inonder ses veines, ravager son être, irradier son cœur, étourdir sa tête, qu’elle en mordit sa rose inférieure, celle qu’elle imaginait prisonnière de ses dents, en proie à de sulfureux baisers, n’ayant encore vie qu’aux tréfonds de ses songes délicieux, qu’elle seule pouvait visualiser. J'ai envie de voler la perle que tu es, j'irai en prison pour autre chose que des petits braquages sans intérêt, on m'pendrait pour avoir osé arracher tes si jolis yeux mon p'tit cœur, tu devrais dire oui je t'assure ! Puis, je l'aime pas, sûrement pas d'ailleurs.... Je t'aime toi ma Bébé.

- Dans ce cas…. Murmura t-elle en remontant légèrement le menton pour ne pas perdre l’ancrage de ses yeux. Tu devrais plutôt tenter de me voler mon cœur, celui que tu désirais y’a encore quelques minutes, voir saigner à tes pieds…. Souffla t-elle sous les lumières des réverbères près desquels le vent se levait en emportant les feuilles mortes et son cœur qui bombardait en cette poitrine, qu’elle désirait le voir cueillir en une passion qu’ils s’insuffleraient au grès de caresses sensuelles, interdites et condamnées, par les sentiers divins dont ils s’écarteraient pour ne faire d’eux, plus que des amants tumultueux. D’accord… Dit-elle en reculant, son index glissa de son épaule, à son coude, à son poignet, au creux de sa poigne, jusqu’aux bouts de ses doigts, tandis qu’elle lui échappait. J’accepte cette nuit de me noyer dans ton alcool, Chuchota t-elle en marchant à reculons. de m’étourdir à la fumée de tes cigarettes, et Elle pivota sur ses escarpins pour lui faire dos, puis, logea son menton contre sa clavicule, afin de lui adresser un regard. de m’enivrer à la saveur de ton parfum… Un sourire étira ses pétales tandis qu’elle revenait regarder devant elle en effectuant quelques pas. Jusqu’aux aurores trésor ! S’exclama t-elle en avançant rieuse au sein de ce lotissement où les esprits s’endormaient paisiblement. Telle une nouvelle respiration, la bise vint jouer en ses boucles, embrasser ses bas, puis ses cuisses, chanter ses notes aux pans de sa robe, faisant naitre une pluie de frissons à la courbe de son dos dénudé, ainsi qu’au centre de sa poitrine, comme si la vie revenait la saisir à bras le corps, qu’elle puisse gouter aux merveilles volages d’une liberté, dont les rennes enroulaient lentement ses doigts pour ne plus lui échapper. Le patelin quitté, sous les lueurs de l’astre argenté, aux abords d’un champ où divers arbres y étaient plantés, Bonnie s’arrêta près de la balustrade blanche, et leva le bras afin de leur dérober quelques fruits. Je préfère les mirabelles… Chuchota t-elle en logeant l’une de ces billes entre ses pétales sans encore la croquer, puis, en se hissant sur la pointe des pieds, elle l’approcha des siens en une pulsation plus soutenue, jusqu’à ce qu’elle en touche leur somptueuse pulpe, et qu’elle la pousse progressivement de la pointe de la langue. Elle disparu en ce seuil captivant, ne laissant plus que ses roses à quelques centimètres des siennes, qu’elle en sentit l’arome entêtant, et ses souffles hypnotisants.  


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Clyde Barrow

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MessageSujet: Re: I belong to you Ven 5 Aoû - 21:43






« I belong to you... »
-Dans ce cas…. Attentif aux deux billes précieuses qui revenaient briller au creux des siennes, Clyde pianota légèrement contre sa taille, capturant sans grand mal les contours des dentelles que dissimulait sa robe légère. Tu devrais plutôt tenter de me voler mon cœur, celui que tu désirais y’a encore quelques minutes, voir saigner à tes pieds….

-J'ai pas changé d'avis mon cœur. Lui murmura-t-il en revenant humer les notes de cette fleur, rare et parfaite, dont les pétales ne se révélaient qu'à la nuit tombée puis à l'abri des regards trop chastes.

Un sourire séduit étira ses traits tandis qu'il redressait doucement le nez aux feuilles et brindilles que le vent nocturne soulevait avec aisance. Personne ne venait gêner ce rapprochement évident, pas un chat ne rôdait dans le quartier, ils étaient seuls au monde, dans un univers qui n'appartenait qu'à lui et qu'elle semblait conquérir sans l'ombre d'un doute. Bonnie était l'une de ces rares femmes, sinon la seule, à ainsi jouer avec le feu qu'il générait pour elle, et uniquement elle. Ses phalanges graciles allaient et venaient vers les flammes, y sentaient la morsure chaleureuse, presque bouillante, qui ne désirait qu'être domptée pour mieux la posséder. Auprès d'une autre, le blondinet aurait aisément joué, fait transparaître mondes et merveilles à une jolie Pépée pour qu'elle fusse sienne, son territoire, l'espace de quelques heures mais, ici, face à telle icône, telle magnificence dont la lumière n'était en somme qu'un jeu d'obscurité éclatant, Barrow n'était plus joueur mais davantage sérieux, franc, honnête comme il ne l'était que rarement auprès de la gente féminine. On disait bien souvent que la femme était la faiblesse de l'homme, son talon d'Achille, ce qui généralement le perdait bien avant qu'il ne chute du piédestal sur lequel il aimait régner en Imperator. Jusqu'à maintenant, le petit voyou sans le sou, sans la moindre éducation, n'avait pu donner raison à tous ces types n'ayant d'yeux et de raison que pour celle capable de leur offrir progéniture, amour puis loyauté sans faille... Mais désormais, face à ces émeraudes, ces boucles soyeuses, ce teint de lait et cette silhouette en apparence fragile, face à cette enveloppe au contenu bien plus précieux encore que la beauté fulgurante qu'elle affichait, Clyde était prêt à abdiquer pour enfin avouer sa plus grande faiblesse.

-D’accord… Sa voix était emplie de promesses, de sensualité, le genre de choses qui perdaient aisément un homme dans un océan de langueur duquel il ne ressortait généralement pas indemne. Doucement, ses phalanges dévalèrent son épaule, glissèrent contre la longueur de son bras au grès des pas qui l'éloignaient de lui, jusqu'à mourir à sa paume et n'être plus qu'un frôlement à l'extrémité de ses doigts longiligne. Fasciné par la plus mince futilité de sa gestuelle, Clyde ne quitta pas un instant son regard, grimaçant même faussement qu'à cette séparation soudaine qui l'empêchait de la retenir encore alors que le sourire à la commissure de ses lèvres ne tarissait pas une seconde. J’accepte cette nuit de me noyer dans ton alcool, de m’étourdir à la fumée de tes cigarettes, et, S'éloignant encore, Parker pivota sur les talons de ses escarpins, mutine et fragile comme une brume insaisissable n'ayant plus de désir que pour lui au delà de celui qu'elle espérait sans doute lui revenir en mille et un échos délicieux. Cet air poupin, mais davantage femme, fatale même, lui saigna le cœur comme si une balle venait de s'y loger pour ne plus jamais s'en extirper. de m’enivrer à la saveur de ton parfum… Il aurait désiré être son menton à l'instant, ou alors que le sien pusse remplacer celui qui, sans pudeur aucune, caressait impunément le nu de son épaule gracile. Jusqu’aux aurores trésor !

Cette fois, sa voix détonna dans le désert de bitume et de brisques, elle éclata contre les murs comme un rire narquois transpirant le charme et la dangerosité. Cette femme désirait les mêmes choses que lui, du moins elle le désirait lui, tout autant qu'il la désirait elle. Sans presser le pas, Clyde rempocha donc ses mains puis plissa les paupières pour lui emboîter le pas à distance raisonnée. Il avait encore sa raison pour lui, mais ce qu'elle lui dictait était bien au delà des convenances d'un monde qu'il n'appréciait que pour ses noirceurs et ses vices. Cette rouquine savoureuse, suave et enchanteresse, était l'ange que ce con de Dieu avait déchu pour avoir séduit bien trop d'âmes dans l’Éden qu'elle était sensée préserver de toute perversité. Bien des hommes avaient du perdre la tête, leurs cœurs sans doute possible, au point qu'on l'eut banni des cieux pour la pousser à rejoindre la tourmente infernale, morne et sans arôme, qu'était la vie sur terre. Ce vieux sénile pensait sans doute qu'ici bas, incapable de prêcher la séduction et le charme, son angelot sans plus d'ailes serait incapable de bousculer les codes d'une existence sans relief, mais c'était sans compter sur la présence d'une âme damnée bien avant la mort qui, elle, savourerait les délices qu'elle lui tendait et en profiterait sans vergogne ni regret. Un rictus au coin des pétales, Barrow laissa son regard planer contre elle, louant cette brise coquine de lui offrir pareil contemplation en une nuit qui, premièrement, lui était apparue comme pénible et sans la moindre saveur. Ses cils évoluaient de ses chevilles aux muscles de ses jambes fuselées par le nylon de bas soyeux. La couture de ces derniers le poussait même à manquer de retenue quant au chemin vers lequel il menait, n'étant autre que le creux de ses genoux où il imaginait ancrer les paumes pour mieux obtenir une place, chaude et réconfortante, au cœur de ses cuisses porcelaines. Quand à l'ourlet de sa robe, bleue comme les cieux où perçaient enfin les étoiles, simplement car ils venaient de quitter le quartier trop éclairé, celle-ci paraissait offrir une voûte céleste à sa beauté, ce calice que tout homme respectueux de sa propre condition, aurait aimé déposer à ses lèvres pour se délecter de l’élixir qui y pleurait. A l'abri de tous, exposé à son unique regard, Bonnie appuya délicatement la paume contre une barrière de bois blanc puis redressa les doigts vers la branche d'un prunier. Exquise comme dans ce jardin, ici le parfum des fruits l'enveloppait comme si elle fut la muse d'une nature en pleine éclosion et lui se sustentait de cette image unique, de ce qu'elle le poussait à imaginer sans même devoir faire d'effort.  

-Je préfère les mirabelles… Laissa-t-elle entendre.

Cet aveux fit se foncer ses sourcils tandis qu'une question lui brûlait la langue cependant, alors que ses semelles revenaient épouser tendrement l'asphalte, Clyde n'eut aucunement le temps de lui offrir le fond de sa pensée que déjà, en un cliché atrocement glamour, les lèvres de la demoiselle épousaient le velours poudreux d'une bille colorée. Sa langue crut savourer le sucre qui jaillirait d'ici peu contre ses papilles, frôlant ainsi le pétale inférieur de ses lèvres envieuses, jalouses de cette denrée sans trop d'importance mais, lorsqu'elle repoussa cette dernière contre son propre seuil humide de désir, qu'il l'engloba pour mieux refermer la bouche, la pointe de sa langue fit naître un frisson saisissant à l'esquisse de cet épiderme fin où le sang se réchauffait naturellement. Ses paupières s'inclinèrent instinctivement tendis qu'il croquait la chair qui ne serait sans doute jamais aussi savoureuse que la sienne puis, un autre sourire fendilla ses lèvres tandis que quelques soubresauts faisaient tressaillir son thorax. Barrow recula alors d'un pas, glissa majeur et pouce au creux de ses pétales, puis rouvrit les yeux, amusé une seconde, en s'emparant du noyau de cette mirabelle sucrée.

-Dis moi Parker, Rit-il à lui en arracher quelques esclaffes contagieuses. Tu avais l'intention de m'étouffer, de me laisser crever ici, à tes pieds pour mieux t'envoler mon p'tit oiseau ? Quand son rire détonna, Clyde passa la langue contre ses lèvres, effaçant ainsi les dernières gouttes de nectar s'y étant déposées. La voir ricaner était un délice pour les yeux comme pour les oreilles, mieux que le jazz qu'il appréciait depuis qu'on le jouait sur les rares ondes de radio, le poussant à jouer avec elle à lui en tordre l'abdomen simplement pour voir encore la joie, et ce rose radieux, empourprer ses pommettes. L'objet du délit entre les doigts, il émit un rictus amusé puis le balança au loin avant de refaire un pas vers elle, la voir reculer, puis réitérer, encore et encore pour mieux savourer le léger sursaut, enivrant quant à la surprise soudaine qui l'invitait à tempérer délicatement ses rires, quand ses reins heurtèrent la palissade qui entourait le verger voisin. Ça m'plairait bien de claquer comme ça, mais j'aurai de gros regrets, un goût amer en bouche. Opina-t-il en glissant les mains de part et d'autre de ses hanches. Ses phalanges épousèrent le rebord de la barrière de bois et son poids vint pencher en avant alors qu'il redressait le menton pour avoir d'yeux -par delà la visière de son feutre- sur son adorable minois. Comme... ne pas avoir assez humer ton parfum, ne pas avoir pu caresser ta peau, Le profil de sa mâchoire frôla sa tempe, ainsi il put dénoter les arômes divins de son parfum, la douceur de ses cheveux, la soie qu'ils étaient tout autant qu'il savourait le velours floral de son épiderme. Délicatement, ses traits dévalèrent sa peau, l'os saillant de sa joue où la pointe de son nez s'attarda, puis ses lèvres flirtèrent sans plus de raison à l'esquisse de son visage. Ne pas avoir assez savourer tes lèvres contre les miennes et pire, l'atrocité de penser que jamais ton corps nu n'ait pu glisser contre le miens. Là, il baisa sa tempe puis poussa sur ses membres pour s'éloigner sommairement d'elle. En équilibre, l'une de ses mains s'empara de son couvre chef qu'il vint ensuite déposer au sommet de ses boucles feux. Un sourire aux traits, Clyde lissa le rebord du chapeau qu'elle arborait puis inclina soigneusement la visière d'un air rieur. Tu préfères les mirabelles aux cerises ou à l'idée de danser Bébé ? Reprit-il sur un sujet plus léger que la tension palpable qui les animait, sans hésitation aucune, depuis l'instant où leurs regards s'étaient croisés. Quand elle l'éclaira, il opina puis pencha doucement les traits, les paupières plissées, afin de saisir la moindre subtilité, ou double sens, possiblement présente dans sa réponse. Son rire revint donc rebondir contre le minois de la petite alors qu'il redressait les cils vers les quelques étoiles  d'un ciel profond. Tout dépend de la danse, j'aime assez l'horizontale ça a un coté euphorique, on sait pas s'arrêter avant d'entendre la partenaire pousser les dernières notes. Sourit-il en baissant uniquement les yeux vers elle comme pour capturer sa réaction, cette dernière, sans surprise malgré la satisfaction qu'elle lui offrait, aussi positive que s'il lui avait confié être un danseur hors paire. Mais, Reprit-il en une moue faussement déçue, presque las. j'ai rarement dansé en symbiose au point de m'exclamer un grand bordel de Dieu.

Il la faisait rire, et elle le charmait en de simples esclaffes et œillades mais, lorsqu'elle dut fermer les yeux pour mieux reprendre son souffle, Clyde pencha les traits vers elle puis, sans prévenir, scella leurs lèvres entre elles. La surprise soudaine fit battre son cœur, remua ses tripes, satura le sang en lui au point qu'alors qu'elle se redressait délicatement contre lui, sa propre silhouette s'étira pour la faire se languir encore une poignée de secondes. Ses mains restèrent ancrées au bois qu'il resserra à peine le sanctuaire lui ouvrit ses portes, à peine sa langue eut droit de caresser la sienne et ses épices exaltantes accompagnées du nectar que lui offrait cette fleur. Sensuel, l'échange garda cette emprunte lourde, pesante, presque saline quant à ce qu'elle générait au creux de son ventre. Son corps s'emplissait d'un sel intense, ce poids amer pesait en lui et le rendait plus présent devant elle, l'envie jaillissait en un baiser, elle éclatait dans la moindre de ses veines, le moindre de ses pores, pour offrir à cette étreinte tout son sens. Ce n'était pas qu'un baiser, c'était les prémices d'une histoire dont la valeur ne serait jamais égalée, pas même par les tonnes d'argent qu'il désirait voir lui pleuvoir sur le crâne, une évidence lui hurlant qu'elle était celle qu'il n'avait eu à chercher, et n'aurait jamais à chercher, simplement car elle s'était présentée à lui à l'instant où il fut prêt sans même le soupçonner. L'écho du baiser jouait dans la brise, cette mélodie générait à elle seule le plaisir qu'il ressentait, plus les soupirs de sa belle rebondissaient contre lui, plus Clyde devenait langoureux, sombre et désirable afin qu'elle fusse certaine de n'être pas l'une des multiples filles ayant savouré la chaleur de son corps. Ses souffles dévalaient doucement les courbes de son visage, l'envie le saisissait comme la satisfaction de n'être pas un type parmi tant d'autres pour elle, alors, plus tenace encore, afin de lui certifier qu'elle resterait l'unique à lui tendre tant de choses, tant de sensations à la fois, Barrow redressa rapidement une main à sa nuque qu'il enserra pour la pousser à basculer avec grâce et emprise. Ils se dominaient l'un l'autre, personne n'était lésé, tout était égale et parfaitement séduisant comme jamais ça ne l'avait été jusqu'à lors. Bientôt l'étreinte prit fin sur d'ultimes inspirations rauques, elle s'estompa au fil d'une tendre, et légèrement rieuse mais davantage éprise, morsure qu'il infligea à ses lèvres gonflées par l'étreinte impudique à laquelle ils venaient de se livrer sans remord. Le creux de sa main retenait encore sa nuque, simplement pour qu'il pusse la contempler ainsi offerte et maîtresse de ses hardeurs, là, son genou vint glisser entre ses jambes, presser son antre qu'il espérait goûter un beau jour, et ce alors que son bassin s'imprimait contre son aine où elle put ressentir tout l'effet qu'elle lui faisait.

-Ca f'ra un d'moins mais c'est pas assez. Ricana-t-il avec audace et ténèbres. Ça sera jamais assez, c'est trop bon pour me rassasier, et j'me contrefous que la gourmandise soit un péché, j'en ai rien à faire et suis trop peu pieux pour m'laisser envahir par d'autres remords que ceux que j'choisis. Clyde contempla alors le genou qui jouait conte elle puis sourit avec désir quand sa hanche lui rendit la pareil. Tu vas rapidement m'foutre à l'asile Bébé, oh que oui.... Rit-il.

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Bonnie Parker

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MessageSujet: Re: I belong to you Sam 27 Aoû - 2:03

I belong to you


-Dis moi Parker, Un sourire aux coins des lèvres, Bonnie scruta une courte seconde le noyau entre ses doigts, puis préférera revenir ancrer son regard à ces deux délicieux lagons face à elle en arquant d’un sourcil. Tu avais l'intention de m'étouffer, de me laisser crever ici, à tes pieds pour mieux t'envoler mon p'tit oiseau ? Rieuse, elle haussa mutinement des épaules, laissant planer le doute quant à ses intentions bien que Barrow n’était aucunement quelqu’un qu’elle souhaitait ni même ne pouvait duper aussi facilement, surement pas alors qu’il pouvait dénoter la lueur qu’il avait réussit à loger aux creux de ses prunelles, semblables aux étoiles berçant la voute céleste en cette nuit douce comme aucune autre de cette saison, simplement parce que sa présence réchauffait son corps et son âme d’une frénésie magique. Ce sentiment envahissant sa poitrine inondait lentement ses veines d’un élixir nourrissant la moindre parcelle de son être de liberté, que pour la première fois, elle se sentait en osmose avec la jeune femme à la plume ne désirant que vivre et ne plus être emprisonnée, et dont les mots n’étaient que rêveries secrètes jusqu’à aujourd’hui, car désormais elles prenaient un véritable sens tant la réalité venait embrasser sa silhouette pour lui faire comprendre qu’il ne s’agissait nullement d’un songe où ses paupières étaient closes. Non ici, Parker avait les yeux grands ouverts, l’oxygène gonflait ses poumons, son rythme cardiaque dansait bel et bien sous la fine peau de son buste, contre lequel le vent venait souffler sans parvenir à la soulager de cette fièvre sévissant en son sein. D’ailleurs, elle ne désirait s’en défaire, au contraire elle voulait l’accroitre, l’attiser afin de se sentir davantage vivante et légère, qu’elle en devint plus joueuse que celle que nombreux pouvaient prétendre connaitre, alors, quand il fit un pas en avant elle s’empressa de reconstruire la distance les séparant initialement, puis, elle réitéra son geste jusqu’à sursauter lorsque ses reins buttèrent contre la palissade blanche de ce champ aux parfums acidulés. Ça m'plairait bien de claquer comme ça, mais j'aurai de gros regrets, un goût amer en bouche. Ses billes, braquées sur le barrage de bois, filèrent aux phalanges qui le rejoignait, puis, remontèrent lentement aux traits de cet ange sombre tombé du ciel pour la pousser à croquer le fruit défendu, qu’elle puisse enfin être cette femme qu’elle dissimulait souvent parce qu’elle était incomprise, et qu’en cette époque, un affront féminin aux mœurs et convenances pouvaient avoir des conséquences dramatiques, tel qu’un internement psychiatrique ordonné par les autorités sans nécessité du consentement de la famille. Ceci, Bonnie ne pouvait se le permettre par respect pour sa mère Josette ayant déjà suffisamment souffert au cours de son existence. Comme... ne pas avoir assez humer ton parfum, ne pas avoir pu caresser ta peau, Le duvet de son épiderme s’égraina progressivement tandis qu’elle fermait les paupières en sentant son souffle rebondir contre elle, la pointe de son nez l’étourdir, et enfin, ses pétales l’effleurer que sa respiration s’accentua. Ne pas avoir assez savourer tes lèvres contre les miennes et pire, l'atrocité de penser que jamais ton corps nu n'ait pu glisser contre le mien. Un long frisson dévala l’échine de son dos, ses sens furent envoutés, davantage aux flashs fictifs qu’inventait son esprit quant aux paroles qu’il lui servait. Elle visualisait leurs corps huilés par la passion s’enlacer, leurs courbes s’appeler, se réchauffer, se sustenter à en devenir brulantes, ses paumes glisser contre ses muscles, ses lèvres savourer les perles humides de sa stature, elle entendait même l’écho de leurs embrassades qu’elle eut l’impression de s’élever sur un petit nuage lorsqu’il déposa un baiser, celui-ci bien réel contre son tempe, qu’elle en rouvrit ses persiennes au monde pour découvrir cet ange tumultueux face à elle qui lui remettait son couvre chef. Tu préfères les mirabelles aux cerises ou à l'idée de danser Bébé ?

- Je dirais…. Brièvement elle remonta le bout de son nez en direction des comètes au dessus d’elle puis revint le contempler en un sourire de coin. que ça dépend du partenaire. Souffla t-elle en lissant du bout de l’index la visière du chapeau couvrant ses boucles. Une danse peut être fantastique, plaisante mais également terriblement dérangeante, ennuyante au point que ces quelques secondes ou minutes deviennent une véritable agonie qu’on regrette ensuite amèrement, sans y avoir prit le moindre plaisir. Confia t-elle sans langue de bois. Ce qu’elle évoquait, Bonnie l’avait vécu en compagnie de son époux, pourtant les premiers temps avaient été agréables mais une fois mariée les choses avaient changés, la routine s’était installée et la situation dans laquelle il la plongeait, loin de ses rêves et des promesses qu’il lui avait chantonnées sur l’oreiller, n’était parvenue à faire son bonheur. Contrairement à cette expression, ce jour où elle avait porté cette robe de dentelle blanche, ce n’était pas à Roy qu’on avait passé la corde au cou mais bel et bien à elle, en l’enfermant dans une cage préconçue qui la reléguait au statut de femme sans valeur sinon celle d’un bibelot qu’on sortait telle l’argenterie pour éblouir les mirettes extérieures. N’ai-je pas raison ?

-Tout dépend de la danse, j'aime assez l'horizontale ça a un coté euphorique, on sait pas s'arrêter avant d'entendre la partenaire pousser les dernières notes. Un rictus quitta sa gorge tandis qu’elle opinait entièrement d’accord avec lui, bien que beaucoup d’hommes n’avaient cure de cette mélodie qu’ils se devaient de faire chanter autour d’eux, préférant se concentrer uniquement sur leurs pulsions et leurs plaisirs, souvent assouvit aux détriments de leurs conquêtes. Mais, Plissant du nez et des paupières quant à ce qu’il s’apprêtait à lui souffler elle se fit plus attentive. j'ai rarement dansé en symbiose au point de m'exclamer un grand bordel de Dieu. Un sourire immense jaillit sur ses lèvres, brièvement ses yeux s’arrondir de surprise, mais très vite, ses éclats de rires prirent le pas qu’elle en déposa délicatement sa paume contre son abdomen qui se tordait sous ses esclaffes, que des larmes hilares en quittèrent ses cils.

Clyde était un homme amusant, cash, honnête dans sa façon de parler, il s’exprimait en toute franchise, sans prendre de gants, parce qu’il se fichait des conventions, tout comme des offuscations que ses mots pouvaient provoquer chez autrui. Il n’avait honte de rien, n’avait pas peur de choquer, en réalité c’était même sa marque de fabrique, il se complaisait ainsi car il n’avait aucun tabou, il parlait librement de la sexualité, ce qui rendait ses paroles plus authentiques que s’il avait sélectionné soigneusement ses propos pour ne froisser personne. Subitement, alors qu’elle fermait les paupières afin de se concentrer et reprendre son souffle, ce dernier se coupa sous une pulsation divine et brutale, causés par ces deux pétales venant se greffer aux siens, rapidement elle chavira telle une barque en pleine tempête se heurtant au menaçant rocher, pour ensuite, sombrer dans les méandres d’un océan obscure mais terriblement attirant par son mystère. Lentement, des papillons aux creux du ventre, ses paumes s’avancèrent vers ses mâchoires tandis qu’elle se redressait doucement pour tâcher de capturer cet archange avant qu’il ne lui échappe, mais, il ne lui en offrit l’audace pour le moment. C’était comme s’il tentait une ultime fois de jauger sa détermination, comme s’il essayait de mesurer sur une échelle invisible le degré sur lequel elle se languissait, comme s’il cherchait à savoir jusqu’où elle était capable d’aller pour partager les mêmes ailes que lui. Aux notes merveilleuses de ce véritable premier baiser, devenant plus langoureux, plus désirable que la pomme dans laquelle Eve avait croquée, Bonnie savait qu’elle était prête à accepter de brûler sur un bucher, apte à se trancher les veines, à s’arracher le palpitant s’il le fallait, juste pour une unique nuit, quelques minutes où elle serait la déesse d’un univers n’appartenant qu’à eux, où son cœur s’animerait, se tordrait, se comprimerait, vibrerait sur des notes jamais égalées pas même auprès de son mari, comme à l’instant où ses souffles se mêlaient aux siens en un désir lui rongeant l’âme, qu’elle avait le sentiment d’en faire offrande au diable, sans aucune réticence ni crainte mais parfaitement consciente qu’elle ne pourrait jamais rebrousser chemin, car déjà les flammes des enfers l’engloutissaient. Les derniers maillons de ces chaines qu’elle portait encore, afin de se rappeler qu’elle ne pourrait jamais vivre ses rêves de manière éveillée, cédaient en quelques soulèvements de poitrine, tombaient brusquement contre le sol, et devenaient enfin poussière, en gommant les émotions moroses l’ayant rendu jusqu’à lors malheureuse avant qu’il ne se présente à elle pour les chasser d’un violent coup de botte. Barrow n’avait besoin de discours, de mots poétiques pour qu’elle succombe à son aura, à son charme, à son charisme, ses lèvres faisaient le job, lui donnaient l’impression qu’elle était unique, spéciale, une icône pour laquelle il nourrirait une fascination éternelle, et même si elle se fourvoyait, Bonnie s’en foutait royalement, elle préférait encore cette illusion rallumant ce qu’on avait éteint en elle, pour la cantonner à un rôle qu’elle détestait, maudissait, à en dépérir à l’abri des regards, que de ne rien avoir du tout auquel s’accrocher. En une poignée de secondes, cet homme, ce gangster, dangereux et emblématique à ses yeux, parvenait à raviver l’étincelle qui s’étouffait lentement en elle au grès des années, il lui proposait un rebord où s’accrocher un moment afin de gagner de répit, des épaules musclées pour la porter sur un piédestal, peut être irréel mais qu’importe, des rires pour ramener la folie à jaillir en elle, mais surtout, des sourires et la chaleur qu’elle se souvienne ce qu’était une véritable fièvre. En son corps, l’orage grondait lentement, les éclairs déchiraient sa conscience, comme une nuit d’été où les températures étaient intenables qu’on priait la pluie de tomber pour estomper cette sensation oppressante, étouffante, mais ici, si délirante qu’elle ne désirait voir un autre jour se lever, qu’elle puisse s’en abreuver par gourmandise. A mille lieux du monde au sein duquel elle évoluait, la jeune rouquine arpentait les sentiers d’une nouvelle contrée, où tout était intense et captivant, qu’elle ne souhaitait revenir à elle quitte à y perdre la vie. Ce fut sa paume pressant sa nuque, sa silhouette basculant sous sa poigne, tandis que ses phalanges enserraient le tissus contre son buste, puis, cette majestueuse morsure qui la forcèrent à revenir progressivement à elle. Entre deux mondes, à court de souffle, ses prunelles fondant aux somptueux lagons qui la scrutaient, ses roses s’entrouvrirent davantage malgré le sourire qui s’y imprimait, lorsqu’elle sentit son genou embrasser la jumelle de sa convoitise, qui elle épousait son aine.

-Ca f'ra un d'moins mais c'est pas assez. Un petit « ohhh » amusé, accompagné d’un haussement de sourcil et d’hochements de tête, s’échappa de sa gorge. Ça sera jamais assez, c'est trop bon pour me rassasier, et j'me contrefous que la gourmandise soit un péché, j'en ai rien à faire et suis trop peu pieux pour m'laisser envahir par d'autres remords que ceux que j'choisis. Mordant l’intérieure de sa bouche tandis qu’il se jouait d’elle, Parker lui rendit la pareille en un sourire de coin, aussi sournois qu’angélique. Tu vas rapidement m'foutre à l'asile Bébé, oh que oui....

- On sera deux à s’y retrouver, mais jure moi trésor que tu seras celui qui me collera cette foutue camisole… Souffla t-elle en apposant son front contre le sien tout en allant saisir sa paume libre. Car si c’est fait par un putain d’infirmier je préfère crever ici et maintenant, Son pouce exerça une délicate pression au creux de sa main avant qu’elle ne la glisse, sans quitter son regard, sous ses dentelles humides de fièvre dont il était entièrement responsable. plutôt que de le laisser effacer ton empreinte. Là, Bonnie eut l’impression d’entendre un compte à rebours s’enclencher entre eux, un chronomètre infernal tambourinant jusqu’à ses tempes, martelant son cœur comme si le temps était subitement compté, qu’elle en riva ses lèvres aux siennes lorsque la bombe détonna en sa poitrine. Sa langue vint choyer la sienne, se sustenter de cette lave, ce magma bouillant qu’ils échangeaient en une folie qui prenait le pas sur la raison. Désormais, elle se fichait de tout, du lieu où ils trouvaient, des potentiels regards pouvant se déposer contre leurs silhouettes, ne demeurait plus que lui, son aura dangereuse, son mystère entier, son charisme qui l’attirait, la charmait, la séduisait qu’elle en perdait pied, défaillait totalement pour se révéler telle qu’elle était, sensuelle, passionnelle, brulante, gorgée d’ivresse charnelle que lui seul savait générer en elle de façon si symbolique et intense qu’elle s’emprisonnait volontairement aux seins de ses filets tout comme elle tissait les siens autour de lui afin de le détenir. Ses soupirs remplacèrent ceux du vent environnant, le désir fut si puissant, si dévorant, si dévastateur que bientôt, elle frissonna à l’écho de sa ceinture qui tintait sous ses doigts envieux de le parcourir afin d’y imprimer leurs marques sanguines. Sa trachée s’asséchait face à cette soif invraisemblable la consumant comme l’une des cigarettes qu’il avait logé entre ses deux pétales qu’elle malmenait sans lui infliger de douleur, mais plutôt en lui transmettant les étincelles de cette flamme grandissant en elle, qui emportait tout sur son passage pour mieux l’engloutir, la noyer aux tréfonds de ce volcan n’attendant plus que d’entrer en éruption pour cracher son venin aux visages des anges aux ailes blanches, qui n’auront jamais son âme car en cette nuit où elle l’attirait à elle, elle la remettait aux creux de ses gants entachés de vices l’ayant tout droit conduit en prison. Succombant aux prémices du plus interdit des pêchés érigé par Dieu, Bonnie mourrait lentement sous son emprise tandis qu’elle s’empressait d’abaisser cette braguette, unique barrage entre ce qu’elle convoitait et souhaitait lui appartenir pour la nuit, à l’en voir se damner pour elle tout comme elle se languissait de découvrir ce que la face cachée de Clyde lui révélerait, sans doute en une plaisance sans nom ni moral. Seulement, comme un signe de la providence, les phares d’une voiture au loin vinrent éblouir la route près d’eux, à l’en faire détourner les traits et soupirer en constatant les gyrophares illuminés sur le toit de cette dernière, sans que l’alarme ne retentisse. Se raclant le creux de la gorge, tirant délicatement sur sa robe pour paraitre le plus naturel possible, le véhicule se stoppa à quelques mètres d’eux, puis, une silhouette quitta l’habitacle sans qu’elle ne puisse premièrement identifier l’agent de police, dont la voix résonna rapidement.

- Bonnie qu’est ce que tu fais ici ? Est-ce que tout va bien ? Un sourire de coin fila ses pétales alors qu’elle répondait en opinant. Monsieur bonsoir. Le salua t-il en s’approchant d’eux, fort heureusement sans avoir vu un soupçon des activités auxquelles ils s’apprêtaient à s’adonner.

- Qu’est ce que tu fais ici Philippe c’est pas ton secteur habituel.

- On est à la recherche de deux dangereux fugitifs s’étant évadés de la prison y’a environ deux heures.

- Dangereux ? Dit elle en un rictus tant ce qualificatif était parfois utilisé à tord. Et qu’ont-ils fait ?

- Ils ont été condamné pour les viols, les tortures et les meurtres d’une douzaine de femme. Tu devrais pas trainer dehors cette nuit on sait jamais, même si tu sembles bien gardé.

- Serais tu entrain d’insinuer que je suis incapable de me protéger sans un homme à mes côtés ? Questionna t-elle en haussant des sourcils tandis qu’il soupirait en une esquisse amusée.  

- Ce n’est absolument ce que j’ai sous entendu Bonnie, seulement, je n’ai pas envie de voir ton nom figurer dans le journal demain matin. Tu ne veux pas que je vous pousse jusqu’en ville ?

- Non merci ! S’exclama t-elle en un sourire rieur tout en passant à ses côtés, après avoir offert un petit coup de menton à Clyde afin qu’il lui emboite le pas. Lorsque son prénom retentit une nouvelle fois, elle continua sa route en agitant la paume pour le saluer en riant. J’ai toujours rêvé de voir mon nom faire les gros titres ! Bonne nuit Philippe ! Peut être à demain qui sait ce que l’avenir me réserve ! Plaisanta t-elle en secouant de la tête.

- Faites attention à vous. Sans un mot, elle marcha tranquillement et fit un dernier signe au policier qui quittait les lieux pour se remettre à la recherche de ces odieux individus.

- T’as un endroit où dormir trésor ? Interrogea t-elle en tournant la tête dans sa direction. Si non, j’ai des draps particulièrement accueillants. Murmura t-elle en pivotant sur ses talons pour marcher à reculons devant lui. En capturant son sourire, ce dernier œuvrant tel un véritable mimétisme contre ses roses, un rictus quitta sa gorge. Mais je n’ai pas insinué qu’ils s’agissaient de ceux de ma couche. Je te rend ton chapeau ou tu me suis ?


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Bonnie Parker

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